‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 180 sur 180 · ALEXIS OU ALEXICS DRAGON COMNÈNE · texte numérisé non relu

ALEXIS OU ALEXICS DRAGON COMNÈNE

général au service de la France, né vers 1553 à Péra, faubourg de Constantinople, mort le 23 janvier 1619 à Paris, où il fut enterré à l'église de Saint-Étienne du Mont. Il descendait de la famille impériale des Comnène ; il quitta sa patrie , et servit successivement dans les afmées du duc de Savoie, de la république de Venise , et du pape. Catherine de Médicis le fit venir en France, et lui donna le commandement d'un corps de cavalerie. En 1590, il devint gouverneur de la province du Perche. Le dernier descendant de cette illustre famille, Joseph Comnène, mourut à Chambéry en 1784.

Du Gange, Familise Byzantinas , p. 199. — Déraétrius Comnène, capittiine des dragons de Louis X\l, Précis historique de la maison impériale des Comnène.

ALEXis-MicHAÉLOWiTZ, czar de Russie, et fils du czar Michel Féodorowitz , naquit le

10 mars 1629, et mourut le 29 janvier 1676. A la mort de son père en 1645, il fut couronné par les soins de son gouverneur Morosou , qui devint son premier ministre, obtint sa confiance, et essaya de le détourner des affaires publiques.

11 lui fit épouser la fille d'un noble, et prit luimême pour femme la sœur de sa souveraine; La mauvaise administration de ce favori et de ses agents occasionna une insurrection dans Moscou. Les mécontents obtinrent la punition de plusieurs coupables, et ce fut avec peine que le czar parvint à sauver Morosou.

Alexis , ayant pris les rênes du gouvernement, donna de grandes preuves de vigueur et de capacité. Il fit la guerre aux Polonais, et recouvra les places et les provinces qui leur avaient été cédées. Lorsque Charles-Gustave , roi de Suède, fit une invasion en Pologne, Alexis conclut une trêve avec ce royaume ( 1 656), et tourna ses armes contre Charles, qui s'était emparé de la Lithuanie. Les succès furent balancés, et la guerre se termina, en 1661, par le traité de Carlis. Pendant ces guerres, le czar porta la plus grande attention à l'amélioration de ses États ; et, quoique privé d'une bonne éducation , il montra un esprit vraiment éclairé; il fit traduire en russe un abrégé de diverses sciences, qu'il fit enseigner dans des écoles fondées par lui. Il rassembla en un seul corps toutes les lois des différentes provinces de son empire, et les fit imprimer en langue russe; elles forment le code Oulagenié : c'est une compUation imparfaite, mais qui fixait au moins la législation. Il introduisit plusieurs nouvelles industries dans son pays, particulièrement pour la soie et la toile; ajouta deux faubourgs à Moscou, et bâtit, dans divers districts, des yilles à marches, qu'il peupla de Polonais et

de Lithuaniens. Il fit défricher plusieurs vastes déserts par des prisonniers de guerre qu'il y établit. H forma aussi le dessein de créer des flottes sur la mer Noire et sur la mer Caspienne , et envoya chercher des constructeurs en Hollande. H reçut des ambassadeurs de la Perse, de la Clfine, et d'autres pays de l'Asie, et entretint une coiTCspondance suivie avec les principales puissances de l'Europe. Enfin il anticipa presque en tout sur Pierre le Grand ; mais il n'essaya qu'en petit ce que celui-ci exécuta en grand. Désirant augmenter le pouvoir de la couronne, il institua une chambre pour juger des offenses commises conti'e lui, et fit presque toujours exécuter la justice en secret. Ses revenus n'étaient pas considérables ; cependant il parvint à avoir une cour magnifique, une armée nombreuse, et à laisser im riche trésor. Une rébellion formidable vint mettre obstacle à ses plans. Cette révolte, excitée en 1669 par Stenko Razin, chef des Cosaques du Don, fut souiUée par des actes de barbarie. Stenko s'assura d'Astracan ; et, secondé par une multitude de paysans , il réunit jusqu'à 200,000 hommes. Alexis se montra aussi violent et cruel que les révoltés ; mais la sédition ne fut entièrement apaisée qu'en 1671 : Stenko fut alors livré au czar, et mis à mort.

