AARON-BEN-ASER,OU AARON BAR MOÏSE
célèbre rabbin juif, vivait dans la première moitié du onzième siècle. On a de lui un Traité des
ÂARON
accents de la langue hébraïque, imprimé en 1517, et des Variantes du texte hébreu de la Bible. Aaron recueilUt ces variantes dans les manuscrits des bibliothèques de l'Occident, pendant que son collaborateur , Ben-Nephtali , cherchait d'autres variantes dans les manuscrits des bibliothèques de l'Orient. Ces différences de texte, presque purement grammaticales, ont donné naissance à deux sectes célèbres parmi les Juifs : celle des Orientaux qui suit Ben-Aser , et celle des Orientaux qui admet exclusivement l'autorité de Ben-NephtaU. Leurs éditions de la Bible donnent pour la première fois les points-voyelles ; c'est pourquoi on leur en a attribué l'invention. Les écrits d'Aaron-ben-Aser sont imprimés avec ceux de Moise-ben-David à la fin de la Biblia Rabbinica de Venise.
Woir, liibliotfi. Hebrœa, 1,127; III, 79. — Bartolocci, Bibl. Mag. rab., 1,93. — Biblia Hebrœa , cum comm. rabbin., IV, ad finem.
*AAnoN BERAKTAH, rabbin, fils de Moïse BerabbiNachmiah, deModène,a laissé l'ouvrage suîvant : Maavar Jabbok ( le passage de JabftoA; ); Mantuse ( Judas Samuel Perusinus), 1626, in-4". Ce livre, divisé en cinq parties , traite des devoirs de charité , du jeûne des Israélites , de leur manière d'ensevelir les morts, etc. E. D.
Bartolocci , Biblioth. Mag. rabbin., I, 89. — Wolf, Bihlioth. Hebr., I. 117; 111,73.
AAKON DE BiSTRicz {Pïerre-Paul) , xû\pieux de l'ordre de Saint- Basile, et évêque de Fogaras en Transylvanie; il mourut en odeur de sainteté en 1760. On a de lui plusieurs ouvrages en langue valaque , entre autres : JDefinitio et exordhim sanctas œcumenicge synodi; Florence, 1762, in-12.
AARON-BEN-cHAiM, célèbre rabbin, né à Fez dans le milieu du seizième siècle. Il fut chef des synagogues de Fez et de Maroc. Pour veiller lui-même à l'impression de ses ouvrages, il fit en 1609 un voyage à Venise, où il mourut peu de temps après. On a de lui : 1" le Cœrir d' Aaron , contenant deux commentaires sur Josué et sur les Juges ; imprimé avec le texte sacré, à Venise, en 1609, in-fol.; — 2° V Offrande d' Aaron, ou remarques sîir le livre Siphra, qui est un ancien commentaire sur le Lévitique ;Yenise, 1609, in-fol. ; — 3" les Manières d'4a?'on, c'est-à-dire Traité de treize manières d'expliquer la loi.
WoIf, Bibliotheca Hebrsea , t. I, p. 118 ; t. III, p. 74. — Bartolocci, Bibliotlieca Magna rabbinica, t. I, p. 90
*AAROJV-BEN-JOSEPH SASON ( SCHASCOîf
de quelques biographes), rabbin, de Thessalonique, vivait vers la fin du seizième siècle et au commencement du dix-septième. Il s'est fait un nom par ses écrits, parmi lesquels on remarque 1° Torath Emeth (la loi de la vérité ), recueil de deux cent trente-deux décisions sur des questions relatives aux ventes, louages, etc., imprimé à Venise en l'an du monde 5386 ( 1616 de J.-C. ), in-fol.; — 2° Sephath Emeth (le livre de la vérité), explication du Jose-
photh de la Ghomara; Amsterdam, 1706, in-8°.
Wolf, Bibliotheca Hebrœa. t. I, p. 122; 1. 111, p. 75. - Bartolocci, Bibliotheca Magna rabbinica, t. I, p. 91.
* AARON KOHEN, rabbin italien, à tort confondu avec Aaron de Pesaro, vivait vers le milieu du quatorzième siècle. Il a composé un livre intitulé Archoth Khagïn Héruk ( les longs sentiers de la vie ), qui est im recueil de sentences morales.
