ABEL
* ABEL {Jean-Joseph), peintre d'iiistoire, né en 1768 à Aschach, en Autriche; mort à Vienne en 1818. Il eut pour maître Fùger, de l'Académie des peintres de Vienne, et resta six ans k Rome (de 1802 à 1808) pour se perfectionner dans son art. De retour dans son pays, il fit une série de tableaux d'histoire , qui sont exposés dans l'Académie impériale et dans la galwie du Belvédère à Vienne. Ce peintre, ou un de ses parents, a publié , en allemand , un ouvrage intitulé Tableau historique de la condition des femmes chez tous les peuples de la terre; Leipzig, 1803, in-12.
Conversations -Lexieon ; 2^ édit. de 1851.
* ABEL {Charles d' ) , homme d'État bavarois, naquit à Wetzlar le 17 septembre 1788. Il étudia la jurisprudence à Giessen, et fut nommé, en 1827, conseiller du ministère de l'intérieur à Munich. En 1834, il devint membre du conseil de régence du roi Othon; et en 1838 il remplaça comme ministre de l'intérieur le prince d'Œttingen-Wallerstein, avec lequel il eut un duel, à la suite de quelques paroles blessantes prononcées contre ce dernier à la chambre des représentants. Dévoué au parti ultramontain , il refusa de signer les lettres de noblesse de la fameuse Lola-Montès , maîtresse du roi de Bavière , et quitta avec ses collègues le ministère ( le 13 février 1847 ). Abel fut, peu de temps après , envoyé comme ambassadeur à Turin. En 1849, il reparut dans la chambre des représentants; mais ses discours antilibéraux ne lui acquirent aucune sympathie.
Conversations-Lexicon, édit, de 18S1.
ABEL DE PUJOL. Voy. PuJOL.
ABEL ( Gaspard) , prédicateur allemand , né à Hindenbourg le 14 juillet 1676 , mort à Westdorf, près d'Aschersleben , le 10 janvier 1763. n fit ses études à l'université de Halberstadt , et devint successivement recteur à Osterbourget à Halberstadt. Outre quelques dissertations théologiques, et la traduction en vers allemands des Héroïdes d'Ovide et des Satires de Boileau, on a de lui : 1° Historia Monarchiarum orbis antiqui ; in-8°; Leipzig, 1718; — 2° Preussische und Brandenburgische StaatsMstorie ; Leipzig, 2 vol. in-8°, 1710 et 1735 ; — 3° Preussische and Brandenburgische Staatsgeographie , 2 vol. in-8° ; Leipzig, 1711, 1735, il kl -, — 11° Deutsche Alterthûmer (Antiquités Allemandes ) ; Brunswick, 1729; — 5° Sâchsische Alterthûmer, ibid., 1730; — &° Hebraïsche Alterthûmer, ibid., 1730; — 7° Griechische Alterthûmer, 2 vol. in-8°;ibid., 1738.
Le Szipplément (['Xiielans au Dictionnaire de Joecher. — Dôring, j4llgeir,eine Deutsche Biographie, I, B. — Hirsching, Historisch-litterarisckes Handhiich, 1,4. — P'oUstàndiges Universal Lexieon, Supp., 1, 118.
ABEL ( Frédéric-Godefroi), médecin, fils de Gaspard Abel, né le 8 juillet 1714, mort le 23 novembre 1794. Il étudia d'abord la théologie sous le célèbre Mosheim à Halberstadt, et sous Woli et-Bauragarteu à Halle. Il quitta ensuite l'étal
ABEL — ABELLÏ
ecclésiastique , pour enibrasser la caiTière médicale. Abel était un praticien éclairé, qui ne cessait de répéter que « la médecine manque de principes solides, et que l'organisation humaine varie tellement d'un individu à l'autre, que l'on n'est jamais sûr de l'effet des remèdes. » Outre une traduction allemande de Juvénal en vers métriques, il a publié une Bissertatio de Stimulcmt'mmMechanicaoperandi ratione; Halle, 1745.
Scliliclitegroll, Necrolog, année 1794, p. 246. ' ABEL RÉMrSAT. Voy. RÉMUSAÏ.
