‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 29 sur 180 · ABERCROMBY — ABERNETHY · texte numérisé non relu

ABERCROMBY — ABERNETHY

Valenciennes , et dans les deux batailles de iCastricum et de Berghem, gagnées sur le duc d'York par les Français sous les ordres du maréchal Brune. Abercromby ne fut pas plus heureux en Irlande , où il avait été appelé comme général de l'armée anglaise. Sa modération et sa capacité y échouèrent contre les obstacles que lui opposaient l'acharnement des partis et l'indiscipline des troupes. Enfin il ne fut pas moins malheureux en Egypte : il y débarqua à la tête d'une armée de seize mille hommes , et s'empara d'abord du fort d'Aboukir, malgré la résistance héroïque d'une garnison trop faible contre d'aussi nombreux assaillants. L'armée française s'étant rephée sur Alexandrie, Abercromby s'avança contre elle, en couvrant son camp par des hgnes de défense; il fut attaqué par les Français sous les ordres du général Menou, le 21 mars 1801. Sans être arrêtés par la grande infériorité du nombre, les Français, perçant les deux lignes de l'infanterie anglaise, pénéti-èrent jusqu'à la réserve. Abercromby, avec son état-major, fit en vain des prodiges de valeur : la plupart de ses officiers furent tués , et lui-même , blessé mortellement , expira sept jours après sur le bâtiment qui le transportait à Malte, où il fut enterré. Abercromby avait siégé au parlement en 1794 et 1796, comme député du comté de Kindros. On peut citer cet officier général , d'un mérite reconnu, au nombre des hommes que la fortune s'est plu en quelque sorte à persécuter. Le gouvernement anglais , rendant justice à son mérite , lui a érigé ua monument dans la cathédrale de Saint-Paul à Londres. [Eric, des g. du m., et Biographïcal Dictionanj. ]

Records of the British Arrmj. - Wilson, IJistorij of the British expédition to Eyypte.

* ABERCROMBY ( James ), homme d'État anglais , fils du précédent , naquit le 7 novembre 1776. D entra au parlement en 1832, connue représentant de la ville d'Edimbourg ; il fut membre du ministère de lord Melbourne , et speecher de la chambre des communes. En 1839, il entra à la chambre des lords avec le titre de baron de Dunfermlane.

Conversations- Lexicon , édit. de 1831.

* ABERDEEN ( Gcorges Gordon , comte n' ) , né vers 1780, homme d'État anglais, vicomte de Formarine , un des seize pairs écossais. Il se fit d'abord connaître en 1813 par une mission diplomatique auprès de la cour de Vienne, qu'il décida à entrer dans la nouvelle coalition formée contre la France ; il signa, le 30 octobre, à Tœplitz, les préliminaires de cette coalition. Nommé ambassadeur extraordinaire près de l'empereur François I"", il devait concourir, pour l'Angleterre, aux arrangements entre l'Autriche et Joachim Murât, alors roi de Naples, dans le but d'échanger ce royaume contre d'autres États , et de le restituer à l'ancien roi Ferdinand ; mais le retour de Napoléon en France , et la déclaration de

guerre de Murât à l'Autriche, laissèrent cette mission sans résultat. Le comte d'Aberdeen avait fondé, en 1804, sous le nom de Société des Votjageurs athéniens , une association savante, avec la singuUère condition que, pour y être admis , il fallait avoir voyagé en Grèce. En 1828 lord Aberdeen fut nommé ministre des affaires étrangères par l'influence du duc de Wellington. Intimement lié avec M. de Metternich, il s'éloigna tout à fait du système de Canning, et se rapprocha de la politique de l'Autriche. Ce fut pendant son administration qu'eut lieu la bataille de Navarin, qu'il qualifia de catastrophe inattendue. Cependant il signa avec les plénipotentiaires de France et de Russie les premiers protocoles relatifs à la Grèce , et se distingua encore par l'énergie de ses paroles au sujet de don Miguel, qu'il n'hésitait pas à signaler au parlement 'britannique comme un monstre d'un nouveau genre, bien qu'il le favorisât par sa politique. Le 16 novembre 1830, il suivit le duc de 'Wellington dans la retraite du ministère, et figura depuis avec lui à la tête des plus ardents tofys, combattant avec passion les mesures libérales du ministère Grey. C'est ainsi qu'il changea subitement de langage relativement au prince portugais : celui qu'U avait traité de monstre devint tout à coup pour lui un objet de sympathie. Ces revirements, et d'autres particularités de sa conduite parlementaire, ne font pas honneur à ses principes politiques. Un des derniers actes de son premier ministère fut la reconnaissance de Louis-Philippe comme roi des Français ; elle sui'i'it de très-près la notification qui fut faite au roi d'Angleterre de l'avènement du nouveau roi. Depuis sa retraite il se montra l'un des adversaires les pins décidés du nouveau ministère whig , et défendit avec ardeur la cause de don Carlos en Espagne. Dans le court ministère Peel- Wellington , qui dui-a depuis le 14 novembre 1834 jusqu'au 8 avril 1835, il eut le portefeuille de ministre des Colonies. En 1841, après la chute du ministère Melbourne, il fit partie du cabinet Peel comme ministre des affaires étrangères, et, en 1846, il céda de nouveau la place à lord Palmerston, l'un des membres les plus éminents du ministère actuel de la Grande- Bretagne. [Enc. des g. du m., et Conversations- Lexicon, édit. de 1851.]