Les affaires de Pologne donnèrent lieu à quelques différends entre le czar et le Grand Seigneur. Celui-ci, dans sa correspondance, donnait à Alexis le titre de hospodar chrétien, tandis qu'il se donnait à lui-même celui de roi de tout l'univers. Le czar, irrité, répondit « qu'il n'était pas fait pour se soumettre à un V chien de mahométan, et que son sabre valait « bien le cimeterre du Grand Seigneur. » Telles étaient les relations diplomatiques de ce temps-là dans ces contrées. Cependant Alexis, qui dési-rait engager tous les princes chrétiens dans une Ugue contre les Tmxs, fit porter à Rome des paroles plus dignes de lui; mais son ambassadeur refusa de baiser la mule du pape. Malgré ce refus, il fut accueilli, obtint de grandes promesses, mais rien de plus. Alexis s'unit ensuite aux Polonais, et, par la division qu'il opéra contre les musulmans, contribua beaucoup à la mémorable victoire que Jean Sobieski remporta sur eux près de Vienne. Quand la couronne de Pologne devint vacante, Alexis proposa son fils pour roi, ainsi qu'une union entre la Pologne, la Lithuanie et la Russie; mais son offre ne fut point acceptée. Durant la guerre contre les Turcs, il s'éleva entre les Russes et les Polonais quelques différends, à la suite desquels les Polonais s'emparèrent de l'Ukraine. Alexis mouiut âgé de quarante-sept ans, laissant de sa première femme deux fils et quatre filles, et de la seconde, une fille et un fils. Ce dernier fut Pierre le Grand, dont la gloire surpassa celle de son père.

Ustrialov, Russkaya Istoriya, II, 200-2S5. —S. Glinka, liusskaya Istoriya, VI, 79-150. — Leclerc, Histoire de la Russie ancienne Ul, W, 9T. — Durdent, dans la BiogrU' phie universelle,,

ALEXIS (Pétrowitz), fils du czar Pierre le Grand et d'Eudoxie Lapouskin, né à Moscou en 1695, tué en 1718. Il fut marié de force, à l'âge de seize ans , à Charlotte de Brunswick- •Wolfénbûttel , sœur de l'impératrice d'Allemagne , épouse de Charles VT. La manière dont il traita cette princesse affaiblit l'intérêt qu'inspirent ses propres malheurs. Alexis, élevé par sa mère (qui avait été reléguée par le czar dans un couvent) dans un attachement superstitieux pour les anciens usages de [sa nation, et dans un mépris absurde pour les arts des peuples civilisés , montra dans ses desseins et dans ses discours une opposition constante aux réformes entreprises par Pierre le Grand. Ce monarque, craignant qu'un pareil successeur ne détruisît son ouvrage, résolut de le déshériter ; et le czarowitz , soit lâcheté , soit dissimulation , parut lui-même renoncer à l'espérance du trône. Cependant , à peine Pierre le Grand eut-il commencé le second de ses glorieux voyages , que son fils quitta secrètement la Russie , et se retira d'abord à Vienne, ensuite à Inspruck et à Naples. Cette imprudence fut regardée comme un crime par le sévère réformateur. Rappelé par le czar, Alexis obéit sans hésiter, et vint se remettre entre les mains d'un père inflexible. Arrêté à son arrivée, il fut obligé de renoncer solennellement à l'empire , devant les principaux membres de la noblesse et du clergé. Pierre ne se borna point à cette mesure. Les confidents et les amis de son fils , et ceux qui l'avaient suivi dans sa fuite , périrent sur la roue. Eudoxie , sa mère , fut cloîtrée plus sévèrement dans un monastère près du lac Ladoga, et la princesse Marie, sœur de Pierre, fut enfermée dans la forteresse de Schlusselbourg. Le czarowitz lui-même fut condamné à mort , comme coupable de lèse-majesté. Pour donner à cet arrêt barbare ime apparence d'équité , on força le malheureux Alexis d'écrire, de sa main, « que s'il y avait eu dans l'empire des révoltés « puissants qui l'eussent appelé, il se serait mis « à leur tête. » Cette éti-ange déclaration fut admise comme preuve , et la seule supposition d'un cas imaginaire fût jugée un attentat digne du dernier supplice. Son arrêt et sa grâce , qui lui furent annoncés presque en même temps , lui causèrent une révolution si violente , qu'il mourut le jour suivant. Le czar manda à ses ministres dans les cours étrangères que son fils était mort d'une apoplexie causée par le saisissement qu'il avait éprouvé. Quelques personnes prétendent que le czar dit au chirurgien qui fut appelé pour saigner le prince : (c Comme la révolution a été terrible , ouvrez « les quati'e veines. » D'autres prétendent qu'Alexis eut la tête tranchée ; mais il est beaucoup plus certain qu'il fut empoisonné par ordre de son père , qui crut devoir faire le sacrifice de ses sentiments paternels au succès de ses projets d'amélioration. Le corps du czarowitz fut

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exposé , à visage découvert , pendant quatre jours , à tous les regards ; ensuite inhumé dans la citadelle de Pétersbourg , en présence de Pierre et de rbnpératrice Catherine I". La mort d'Alexis a fourni le sujet d'une tragédie à Carrion de Nisas.