ABELA ( Jean-François), savant archéologue, né à Malte en 1582, mort le 4 mai 1655. Il fut nommé, vers 1625, vice-chancelier et commandeur des chevaliers de Malte. 11 avait voyagé dans une grande partie de l'Europe, et était en correspondance avecles principaux savants de son époque. Abela s'est fait principalement connaître par un ouvrage curieux, devenu rare, intitulé Malta ilhistrata, ovvero délia descrizione di Malta, cou le sue antichità, ed altre notizie ; Malte, 1647, in-fol. Seiner l'a traduit en latin, et cette traduction, précédée d'une courte préface, a été insérée dans le quinzième volume du fhesau- Tîis antiquitatum et historiarum Sicilix , de J.-G. Grœvius ; Leyde , in-fol.
Ciantar, dans 3IaHa illustrata, I, 7 ( édit. de 1782 ). — Mazzuchelli, Scrittori d'italia, 1,21-22.
ABELiN ( Jean-Philippe ) , historien , né à Strasbourg vers la fin du seizième siècle, et mort en 1646. H est connu surtout pour avoir fondé le Theatrum Europxum, immense compilation comprenant l'histoire contemporaine , en 2 1 vol. in-fol. H a publié sous son véritable nom ( Jean- Lmiis Gottfried) le l**" volume de cet ouvrage, écrit en allemand, et contenant l'histoire de l'Europe depuis 1617 jusqu'à la fin de 1628. La meilleure édition du Theatrum Europxum est celle de Francfort, 1662-1738 , 12 vol. in-folio. Abelin est aussi l'auteur des tom. XYII, XVIII, XIX et XX du Mercurius Gallo-Belgicus, ouvrage commencé par Gothard Arthus, et qui renferme le récit des événements arrivés en Europe et surtout en France depuis 1628 jusqu'en 1636. Il publia, 1619, une explication des Blétamorphoses d'Ovide, sous ce titre : P. Ovidii Nusonîs Metamorphoseon plerariimque historica, naturalis, moralis "Ex^paatç, Francf., in-8° ; livre rédigé pour accompagner les jolies gravures de Jean-Théodore de Bry, représentant quelquesunes des fables d'Ovide. L'auteur ne se nomme que dans la dédicace {Ludoviciis Gottofridus ). On a encore de lui : 1° Historiarum Orientalis Indiœ tomus duodecimus , ex anglico et belfjïco sermoïie in latinum transtulit , etc.; Francf., in-12 , 1628 : ce volume, qui est le douzième et dernier de VHistoire des Indes Orientales, est extrêmement rare ; — T Description du royaume de Suède ( en allemand ) , 1632,in-8°; Francf. ; — 3° Chronique historiqice depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 1619 ( en allemand ) , Francf., 1633, avec un
grand nombre de figures gravées par Matthieu de Mérian ; — 4° Historia Antipodum, ou le Nouveau Monde; Francof., 1655, in-fol.
Abelin se distingua plus par sa grande assiduité au travail et par sou érudition, que par de véritables talents ; cependant ses ouvrages méritent encore d'être consultés pour l'histoire du dixseptième siècle.
Joeclier, Jllcjemeines Celefirten-Lexicon , I, 19. — Adcluns. Fnrisetzung zu Jôchers Ceiehrten-Lexicon, 1, 41. — P' ollstândiges Universal Lexicon , supp., I, 123.
— Grvphius, de Scriptoribus historiam seculi XVII t7lustrantilms,\). \^. — SlTuy'xn?., Bibliotkeca Historica a Meuselio ampliflcata, 1, 108, etc. — Camus, Mémoire sur la Collection des Grands et Petits Voyages, p. 31, 183, elc.