ABKRti (Jean-Louis), peintre de paysage, né en 1723, mort en 1786 à Winterthur. Ses œuvres gravées et coloriées furent remarquables à l'époque où elles pararent, et sont encore estimées des amateurs. Les plus grandes et les plus belles de ses gravures représentent les vuesde Cerlier, d'Yverdun, de Mûri etde Vimnris.

Journal Helvétique des Arts et de la Littérature , cali. 1 à 8 ; Zurich , 1808.— Fiissli, Gescliichle der besten Kunstlcr in der Schweitz. — Hcinckcn, Dictionnaire des Artistes, etc. — Nagler, Neues Ailgemeines Kilnstler- Lexicon.

ABERNETHY {Jean), théologien iriandais, né à Colraine (comté de Londondcrry) en 1680,

mort en 1740. Fils d'un ministre presbytérien , il se voua à la carrière ecclésiastique. Pendant les troubles de 1689, il alla étudier en Ecosse. A vingt et un ans il revint en Irlande, où il se lit remarquer par des sermons et par quelques écrits polémiques. Trois communions religieuses étaient alors établies en Irlande, et y exerçaient une influence très-inégale. La religion catholique avait pour elle les quatre cinquièmes de la nation ; mais elle était opprimée par des lois rigoureuses qui excluaient de toute i)articipation aux fonctions publiques ceux qui la professaient. La communion anglicane, beaucoup moins nombreuse, était la plus puissante, parce que c'était celle du gouvernement, des fonctionnaires publics et de tous les grands propriétaires. Un assez grand nombre de presbytériens et d'autres sectaires , qu'on appelait dissidents ( dissenters ) , parce qu^ils refusaient de souscrire au symbole anglican et de prêter le serment du Test, exigé par le gouvernement , formaient une troisième secte, dont les membres, moins nombreux encore que les anglicans, et, comme les catholiques, exclus de toute participation aux places, étaient, par une suite nécessaire de toute persécution, plus éclairés dans leur doctrine, plus zélés dans leur croyance et plus réguliers dans leurs mœurs. Les dissidents irlandais formaient plusieurs congrégations distinctes, qui avaient chacune leur pasteur. Non-seulement le synode jugeait de la capacité des jeunes ecclésiastiques qui aspiraient aux fonctions du ministère, mais il s'était encore arrogé le droit de choisir le pasteur qui pouvait convenir à chaque congrégation, ainsi que la congrégation qui convenait au pasteur. Ce fut là pour Abernethy une source de violentes discussions , d'un grand nombre d'écrits polémiques , qui divisèrent tout à la fois les théologiens et les membres de la colonie presbytérienne.

Les principaux ouvi-ages d'Abernethy sont deux volumes de Serinons sur les attributs divins; Londres, 1748.

Suard, dans la Biograph. Univers. — Biographia Britannica. — J. Mears, i'erwora on Death of Abernethy; Dublin, in-8°, \tm. — Bonnet et Bogue, History of Dissenters , IV, 78.

ABERNETHY ( Jecin ) , médecin et cliinirgien anglais , né vers 1763 à Derby enlrlanrle , mort le 20 avril 1831. H fit ses études à Londres sous le célèbre Hunter. Nommé chirurgien en chef de l'hôpital de Saint-Barthélémy, il attira à ses leçons de nombreux élèves , et fut un des principaux partisans de l'école physiologique. Abernetliy regardait l'estomac comme le foyer de presque toutes les maladies. « L'estomac est tout , disait-il ; nous en usons mal avec lui quand nous sommes jeunes, et il en use mal avec nous quand nous sommes vieux. » Il s'acquit autant de réputation par sa science et son habileté que par son caractère original. Un homme riche, tourmenté de la goutte, lui demanda un jour un moyen de se débarrasser de ce mal. « Vivez , lui dit-il , avec un demi-schelling par jour, et gagncz-le. »

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