‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 50 sur 180 · ACHARD · texte numérisé non relu

ACHARD

rave, et des avantages que j'ai retirés de ma fabrique; Berlin, 1800, in-S" ; — 8° Comment doit être conduite la fabrication du sucre et de Veau-de-vie de betterave, pour ne pas nuire aux douanes royales; Berlin, 1800, in-8" ; — 9" Instruction sur la cultiire des betteraves dont on peut extraire du sucre; Breslau, 1803, in-8°; — 10° JDe l'influence de la fabrication du sucre de betterave sur l'économie domestique et rurale ; Glogau, 1805, in-8°.

Senebier, Histoire littéraire de Genève, t. III. — Conversations-Lexicon. — Revue d'Edimbourg, n° 99.

ACHARD ( abbé ), né au commencement du «Jouzième siècle, fut le second abbé de l'abbaye de Saint- Victor-lez-Paris , après Guildin, qu'il remplaça en 1155. En 1161 il fut nommé évêque d'Avrànches par Henri n , roi d'Angleterre, n mourut en 1171. On a de lui : 1° De tentatione Christi, manuscrit de la bibl. de Saint- Victor ; — 2° De divisione animée et spiritus , ms. de Saint- Victor, dont la bibliothèque de Cambridge possède des copies. On lui attribue à tort la Vie de saint Gezelin, publiée en 1626 à Douai, par Arnaud de Naisse: elle est d'Achard, moine de Clairvaux, qui vivait vers l'an 1140.

Sainte-Marthe, Gallia christiana. — Pitseus,Z)e script, yingl. — nobertio de Monte , Jppendix ad Sigebertum, dans Bouquet, Recueil des historiens , etc., vol. XIU.

* ACHARD {Adolphe ), acteur et chanteur comique français, né à Lyon en 1808. Il fut d'abord tisseur de soie comme ses parents ; mais, entraîné par la vocation dramatique , il s'engagea , dans sa ville natale , au théâtre des Célestins , et parcourut ensuite le midi de la France. En 1833 , il débuta à Paris , au théâtre du Palais-National, dans Lionnel, et dans Le commis et la grisette. Sa voix mélodieuse et mordante, son j eu vif et rond lui valurent un succès qui ne s'est pas démenti jusqu'ici. Couronné comme premier et deuxième prix de chant au Conservatoire , il a en quelque sorte introduit l'opéra-comique dans les scènes de vaudeville. Il excelle surtout dans les chansonnettes. Nous citerons parmi ses meilleures créations les rôles de Campanone, dans le Prova d'un opéra séria; de Titi le Taiocheur, dans la Tire-lire ; de Jacques , dans le Ramo^ neur, etc., etc. Alfred de L....

ACHARD (Antoine), ministre protestant, né à Genève en 1696, mort pasteur de l'Église française du Werder, et membre de l'Académie royale de Berlin. En 1772 , il a inséré dans les Mémoires de cette académie, potu- l'année 1715, le canevas d'un ouvrage considérable sur la liberté , pour répondre aux différentes questions soulevées par Spinosa, Bayle et Collins. On a publié après sa mort deux vol. de ses Sermons, Berlin, 1774, in-8°.

ACHARD (François), né à Genève en 1708 et mort en 1782, fut conseiller de justice supérieure à Berlin, et membre de l'Académie royale. i D a publié, en 1727, des Réflexions sur l'infini

AGHARIUS 178

mathématique, où il combat l'opinion de Fontenelle.

Éloge de François Achard, dans les Nouveaux Mémoires de Berlin, année 1782, p. 78.