ABELL ( Jean ) , célèbre chanteur anglais , né vers le milieu du dix-septième siècle, parcourut l'Europe , son luth sur le dos. On raconte qu'ayant refusé de chanter à Varsovie devant le roi de Pologne , il fut placé dans un fauteuil, et hissé fort haut au milieu d'une grande salle. On y lâcha des ours, et Abell eut l'option de chanter, ou d'être livi'é à ces bêtes féroces. Il n'hésita pas, et de sa vie, dit-on, il n'avait si bien chanté. En 1701, il revint en Angleterre, et y publia un recueil de chansons. On ignore l'époque de sa mort. D.
Hawkins, History of Music. — Tom. Brown's Works.
ABELLi (iln^ome), religieux de l'ordre des Frères Prêcheurs , abbé de Livry, né à Paris en 1527, mort vers l'année 1 600. Il fut prédicateur du roi Henri H, et confesseur de Catherine de Médicis. Suivant les PP. Quétif et Échard ( Scriptores ordin. Prœdicat., t. H, in-fol. ), il était vir morum integritate et eruditione clarus. Ses ouvrages sont : 1" La Manière de bien prier, etc.; Paris, 1564, in-8° ; — 2" Sermon sur les Lamentations du saint prophète Hiérémie; Paris, 1582, in-8° ; — 3" Lettre de la royne Catherine de Médicis, 1564, in-8°.
Josse Échard, Lettre critique sur le Dictionnaire de Bayle, p. 318-325. — Le P. Lelong, Bibliotheca Sacra, t. II, p. S91.
ABELLi ( Louis ), théologien français, né en 1603 dans le Vexin , mort à Paris le 4 octobre 1691. Il fut d'abord curé de Saint- Josse à Paris, puis évêque de Rhodes. En 1664 il se démit de son évêché, et vint à Paris vivre dans la retraite. Abelli était un grand adversaire de Port- Royal. Ses principaux ouvrages sont : 1" Medulla Theologica, 1650, souvent réimprimée depuis; Boileau ( Lutrin, ch. TV ) y fait allusion, quand il appelle l'auteur le moelleux Abelli; — 2" Tradition de l'Église , touchant la dévotion des chrétiejis envers la sainte Vierge, in-S", 1652, 162'î, 1672; — 3° La Vie dic vénérable serviteur de Dieu , Vincent de Paul, in-4°, 1664;
— 4° La Couronne de l'année chrétienne, ou Méditations sur les plus importantes vérités de l'Évangile , 4 vol. in-12 ; il a été traduit en latin en 1732 ; — 5" Considérations sur l'éternité, 1 vol. in-12 ; — 6° La Vie de saint Josse de Bretagne ; Abbeville, in-18 ; — 7° Défense de la hiérarchie de l'Église et de l'au-
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torité du Pape; Paris, 1659, m-4°; — 8" Traité des Hérésies, in-4°, 1661 .
Nicéron, Mémoires, t. XLI.
hBE^-BmÏTHA.R{Abdallah-ben-Ahmed),p\us, connu sous le nom d'Ebn-Beïthar, c'est-à-dii-e fils du vétérinaire, botaniste et médecin arabe, naquit vers la fin du douzième siècle à Benana, village près de Malaga , et mourut à Damas en 1248 de J.-C. Il voyagea longtemps , smtout en Égj'pte, pour étudier les plantes , et fut nommé intendant général des jardins de Damas par Mélek-al-Khamil. Il a écrit en arabe un ouvrage fort intéressant , intitulé Recueil de médicor ments simples ( Voy. Casin, Bibl. arab. hisp., t. I , p. 278 ). Cet ouvrage, divisé en quatre parties, traite des plantes, pien-es, métaux et animaux qui fournissent des produits à la matière médicale. H complète et corrige même, dans beaucoup de points, Dioscoride, Galien et Oribase. La traduction latine d'une partie de cet ouvrage a été publiée à Paris en 1602. F. D.
*ABENÇUF'iAiV (le capitaine Ahj) , vice-roi et gouverneur des provinces de Deuque en Arabie. C'est un nom supposé, sous lequel le P. François d'Obeith ( Yoy. ce nom ) a publié la Vie du roy Almansor. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.
ABENDANA (Jucob), juif espagnol, mort en 1685, préfet de la synagogue de Londres. On a de lui un Spicilége de commentaires de plusieurs endroits de l'Écriture sainte ; Amsterdam, 1685, in-fol.