Lévesque, Histoire de Russie, V, 1-70. — Leclerc, Histoire de la Russie ancienne, III, 419-502. — Voltaire, /fistoire de Russie , II, chap. x. — Von Halem, Leben Peters des Grossen, II, 203, 254. — Article de Bulile dans Ersch et Gruber, Allrjemine Encyclopddie, III, 64-72. — Glinka , Russlcaiia Istoriya, \U , lH-iTi. — Ustrialov, Russk-ai/a Istoriya, III, 145-149. — ÉobaldTotze, Don Carlos und Alexis Petrowitz; Greitsw, 1776, in-S". — Biographie universelle.

ALEXIS, patriarche de Constantinople , né dans la seconde moitié du dixième siècle , mort le 20 février 1043. Supérieur du monastère de Stude, il fut ordonné patriarche de Constantinople sur la désignation de l'empereur Basile au mois de décembre 1025, le jour même de la mort de ce prince. En 1034, il refusa la bénédiction nuptiale à l'impératrice Zoé et à Michel le Paphlagonien, tous deux coupables de la mort de l'empereur Argyre. Mais un présent de 50 livres d'or triompha de sa résistance. Il bénit les deux époux et les couronna. En 1037, quelques évoques, assemblés en synode, voulurent le déposer pour mettre à sa place l'eunuque Jean, ministre de l'empereur, et l'homm.elepîus ambitieux de son siècle. Us alléguaient pour prétexte qu'Alexis n'avait pas été fait patriarche par le suffrage des métropolitains, mais par ordre de l'empereur. Alexis se tira heureusement d'embarras , en disant qu'il était prêt à quitter son siège, pourvu qu'on déposât les métropolitains qu'il avait nommés pendant onze ans et demi, et qu'on anathématisât les deux empereurs qu'il avait couronnés. Une réponse si peu attendue déconcerta ses ennemis, et les obligea d'abandonner leur entreprise. En 1042, le 12 juin, il couronna l'empereur Constantin Monomaque, après avoir refusé de bénir son mariage avec Zoé. Alexis mourut, laissant un grand trésor qu'il avait amassé , et dont l'empereur s'empara,

Baroniiis ; Zonaras ; Europalate.

AÏ.EXÏS de Samos , historien grec , écrivit les annales de sa patrie ( 2a[j.iwv wpoi) , dont le second et le troisième livres sont mentionnés par Athénée. Celui-ci mentionne encore un Alexis, auteur d'un ouvrage sur la Suffisance ( Tcepi Aùtapy-Eiaç). On ignore l'époque où vivait cet écrivain.

Athénée, XII, 540 ; XIII, 572'; X, 418

* ALEXIS CAXelÎ!;), nom de deux sculpteurs grecs : l'un , élève de Polyclète , est mentionné par Pline, tandis que l'autre, père de Cantharus de Sicyone, est cité par Pausanias. Suivant Thiersch, l'Alexis de Pline et celui de Pausanias sont le même personnage. Mais Siilig a essayé de démontrer que cette opinion repose sur un anachronisme : que l'Alexis de Pline ne peut être antérieur à la 98*^ olympiade, et que celui de

ALEXIS — ILF

Pausânias doit avoir vécu vers la ISS*' olympiade.

Pline , Nist. nat., XXXIV, 19. - Pausânias, VI, 3. — Thierscli, Epochen derbildendeli lùinst tinter den GriecJien. — Sjllig, Catalogits artificum.

*ALESis, poëte grec comique , mort vers l'an 290 avant J.-C, à im âge très-avancé. Il était, selon Suidas, l'oncle du comi que Ménandre et l'un des poètes les plus féconds de la Grèce. On porte le nombre de ses comédies à deux cent quarante-cinq. Il avait la réputation d'exceller dans la composition des rôles de parasites. Les comiques romains l'ont souvent imité. Athénée nous a conservé les titres et quelques fragments de plus de cent comédies de ce poëte : elles traitaient des sujets mythologiques et d'histoire contemporaine ; celle où il est question du mariage de Ptolémée Philadelphe est intitulée HijiMbolymœus. k. Meineke a recueilli les fragments d'Alexis dans Fragmenta comiconcm (jrœcorum.

