‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 54 sur 180 · ACHILLES · texte numérisé non relu

ACHILLES

vint à la dignité d'évêque. On a de lui, i° le fragrnent d'une dissertation sur les sphères, sous le titre d'EîaaYWYY) sic xà 'ApÔTOu 4>atv6- [X£va ( Introduction aux Phénomènes d'Arate ), imprimé dans VUranologta de Petau; 2° un roman en huit livres : les Amours de Clitophon et de Leucippe ( Ta xaxà AeuxiTtTtriv xai KXetro- (Bwvxa), ouvrage qui n'est pas sans intérêt, soit sous le rapport du sujet, soit sous celui de l'exposition , et dont plusieurs passages même sont de main de maître. Le style en est fleuri et riche; mais des arguties et une grande surabondance d'ornements rappellent trop le rhéteur. A l'égard du reproche d'obscénité qu'on lui a fait non sans raison , l'on y répond dans une épigramme grecque, en alléguant que l'auteur avait pour but d'enseigner la modération dans ses désirs, et de donner une juste idée des châtiments réservés aux passions insensées, et des récompenses qui attendent la vertu et la pudeur. Les meilleures éditions de ce roman ont paru à Leyde en 1640, in-12 , avec des notes de Saumaise; à Leipzig en 1776, parBoden; à Deux-Ponts en 1792(Scr?j;îores erotici gr., t. I), par Mitscherlich. La meiUeure édition est celle deFr. Jacobs; Leipz., 1821, 2 vol. m-8°.

Il existe aussi du roman d'Achille Tatius un grand nombre de traductions françaises , de Rochemaure(1556), de Beileforest (1568), de Baudouin (1635), de Du Perron de Castéra (1734), de Monhenault d'Égly ( même année ) , de Clément ( 1800 ). Celle de Du Perron de Castéra a été réimprimée en 1796 dànslsi Bibliothèque des romans grecs. {Conversations-Lexicon.]

Vossius, De Hist. prsec, 1. III, et De Scient, mathem., VI, 31.— Photius, Myriobibl. cod. 87, 94, 166. — Fabrlrius, Bibl. grœa., IV, 41 ; VIII, 130. — J. Firmicus, Astron., lib. IV. — Schœli , Histoire de la littérature grecque, t. V et VI. — Hoffmann, Biblioth. grseca.

ACHiLLÉE (X. Elpidiïis Achillceus) , général romain en Egypte sous Dioclétien , se fit reconnaître empereur à Alexandrie l'an 292 , où il se maintint sur le trône pendant plus de cinq années. Dioclétien marcha contre son rival avec une armée formidable. AchiUée se renferma dans Alexandrie, où il se défendit en homme désespéré. Cette ville n'ayant été emportée qu'au bout de huit mois , Dioclétien , irrité , se livra à tous les excès de la vengeance. AchiUée fut condamné à être dévoré -jpav les lions, et Alexandrie éprouva les horreurs du pillage.

Aurel. Victor., Eutrope. — Euseb., In Chronic.

ACHILLES (Alexandre) , savant prussien, né en 1584, mort à Stockholm en 1675. Vladislas, roi de Pologne, l'envoya comme ambassadeur en Perse , et l'électeur de Brandebourg lui confia une mission en Russie. On a de lui : Philosophia physica, et un Traité sur les causes des tremblements de terre et de l'agitation de la mer.

* ACHILLES C Estaço ), philologue portugais, natif de Vidigueira vers le commencement du seizième siècle, mort en 1581. Il fut secrétaire

ACHILLES — ACHMED-BESMI-EFFENDl

de Pie V, et professeur du collège de la Sapience à Rome. Outre un grand nombre de discours et d'éloges, on a de lui des commentaires sur Cicéron, sur Catulle, TibuUe, et sur les Phénomènes d'Arate.

Snmmario da bibliotheca Luzitana, 1. 1.