Ai'.ENDROTH ( Amédée-Âuguste ) , magistrat allemand, né à Hambourg le 16 octobre 1767, mort dans sa ville natale le 17 décembre 1842. En 1810, il fut maire de Hambourg pendant l'occupation française , et se dévoua au service de son pays. H fonda à Kuxhaven, sur le littoral de la mer du Nord, un établissement de bains de mer, le premier de ce genre. De 1821 à 1835, année où il se retira des affaires , il fut successivement directeur de la police et bourguemestre de Hambourg.
CoTiversations-Lexicon , édlt. de 18S1,
ABEN-EZRA OU HEZRA , savant rabbin, né à Tolède vers 1119, mort à Rhodes en 1174; son véritable nom était Ptabi-Abraham , fils du rabbin Mayer-ben-Ezra. L'interprétation de la Bible était l'objet principal des méditations et des écrits de cet homme de génie ; il était en même temps médecin , poète , grammairien et astronome : en cette dernière qualité, il prit ime part active aux travaux des savants qui les premiers divisèrent le globe terrestre en deux parties égales au moyen de l'équateur. Brûlant du désir de s'instruire , il voyagea presque toute sa vie , visita l'Angleterre, la France , l'Italie , la Grèce , et mourut dans l'île de Rhodes , à l'âge de cinquante-cinq ans. Un ouvrage relatif à l'astronomie, et intitulé Bréchit Chokhma ( Initium Sapicntix), en partie traduit de l'arabe et en partie composé par lui, contribua l)cau-
ABEN-HAMIN 114
coup à étendre sa réputation ; il a été depuis traduit en latin dans Wolf , Biblïoth. Hebnea, t. m. On cite encore de lui : Commentaires sur le Talmud ; — un autre ouvrage sur l'importance du Tabnud, intitulé Isoud Mara , c'est-à-dire Base de l'enseignement ; — Commentaires sur l'Ancien Testament, le plus important de ses écrits : ce sont des commentaires pleins d'érudition, dont Bomberg et Buxtorf ont enrichi les éditions qu'ils ont données du texte hébreu de la Bible (Venise,, 1526). Ar. Pontanus publia une traduction latine des Commentaires d'Aben-Ezra sur Abdias, Jonas et Sophonias; Paris, 1559, in-4°. — Heusden en publia une autre à Utrecht , 1657. Le texte hébreu d'Aben-Ezra , sur Joël , fut imprimé à Paris en 1663. Rob. Estienne publia le commentaire d'Aben-Ezra sur Osias avec celui de deux autres rabbins; Paris, 1556, 1 vol. in-4''. — Le Cantique des Cantiques fut imprime séparément à Paris en 1570. Son commentaire sur le Pentateuque, Naples, 1488, est très-rare. — On a encore d'Aben-Ezra un ouvrage moral intitulé Chai-ben-Megir, c'est-à-dire Vive le fils qui ressuscite ! — le Livre des Êtres animés, où l'auteur prouve l'existence de Dieu par la merveilleuse structure des êtres qui peuplent l'univers ; livre écrit en arabe , et traduit en hébreu par Jacob Ben-Alphander ; — un commentaire sur Josèphe (rfe Bello Judaïco) ; Bâle, 1599, in-8" (hébreu et latin) ; — un livre de géométrie et d'algèbre ; — un traité d'astronomie, intitulé Po7-te des deux ; — un poème, publié en hébreu et en latin par Th. Layde, Oxford, 1694, et un livre d'astrologie dont la bibliothèque de l'Eîcurial possède deux traductions manuscrites en limousin.
