‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 49 sur 180 · ACCURSE · texte numérisé non relu

ACCURSE

* ACCURSE, en latin Accursitjs, en italien AccoRSo ( Biiono ), plus connu sous le nom de Buonaccorso, philosophe italien, natif de Pise, vivait dans la seconde moitié du quinzième siècle. Eu 1474, il pubUa, à Feriare, des notes ( Animadversiones ) sur les Commentaires de César. De 1475 à 1485, il fit paraître à MOan, où il avait établi une école, une série d'éditions classiques d'auteurs grecs et latins, qui rendirent son nom très-populaire.

Saxins, Historia litero-typographica Mediolanensis, p. 94. — Mazzuchelli, Scrittori d'Italia.

*ACCURSio DAS NEVES (/o5ep/i), économiste portugais qui s'est fait connaître par im ouvrage intitulé Variedades sobre objectas relativos as artes, commercio e manufacturas, consideradas segundo os principios da econoraia politica; Lisboa (na impressâo regia), 1814, 2 vol. in-4°. E. D.

Catalogue de la Bibliothèque nationale.

ACEKEDO (don Manuel), peintre espagnol, né à Madrid en 1744, mort dans sa ville natale en 1800. Il était élève de Joseph Lopez. Parmi ses tableaux d'histoire on remarque particulièrement un Saint Jean-Baptiste et un ^aint François.

Bermudez, Diccionario historico de los mas ilustres profesores de las Bellas Artes in Espana.

*ACERBi (Emile) , philosophe et théologien, né à Bergame en 1562, mort en 1625. 11 fut membre de la congrégation de Vallorabrose, et gouverna plusieurs prieurés et abbayes. On a de lui : 1° Logicarum quœstiomim librilV; Yeneliis, 1596, in-4°; — T Perïpateilcartim quasstiomim libri V; ibid., 1598 et 1602, in-4°; — 3° De vitaD. Joan. Qualberti panegyricus; Florentiœ, 1599, in -4° (en vers latins).

*ACEnBi (Joseph, en italien Giuseppe) , voyageur italien, né le 3 mai 1773 à Castel-Goffredo, près de Mantoue, mort dans son lieu natal le 25 août 1846. 11 fut le premier Italien qui pénétra, en 1799, dans la Laponie jusqu'au cap Nord. Il y était accompagné par le colonel suédois Skioldebrand , paysagiste habile. Arrivé en Angleterre, il y rédigea son voyage en anglais , 2 vol. in-S", 1802, Londres. On y remarqua beaucoup de soin et d'imagination. En ce qui concerne la Laponie, l'auteur, qui devait trouver en Angleterre dans Thomson, et en France dans Saint-Morrys , des juges sévères, avait su mettre à profit, avec beaucoup de discernement, les relations très-véridiques du missionnaire suédois Canut Leem. L'ouvrage fut ensuite traduit à Paris , sous les yeux de l'auteur, par Petit-Radel, et publié sous ce titre : Voyage au cap Nord par la Suède, la Finlande et la Laponie; traduction d'après l'original anglais revu sous les yeux de l'auteur, par Joseph Vallée; Paris, 1804, 3 vol., in-8" avec des planches et atlas in-4". Acerbi y fit do nom-

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breuses corrections ; mais quelques négligences et inexactitudes lui attirèrent de vives critiques. En 1816, il ïonAàld. Bibliotheca Italiana, publiée à Milan. Ce recueil a rendu de grands services à la littérature italienne : l'on y combat vivement les prétentions vieillies de l'Académie de la Crusca. Nommé en 1826 consul général d'Autriche en Egypte, Acerbi confia à Gironi, Carlini et Famagalli, la continuation de la Biblio- ^ theca Italiana. Pendant son séjour en Egypte, qu'il parcourut en tout sens, il envoya des objets de curiosités et des antiques précieux aux musées de Vienne, de Pavie, de Milan et de Padoue. Depuis son retour de l'Egypte en 1 836, jusqu'à sa mort, il continua à se livrer sans relâche à l'étude des sciences naturelles.

Conversations-Lexicon, édit. de 1831.

ACERiii (Henri, en italien Enrico), médecin italien, né en 1785 à Castano, près de Milan, mort en 1827. Il fut médecin de l'hospice de Milan, et l'un des collaborateurs de la Bïbliotheca Italiana. Son principal ouvrage a pour titre : Bottrina teorico-pratica del morbo petecchiale e dé' contagj in génère ( théorie théorico-pratique de la maladie pétéchiale ( fièvre typhoïde) et de la contagion eu général); Milan, 1822, in-8°.