ACHiLLiNi (Alexandre), médecin et philosophe italien, né à Bologne le 29 octobre 1463, mort le 2 août 1512. Personne ne connut mieux que lui les détours de la philosophie scolastique. Sectateur zélé des Arabes, et surtout d'Averroës, il enseigna la philosophie et l'anatomie dans les écoles de Padoue et de Bologne depuis 1484 jusqu'en 1512. Achillini fut exclusivement attaché aux doctrines du Stagirite , et mérita le surnom de second Aristote. Il écrivit contre Pierre Pomponace, philosophe natif de Mantoue, au sujet d'un livre que celui-ci avait publié sur l'immortalité de l'âme. Achillini est , avec Mundinus , le premier anatomiste de l'école de Bologne qui ait profité de l'édit de l'empereur Frédéric II pour disséquer des cadavres humains. La science lui doit, entre autres découvertes, celle de l'enclume et du marteau , deux osselets de l'ouïe. On a de lui : 1° Corporis fiumanl anatomia; Venise, 1516-1521, in-4°; — 2° Anatomicm annotationes; Bologne, 1520 , in-4''. Haller le cite comme un ouvrage différent de celui qui suit ; — 3° In Mundini anatomiam annotationes ; Venise, 1522, in-fol., imprimé avec le Fasciculus medicinas de Jean de Katham ; — 4° De subjecto medicinacum annotationibus Pamphïli Monta ; ibidem, 1568, in-fol. Cette édition comprend fous les ouvrages médicaux d' Achillini; — 5° De subjecto cMromantiee et physiognomias ; Bologne, 1503, in-fol.; Pa\ie, 1515, in-fol.; — 6° De Universalibus ; Boïo^fie, 1501, in-fol.; — 7° De Chiromantias principiis et physiognomiœ; in-fol., sans indication de lieu ni de date.

Bumaldi, Bibl. Bonon.— Alidosi, De Doct. Bonon. — Paul. Jovlus, Elogia virorum illust., p. 112.

ACHILLINI (Claude), savant italien, petitneveu d'Alexandre, né à Bologne en 1574, et mort en 1640. Il était très- versé en philosophie, en médecine, en théologie, et particulièrement en jurisprudence. Il professa cette dernière science pendant plusieurs années , d'abord à Parme , ensuite à Ferrare, et en dernier lieu à Bologne, sa patrie. Achillini tient aussi une place distinguée parmi les poètes de son temps. Ami et partisan déclaré de Marini , il chercha à se former sur ce modèle, et il y réussit; c'est-à-dire qu'on trouve dans ses poésies ce mauvais goût de métaphores et d'enflure , qui s'était emparé de la poésie italienne dans le dernier siècle. Le sonnet qu'il fit à l'occasion des conquêtes de Louis XIII en Piémont (la prise de Suse et la délivrance de Casai), qui commence par ce vers : Sudate, o fochi , a prepar metalli (Suez, ô feux, à préparer les métaux ) , et que Crudeli parodia par Sudate, oforni, a prepar ar pagnotie (Suez, ô fours, à

préparer des galettes), lui obtint, dit -on, du cardinal de Richelieu , une chaîne d'or de la valeur de mille écus. Selon d'autres , ce présent lui fut envoyé à l'occasion d'une pièce de vers pour la naissance du Dauphin. Des ouvragiîs beaucoup meilleurs ont été bien moins récompensés , ou sont restés tout à fait dédaignés. Ses Poésies parurent à Bologne en 1632, in-4°. Réunies à quelques morceaux de prose, elles furent publiées sous le titre de Rime e Prose, à Venise, 1650 et 1662, in-12. — Il est aussi auteur de Decas epistolarum ad Jacobum Gaufridum, etc.; Parme, t635, in-4°.

J. Nicius Erilhraeus, Pinac. imagin. Illust. — lîumaldi, Bibl. Bononiensis . — Loreniio Crasso , Elog. d'Huom. letter. — Mazzuchelli , Scrittori d'Italia.

ACHiLLiivi (Jean-Philothée) , poète italien, né à Bologne en 1466 , mort en 1538, frère puîné d'Alexandre Achillini. On a de lui : 1" Il Viridario, Bologne, 1513,in-4°; poème qui renferme l'éloge de plusieurs littérateurs italiens , cl quelques leçons de philosophie morale ; — 2" Il Fidèle , poème très-rare, non réimprimé ; — 3° Annotazioni délia lingua volgare; Bologne, 1536, in-8°. Ces annotations, en réponse aux reproches qu'on lui faisait sur les locutions bolonaises contenues dans ses vers , sont une satire du toscan et un éloge du bolonais.

Mazzuclielli, Scrittori d'Italia. — Lcandro Albcrti, Descrizione di tutta l'Italia, p. 329.

ACHiMÉLECH, grand pontife des Juifs, contemporain de Saiil et de David. Il donna à ce dernier les pains de proposition et l'épée de Goliath. Saul , jaloux de David , fit mourir le grand prêtre avec quatre-vingt-cinq hommes de sa tribu.