ACHARDs (Éléazar-François de la Baume DES ) , prélat français, né à Avignon en 1679, mort en Cochinchine le 2 avril 1741 ; il embrassa de bonne heure l'état ecclésiastique, se distingua tellement par sa charité dans le temps de la peste de 1 72 1 , qu'il mérita d'être nommé évêque d'Halicarnasse. Clément XII le chargea de terminer des différends scandaleux entre les missionnaires de la Cliine. Ce pieux évêque se chargea de cette commission , aussi périlleuse que délicate. Les missionnaires italiens, jésuites, récollets, franciscains , étaient en rivalité avec les missionnaires français, et vainement le visiteur apostolique leur proposa la paix. « La paix ! s'écria le P. Martiali, la paix ! Je ferais la paix avec le diable plutôt qu'avec les Français. » Après deux ans de voyages sur mer, et autant d'années de travaux inutiles pour la paix, il mourut martyr d'un zèle infatigable. L'abbé Fabre , qui le remplaça , fit imprimer une Relation curieuse et édifiante de la mission de l'évêque d'Halicarnasse, 3 vol. in-12 ; Venise, 1753.

ACHARius (^riA;), médecin et botaniste suédois, né à Gefle le 10 octobre 1757, mort à Wadstena le 13 août 1819. Fils d'un contrôleur des douanes, il fit ses premières études dans sa ville natale, et fréquenta en 1773 l'université d'Upsal , où il eut pour maître Linné , qui kù .confia les dessins d'histoire naturelle destinés à être gravés pour les œuvres de l'Académie des sciences de Stockholm. En 1782, il obtint à l'université de Lund le grade de docteur, et pratiqua la médecine dans plusieurs villes de la Suède. Lié d'amitié avec Bergius et Wilke , il fut admis , en 1796, au nombre des membres de l'Académie de Stockholm, et reçut en 1801 le titre de professeur de botanique. Il mourut d'une attaque d'apoplexie, à l'âge de 62 ans. Acharius avait consacré tous ses moments de loisir à l'étude de la botanique, particulièrement à celle des cryptogames et des lichens, encore si peu connus. 11 fut un des premiers lichénographes. Ses ouvrages ont pour titre : 1° Lichenographigs Suecica; /jrodrowms ; Linkôping, 1798,in-8° : on y trouve l'ébauche de la classification qui a été développée dans les ouvrages suivants; — 2° Methodus, qua omnes détectas lichenes secundum organa carpomorpha ad gênera, species et varietates redegit; Stockholm, 1803, in-8"; — 3" Lichenographia universalis; Gœttingen, 1804, in-4°; — 4° Synopsis methodica lichenum; Lund, 1814, in-4''; — 5" quelques travaux (sur un ver nommé achartus, qui se trouve dans les poissons; sur de nouvelles espèces de lichens qui croissent en Suède; sur le genre thelotrema ; sur le bulbocera, nouveau genre d'insectes; sur quelques modifications de la classification des lichens )

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insérés dans les Mémoires de rAcadémie des Sciences de Stockholm. En faisant du genre lichen de Linné quarante autres genres et un nombre proportionné d'espèces et de variétés fondées sur des caractères peu saillants , douteux ou fugitifs, Acharius imprima le premier à la science cette mauvaise direction dont on éprouve encore aujourd'hui les effets.

Thunberg a donné , en l'honneur d'Acharius , le nom d'acharia à un genre de plantes. On a aussi donné le nom de ce botaniste à quelques espèces végétales, conferva Acharii, urceolaria Acharii, rhizomorpha Acharii, et à un insecte, fortrix Achariana. Acharius laissa un herbier composé de onze mille espèces, dont une partie (les lichens) fut vendue à l'université de Helsingfors. F. H.

Bischoff , Lehrbuch der Botanili. — Fée, Méthode lichenographique. — Pries, Lichènographia Europse reformata.

ACHARY, docteur musulman, chef de la secte des achariens, né vers 873 ou 883 de J.-C.,mort à Bagdad en 936. Les points fondamentaux de sa doctrine sont la prédestination gratuite et absolue, et la prédestination physique. Achary enseignait aussi que Dieu agit par des lois générales, et non par des lois particulières à chaque individu; que les hommes sont entièrement libres et acquièrent un mérite ou un démérite , suivant qu'ils agissent conformément ou contrairement aux lois. Les achariens étaient en guerre avec les hanbalites et les motazélites , également des hérétiques de l'islamisme.