BiograpMcal Dictionary.

ACERNUS, nom latinisé du polonais Klonowicz, (Sébastien-Fabian ), poète latin et polonais, surnommé VOvide Sarmate, naquit à Sulmierzyce, dans le palatinat de Kalist, en 1551, et mourut à Lublin en 1608. Il fit ses études à Cracovie, et s'établit à Lublin , où il devint bourgmestre, et président du tribunal civil pour les affaires Israélites. Klonowicz, modeste et vertueux, eut le malheur d'épouser une femme qui fut pom' lui mie seconde Xantippe. Les vices et les prodigalités de cette femme dérangèrent tellement la position de Klonowicz , qu'il fut obligé de se réfugier dans l'hôpital de la ville de Lulîhn, et d'y tenniner ses jours. On a de lui : 1° Victoria deorum, ubi continetiir vert herois educatio ; Rakow, 1600, in-8° ; poëme en 44 chants, auquel il a travaillé pendant dix ans; — 2° Eoxolania ; Cracovise, 1584, in-4°; poëme descriptif de la Russie Rouge ( aujourd'hui Galicie ); — 3° Flis, ou le Batelier naviguant sur la Vistule depuis Cracovie jusqu'à Danzig; Rakow, 1600, 111-8°: la 2^ édition, publiée à Varsovie en 1643, in-4°, et la 3^ en 1160, servent à l'instruction des navigateurs sur la Vistule; — 4° Woreli Judaszov}, ou la Bourse des Judas cousue de quatre peaux de loup, de renard, de tigre et de lion, et les Blauvaises acquisitions des richesses ; Cracoyie , 1600, in-4° : la 2^ édition parut en 1603; excellente satire contre toute espèce de flibustiers politiques ; — 5° Mémorial des ducs et rois de Pologne ; Cracovie, ICOO, 1620 et 1639, in-4° : épigrammes sur les souverains et autres hommes célèbres delà Pologne; — 6" Po-

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zar, ou Exhortation à éteindre l'incendie, ou prophétie sur la chute de la puissance turque; 1597, in-4°; poëme écrit à l'occasion de la guerre entre les Turcs et les Hongrois ; — 7° Essai sur les mœurs de la cour d'Erasme de Rotterdam; Cracovie , 1614, in-8° ; livre élémentaire imprimé plusieurs fois ; — 8° Catonis distichamoralia castigatissima ; Cracoviae, 1595, in-8° ; 2® édition, 1674. C'est la traduction des quatre premiers livres de Platon , ainsi que la traduction de Périandre, de Bias et de Pittaque ; — 9" Dithyrambe .sur la mort de Jean Kochanenski, célèbre poète polonais; Cracovie, 1585, in-4° ; imitation des Idylles de Théocrite ; — 10° Xa vie de Saint-Benoît; Cracovie, 1597, in-^°; — 11° Honos paternus, illustrissimo de Demetrio Solikouski, archiep. Leopol. nomine monasterii Sieciechow reverenter habitus; Cracoviee, 1602, in-4°; — 12° Adhortatio ad regni Pot. Froceres et Ordines; Cracovise, 1587, in-4°; — 13° Régula, id est Institutio seu cursus vitie cujusque régis christiani ;CTa.covise, 1588, in-4°; — 14° Suffragium Edi. P. JosephiWeresczynski,abb . Siecichow, adnobi. litatem reg. Pol. de eligendo novo rege e domo Jagellonidum ; Cracovise, 1581, in-4°. Ces trois derniers ouvrages sont traduits du polonais en latin de Joseph Weresczynski. La plupart de ces ouvrages , surtout le poëme de Victoria deorum et la Bourse des Judas, ont été brûlés ou détruits par quelques nobles polonais et par les jésuites : ils sont d'une extrême rareté.

J. Juscynski, Histoire de la littérature polonaise; Varsovie , 1814 , 2 vol. — BentK'owski , Dictionnaire des poètes polonais; Cracovie, 1820, 2 vol. in-8°. — J. Siaresynski. Le siècle de Sigismond lll ; Liopo!., 2 vol. in-S". — J. G. Cliodynicki, Dictionnaire des Polonais savants; Liopol., 3 vol. in-8°.

Léonard Chodzko.