I Bois , c. XXII.

ACHiOR, chef des Ammonites vers 620 avant J.-C. Il vanta devant les généi'aux assyriens les mœurs et les lois des Israélites , et fut attaché par Holopherne, général de Nabuchodonosor, à un arbre près de Béthulie, afin de le punir sévèrement après la prise de la ville. Les Israélites le détachèrent, le menèrent à Béthulie, oîi , après le meurtre d'IIolopherne par Judith, i! embrassa la religion des Juifs.

Judith, chap. v, vi et xiv.

ACBis , roi de Geth vers l'an 1055 avant J.-C. Le roi David, fuyant Saiil, se réfugia deux fois auprès d'Achis, qui vainquit Saiil et ses enfants.

Usseï-, In Annal.

ACUiTOPHEL, natif de Gilo, conseiller et ami du roi David jusqu'au moment où il entra dall^ la conspiration d'Absalon. n conseilla à ce fils rc belle d'abuser publiquement des femmes de soi) père. Il lui donna encore d'autres avis qui ne furent pas suivis , et se pendit de désespoir vers l'an 1023 avant J.-C.

II Bois, chap. xvi. — Wolf, Bibliotheca Jlebrœa, I, 136; m, 86.

ACHMED-BESMI-EFFENDI , liommc d'Étal

ottoman, mort vers 1788. En 1757, il fut envoyé

189 ACHMET-BESMI-EFFENDI

à Vienne potu' notifier à l'empereur d'Autriche l'avéneraent de Mustapha IQ. En 1763, il occupa le poste d'anibassadeur à Berlin. Achmed a écrit en turc la relation de ces deux ambassades ; J. de Hammer en a publié une traduction allemande; Berlin, 1809. On a encore de lui ( en turc ) une Histoire de la guerre entre les Ottomans et les Russes, de 1768 à 1774, traduite en allemand par Dietz; Halle, 1813. Achmed signa, comme plénipotentiaire de la Turquie, la paix de Kainardji. Il tomba en disgrâce, et mourut aveugle.

Conversations-Lexicon, édit. de 18S1.

ACBMED-DJEZZAR. Voy. DJEZZAR.

ACHMET-GEDCC OU ACOMAT , célèbre général ottoman, né dans l'Albanie vers 1430. Il prit Otrante en 1480, et quelques autres places. Après la mort de Mahomet II, amvée en 1482, il se déclara pour Bajazet EL, et l'éleva sur le trône. Zizim, frère de Bajazet, légitime héritier de l'empire, fut obhgé de se retirera Rhodes. Bajazet II, oubliant tout ce qu'il devait à Achmet , le fit assassiner quelque temps après, ou, selon quelques historiens , il l'assassina lui-même dans un festin.

Hammer, Histoire de l'Empire ottoman.

ACUMET-PACHA, célèbre général turc. Sous Soliman H, il contribua le plus à la prise de Rhodes en 1522. Envoyé l'an 1524 en Egypte pour y étouffer une rébellion , et pour en prendre le gouvernement , il s'y conduisit avec beaucoup de valeur et d'adresse. Dès qu'il vit l'autorité affermie , il prit lui-même le titre et les ornements de souverain. Soliman, informé de la rébellion, envoya aussitôt contre lui son favori Ibrahim avec une armée qui jeta la consternation dans le parti d'Achmet. Celui-ci fut étouffé dans un bain. Sa tête fut envoyée à Soliman. Voy. Soliman.

Havomer, Histoire de V Empire ottoman.

* ACHRÉLics {Daniel), cosmographe suédois, professeur à l'université d'Abo vers la fin du dix-septième siècle. On a de lui une histoire de l'univers, sous le titre : Contemplationum mundi libri très; Abofe Finorum, 1682, in-4°. Le premier livre traite de la matière, des quatre éléments et des planètes; le second, des météores, du tonnerre, de l'éclair, et des vents ; le troisième, de la terre, de ses différents produits, et de l'homme.

Biographical Dictionary, t. I.

*ACHRÉLius (^ric-DameZ), physicien et astrologue suédois, né en 1604 àRoslag, mort le 1 7 avril 1670 à Abo. Il était probablement le père du précédent, et de même professeur à l'université d'Abo. On a de lui un Traité sur le macrocosme (imivers) et le microcosme (corps humain), sous le titre : Oratio de microcosmi structura, atque Harmonica ejusdem cum prxcipuis mundi partibus Convenientia j Upsal, 1627, in^".