Aben-Ezra écrivait habituellement en hébreu corrompu ou juif : cependant la connaissance de l'hébreu primitif ne lui était pas non plus étrangère, comme il l'a prouvé dans plusieurs petits morceaux de poésie, énigmes, pensées et inscriptions qui se trouvent dans la préface de ses Commentaires. Les opinions d'Aben-Ezra contrastent singulièrement avec l'esprit du moyen âge : elles sont fondées sur le libre examen, sur la philosophie rationnelle, et même sur les sciences physiques et naturelles. Ses coreligionnaires l'ont surnommé le s-age , l'admirable , et son nom a conservé jusqu'à présent la même estime dans toutes les synagogues du monde. [Enc. des g. dîi m.,et Biographical Dictionary. ]
Bartolocci, Biblioth. magna Dabbinica. — Wolf, liibl. fiebr., lom. III. — \)c Rossi , IJizionnario Storico. — Ju-
clmsin, 98; fiUit. Amster.— JUcjcmeine Encyclopxdie.
ABEN-GNEFIL, médecin arabe, vivait dans le douzième siècle. On a de lui un traité peu commun : Devirtutibus medicinarum etciborum; Venisfl, 1581, in-fol.
* AKEN-iiAMiN , Maure de Grenade, auteur probablement supposé d'un livre arabe traduit en
116 ABEN-HAMIN
espagnol, sous le titre : Historia de los Vandos , de los Zerjries y Abencerrages, cavalleros moros de Granada, de las Civiles guerras que huvo en ella, tradu:=ïda en castellano por Gines Ferez de Hïta ; Çaragoça ( Mig. Xim. Lauchez), 1595, in-S". Ferez de Hita paraît en être non pas le traducteur, mais le véritable auteur. C'est un livre bien écrit et fort curieux, svu-tout par le grand nombre de romances moresques qu'on y trouve. H a été plusieurs fois traduit ou imité. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale
ABEN-HUaiEYA, dernier roi de Grenade, d'origine espagnole, né vers 1520, mort en 1568. En embrassant la religion mahométane , il changea son nom de Ferdinand de Valor contre celui à' Aben-Eumeya. Les Maures révoltés contre Philippe ïï l'élurent roi de Grenade et de Cordoue, et le mirent en état de faire beaucoup de mal à l'Espagne, sa patrie, et à Philippe II, contre lequel il nourrissait une haine profonde. Trahi par lin des siens , il fut étranglé ; mais sa mort ne mit pas fin à l'insurrection des Maures. Ce sujet a été traité pour la scène par Martinez de la Rosa , liomme d'État et poète espagnol , qui fit jouer, en 1830, sa pièce Aben-Humeya au théâtre de la Porte-Saint-Martin, à Paris.
ABEiV-PACE , ou plus Correctement ebn- B A D j EH {Abou-Bekr-Mohamed-Ebn-el-Sayeg), philosophe arabe, né à Cordoue vers le commencement du douzième siècle , mort en 533 de l'hégire ( 1138 de J.-C. ) , à Fez. Ses écrits ne sont que de simples ébauches que sa mort prématurée empêcha de développer. C'est le Yauvenargues des Arabes.
Casiri, Bibl. arab. Iiisp. escur. — Ebn-Tophaïl , F'ie du philosophe Ebn-i'okdan, trad. par Pocock; Oxford,
ABEN-RAGEL ( l^i), astrologue arabe, vivait vers le commencement du onzième siècle de J.-C, sous le khalife Mamoun. Son livre , trèsrare, JDe Judiciis seu fatis stellarum, a été traduit en latin et publié à Bâle par Henri Pétri , et à Venise, en 1485, par Erhard Radeîez. On a du même auteur un autre ouvrage , intitulé De revolutionibus nativitatum, seu de fredariis ; Venise, 1524. La bibliothèque de l'Escurial possède quelques manuscrits arabes inédits d'Aben-Ragel.
Casiri, Bibl. arab. hisp. escur.
* ABEK-SALERO ( Pa.scal de), savant espagnol, d'origine mauresque , natif d'Urrea de Xalon , bourg de la province de Saragosse , vivait à la fin du seizième siècle et au commencement du dix-septième. Il a publié sur les poids et mesures de l'Aragon un ouvrage intitulé Libro de Almutaçafes , en el quai se trata de las dificultades y advertencias tocantes a los pesos y medidas, elprecio de los commercios ordtnarios , etc. ; en Çaragoça ( Lor. deRobles), 1609, in-4°. E. D.