ABRAHAM
nielis; Altorf, 1708. — Bartoloccî, Bibl. mag. Rahb., III, 874-888. — Vossius, Bibl. Hebr.,l, 627-640 ; III , S40-S44; V, 877. — Leiong, Bibl. sacra, II, 802.
ABRADATE,. gouverneur de la Susiane vers l'an 550 avant J.-C. Il abandonna son maître , roi de la Syrie, pour passer du côté de Cyrus, auquel il rendit de grands services. Il fut tué dans un combat conti-e les Égyptiens. Son liistoire et celle de Panlhée, son épouse , sont le sujet d'un épisode de la Cyropédie.
Xénophon, Cyropœdia , V, I, 3;VI, I, 4S ; VI, 4, 2; VII, 3, 2, etc.
ABRAHAH, roi d'Yémcu et d'Ethiopie, du sixième siècle, est le sujet de la 105« surate du Koran, intitulée Surate de V Éléphant. En voici le récit : « Abrahah bâtit à Ssanaa une église, pour y attirer les pèlerins qui avaient coutume d'aller à la Mecque. Un homme de la nation des Kananiens vint, par mépris , déposer des ordures devant la porte de cet édifice. Abrahah jura de détruire la Kaabah, et marcha vers la Mecque avec son armée, montée sur des éléphants. Le sien, nommé Mahmoud, marchait en avant. Les écrivains arabes rapportent qu'au moment oii ^l'on allait procéder à la démolition de la Kaabah, Dieu envoya contre cette armée des bandes nombreuses d'oiseaux gros comme des hirondelles, et venus du côté de la mer, qui lancèrent dos pierres de terre cuite, qu'ils portaient à leur bec et dans chaque patte; le Très-Haut anéantit chacun des soldats avec une pierre qui portait son nom; elles étaient plus grosses qu'une lentille, et moindres qu'un pois; elles brûlaient les casques, les hommes et les éléphants. Dien lança . un torrent qui emporta les cadavres dans la mer... Lorsque Abrahah s'approchait de la Mecque, et qu'il voulait y entrer, l'éléphant qu'il montait se jetait à terre et s'endormait; quand il essayait de marcher d'un autre côté, aussitôt l'éléphant se levait et y courait. Enfin, ce souverain retourna en Yémen, où il fut frappé de la main de Dieu ; ses membres se détachèrent. C'est dans ce triste état qu'il parvint jusqu'à Ssanaa , où il mourut. » Cette expédition, fabuleuse ou non , d' Abrahah a donné lieu à une époque connue parmi les chronologistes arabes sous le nom de Tarykh-el-Fyl, époque de l'Éléphant. La r* année de cette ère correspond à l'an 571 de l'ère vulgaire , à la 41*= du règne de Khosrou- Nouchryrvan en Perse , à la 43""- de l'empire des Éthiopiens en Arabie, à l'an 882 de l'ère d'Alexandre, et à l'an 1316 de celle de Bakht- Nassar ou Nabuchodonosor. C'est l'année de la naissance de Mahomet.
Langlès,dans la Biographie Univers. - Abouiféda ; Hist. Arab. ante Mohammed. — Salis, Koran, p. 501. — Maracci refutationes in Mcoranum, p. 824; et Prodromus, pars II, c. iv, p. 14.
*ABRAHAM OU ABRAMÈs (saint), moinc de Syrie et apôtre du mont Liban , vivait dans la première moitié du cinquième siècle. Il fut ensuite élu évêque de Carres en Mésopotamie. Il ne mangeait que des hei'bes crues , ne buvait que de l'eau, et ne s'approchait jamais du feu ; de
sorte qu'il se passa des deux éléments les plus nécessaires à la vie. Cet ascète mourut à Constautinople, où l'empereur Théodose le fit venir vers l'an 439.
Calliste Niccphore, Hist. Eccles.
ABRAHAM ( saint) , solitaire de Syrie, mort en 472 de J.-C. Il fut pris par les Sarrasins comme il allait en Egypte visiter les anachorètes. Il s'échappa de leurs mains , et vint fonder en Auvergne xm monastère dont il fut abbé, et où il mourut.
Calliste Nicéphore, Hist. Eccles.
ABRAHAM, OU Ibrahim, natif d'Antioche, fut , dans le neuviènae siècle , le chef des hérétiques abrahamites, branche de la secte des paulianistes. Il niait la divinité de Jésus-Christ. Cyriaque , patriarche d'Antioche , lui résista puissamment, mais sans pouvoir le ramener à l'orthodoxie.
Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles.
ABRAHAM {Ben-ChoÀïa ou Haja), rabbin espagnol du douzième siècle. Livré à l'astrologie, il prédit la venue d'un messie pour l'an 1158. Ce Nostradamus hébreu mourut en 1105, plus de cinquante ans avant le temps prescrit pour l'arrivée de son messie. On a de lui : 1° Trac- ^tatus de Nativïtatïbus ; Romae, 1545, in-4°; — 2° Sphœra mundi, hebr. et lat.; Basileae , 1546, in-4».
Wolf, Bibliotheca Hebrœa, t, III.
ABRAHAM ( IJsque OU OshM), juif portugais du seizième siècle, se joignit à Tobie Athias pour traduire la Bible en espagnol. Voici le titre de cette fameuse version : Biblia en lengita espanola, traducida de la verdadera origen Hebrayca, por mui excelentes Letrados ; Ferrara , i 553, in-fol. (caractères gothiques ). Quoique les noms et les verbes y soient traduits selon l'exactitude grammaticale , cette traduction n'est regardée que comme une compilation de Kùnchi, de Rasci, d'Aben-Ezra, de la Pm"aphrase chaldaïque, et de quelques anciennes gloses espagnoles. Elle est aujourd'hui ti'ès-rare et très-recherchée. On en a fait une autre édition à l'usage des chrétiens espagnols, qui n'est ni moins rare ni moins recherchée. Malgré leur conformité apparente , on y reconnaît quelques différences d'interprétation. La version à l'usage des juifs , qui est la plus estimée , est adressée à senora Gratia Naci, et signée : Athias et Usque ; l'autre est dédiée à Hercule d'Est , et signée : Jérôme de Vargas et Duarte Pinel.
De Uossi, De lypographia Hebr. Ferrariensi, p. S8-46. — Bartolocci, Biblioth. magna rabbinica. — Simon, Histoire critique du f^ieux Testament, liv. V, ch. xix.
ABRAHAM', empereur des Maures d'Afrique , vivait dans le douzième siècle. Sa fin fut tragique. Un maître d'école , nommé Abdalla Bébrébère, forma le dessein de le détrôner. Abraham méprisa d'abord un tel compétiteur ; mais le voyant soutenu par un grand nombre de rebelles, il fut obligé de lui livrer bataille. Le sort se dé-