Biographie médicale. — Biographical Dictionary, t. I.

ACILIUS GLABRIO 190

*A€HTERFELD, théologien allemand, né le 17 juin 1788 à Wesel. Il étudia à Cologne et à Munster. En 1823, il fut chargé de la réorganisation du séminaire de Braunsberg, et devint, en 1826, professeur de théologie à la faculté catholique de Bonn. Partisan des doctrines du professeur Hermès, censurées par la cour de Rome, il fut suspendu en 1843. Depuis lors il continue avec son ami Braun la publication d'un journal de philosophie et de théologie, intitulé Zeitschriftfûr Philosophie und KathoHsche Théologie.

Conversations-Lexicon, édit. de 1851.

*ACHTSCHELLiNG (Lucas), paysagiste flamand, vivait à Bruxelles dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Il était élève de Louis de Wadder, et un scrupuleux imitateur de la nature. Ses tableaux de paysages se distinguent par une certaine hardiesse de style, particulièrement dans le feuillage, et par une riche transparence des teintes. On en voit trois dans l'église de Sainte-Gudule à Bruxelles.

Honbraken, Schoiiburgh der Nederlandsche Konstx Schilders. — Descamps , la Fie des peintres flamands.

ACiDALius ( Valens ), philologue et littérateur allemand, ué à Wistok dans la Marche de Brandebourg en 1567, mort le 25mai 1595. Il étudia successivement à Rostock et à Helmstaedt. Après trois ans de séjour en Italie , il vint en Allemagne et se fixa à Breslau , où il embrassa la religion catholique. Quoique mort à la fleur de l'âge , il eut le temps de faire plusieurs ouvrages, entre autres des notes ( animadversiones ) sur Tacite, Velléius Paterculus et Quinte-Curce. On a aussi de lui un commentaire sur Plante et des poésies latines; Francfort, 1612, in-8". On lui a assez faussement attribué ime dissertation qui fit beaucoup de bruit dans lé tentips , sous ce titre : Disputatio perjucunda, mulieres non esse homines; 1644, in-12. J.-Christoph. Leuschner publia en 1757, à Leipzig, une dissertation de Val. Acidalii vita, moribus et scriptis, in-8°, où il chercha à prouver qu'effectivement Acidalius n'est point auteur de cet écrit, que de Querlon a traduit sous le titre de Problème sur les femmes; Amsterd., 1744, in-12.

Teissier, Éloges de M. De Thou, tom. II. — Scioppius, Dearte critic. — Leuschner, De Val. Acidalii vita, moribus et scriptis; Leipzig et Liegnitz, 1757, iri-S". — Adelung, Jôcher's Allegem. Gelehrten Lexicon, p. 163. — Saxius, Ono»^. /éi., IV , 35.— Val. H.Schimdt, Ueber det Kritiker Valent. Acidalius ; Berl., 1819.

* ACIER {Michel-Victor), sculpteur français, né à Versailles en 1736, mort en 1799. Il exécuta plusieurs beaux groupes pour la célèbre manufacture de porcelaine de Misnie en Saxe. Son chef-d'œuvre représente la mort du général Schwerin.

Fiisli, Allgemeines KUnstler- Lexicon.

ACiLivs GLAURio {Manius), le plus célèbre Romain de la famille AciUa, vivait dans le second siècle avant .J.-C. En l'an de Rome 563 ( 191 ans av. J.-C. ) , il fut consul avec P. Corn.