ACESEîTS ou ACESAS, né à Salamine, se rendit célèbre par son art à broder les étoffes. On voyait dans le temple d'Apollon Pythien plusieurs ouvrages qui portaient le nom de cet artiste et de son fils Hélicon. Son chef-d'œuvre fut le manteau de Minerve Poliade dans la citadelle d'Athènes. On ignore l'époque où il vivait.

Athen.,11,48. — Zenobius, Par oem., cent. !, éd. Scliott.

ACESius, évèque de Constantinople et disciple de Novatius, vivait dans la première moitié du quatrième siècle. Il assista, en 325, au conseil de Nicée, et y soutint que l'on devait exclure de la pénitence ceux qui ont péché après le baptême. L'empereur Constantin, présent auconcUe, et choqué de ce qu'Acesius fermait le paradis à tant de monde, lui répondit : « Acèse , faites une échelle pour vous, et montez tout seul au ciel. »

Socrate, lib. l, c. 7. — Nicéphore, lib. VIII, c. 20.— Sozoraène, lib. I, cap. 21. — Barnnius, Annales. — Lardner, Cred'MlHy,\\\, 90-99, édition de 1831.

ACESTOR ( 'AxÉ(TTwp ), sculpteur grec, natif de Cnossus, vivait vers 428 av. J.-C. Pausanias cite de lui la statue d'Alexibius à Altis, en Arcadie.

Pausanias, Descriptio Gricciœ, I, 17.

ACEVEDO

* ACESTORIDES ('AxôctopiSr,; ), mythographe grec, vivait probablement dans le premier siècle de notre ère. D avait écrit mi ouvrage Ta xaTà TToXtv [luOixa, qui, sauf un petit nombre de fragments, ne nous a pas été conservé. C'était, selon Photius, un recueil d'extraits d'ApoUodore, de Conon , de Protagoras et d'autres mythographes.

Photius, Myriobibl., cod. 189. — Tzetzes, Chil., VII, 14*.

* A CETOS (r/iomos ), antiquaire italien, né près de Cosenza dans la Calabre le 24 octobre 1687, mort vers le milieu du dix-huitième siècle. On a de lui : 1° Orthografia latina ed italiana; Rome, 1733, in-12 ; — 2° Prolegomena, additiones et notée in Gabrielis Barrit franciscani libros V , de antiquitate et situ Calabrise ; ibid. , 1737, in-fol. E. D.

Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale. *ACEVEDO ( Alonzo-Maria de ), jurisconsulte espagnol, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. H était avocat du conseil royal à Madrid. On a de lui un Traitée sur l'abolition delà torture,M.&àiid, 1770, et plusieurs dissertations imprimées dans les Mémoires de l'Académie d'histoire de Madrid et dans les Mémoires de l'Académie des belles-letti-es de Séville. Acevedo était membre de ces deux académies.

J. Sempere y Guarinos , Ensayo de una bibtiotheca espanola de los mejores scritores del regnado de Carlos III. — Memorias de la real Academia de la Historia, t. I ; Madrid , 1796. — Memorias literarias de la real Academia SeviUana de buenos letres, l. 1 ; Sevilla, 1773.

~* ACEVEDO (CmtouaZ de), peintre espagnol, natif de Murcie, vivait vers la fin du seizième siècle. H eut pour maître Barth. Carducci. Ses tableaux, représentant des sujets de l'histoire sainte, sont remarquables par la correction du dessin ; ils ornaient encore, vers la fin du dixhuitième siècle, les couvents et les églises de Murcie.

Berraudez, Diccinnario historico de los mas iliiitrès Profesores de tas bellas-artes in Espana.

ACEVEDO ( Félix-Alvarez), l'un des principaux acteurs de la révolution espagnole de janvier 1820, natif d'Olero dans la province de Léon, mort le 9 mars 1820. Acevedo avait pris, en sa qualité de colonel d'un régiment espagnol, une part très-active à la défense de son pays contre Napoléon. Le retour de Ferdinand VU ne lui'; procura point d'avancement; car il était un des! partisans les plus zélés du gouvernement des cortès. Il se trouvait en Galice comme colonel agrégé au régiment de Grenade, lorsqu'y parvint la nouvelle de l'insurrection des généraux Quiroga et Riégo ; il appuya le mouvement populaire qu'elle y fit éclater , et les insurgés de la Corogne le nommèrent commandant général de la province, à la place de D. Carlos Espinosa, qui refusait cette charge périlleuse. Ayant surpris la ville de Santiago, il y fit proclamer la constitution; et une foule d'officiers et de sol-'