Fabricius, Biblioth. Crseca, II, 406.— A. Meineke, ^istoria critica comicorvm grœcoriim, p. 374. — Bode, Geschichte der Dramat. Dichtkunst dér Hellenen,ll, 405.

ALESis {del Arco), peintre espagnol, né à Madrid en 1625, mort dans sa ville natale en 170o! C'était un habile coloriste, mais son dessin manque de justesse. Il est aussi connu sous le nom d'eZ Sordillo de Pereda , parce qu'il était sourd et muet , et que Pereda fut son maître, n fit, outre un grand nombre de portraits, plusieurs tableaux d'église pour sa ville natale. On cite principalement une Assomption et une Conception, exécutées, lorsqu'il était trèsjeune, pour le cloître des Trmitaires déchaussés. La chapelle de Notre-Dame de la Novena fut peinte en entier de sa main , et la chapelle del Santo-Christo , dans l'église de San-Salvador, possède de lui une Sainte Thérèse estimée. Sa femme, qui était très-avare, faisait exécuter, par des élèves d'Alexis, des tableaux qui se vendaient sous son nom, et qui nuisaient à sa réputation. Son chef-d'œuvre est nrxBaptémede saint Jean-Baptiste, qui se trouve dans l'église de ce saint à Tolède.

Bermudez, Diccionario, etc. — Durdcnt, dans la Biographie universelle.

ALEXIS {Guillaume), savant bénédictin, vivait vers la fm du quinzième siècle et au commencement du seizième. Il fut surnommé le bon Moine de l'abbaye de Lyre , dans le diocèse d'Éweux, et devint ensuite prieur de Bussy, dans le Perche. On ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort en 1486. Il fit un pèlerinage à Jérusalem, et y tomba, dit-on, victime de la persécution des Turcs. Les ou\Tages qui restent de lui sont : i° le Passe-temps de tout homme et de toute femme, avec l'A, B, G des doubles, le tout en vers; Paris, sans date, in-8° etin-4°; — 2° le Grand Blason desfaulces amours , in-4° en caractères gothiques ; Paris , in-16, sansdate, etin-4°, 1493; Lyon, in-4°, 1506, et à la suite des Quinze joies du mariage; la

ABDAL BALKHl . 950

Haye, 1726 et 1734, in-i2 : la Fontame en admirait la versification; — 3° le Contre-blason des faiilces amours, intitulé le Grant Blason d'amours spirituelles et divines, avec certaines épigrammes, etc.; Paris, sans date, in-8°, etin-16 goth. ; — ^° le Dialogue du Crucifix et du Pè- ^eîiw, composé en Hyerusalem l'an 1486, etc.; Paris, Guill . Eustache, 1521, in-8° ; — 5° Ze Loyer des folles amours, et le Triomphe des Muses contre amour, à la suite des Quinze joies du mariage, dans les deux éditions déjà citées; — — 6° le Passe-temps du prieur de Bussy et son frère le cordelier, etc.; Rouen, in-S", sans date; — 7° le Miroir des moines; Rouen, sans date ; — 8° le Martyrologe des fausses langues, et le chapitre général d'icelles tenu au temple de Danger, faits par couplets, etc.; Rouen, in-4°, sans date; et Paris, Lambert, 1493, in-4'' ; — 9° Quatre chants royaux qui se trouvent parmiles Palinodes, etc., imprimés in-4° à Paris, à Rouen, à Caen, sans date.

La Croix du Maine et Dn Verdier, BibUothèqiics françaises. — Goujet, Bibliothèque française.

A1.EX8US (4risienM5), jurisconsulte distingué, vivait vers 1130. H fut chef des ecdiques , êx5(xo'. , c'est-à-dire des syndics des communes, et écrivit, comme Zonaras, des schoHes sur la collection des canons. On lui a aussi attribué par erreur un Extrait d'anciennes lois ecclésiastiques. Ses scholies se trouvent à la suite de celles de Zonaras , dans la collection de Beveridge.

Sclioell, Histoire de la littérature grecque, VU, p. 241.

AL.EXÏUS ( Gaspard ) , ministre protestant , né dans le canton des Grisons en 1578, mort à Genève en 1626 , enseigna la philosophie et la théologie dans cette ville pendant seize ans. Ou a de lui Dissertatio physica de mixtura; Genève, 1625, in-4°.