ACILIUS GLABPJO — ACINDY]NUS

Scipion Nasica. Lo sort le désigna pour commander en Grèce et combattre Antiochus, roi de Syrie. Il traversa aussitôt la mer Ionienne avec vingt raille hommes d'infanterie,, deux mille chevaux et quinze éléphants. Ayant joint ses troupes à celles de Pliilippe , roi de Macédoine, alors allié des Romains, il subjugua toute la Thessahe, passa le Sperchius, et ravagea la Phthiotide. Antiochus , qui s'était emparé du fameux défilé des Thermopyles, fit garder les sommets du mont Œta par deux mille Étoliens. Acilius , sentant la difficulté de les chasser de ce poste , s'adressa à Caton , son lieutenant , qui lui promit de l'enlever, et y parvint après des efforts prodigieux. Cette action éclatante décida du sort de la journée : les Syriens , qui avaient jusque-là résisté courageusement, quoique inférieurs en nombre , prirent la fuite et furent taillés en pièces. Alors les Béotiens , qui s'étaient déclarés pour Antiochus, parurent devant le consul dans une attitude suppliante. Acilius les traita humainement : la seule ville de Coronée , «lui avait élevé ime statue à Antiochus , fut victime de la fureur et de la cupidité des légions. Après avoir traversé en vainqueur la Béotie , Acilius s'empara de Chalcis et de toute l'Eubée ; puis, reprenant sa marche vers les Thermopyles, il assiégea Héraclée , et s'en empara. La prise de Lamia suivit celle d'Héraclée. Les Étoliens envoyèrent à Acilius une députation pour obtenir des conditions supportables. Jamais la fierté des Romains ne parut plus à découvert que dans la manière dont Acilius reçut ces envoyés. 11 leur ordonna de livrer leurs chefs et les rois leurs alliés, et ne répondit, aux observations respectueuses qu'ils lui adressèrent, qu'en faisant apporter des chaînes dont il menaça de les faire charger. Les Étoliens, indignés, se déterminèrent à continuer la guerre, et rassemblèrent toutes leurs forces près de Naupacte. Acilius marcha sur cette ville, après avoir offert, sur le mont Œta, un sacrifice à Hercule. Il passa le dangereux mont Corax , où, par l'impéritie de ses ennemis , il n'eut d'autres obstacles à surmonter que ceux que lui opposa la nature des lieux.

La vigoureuse résistance des Étoliens arrêta pendant presque tout l'été l'armée consulaire devant Naupacte , tandis que Philippe recouvrait une partie des États qui lui avaient été enlevés. Flaminius qui avait vaincu ce roi , et qui résidait à Chalcis pour veiller aux intérêts de la république, fit sentir au consul que le roi de Macédome était bien plus à craindre pour Rome que les Étoliens, et l'engagea à lever le siège di Naupacte. Acihus se rendit à la sagesse de ce conseil : il accorda une trêve aux Étoliens , et ramena son armée dans la Phocide. Les députés de l'Étohe ne purent obtenir la paix du sénat , et Acihus se préparait à attaquer de nouveau Naupacte , lorsque Lamia secoua le joug. Acilius marcha contre cette place, et la prit de nouveau.

Son consulat étant sur le point d'expirer, il hésita s'il remettrait le siège devant Naupacte; mais les Étohens l'avaient fortifiée pendant la trêve, ^ et il marcha sur Amphise , dont il se rendit ' maître. 11 assiégeait la citadelle, lorsqu'il apprit ;: que L. Corn. Scipion avait débarqué à Apollonie à la tête de treize mille hommes de renfort, et venait le remplacer. Acilius lui remit le commandement, et revint à Rome, où il obtint les honneurs du triomphe. Pour acquitter un vœu qu'il avait fait avant la bataille des Thermopyles, Acilius fit constmire à Rome lui temple dit de la Piété, ainsi nommé parce qu'il fut élevé au lieu où avait été la prison dans laquelle une jeune femme, appelée Térentia, avait allaité son père condamné à mourir de faim. Le fils de Manius Acihus, étant décemvir, fit la consécration de ce temple, et y plaça la statue de son père en or pur. Jusqu'alors on n'avait encoi'c vu aucune statue de ce métal ni à Rome, ni dans le reste de l'Italie.

Durdent, dans la Biogr. univers. — Tite-Uve, XXXV et XXXVl. — Valère Maxime , II , 5. — Polybc, Justin , Appien.

ACîLius G LABRio, consul SOUS Domitien , l'an 91 de J.-C, avec M. Ulpius Trajan, qui depuis par^^nt à l'empire. Doué d'une foice herculéenne, il combattit un hon aux jeux du cirque, et le tua sans avoir été blessé. Domitien le bannit sous un prétexte frivole , et , quatre années après , il le fit mourir comme coupable d'avoir tenté de troubler l'État.

Dion, LXVII. — Suétone , rie de Domitien, chap. x. — Juvénal, Satires.

ACiNDYNUS ( Grégoire ), moine grec qui (lorissait au quatorzième siècle. Il est auteur d'un traité De essentia et operatione Dei, Ingolsladt, 1616, in-4'', en grec et en latin; et d'un Traité. contre Palamas, qui soutenait avec les moines du mont Athos, surnommés les Quiescentes, que la lumière qui avait paru sur le mont Thabor était incréée. On a aussi de lui, sur le même sujet, Carmen iambicum de hxresibus Palamx, poëme imprimé dans le tome I de la Grœcia orthodoxa de Léon Allatius.