ACEVEDO — ACH.f:US

dats grossirent en peu de temps le parti des in- 6urgés. Beaucoup d'entre eux sortaient des cachots del'inquisition, qu'AceTedo s'était empressé d'ouvrir. Il finit par chasser les royalistes de la rive gauche du Minho, et se dirigea le 8 mars vers les Portillas de la Cauda, dites les Thermopyles , où s'était porté le comte de Torrejon, nommé par le roi au commandement général de la Galice. Trop confiant dans un premier succès, et comptant gagner par la persuasion ceux que la terreur avait déjà vaincus, le commandant des insurgés se jeta seul au milieu d'un parti de miliciens qtii à son approche se sauvaient en désordre du village de Zadornelo. <t Amis, leur criait-il le chapeau à la main et l'épée dans le fourreau, nous sommes tous des frères! Quelle fatalité nous désunit? Abandonnez ces ambitieux qui vous arrachent à vos foyers ; écoutez la voix de vos pères, qui vous rappellent au sein de vos familles! « Trois coups de mousquet tirés à bout portant par ceux à qui elle s'adressait interrompirent cette allocution pacifique. Acevedo expirant, et sur le point d'être dépouillé par ses meurtriers, eut encore le temps de voir son assassinat vengé par les volontaires d'Aragon, qu'il avait si imprudemment devancés. La junte déclara qu'Acevedo avait bien mérité delà patrie, et que son nom serait conservé dans l'Almanach militaire, à l'imitation de ce qu'on avait fait en France pour la Tour-d' Auvergne. [ Enc. des g. du m. , avec corr. ]

ACHA ( Maimoim-ben-Caïs ) , poète arabe du commencement du septième siècle. Il est auteur d'un poème de soixante-quatre vers. Silv. de Sacy en a donné l'analyse dans le tome IV des Notices et extraits manuscrits de la Bibliothèque nationale.

ACHAB ou AHAB, fils et successeui' d'Amri, roi d'Israèl, régna pendant vingt-deux ans, de 876 à 898 av. J.-C. Ses crimes et ses impiétés , ceux de Jézabel , son épouse , lui attirèrent la justice divine. Suivant le récit de la Bible (premier livre des Rois, chap. xvi et suiv. ), elle lui fut annoncée par la voix du prophète ÉHe. Un autre prophète lui déclara qu'il allait être puni dans sa personne, dans sa famille et dans son peuple. Achabfit alors pénitence ; et le châtiment dont il était menacé tomba sur Ochosias, son fils et son successeur. Cependant sa conversion n'était qu'une feinte. Ayant voulu déclarer la guerre au roi de Syrie, malgré les avis du prophète, celui-ci lui annonça qu'il y périrait. Achab espéra éluder cette prédiction en se déguisant ; mais sa ruse fut inutile : une flèche, qui n'avait pas été dirigée contre lui, l'atteignit et lui donna la mort, l'an 898 avant J.-C. Il fut enterré à Samarie. Des chiens léchèrent son sang dans le lieu même où ils avaient léché celui de Naboth, qu'à l'instigation de l'atroce Jézabel Achab avait fait mourir pour s'emparer de sa vigne et la réunir à ses jardins. Au milieu de sa carrière criminelle , il n'avait pas laissé de faire exécuter quelques ouvrages

utiles. On lui dut la rcconsti'uction de plusieurs Ailles, dans l'une desquelles il s'était fait bâtir un palais tout garni d'ivoire. Les fureurs d'Achab et de Jézabel, racontées dans l'histoire sacrée, ont été imm.ortalisées par Racine dans plusieurs passages sublimes de son Athalie. {Enc. des g. du m. ]

I Rois, 16-22. — Josepb., Antiq. Jud., VIII, is-ia. ACHiEMÉNÈs, gouverneur d'Egypte en 48i avant J.-C. , était fils de Darius : il commandait l'armée navale pendant l'expédition de Xerxès, son frère, contre la Grèce. Il périt en 462 avani J.-C. , dans un combat naval contre les Égyptiens rebelles, ligués avec les Grecs. — Il ne faut pas le confondre avec le fondateur de la dynastie des Achéjnénides , rois de Perse, comprenant Achaeménès, Teïspe, Cambyse, Cyrus, Ariarnne, Arsame , Hystaspe et Darius.

Hérodote, III, 12; VII, 7, 97, 236. — Diodore , XI, 74, — Thucydide. I, 104-109.