*ACHATES {Léonard), imprimeur allemand, natif de Bàle, introduisit l'un des premiers l'art typograpliique en Italie. Il imprima successivement à Venise , à Padoue et à Vicence , des ouvrages d'agriculture , de grammaire, de poésie, de jurisprudence et d'Mstoire sacrée. Le premier livre sorti des presses d'Achates est un Virgile in-fol., Venise, 1472 ; et le dernier, la grammaire gréco-latine ( Grammatica greeco-latina ) de Constantin Lascaris; Vicence, le 23 décembre

Panzer, Annales typographici ad annum M D.

ACHAZ, roi de Juda, mort en 726 avant J.-C. Il succéda à son père Joatham à l'âge de vingt-cinq ans. Loin d'imiter ses vertus, il ne se fit connaître que par son impiété et sa cruauté. Il sacrifia aux faux dieux , et offrit même ses enfants à l'idole de Moloch. Les Iduméens et les Philistins ravagèrent son pays ; le roi d'Assyrie , qu'il fut obligé d'appeler à son secours, fit de lui son tributaire. Pour satisfaire son insatiable avidité , il ne lui resta pas d'autre ressource que de dépouiller le temple de ses ornements les plus précieux. Sa conduite impie le fit exclure des tombeaux consacrés aux rois. L'Écriture rapporte à son règne l'érection d'un gnomon ou cadran solaire qui paraît avoir été chez les Hébreux le plus ancien monument de ce genre, et sur lequel le prophète Isaïe fit rétrograder l'ombre.

IV Rois, 16-17. — Isaïe, 7. — Josèphe, Antiq, Jud., 12.

- ACHEN 180

ACHÉ (le comte d'), vice-amiral français, né vers 1700, mort en 1775. Il fut investi, en 1757, du commandement des forces françaises dans les mers de l'Inde. Soit incapacité, soit insuffisance de ressources , il ne put prévenir les succès des Anglais , et attacha son nom à la ruine de tous nos établissements coloniaux sur les côtes du Malabar et du Coromandel. Le commerce de la compagnie des Indes fut alors détruit sans retour, et la France, qui avait si longtemps été toute-puissante dans ces parages, s'en vit chasser par ses rivaux.

Un autre membre de la même famille, qui émigra durant la révolution , vécut longtemps à la tète des bandes de chouans de la Bretagne. Condamné à mort en 1799, pour vols et attaques de diligences sur les grands chemins, il se réfugia en Angleterre ; à son retour sur le continent, il périt, dans une rencontre avec des gendarmes gardescôtes, le 9 septembre 1809.

Biographie nouvelle des Contemporains.

ACUÉE , fils de Xuthus, roi de Thessalie dans le treizième ou quatorzième siècle av. J.-C. Contraint de quitter son pays ( l'Attique ), il se retira i dans le Péloponnèse , nommé alors vEgialée , et dont une partie fut appelée de son nom Achaie; ses descendants s'établirent à Lacédémone.

Strabon, Vlll.

ACHEN {Jean Van) , connu aussi sous les noms de Janachen, Fanacken, Acken, peintre allemand, né à Cologne en 1556, mort en 1621 à Prague. Il fut élève de George ou Jerrigli , peintre de portraits. En six années, Achen devint un artiste remarquable; il s'appliqua depuis à i dessiner d'après Sprenger. Il voyagea en Italie , i et fut adressé à Venise à un peintre flamand nommé Gaspard Reino , qui , sur le seul nom d'Allemand, le jugea très-médiocre. Achen fit! quelques copies qui plurent beaucoup; maisi n'ayant pas perdu de vue la façon dont Gaspard \ l'avait accueilli, il mit tout son art à se peindre dans un miroir, et se représenta riant; il envoya' cette tête à Gaspard Reino , qui avoua n'avoir jamais rien vu de plus beau. Il vint s'excuser de sa prévention , prit Achen chez lui , et conserva ' toute sa vie ce portrait. Achen quitta Venise et se rendit à Rome ; là son premier ou\Tage fut la Naissance de Jésus-Christ pour l'église des Jésuites. Ce tableau était peint à l'huile sur une plaque de plomb. Achen fit encore son portrait ; il tient en riant une coupe de vin ; on voit près de lui une femme, nommée Mandone Venusta,! qui joue du luth. On regarde ce tableau coitune le plus beau qu'il ait fait. De Rome, Achen alla à Florence, où il fit le portrait deMadona Laura, qui excellait dans la poésie. La galerie de Vienne conserve seize tableaux d'Achen , et l'église de la cour de Munich possède quelques chefs-d'œuvre de ce peintre.