Wolf, Bibliotheca Hebr., 1. 1, p. 122; t. HI, p. 76. - Bartolocci, Bibliotheca Magna rabbinica, t. I, p. 22.
* AARON DE PESARO ( Pisaurensis ) , rabbin italien, vivait vers la fin du seizième siècle. Il a donné , sous le titre de Générations d' Aaron, un index général de tous les passages de l'Écriture cités et expliqués dans le Talmud babylonien. Cet index ( Toldoth Aharon ) fut imprimé en hébreu, à Bâle ( Am. Froben ), en 1581 , et souvent réimprimé.
Wolf, Bibl. Hebr., I, 129; III, 81. — Buxtorlius, Bibl. Rabbinica, -ç. 369. — Bartolocci, Bibl. Mag. rab., I, Appcndix, 739. — Leiong, Bibl. Sacra, II, 590.
AARON (Pietro), moine de l'ordre des Crosachieri (Porte-Croix) et chanoine de Rimini, né à Florence vers 1480 , mort vers le milieu du seizième siècle. Il s'appliqua à l'étude de l'harmonie ; on a de lui les ouvrages suivants -. \° De instilutione harmonica, Itbri très ; Bononi;» , 1516, in-4° ; — 2° il Toscanello, délia viusica , libri tre; Venezia, 1523, in-fol.; — 3° Trattato délia natura e cognizione di tutti gli tuoni di canto fermo e figurato; Venezia, 1525, in-fol.; — 4° Lxicidario in musicadi alcuneopinioni antiche e moderne; Venezia, 1545, in-4";
— 5° Compendiolo di molti dubbi, e sentenze intorno al canto fermo et figurato ;Mi\a.no, 1547.
Baini, P^itadi Paleitrina.— Hawkins, History of Miisic. — Marlcy , Practical music . — Burncy, Hist.oJ Music.
* AARON DE KACCSE, rabbin du dix-septième siècle, est auteur de Remarqiies sur le Pentateuque , et sur plusieicrs livres de l'Écriture sainte. Ces remarques ont été publiées , en hébreu, sous le titre de Barbe d' Aaron; Venise, 1657, in-fol. E. D.
AARON RASCHID. Voy. HaROUN AL-RaCH1D.
* AARON le Vieux , célèbre cabaliste , dont il nous reste un seul écrit, intitulé Epistola rationum in qua compendiose continentur cabalœ divinoe fundamenta ( texte hébreu ), commenté, en hébreu, dans l'ouvrage du rabbin Schabti , intitulé Sepher Schepha tal ; Ilaiiau , 1602, in-fol. E. D.
Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale.
*AARON ZALAHA, rabbin espagnol, mort vers 1293.11 estauteurd'un commentaire publié sous ce titre : Sepher Hachinuk, id est Liber Institutlonis ; Eecensio 613 legis Mosaicai prœceptorum , etc. (texte hébreu); Venise ( Dan. Bomberg-), 1523 , in-fol. Un manuscrit de cet ouvrage, écrit en 1313 par Abraham-ben- Mosis . existe à la bibliothèque du Vatican. E. D.
Bartolocci, Bibliotheca Magna rabbinica, l. 1, p. 90.
— Wolf, Bibliotheca Hebrœa, 1. 1, p. 123; t. III, p. 77.
9 AARON — AARTSBERGEN
AARON (Tsaac), Juif d'origine , vivait vers la fin du douzième siècle. Il était interprète de l'empereur Manuel Comnène poui- les langues occidentales. Il trahit ce prince, et fut condamné à avoir les yeux crevés. Andi-onic Comnène ayant usurpé le ti-ône, Aaron lui conseilla de ne pas se contenter d'arracher les yeux à ses ennemis , mais de leur couper encore la langue , organe bien plus malfaisant. Ce conseil fut bientôt pratiqué sur Aaron lui-même par Isaac l'Ange, le successeur d'Andronic Comnène ( en 1203).
Nicetas, Hist. de Manuel Comnène, I. iv.