Nicépliore Grégoras. — .lean Cantacuzènc. — Sponde, Annal, epitom. ad ann. J.-C. 133'/ et 1330. — Léo Allatius, in Gnec. ortliodox. — H. Wharton's Appcndix à Cave, Historia literaria, II, 39, ad. ann. 1340. — Saxius, Onomasl. Ut., Il, 39. — Fabricias, liibl. Grœca, XI, 507.

ACiNDYiXUS (Septimius), consul romain l'an 340 de J.-C, est connu par un trait singulier qui mérite d'être rapporté. Étant gouverneur d'Antioche , il fit enfermer un homme qui ne payait pas ses impôts , et le menaça de le faire pendre s'il ne s'acquittait pas à un jour marqué. Un très-riche particulier offrit à la femme du prisonnier, pour prix de ses faveurs, la somme réclamée par le créancier. Elle consulta son mari, qui, plus ennuyé de .sa prison que jaloux de son honneur, lui ordonna d'acheter sa liberté au prix demandé. Le libertin, satisfait, donna à cette femme une bourse qui ne contenait que do la terre. Acindynus, instruit de cette

ACINDYNUb — ACKEPtMANN

fourberie, condamna cet avare débauché à payer au fisc la somme due par le prisonnier, et adjugea à son épouse le champ d'où il avait tiré la terre qui remplissait cette bourse. Saint Augustin , qui nous a transmis cette anecdote , a été accusé faussement d'avoir approuvé l'action de la femme et le consentement du mari : il regarde seulement la complaisance de l'épouse comme moins criniinelle que si elle eût été commise par débauclie.

Saint Augustin, Decivit. Dei.

* ACiNELLi (N...)j historien génois, vivaitdans la première moitié du di\-huitième siècle. Il est auteur d'im ouvrage (anonyme) souvent cité par Botta et Borbolotti, qui a pour titre : JDella storia di Genova, degli anni 1745-47, libri tri; Gènes, 1748, in-8°. On y trouve des documents précis sur le gouvernement de la république de Gènes à cette époque. On n'a pas d'autie détail biographique sur cet historien.

*ACK {Jean ou Johann), peinti-e sur verre, vivait à Bruxelles vers le milieu du seizième siècle. Les magnifiques vitraux peints de Sainte- Gudule , à Bruxelles , représentant les portraits de Charles V et de sa famille, attribués à Jean de Bruxelles, sont de lui.

M. de Reiffcnberg, De la peinture sur verre aux l'ays-Das, dans les Nouveaux Mémoires de l'Académie royale de Bruxelles, année 1832.

ACKER (f.-Zfenn), savant allemand de la fin du dix-septième et du commencement du dix-huitième siècle. H fut professeur à l'université d'Iéna. On a de lui : 1° Epistolx J. Sturinii Hieronymi Osovii et alionim ad Rogerum Aschanium, cum ejusdeni epistolis minquam seorsim editis ; Leipzig, 1707, in-8°;^ — 2" Une dissertation latine sur les éloges ridicules, dans le tome H des Miscellanea Lipsiensia; Leipzig, 1713.

Erscli et Gruber, Encyclopédie allemande.

ACRËRMÂNN ( Conrad), célèbre comique, né àSchwerin en 1710, mort à Hambourg en 1771. n fut l'un des meilleurs acteurs de l'Allemagne, et peut-être celui qui a le plus contribué à perfectionner le théâtre allemand. Après des voyages lucratifs à Pétersbourg et à Moscou avec une troupe nombreuse et bien composée , il entreprit la direction du théâtre de Kœnigsberg, et en 1765 de celui de Hambourg; il jouit longtemps d'une vogue qui ne resta pas stérile pour sa fortune. Lessing s'intéressait vivement à ses succès , et s'y associa par les soins qu'il donnait à ce théâtre.

Mcusel, Deutsches Kiinstler-Lexicon.