Sennebler, Histoire littéraire de Genève.

ALEYM ( Charles ), poëte anglais, né dans la seconde moitié du seizième siècle , mort en 1640. Il fut élevé à Cambridge, et vint à Londres, oîi en 1631 il publia deux poëmes sur les batailles de Poitiers et de Crécy. îl composa en 1638 un autre ouvrage en vers en l'honneur du roi Henri YH, sous ce titre : Histoire du sage et heureicx prince Henri VIP du nom, roi d' Angleterre , avec la fameuse bataille donnée entre ce roi et Richard III , près de Bosworth. Ce sont de froides épopées, dont quelques vers énergiques ne rachètent pas l'emphase monotone. Outre ces trois poëmes , il composa des vers imprimés en tête des ouvrages de quelques écrivains : on les trouve, entre antres, dans les éditions des pièces dramatiques de Beaumont et Fletchcr. En 1639 , il publia le roman (.VEunjale et Lucrèce, par ^neas Sylvius, traduit du latin en anglais.

Wlnstanley , Lives of Vie pocts , 1GS7. — Biographia, Britannica.

*ALF ARDAL RALKHi, poëte perse, florissait

ALF ABDAL BALKHI — ALFARO

à Ispahan vers la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième. H écrivit plusieurs satires et pièces bm'lesques , qui n'ont pas été imprimées.

Hammer , Geschichte der schônen Redékûnste Persiens, p. 366.

*ALFANDARi {Khojim beu Yacob), rabbin de Constantinople , vivait au commencement du dix-huitième siècle. H a écrit des commentaires bibliques, sous le titre de Questions et Réponses, ouvrage imprimé à Constantinople par Naphali ben Azariah, de Wilna, et par Jonas ben Jacob, en l'an du monde 5470 (1710 de J.-C), in-fol. — Le frère d'Alfandari , Elle ben Yacob, a publié aussi quelques commentaires, imprimés à Constantinople en 1719, in-fol.

W^olf, Biblioth. Hebr., III, p. 3S2.

* ALFANi , nom de deux peintres italiens , Domenico di Paris , mort vers 1540 , et Orazio di Paris , mort en 1583 , fils et non frère ( comme on l'a dit par erreur ) du premier. Les tableaux du premier ( la Vierge Marie, Sainte Elisabeth, Saint Jean, etc., dans la galerie de Florence ) ont la plus grande ressemblance avec les premières peintures de Raphaël , et ont été souvent confondus avec ceux du fils. On cite, comme chefs-d'œuvre du dernier, la Naissance de Jésus, et quelques Madones dans les couvents de Saint-François et des Augustins, à Pérouse.

Morelli , Descrizione délié pitture e scolture délia città di Perugia. — Mariotti, Lettere pittoric/ie perugine. — Lanzi, Storia pittorica.

ALFARABIVS, OU ALFABABI {AboU-nasr

Mohammed ibn-Tarkhan) , philosophe arabe, né à Farabe (aujourd'hui Othrar), ville de la Transoxiane, sur les bords du Yaxarte, vers la fin du neuvième siècle ; mort à Damas l'an 339 de l'hégire (950 de J.-C). C'est du lieu de sa naissance qu'il a pris le surnom sous lequel nous le comiaissons. Turc d'origine, il s'éloigna de sa patrie pour acquérir une parfaite connaissance de l'arabe et des ouvi'ages des philosophes grecs. H vint d'abord à Bagdad , où il étudia la philosophie sous un célèbre docteur chrétien, nommé Abou Bachar Mattey, de qui U nous reste une traduction arabe de quelques écrits d'Aristote. Après un court séjour dans cette ville , il se rendit à Harran , et y étudia la logique sous Jean , médecin chrétien. Alfarabius surpassa en peu de temps les meilleurs disciples de Jean ; il vint ensuite à Damas, de là en Egypte, et retourna enfin à Damas où le retinrent jusqu'à sa mort les bienfaits de Séif-ed-Daulah, prince de cette ville. « Alfarabius, dit un biographe arabe, menait une vie très-retirée, méprisait le monde, et ne prenait aucun soin d'acquérir des richesses; il avait trouvé l'art de charmer sa vie par son ardeur pour l'étude. » Deux ouvrages ont principalement établi sa réputation : l'un est une encyclopédie (Ihsa-él-o'loum), où il donne une notice et une définition de toutes les sciences et de tous les arts; cet ouvrage se trouve manuscrit (n° 643)