AARONEWiTz (Isouc) , juif polonais, plus connu sous le nom à' Isaac-ben-Aaron-Paostytz, mort en 1629. Il a pubHé divers ouvrages hébreux, entre autres le Talmud de Babylone, 1 3 vol. in-fol. , et le Talmud de Jérusalem, 1 609.
Jost, Geschichte der Israëliten.
* AARSCHOT (Philippe de Groî, duc d' ), diplomate belge , mort à Venise en 1595. Il représenta Philippe n, roi d'Espagne, à la diète de Francfort, convoquée, en 1563, pour l'élection d'un empereur. Après quelques hésitations , il entra dans la ligue des comtes de Mansfeld et des princes d'Orange , mécontents du gouvernement espagnol. Outré de l'intolérance religieuse et de la férocité des commandants espagnols , il quitta sa patrie et se retira à Venise, « afin d'avoir, disait-il , au moins vme place pour mourir tranquille. « — Son fils Charles , prince de Chimay , mourut sans postérité.
Wagenaar, f^aderlandsche Historié, f . VIII, p. 410. — Le Clerc, Histoire des Provinces-Unies, t. 1, p. 52 et siiiv. — Pinedo, Historia de la orden del Toyson de Oro.t. I, p. 221.
AARSENS ( François d'), diplomate hollandais, né à la Haye en 1572, mort en 1641, fils de Corneille d'Aarsens. La part qu'il eut au meurtre judiciaire d'Olden Barnevelt a imprimé à son nom une tache ineffaçable. Nommé en 1599 résident à la cour de France, Aarsens concourut aux longues et difficiles négociations de la trêve de douze ans conclue, en 1669, entre les états généraux et l'Espagne, sous la garantie de la France. Il remplit ensuite une mission à Venise ; puis il revint en France avec le titre d'ambassadeur, et jouit d'un grand crédit auprès de Louis Xin, jusqu'au moment de son rappel en 1613. On lui attribua en Hollande quelques pamphlets qui provoquèrent des réclamations de la part du gouvernement français ; et il acneva de se démasquer dans le fameux procès du grand pensionnaire. La mort de Barnevelt rendit Aarsens odieux à tous les partisans de cette noble victime. Cependant il remplit encore deux ambassades importantes en Angleterre et en France. Il laissa une fortune considérable et une réputation fort équivoque. Le cardinal de Richelieu disait n'avoir connu de son temps que trois grands politiques : Oxenstiern, chancelier de Suède, Viscardi, chancelier de Montferrat ,
et François d'Aarsens. — Son fils. Corneille Aarsens ( né en 1602 et mort en 16G2 ), passait pour le plus riche particulier de la Hollande. Son petit-fils , François Aarsens , est connu par les voyages qu'il fit dans diverses contrées de l'Europe. On a de lui un Voyage d'Espagne , historique et politique, fait en l'an 1655, publié par de Sercy ; Paris, 1666, in-4°.
VVicquefort, Traiïede Z'amôas.'iadeMr, t. II, p. 435, 436.— Aubery, Mémoires pour servir à l'histoire de Hollande, p. 264, 376, 378 et sulv. — Amelot de la Houssaye, Hist. du concile de Trente.
AARSSENS ( Corneille Van ), seigneur de Spyck , homme d'État hollandais, né à Anvers en 1543, mort en 1624. Secrétaire du conseil de Bruxelles en 1574, il fut nommé pensionnaire en 1 584 et greffier des états généraux , fonctions qu'il exerça pendant quarante ans. D'abord lié avec Olden-Barnevelt , il passa ensuite dans le parti de Maurice de Nassau.
Wagenaar, P'aderlandsche Historie,l\,^13.— Auhery, Mémoires pour servir à l'hist. de la Hollande , p. 376.
AART VAN DERGOES. Voy. GOES.
AARTGEN OU AERTGEN , COnnU aUSsi SOUS
le nom d'Ârthus Claessoon, peintre hollandais, né àLeyde en 1498, mort en 1564. Il fut d'abord cardeur de laine ; puis il se mit à peindre avec un tel succès , que Franck Floris, excellent peintre d'Anvers , fit le voyage de Leyde exprès pour voir les ouvrages d'Aartgens : il lui proposa une pension pour améliorer son sort , s'il voulait s'établir à Anvers ; mais Aartgens refusa cette offre généreuse. Quelque temps après il eut le malheur de se noyer, à l'âge de soixante-six ans, dans une promenade sur l'eau.