ACKERMANN ( Jean-Chrétien-Gottlieh ) , médecin allemand , né à Zeulenrode, dans le Yoigtland, le 17 février 1756, et mort le 9 mars 1801 à Aitdorf. Oi-phelin de bonne heure , il fut élevé par les soins d'un oncle qui était pasteur à Œttersdorf. A peine âgé de quinze ans, il alla étudier la médecine à léna , oii il se fit remarcpicr par le professeur Baldinger, qui se chargea du soin de diriger ses études , et l'emmena à Gœt- KOL'v. liiocit. UNivi:r.s. — t. i.

tingue en 1773. De là Ackefmann se rendit à Halle , où pendant deux ans il fit des cours particuliers. En 1778 il s'établit dans sa ville natale, dont on venait de le nommer phtjsicus (médecin judiciaire), et y resta jusqu'en 1786, où il accepta la chaire de chimie qui lui fut offerte à Aitdorf en Franconie. Ce fut dans cette ville qu'il passa le reste de ses jours. H y devint en 1794 professeur de pathologie et de thérapeutique, et y mourut à l'âge de cinquante-cinq ans. — On a de lui un grand nombre de mémoires de médecine et diverses traductions. Il a concouru à l'édition de la Bibliotheca grœca de Jean-Albert Fabricius, (fue le savant helléniste Théophile-Christophe Harles publia, de 1790 à 1796, à Hambourg. Enfin, outre les Vies A'Hippocrate, de Théophraste,de I>ioscoride,à' Arétée, de Refus d'Éphèse et de G ai/en, on a de lui : Institut lones historix medicincV (Nuremb., 1792, in-8°) ; un Blanuel de médecine militaire (en allemand, Leipzig, 1792, 2 vol. in-8'' ) ; un Traité des maladies des savants (en allemand); Nuremberg, 1778, in-8°; ouvrage fort curieux /-et la Vie de J. - Conrad Dippel ( en allemand ) • Leipzig , 1781, in-S°.

Biographie médicale.

ACKEKMANN {Rodolphe), publiciste et industriel, naquit en 1764, à Sclmeebei-g, en Saxe, où son père était sellier, et mourut le 30 mars 1834. Après avoir reçu l'instruction élémentaire dans l'école de sa ville natale, et avoir appris la profession de son père, il se mit à voyager en compagnon ouvrier. Il résida quelque temps à Paris et à Bruxelles, et vint à Londres, où il fit connaissance avec un Allemand nommé Facius, qui avait entrepris et dirigeait avec succès le Journal des modes. Ackermann publia, dans ce recueil, des dessins de voitures et de calèches , inventés, dessinés et coloriés par lui-même. La nouveauté et l'élégance de ces ouvrages excitèrent l'attention générale, et il reçut bientôt de tous côtés des commandes de dessuis. Ce fut alors qu'il commença à se livrer au commerce des objets d'arts; et par son activité, son attention et son exactitude, il prospéra en peu de temps, au point qu'ayant épousé une Anglaise et étant devenu citoyen de Londres, il fonda dans le Strand, au centre de la ville, l'établissement connu sous le nom de Dépôt des arts ( Reposiiory of arts), cpii est une des curiosités de cette capitale , et qui donne de l'emploi à plusieurs centaines de personnes. Un journal intitulé Repository of arts, literatiire and fashions, fut, depuis 1814, publié en anglais par les soins d'Ackermann ; chaque numéro renferme trois ou quatre belles planches coloriées. Depuis longtemps il avait entrepris une série d'opuscules topographiques dans lesquels se montre toute la perfection de la gravure anglaise à l'aqua-tinta ; ces opuscules forment une petite bUiliothèque de poche, et, par la vérité du dessin et l'élégance de l'exécution, ils surpassent toutes

ACKERMANN — ACOLUTH

les publications du même geme. De nombreuses traductions en espagnol d'ouvrages écrits en anglais et en d'autres langues , furent publiées par Ackermann et envoyées en Amériqne, où son fils aine, établi au Mexique, contribuait à répandre les chefs-d'œuvre des lettres et des arts. En 1823, il fonda en Angleterre la publication de ces élégants almanachs de poche qui sont connus sous le nom de Forget me not.

— Peu d'hommes ont eu une existence aussi bien remplie qu' Ackermann. Il fut un des membres les plus actifs de l'association pliilanthropique fondée en 1813 pour secourir les Allemands que la guerre avait plongés dans la misère. D parvint l'un des premiers à rendre imperméables les étoffes de laine, de fd, et même les cuirs, et lit pendant quelque temps un commerce considérable de ces objets. Ce fut lui qui aida le chimiste Accum à établir l'éclairage par le gaz hydrogène carboné. Il inventa aussi des essieux mobiles propres à empêcher les voitures de verser. Enfin, dans un voyage qu'il fit dans sa patrie en 1818, il visita Senefélder, l'inventeur de la lithographie ; et ayant acquis auprès de lui des connaissances dans cet art, il fonda à Londres une imprimerie lithographique très-considérable. Ackermann employait plus de six cents personnes par jour. Le roi de Saxe lui fit remettre peu de temps avant sa mort la croix de l'ordi'e du Mérite civil. [ Conversations-Lexicon.}

Biographical Dictionary.

