‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 48 sur 180 · ACCURSE · texte numérisé non relu

ACCURSE

IGS

il se moque des écrivains de son temps qui affectaient des locutions surannées. Coronelli commet ime erreur dans sa, Bibliotheca unïversalis, tom. I, p. 914 et 916, en disant que Marie Accurse a écrit sur l'invention de l'imprimerie. Cet auteur n'a rien publié à ce sujet ; mais on sait qu'il a écrit de sa main, sur un Donat imprime en vélin, que « Jean Faust, bourgeois de Mayence, oncle maternel de Jean Schœffer, avait inventé le premier l'art d'imprimer avec des caractères de cuivre, et que ce Donat avait été imprimé l'an 1450. « Ce passage a été montré par Aide le jeune à Angelo Rocca , qui l'a rapporté dans sa Bibliotheca Vaticana; Romse, 1591, in-4'', p. 411.

Nicolo Toppi, Biblioth. Napoletana. — H. Leonardo Nicodemo, Addizioni alla Biblioth. Napolet. — Orloff, Mémoires historiques sur le royaume de Naples.

ACCUKSE, en latin AccuRsrcs, en italien Ac-

coRSO {François), célèbre jurisconsulte italien , né à Florence en 1182, mort à Bologne en 1260. Il enseigna d'abord le droit dans sa ville natale, et devint, en 1252, assesseur du podestat à Bologne. Il fut surnommé V Idole des jurisconsultes par les écrivains des douzième et treizième siècles. Sa grande glose sur le droit ( Glosa ordinaria, dans le t. VI du Corpiis jurïs, Genève, 1625), écrite en style barbare, mais plus méthodique que celles des glossateurs qui avaient écrit avant lui, fut pendant une partie du moyen âge invoquée comme une autorité infaillible. Boileau s'égaya, dans son Lutrin, aux dépens de ce fameux glossateur :

A ces mots il saisit un vieil Infortiat, Grossi des visions d'Accurse et d'Alciat.

Accurse était très-ignorant dans la littérature ancienne. C'est à son école que remonte ce dicton : « Gr<TCum est, non legitur ; C'est du grec, on ne le lit point. »

Accurse laissa un fils (François), né à Bologne en 1225, mort en 1293, qui a été souvent confondu avec le précédent. Comme son père, 0 se fit une inamense réputation, moins par son savoir que par son savoir-faire. En 1273, il fut amené en Angleterre par Edouard I, à son retour de la ten-e sainte , devint le conseiller intime de ce roi, et revint , en 1282, à Bologne, où il professa le droit jusqu'à sa mort. Dante lui donne une place dans l'Enfer ( Inferno, XV, 110). Le tombeau du père et du fils, qui se distingua dans le droit comme son père, se voit dans l'église de Bologne avec cette inscription : Sepulchrum Accursii , glossatoris legum, et Francisci ejus filii. On lui attribue un écrit sans importance : Casus ad Digestum Novîim,, imprimé dans le t. VI du Corpus juris. Cervottus et Guillaume ses fils, ainsi que sa fille, tous nés à Bologne, apprirent de lui le droit et le professèrent publiquement dans leur patrie, au rapport de Pan cirole.

Pancirol, De Claris legum interpret., lib. U, cap. 29. — FoTsleT, Uist. juris civilis, I. ill, c. 1-2. — Bayle, Oietionnaire critique. — Savigny, Geschichte des Romiscken liechts im Miltelalter, t. V, p. 237.

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