Sandrart, Maler Akademie( Académie des peintres ), t. in,p. 260. —Descamps, Fie des peintres flamands, t. I, p. 60.
AARTSBERGEN (4^ea;and!re Van Ber Capkl- I.EN , seigneur d' ) , homme d'État hollandais , né vers la fin du seizième siècle , et mort eu 1636. Issu d'une ancienne famille équestre du comté de Zutphen , il joua un rôle distingué dans l'histoire des sept Provinces-Unies. Pour justifier en partie les actes de son trisaïeul Robert-Gaspard Van Der Capellen , il publia ses Gedenkschriften ou Mémoires , Utrecht, 1777 , 2 vol. in-S", qui s'étendent depuis 1611 jusqu'en 1632, époque importante dans les annales de la Belgique. Aartsbergen y est représenté comme un partisan éclairé du stathouder , mais nullement, ainsi qu'on l'avait cru, comme un vil complaisant de Guillaume II , auquel , dans plusieurs occasions , il avait dit la vérité avec une noble franchise. Son éducation, ses voyages, son expérience, relevaient son mérite personnel. Ses principes respiraient une sage tolérance et l'amour de la paix. Gérard-Jean Vossius, dans son oraison funèbre de Thomas Eipenius, prononcée à Leyde en 1624, parle avec éloge d'Aartsbergen.
Ferwerda, Nederlandsch Geslacht-Stam-en-Jf^apen- Bofk, article Van Der CAPEr,T,EN. — Wagenaar, /'a-
ÀARTSBERGEN — ABAD
derlandscke Historié, XII, 74, etc. - Aitzema, Historié van Saken van Staet, VU, 57.
AARTSEN OU AERTSEN ( Pierre), peintre hollandais, surnommé Lange Peter (Long Pierre), ne à Amsterdam en 1507, mort en 1573. Elève d'Aert Claesson, de Leyde, il fiit admis, en 1533, dans la maîtrise des peintres anversois. On a de lui des tableaux estimés, représentant l'intérieur d'une cuisine , des mets , des fruits, des animaux, etc. H peignit aussi quelques sujets religieux pour les églises d'Amsterdam, de Louvain, etc.
Vaniiiander, Het leven der Neterlandsche Schilders ( Vie des peintres hollandais ). — Descamps, f^ie des peintres flamands. — Heineken, Dictionnaire des Artistes.
* AASCOW ( Urbain-Bruan ), médecin danois, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle, n fut médecin des armées navales , et attaché au service de la marine royale du Danemark. H a publié à Copenhague, en 1774, vm Journal d'observations sur les maladies qui régnèrent sur la flotte danoise que l'on avait équipée pour bombarder Alger en 1770.
* AASSiM ou ASsiM ( Beu-Abderrahman effendi ), écrivain turc , mort en 1086 de l'hégire ( 1675 de J.-C). Il continua jusqu'à son époque l'anthologie turque (Subdetol-esshaar) du célèbre Kafsade.
Hamraer, dans Mlgemeine Encyclopœdie, t. I, 24.
*AASSiM (Ismaël effendi ), mufti, mort en 1172 de l'hégire ( 1758 de J.-C. ). H laissa quelques livres d'histoire et un recueil de lettres, dont Wassif fait un très-grand cas. Sa bibliothèque se montait à plus de mille volumes.
Hamraer, dans Allgemeine Encyclopœdie.
ABA ou owow {Samuel), roi de Hongrie, mort en 1044. H fut le beau-frère de saint Etienne et le premier roi chrétien de la Hongrie, élu en 1041, après avoir été chassé du pays. Il vainquit Pierre , surnommé l'Allemand , neveu de saint Etienne, et détesté des grands du royaume. Il ravagea l'Autriche et la Bavière, où Pierre s'était retiré. Mais il fut défait par l'empereur Henri m, dit le Noir, et massacré en 1044 par ses propres sujets.