à l'Escurial; l'autre est un traité de musique ( Istikasat-ilm-musike, Éléments de musique ), où il expUque les sentiments des théoriciens, fait voir leurs progrès , corrige leurs erreurs, et supplée à l'imperfection de leur doctrine (ms. 906 de l'Escurial) ; on y trouve la notation musicale des Arabes , et trente figures d'instruments de musique. D résulte de ce traité , consulté par Andres ( Origine e progressi d'ogni letteratura, DC, 122), et par Laborde (Essai sur la musique ancienne et moderne, l, p. 177-182), que la nomenclature des notes do, mi, ré, fa, sol, si, ut) a été empruntée, en grande partie, aux Arabes de l'Espagne. Cependant, selon Kosegarten, les principes de la musique arabe sont calqués sur ceux de la musique grecque.

On a publié d' Alfarabius : 1° une partie du traité de musique, traduction latine de Jérôme de Prague ; — 2° deux petits traités , l'un Sur ce que les étudiants doivent savoir avant d'aborder la philosophie d'Aristote; l'autre, intitulé Oyounalmasayel (Fontes quaestionum), texte arabe, avec une traduction latine et des notes : Documenta Arabum ex cod. ms. , edidit Aug.

Schmœlders, Bonn, 1836, in-8°.

Aboulfaradje, Hist. Dynast., p. 315. — Ibn Abi Ossaybi'ah, Fie des médecins arabes, ms. n° 673°, suppl. des rass. arabes de la Bibl. nation. — Casiri, Biblioth. arab. kisp. Eseur., 1 , 190. — D'Herbelot, Bibl. orient., article Farabi. — hosni, Dizionario storico degli autoriarabi, p. 71. —M. Reinaud, Géographie d'Aboulféda.t. I, Introduction.

*ALFARAZDAK, c'est-à-dire le Gros, surnom d'un célèbre poëte arabe dont le véritable nom était Abou-firas Hamam Ibn Ghalib. Il mourut à Basrah entre l'an 110 et 114 de l'hégire (728-733 de J.-C). Ses écrits, fort estimes des Arabes , furent réunis en un Divan ; mais nous ne les connaissons que par les extraits qu'en a donnés Al-tha'â-lebi dans ses Vies des poètes arabes, et par Ibn Khallekan.

Ibn Khallekan , Biographie des Arabes célèbres. — M. Caussin de Perceval, dans le Journal asiatique.

* ALFARO (François), célèbre orfèvre espagnol, vivait à Sévilledans la dernière moitié du seizième siècle. Il fit, en 1586, un tabernacle en argent pour l'église de Saint-Jean à Maixhena , et im autre , en 1596, pour la cathédrale de Séville. Ce dernier est un chef-d'œuvre pour la netteté du dessin et la finesse de l'exécution.

Bennudez , Diccionario historico de los mas ilustres profesores de las bellas artes in Espafia.

ALFARO Y GO.MEZ (don Juan de), peintre espagnol, né à Cordoue en 1640 , mort en 1680. Il eut pour premier maître Castillo ; puis il vint se perfectionner à Madrid dans les ateliers de Vélasque, qni lui procura la permission de pouvoir travailler d'après les tableaux du Titien, de Rubens et de Van-Dyk , conservés dans les palais royaux. Cette étude lui fit acquérir un brillant coloris : quant à son dessin, il se ressent de la décadence de l'art à cette époque. Ses progrès lui donnèrent beaucoup de présomption ; cela froissa son vieux maître Castillo, qui mit au

ALFARO — ALFERGANY

bas d'un de ses beaux tableaux : Alfaro non pinxit. Malgré cela, ses portraits sont fort estimés ; il a fait celui de Calderon, qui se trouve audessus du tombeau de ce dernier dans la paroisse de San-Salvador, à Madrid. On voit de lui dans la même ville, à l'église du collège royal, un Ange gardien; et à Cordoue, dans un oratoire des Carmélites déchaussées, une Incarnation. Alfaro était, de plus, poète et littérateur; il a laissé des remarques intéressantes siu- la vie de Vélasque , et sur celles de Cespeden et de Beccara. H se montra ingrat envers son protecteur l'amiral de CastUla, lorsque celui-ci fut disgracié. Castilla, rentré en faveur, ne voulut plus entendre parler de lui. Accablé d'infirmités et mélancolique déjà , il ne résista pas à cette punition, et mourut à la fleur de l'âge.