ACH^us, poète tragique grec, natif d'Érétrie en Eubée , fils de Pythodore , vivait dans la 83** olympiade, ou, suivant d'autres, vers la 74°. Il était donc postérieur à Sophocle, mais antérieur à Euripide. Il a écrit : 1° trente tragédies , parmi lesquelles on remarquait Cijcnus, Œdipe, Philoctète , Omphale , etc. Toutes ces pièces sont perdues, à l'exception de quelques fragments qu'on trouve dans Hug. Grotii Fragmenta tragicorum et comicorum gnrcoriim , et dans la Collection des fragments des tragiques grecs, éd. F.-G. Wagner, Bibliothèque des auteurs grecs publiée par A-.F. Didot, 1846; — 2° Un poème satirique : Alcmseon ; — 3° plusieurs autres drames satiriques, qui tous sont également perdus. Au jugement d'Athénée , son style était élégant , quoique souvent obscur et énigmatique.

C.-L. TJrlichs, Aclisei Eretriensis quse svpersunt , collecta et illustrata ; Bonn, 1834, in-8o. — Suidas. — Athénée, XV, 689. — Diogène Laërce, «, 133.

ACHiEtrs , fils d'Andromachus , usurpa le trône de Syrie depuis 219 jusqu'à 215 avant J.-C. n s'attacha au service de Séleucus Céraunus, roi de Syrie , et l'aida à soumettre l'Asie en deçà du Taurus , dont les rois de Pergame s'étaient emparés. Séleucus ayant été assassiné, il vengea sa mort en faisant punir tous les coupables ; et quoiqu'il lui eût été facile de se faire reconnaître roi par l'armée, il conserva le trône à Antiochus, frère de Séleucus, qui se ti'ouvait alors à Babylone. Ce prince, en récompense, lui conféra le gouvernement de toute l'Asie Mineure. Cette grande élévation et ses succès éveillèrent l'envie : on l'accusa de songer à la couronne, qu'il avait cependant refusée ; et il crut ne pouvoir trouver de salut que dans l'accomplissement du crime que lui imputaient ses ennemis. Antiochus se trouvant alors engagé dans une expédition contre Artabazane, qui avait soulevé les pays situés entre la Médie et le Pont-Eu\in , Achaeus crut qu'il ne reviendrait pas de cette guerre; il prit le diadème (219 ans avant J.-C. ), et se mit

ACHJEUS — ACHARD

en marche pour s'emparer de la Syrie. S'étant aperçu que les troupes murmuraient, et ne voulaient pas combattre contre leur légitime souverain , il les ramena dans l'Asie en deçà du Taurus , où il se fit reconnaître roi , et fit frapper monnaie en son nom; mais Antiochus ayant fait une trêve d'un an avec Ptolémée Phiiopator, après la bataille de Raphia, revint avec toutes ses forces attaquer Achaeus, et le força à se renfermer dans Sardes , où il soutint un siège d'un an. La ville fut prise enfin , et Achœus se retira dans la citadelle. Deux traîtres , sous prétexte de favoriser son évasion , le livrèrent à Antiochus , qui lui fit trancher la tête.

Clavier, dans ta Biographie Universelle. — Polybe , V, 42; VIII, 17-23.

ACHAÏE ou ACHAÏus , roi d'Écosse, fils d'Etviin ou Etfin, né vers le miUeu du huitième siècle , mort en 819. H monta sur le trône en 788, et repoussa les Anglais et les Irlandais, qui venaient souvent faire des incursions dans l'Ecosse. Il contracta une alliance avec Charlemagne, auquel il adressa plusieurs savants, entre autres Alcuin et Jean Scot. C'est en souvenir de ce fait qu'il ajouta, dit-on, aux armes d'Écosse un double champ semé de fleurs de lis.

Holinshed, History ofScotland, in-4°, 1808, 183-193.