Bonfîn , Rerirni Hungar. Decad., Ub. II. — Scliwarz , Tractatus de Samttele rege Hugariœ, qui viilgo Aba audit; Lemgo, 1761, in-4°. — Thwrocz, Chron. Hungarorum. — Ranzaniis, Epitome rerum Hungaricarum. — Mailath , Ceschichte der Magyaren.
ABACA-RHAN. VoiJ. AbAGAKAN.
*ABACCO ou L'ABACCO (Antonio), architecte et graveur italien , vivait à Rome dans la seconde moitié du seizième siècle. H était élève d'Antonio di San-Gallo. Il a gravé les planches de son ouvrage intitulé Libro d'Antonio Abacco , appartenente ail' architectura , nel quale si figurano alcune noblli antichita di Roma; Venise, 1558 ;ibid., 1576. Abbaco grava aussi les plans de l'église de Saint-Pierre de Rome, d'après les dessins de San-Gallo. On ignore l'époque de sa mort.
HeineKen, Dictionnaire des Artistes.
*ABAco ( Paolo daW ),' mathématicien et poète florentin, mort en 1365. Son véritable -nom était Paul Dagomari. On a de lui quelques écrits ( inédits ) sur l'arithmétique et l'algèbre. Selon Villani, il, publia enItaHe le premier almanach.
Libri, Histoire des sciences mathématiques en Italie, t. II, p. 205.
ABACCC. Voy. Habacuc.
ABAD 1^'' {AbouH-Cacem-Mohammed), premier roi maure de Séville, fondateur de la dynastie des Abadytes, mort le 24 janvier 1042, (le 29djouraadiP'' , an 433 de l'hégire). Son père, Ismaël-ben-Abad, était originaire d'Emèse en Syrie. Un de ses ancêti-es vint en Espagne au deuxième siècle de l'hégire, et se fixa dans les environs de Séville, à Tocinaprès du Guadalquivir . Par son opulence et son habileté, Ismaël acquit beaucoup de considération et d'autorité à Séville : sa maison devint l'asile des bannis de Cordoue pendant les dissensions civiles; son fils Abou'l-Cacem-Mohammed marcha sur les traces du père, gagna la confiance du roi de Cordoue Al-;Cacem-Al-Mamoun et obtint la charge de grand cadi de Séville , avec le gouvernement de la province. Lorsque ce dernier perdit pour la seconde fois le trône de Cordoue, Abad se rendit indépendant, l'an 413 de l'hégire (1023 de J.-C. ), par le secours des sheiks et des vizirs, que ses largesses avaient gagnés. La défaite et la mort d' Yahia-Al-Motaly , prince de Cordoue, l'an 41 7 ( 1026de J.-C), déterminèrent le premier acte de révolte d'Abad , et consolidèrent sa souveraineté. Après l'extinction des Omeyades , il prit le titre de roi , et ne laissa échapper aucune occasion d'agrandir sa puissance. Il tourna ses armes contre Mohammed-ben- Abdallah-Al-Boracely ( Barzeli ou Barozila de quelques historiens), maître absolu de Carmone et d'Ecija, lui enleva plusieurs places, et l'assiégea dans sa capitale. Serré de près et manquant de provisions , Al-Boracely s'évada de Carmone , envoya son fils solliciter les secours du roi de Grenade, et alla lui-même implorer l'assistance du roi de Malaga. Ismaël, fils d'Abad, surprit d'abord isolément les troupes de ces souverains, et les défit-; mais, après leur jonction , il succomba, et; perdit la vie dans .une bataille sanglante. Le roi de Séville, craignant d'être accablé si le roi de Cordoue se déclarait contre lui , eut recours à un stratagème. H fit annoncer que le khalife Hescham n Al-Mowaïad, dont on ignorait depuis longtemps le sort, avait reparu à Calatrava, et était venu se mettre sous sa protection. Afin d'accréditer le bruit de l'existence de ce prince, il voulut que le nom de Hescham fût proclam:; dans la Khotlibah et gravé sur les monnaies , au mois de moharrem 427 (novembre 1035 ); en même temps il annonça à tous les sheiks de l'Andalousie, à tous les walis de l'Espagne et de l'Afrique, qu'il n'avait pris les armes que pour rétablir Hescham