Palomino, el Parnasso pintoresco. — Bermudez, Dicctonario historico. — Richard Cumberland , Anecdotes.

* ALFATAH OU ALFATH IBN KHAKAN (AboU-

Nasr- Mohammed- Ibn-Obeydallah-Alkaysi), célèbre historien et biographe arabe, natif de Séville,mort à Maroc l'an 529 de l'hégire ( 1 134-35 ^•le J.-C). On n'a que peu de détails sur sa vie; oû sait seulement qu'il visita Cordoue et d'autres cités de l'Espagne; qu'D séjourna quelque temi3s à la cour d'Ali-Ibn-Yousouf, second sultan (le la dynastie des Almoravides, et qu'il fut DUS à mort par ordre d'Aboul-Hasan-Ibn-Tachejftn , sultan du Maroc. D composa un ouvrage intitulé Matmahou-l-anfous , etc. ( Lieu de récréation pour les yeux, etc. ) , qui est une sorte de biographie des musulmans, et surtout des poètes arabes de l'Espagne. Cet ouvrage est divisé en quatre aksam ou parties : la première traite des rois et princes ; la seconde , des vizirs; la troisième, des cadis, théologiens, et docteurs ; la quatrième, des poètes et littérateurs, au nombre de vingt-quatre. L'auteiu" en fit un abrégé sous le titre de Kalayid. C'est un recueil d'extraits de poètes , précédés de courtes notices biographiques. On en trouve des manuscrits dans les principales bibUothèques de l'Europe. Quelques fragments du Kalayid ont été publiés en arabe et en latin, avec des notes, par H.-E. Weyers , sous le titre : Spécimen criticum exhibens locos Ibn Chakanis de Ibn Zeiduno; Leyde, 1831, in-4°, et dans le Journal asiatique, décembre 1833, p. 500.

Ibn Khaldoun, Prolégom. Aisi. — Alsafadi ; Ibn Khallekan, Biogr. — Hadji Khalfah, Lex. Encyc. — Aboulféda , Annal, musl., III , 485. — Casiri , Bibl. arab. hisp. Esc, t. H.

*ALFEi (Francesco di Bartolomeo), peintre italien , vivait dans la seconde moitié du quinzième siècle. D avait fait plusieurs tableaux remarquables pour la ville de Sienne. Gaye a conservé de ce peintre une lettre, datée de Sciano 24 octobre 1482.

Dr. Gaye, Carteggio inedito de' artisti.

*ALFEiV (Jean-Eusèbe) , peintre danois, mort en 1770. Il vécut cfuelque temps à Vienne, et s'acquit une grande réputation en Allema-

gne par ses miniatures en émail et au crayon.

Fiissli , Allgemeines Eûnstler-Lexicon. — Nagler, Neues Allgem. Kûnstler- fjexicon.

ALFENUS VARCS ( PïiôiiMs), jurisconsulte romain , natif de Crémone, fut d'abord cordonnier, puis disciple de Servius Sulpitius, enfin consul en l'an 754 de Rome. Alfenus avait écrit quarante livres de Digestes , dont on trouve des fragments dans les Pandectes, et quelques livres de recueils. Aulu-Gelle cite l'un et l'autre de ces deux ouvrages; et, quoi qu'il réfute ce qu'il en cite , U ne laisse pas d'attribuer à l'auteur un certain mérite. Le jurisconsulte Paulus a fait l'abrégé des livres d' Alfenus. Horace s'exprime ainsi sur ce jurisconsulte :

Alfenus vafer, omni Abjecto instrumento artis, clausaque taberna, Sutor erat, sapiens operis sic optimus oninis Est opifex solus; sic rex.

D'après les documents qui nous restent, rien ne semble légitimer ce jugement.

Dacier. — Bayle. — Gellius , VI, 5, — Dig., I, tit. 2, s. 2, §44. — Bynkershock, Qbservationes , Vill, 1. — Everhard Otto , Publ. Alfenus Farus ab injuriis veterum et recentiorum liberatus, Traj. ad Rhen, 1737, ln-4°.

