‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 36 sur 180 · ABOVILLE · texte numérisé non relu

ABOVILLE

fuge lois du retour du roi. Compris dans l'ordonnance du 4 juillet , et exclu de la chambre, il n'y fut rappelé que par une décision postérieure. On doit au comte d'Aboville une utile invention , celle des roues à voussoir, avec des ïuoyeux de métal. Llnstitut a loué cette invention, qui fut exposée en 1802 parmi les produits de l'industrie française, et dont on s'est servi pour les vélocifères.

Aboville eut deux fils, l'un etl'auti'e officiers généraux dans l'armée française. L'aîné (Auguste-Gabriel), né en 1773, mort en 1820, fit ses premières armes en Espagne, et devint, après la restauration, commissaire du roi près l'administration des poudres et salpêtres. Le cadet (Auguste-Marie ) naquit en 1776 , et entra dès 1790 dans lecorps de l'artillerie. Il prit une part honorable aux guerres de la république et de l'empire, et perdit un bras à la bataille de Wagram ; il fut promu au grade de général de brigade et au commandement de l'école d'artillerie de la Fère. Ce fut en cette qualité qu'il fit échouer par ses dispositions , en mars 1815, la tentative des généraux Lefebvre-Desnouettes et Lallemand pour s'emparer de cette place. Ce général siégeait au conseil de guerre devant lequel furent traduits, en 1816, le contre-amiral Linois et le colonel Boyer, comme prévenus d'avoir méconnu l'autorité du roi, à la Guadeloupe, en 181 5. [Enc. cl. fj. d. m.]

Biographie des Contemporains, 1,32. —Moniteur Universel , 1817, p. 1239-1279.

abraiîânel. ou abeavanel ( Isaac ), homme d'État et rabbin portugais, né à Lisbonne en 1437, mort à Venise en 1508. Il fut quelque temps ministre des finances d'Al- I>honse V, roi de Portugal. Accusé d'entretenir des relations secrètes avec l'Espagne, il vint se réfugier à la cour de Ferdinand et d'Isabelle. Son crédit ne l'exempta pas de l'expulsion des juifs en 1492. Abrabanel se retira d'abord à Naples , puis à Corfou et enfin à Venise. — Les Juifs le regardent comme un de leurs écrivains les plus instruits , et le comparent à Maimonides. Ses principaux ouvrages sont -.1° les Œuvres de Dieu ( en hébreu); Venise, 1592, in-4"; — 2" Caput fidei ( en hébreu ) ; Constantinople , 1506, in-4" ; réimprimé à Venise, 1557, in-4''; — V Commentaire sur le Pentateuque ; Venise , 1579, in-fol.; — 4° Huit dissertations, traduites de l'hébreu eu latin par Jean Buxtorf; Bâle, 1642, in-4°; — 5° Observations sur la structure du cadran solaire d'Achas, traduites de l'hébreu en latin par J. Meyer ( dans le Trésor des antiquités ^acrdes de Biaise Ugolin; Venise, 1744, in-fol.). Voyez la liste complète des ouvrages d' Abrabanel dans le 41<= volume des Mémoires de Nicéron , et dans le 2^ vol. des Mémoires de la littérature portugaise.

Plantavit, Biblioth. Rabbinlca. — Nicolas Antonio, Bibliotheca fiispan. — .! oh. -\l. Mai, Dissertaiio historicopfiilologica de origine, vita et scriptis Isaaci Jbraba-

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