* ACHAIKTRE ( Nicolas-Louis ) , helléniste et philologue, né à Paris le 19 novembre 1771, mort vers 1830. H se destina d'abord à l'état ecclésiastique ; mais il ne prit point les ordres, et se consacra à l'enseignement. Atteint par la réquisition, il fit trois campagnes aux armées du Nord et du Rlùn, dans le cours des années 1793, 1794 et 1795. Fait prisonnier à Landrecies , il fut transféré en Hongiie, où il resta détenu vingt et un mois. De retour en France, Achaintre reprit la profession d'instituteur, et conçut l'idée de ranimer en France le goût des belles éditions cum notis variorum. Cette idée donna lieu à la publication des éditions grecques et latines qu'il a soignées successivement, et qui sont toutes estimées des savants. En voici la liste : 1° Q. Horatii Flacci carmina, cum scholiis J. Bond, edente N. L. Achaintre, 1806, in-8". Encouragé par M. Firmin Didot qui l'établit correcteur dans son imprimerie, il y publia les deux ouvi-ages suivants, qui commencèrent une nouvelle collection Yariorum que M. Firmin Didot avait l'intention de donner, mais que les circonstances politiques d'alors le forcèrent d'abandonner ; — 2° Z). Junii Juvenalissatirœ,ad fidem codd. Bibl. imp. recensitcB, et commentario perpétua illustratx; Paris , Firm. Didot, 1810 , 2 vol. in-S" ; — 3° A. Persil Flacci satirœ , ad fidem codd. Bibl. imp. recensitaa, Finn. Didot, 1812, in-8" ; cet ou^Tage fait suite au précédent : tous deux contiennent des notes en latin de M. Firmin Didot , qui donna des soins particuliers à ces éditions, dont il lisait lui-même toutes les épreuves ; — 4° les Synonymes latins de Gardin Du-

ménil, augmentés de plus de cinq cents artir des ; Paris, 1814, in-8° ; — 5" Excerpta e Cornelio Tacito, cum notis; in-i2; — 6° Phxdrl fabulx, tum veteres tum recenter repertœ , cum notis, in-12. On a encore de lui : 1° Efitome historié (jrsecx, cum notis; 1815, in-8°; — 2° Cours d'humanités, depuis la sixième jusqu'à la rhétorique inclusivement , 13 vol. in-12; — 3° la première traduction française qui ait été publiée de l'Histoire de la guerre de Troie, atti-ibuée à Dictys de Crète; 1813, 2 voh in-12; — 4° la traduction de plusieurs Traités de Cicéron , dans les œuvres de l'orateur romain, édition de Fournier, 1816 et suiv. ; — 5° la Traduction fi'ançaise d'un manuscrit grec, inédil, de saint Jean Damascène , sur la musique , et dé celle d'un hymne grec, dans la collection des monuments d'Egypte. Enfm, Achaintre a été éfliteur avec Lemaire d'une partie de la collection des classiques latins. Vers la fin de ses jours l'ivrognerie l'avait réduit à la misère.

ACHARD ( Frédéric-Charles ) , naturaliste et chimiste allemand, né à Berlin le 28 avril 1753, mort à Kunern le 20 avril 1821. Il descendait d'une famille française protestante qui , après la révocation de l'édit de Nantes , s'était réfugiée à Berlin. Il fut directeur de la classe de physique de l'Académie des sciences à Berlin. Achard popularisa la découverte du sucre de betterave , découverte faite cinquante ans auparavant par Marggraff , et qui a eu depuis im succès prodigieux. Pour donner plus d'extension à cette belle découverte, dont l'Institut de Fiance reconnut, en juillet 1800, la haute importance pour l'industrie nationale, le loi de Prusse fit présent à Achard d'un domaine en Silésie (Kunern, village du cercle de Breslau ), où la nouvelle fabrique se livi-a , pendant le blocus continental , à des entreprises si étendues , que déjà, dans l'hiver de 1811, elle produisait trois cents livres de sirop par jour. Achard léuiiit à cet étabUssement un institut pour enseigner celte manière de fabriquer du sucre , institut qui fut fréquenté même par des étrangers. On a de lin' plusieurs ouvrages presque tous en allemand , savoir : 1° Mémoires physiques et chimiques ; Berlin, 1780 , in-8° ; — 2° Leçons de physique expérimentale, 1791-92,4 vol. in-8°; — y Instruction sur la préparation du .sucre brut , du sirop et de l'eau-de-vie de betterave, 1800, in-8° ; — 4° Instruction à l'usage des gens de la campagne, sur la manière la plus avantageuse déformer des prairies artificielles ; Berlin, 1797, in-8°; — 5° un traité complet sur le sucre européen de betterave, traduit et abrégé de l'allemand par D. Angar, avec des notes et observations par Ch. Derosne; Paris, 1812, in-8° ; — 6" Courte et utile instruction sur les moyens de mettre les propriétés rurales à l'abri des désastres causés par les orages ; Berlùi , 1798, in-8°; — 7° Preuve de la possibilité d'extraire en grand le sucre de bette-

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