ALFERGANY (Mohammed-ben-Ketyr), surnommé Hacib (le calculateur), astronome arabe, né à Ferganah, ville de la Sogdiane, aux environs du Yaxarte, mourut en 215 de l'hégire (820 de J.-C). Il prit part à la révision des Tables astronomiques de Ptolémée, ordonnée en 825 de J.-C. par le khalife AI-Mamoun. On a de lui : Livre des mouvements célestes et de la science des étoiles, divisé en 30 chapitres, et rédigé en général d'après les idées grecques, qui commençaient alors à se naturaliser chez les Arabes. Le dénombrement des étoiles y est, comme dans VAlmageste, de 1022, et la précession, d'un degré en cent ans; mais l'obliquité de l'écliptique n'y est que de 23° 35'. C'est un traité d'astronomie fort superficiel : il ne renferme rien de nouveau , à l'exception des noms arabes de quelques étoiles , des mansions de la lune, et de quelques idées très-inexactes sur les distances des planètes et des étoiles à la terre, ainsi que sur leur diamètre. II supposait que les orbites des planètes étaient disposées de manière que la plus petite distance d'une planète quelconque était égale à la plus grande distance de la planète inférieure, et la plus grande distance égale à la plus petite de la planète supérieure : ainsi toutes les orbites se touchaient, et l'orbite de Saturne touchait la sphère des étoiles fixes. Sous le rapport géographique, ce traité, dont Abouiféda a plus d'une fois reproduit les idées dans ses Prolégomènes, a cela de remarquable que, au lieu d'une simple liste des villes principales connues des Arabes au neuvième siècle, avec l'indication de leur longitude et de leur latitude , il offre le tableau du monde divisé en sept climats. Le monde, tel qu'on se le figurait alors, est partagé en sept bandes, et chaque ville un peu considérable a sa place marquée dans une de ces bandes. En connaissant le

ALFERGANY — ALFEZ

climat d'une ville, on n*a qu'une idée approximative de sa latitude; mais on savait par là même quelle y était la longueur respective du jorn* et de la nuit aux diverses époques de l'année , et cette connaissance suffisait pour les besoins de la religion : voilà pourquoi la division du monde en sept climats , qui remontait à l'antiquité grecque, servit de base à la plupart des traités de géographie à l'usage des musulmans. La connaissance des climats était surtout utile aux musulmans qui voyageaient dans les conti'ées étrangères. Le Livre des mouvements célestes fut traduit en hébreu au moyen âge. Il en existe trois traductions latines : la première, de Jean Hispalensis , faite dans le douzième siècle , imprimée à Ferrare en 1493, et réimprimée à Nuremberg en 1537, avec une préface de Mélanchthon; la seconde, de Jean Christmaan, d'après une version hébraïque publiée à Francfort en 1 590 avec des notes intéressantes ; la troisième, avec le texte arabe, a paru en 1669 , in-4°; elle est de Golius , qui l'a enrichie de notes savantes que la mort ne lui a pas permis d'achever.

On a encore d'Alfergany deux traités sur les instruments qui étaient les plus usités chez les astronomes de son temps. Le premier est consacré à Y astrolabe, instrument imaginé par Hipparque afin de mettre la position des étoiles en rapport avec l'écUptique. L'astrolabe, qui est maintenant

tombé en désuétude, servait à prendre des hauteurs, et à d'autres opérations qui n'exigeaient pas beaucoup de précision. Dans le deuxième traité, il s'agit de la consti'uction du rakhama "ou marbre, c'est-à-dire de l'horloge solaire, ainsi appelée parce qu'elle consistait dans une plaque de marbre. Ebn-Younis cite Alfergany comme l'un des auteurs de la Table vérifiée, qui pendant deux cents ans a ser^^ de base aux grands travaux des astrononies de Bagdad, et qu'Aboulvéfa devait revoir et compléter vers l'an 980 de notre ère.

M Reinaud, Géogr. d'Jboulféda, 1. 1, Introduction. — Uelatnbre, Hist. de l'astron. au moyen âge; Paris, 1819, p. 71. — L. Sédillot, Dict. de la Conversation.

ALFEz {Isaac Be7'abbi-Jacob), vabhin, né près de Fez l'an 1013, mort à Lucène (Espagne) en 1103. Il étaitâgé de soixante-quinze ans, lorsqu'à la suite d'ime querelle il fut obligé, de se retivçv à Cordoue. Ce fut là qu'il composa , ' - Ir^i ; mud, un ouvrage que les Juifs ont estime, et qu'ils appellent le Petit Ta en a fait un grand nombre d'édition mière et la plus rare est celle de Cons1 1509. Sabioneta en a donné une autre 1552; c'est une des plus complètes el estimées.

Bartolocci, Biblioth. magna rabbin., 111, 9C Bibl. Hebr,, 1, 660. — De Rossi, Dizion. storico ebrel, I, 45.

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