Sandrat, Die Deutsche Académie der ISau-Bildhauerand MaMerkiinst. — Descamps, la /'"te des peintres flamands, allemands et hollandais. — Fiorillo, Gesr chichte der Zeichnenden Kilnsie in Deutschtand, etc.

181 ACHENWALL

ACHE?nvALL (Godefroi) , économiste allemand, né à Elbing en Prusse le 20 octobre 1719, mort le l^'^ mai 1772, fut le fondateur d'une science nouvelle, la statistique. Après avoir achevé ses études à léna, Halle et Leipzig, il s'établit en 1746 à Marbourg, et y fit des cours d'histoire, de droit naturel et de droit des gens. Il y professa aussi la statistique, dont il commença seulement alors à se former une idée exacte. En 1746 il se rendit à Gœttingue, où quelques années après il fut nommé professeur. 11 resta attaché à cette université jusqu'à sa mort. Achenwall a fait différents voyages en Suisse, en France, en Hollande et en Angleterre. Il est auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire des États de l'Europe, sur le droit politique .et l'économie politique. La plupart de ses livres ont eu plusieurs éditions, qu'il a toujours travaillé à perfectionner. Ses principaux ouvi-ages , écrits en allemand , sont : 1° Éléments de statistique des principaux États de l'Europe, 1749 ; — 2° Histoire succincte des principaux États actuels de l'Europe, 1759; — 3° Esquisse de la diplomatie européenne pendant les xvii" et y^Nuf siècles , 1756; — 4° Principes d''économie politique, 1761. — Dans ses leçons et dans ses travaux historiques il s'est principalement efforcé de fixer et de bien déterminer les événements qui ont le plus contribué au développement des peuples , ceux qui concernent leur civilisation et leur régime politique. Son principal mérite est d'avoir soumis à luie forme déterminée, et envisagé sous un point de vue neuf et lumineux, la science dont l'objet est de fane coimaître systématiquement les forces réelles et les ressources positives d'un État, dans le but d'offrir les moyens d'augmenter le bien-être physique et moral des peuples. Il donna à cette science le nom de statistique. Schlœzer fut son meilleur élève et en même temps son successeur à l'université de Gœttingue. 11 avait épousé en 1752 Sophie-Éléonore Walther, renommée pour son esprit et son instruction. Elle avait composé des poésies, imprimées en 1750 sans son assentiment. Cette publication détermina cependant son admission dans les académies d'Iéna, d'Hehnstœdt et de Gœttingue. Elle prit une part très-active aux éditions des chefsd'œuvre moraux d'auteurs anglais et allemands, et surtout à la collection de ces chefs-d'œuvre, qui pamt à Gœttingue en 1753; 5 vol. [Enc. d. g. d. m., et Conversat.-Lex.'\

Piitter, Versuch einer AcademischeH Gelehrten Gescliichte der Universitât zu Côttingen. — Hugo's, Civilistisches Magazin, vol. V.

*ACHERL,EY ( Bogcr) , jurisconsulte anglais, vivait à Londres dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : 1° The Britannic constitution ilionA., illl, 1729 et 1741, in-fol.; omTage estimé qui traite de la forme fondamentale du gouvernement de la Granda-Bretagne ; — 2° Free Parliaments, or an argument on their constitution; London , 1731 , in-8°.

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