* ACRRER,archéologue transylvain, né à Schasbourg, en Transylvanie, le 25 janvier 1782 ; il étudia la théologie et l'histoire à Wittenberg et à Gœttingue, il visita la France, l'Italie et toute la chaîne des Karpathes, où il fit des observations minéralogiques intéressantes. Il enseigna pendant treize ans la philosophie et l'archéologie au gymnase de Hermanstadt , et remplit actuellement les fonctions de premier pasteur protestant de cette ville. Ses prmcipaux ouvrages sont : 1° Antiqua Mtisei Parisiorum ; Cibinii, 1809;

— 2° la Blinéralogie de la Transijlvanie ; Hermanstadt, 1847 (en cours de publication);

— 3° des articles archéologiques et géologiques sur la Transylvanie , dans les Archives de Ch. Schœller; Hermanstadt, 1833-41.

Oesterreichisclies BiograpMsches-Lexicon ; Vienne ,

* ACRWORTH {George), jurisconsulte et théologien anglais , vivait sous la reine Marie. On a de lui : 1° Oratio encomiastica in Bxtceri resliiutionem habita en 1560 ; imprimée dans les Scripta anglïcana de Bucer, 1577, infol. ; — 2° Prolegomenon libri duo, de visibili Rom. Anarchia, contra Nie. Sanderi Monarchiam; Lond., 1573, in-4°. E. D.

Catalogue inédit de la Bibliotlièque nationale.

ACLOQïJE ( André- Arnoult ) , né à Amiens vers le milieu du dix-huitième siècle, mort à Sens vers 1810. Brasseur de bière à Paris dans le faubourg Saint- Antoine, il fut nommé, le 14 juillet

1789 , représentant de sa commune , puis succecsivement président de son district et chef de bataillon de la garde nationale. Dans la tumultueuse journée du 20 juin 1792 , étant de garde au château , il resta constamment auprès de Lotiis XVI. Ce prince, ayant mis sur sa tête un bonnet rouge que lui avaient présenté les hommes des faubourgs , s'appuya sur Acloque pour haranguer le peuple. Quelque temps après , Acloque se retira à Sens , ne voulant plus se trouver sur le théâtre de la révolution.

Biographie des Contemporains.

ACLOQUE DB SAINT-ANDRÉ {André), fils

du précédent, exerça à Paris un commerce de vinaigre et de moutarde. En janvier 1814, il fut nommé chef de la onzième légion de la garde nationale. Il prêta serment de fidélité à Napoléon le 23 du même mois , et signa , conjointement avec les officiers de la garde nationale, une adresse où il disait , entre autres : <t Partez, sire, avec « sécurité ; cpie nulle inquiétude sur le sort de ce ce que vous avez , de ce que nous avons de plus « cher, ne trouble vos grandes pensées : allez , « avec nos enfants et nos frères , repousser le fête roce ennemi qui ravage nos provinces ; fiers du « dépôt sacré que vous remettez à notre foi, nous <c défendrons votre capitale et votre trône contre « tous les genres d'ennemis... « Deux mois après, le 6 avril , Acloque envoya au sénat son adhésion à la déchéance de Napoléon , et à l'exclusion de son fils et de sa famille de tout droit à l'hérédité du trône de France; cette adhésion était accompagnée de ces paroles : « Le sénat et le gouver- « nement provisoire viennent de couronner leur « généreuse entreprise , en proclamant ce prince « dont l'antique race fut, pendant huit cents ans, « l'honneur de notre pays. Un peuple magnanime, « que des malheurs inouïs n'ont pu abattre , va (t recouvrer ses droits , que le despotisme du ty- « ran n'avait pu lui faire oublier. La garde natio- « nale est appelée à donner à la France entière « l'exemple du dévouement à son prince et à son (( pays. J'adhère donc avec empressement à l'acte « constitutionnel qui rend le trône de France à « Louis-Stanislas-Xavier et à son auguste famille. » Le 19 décembre 1814, Acloque fut nommé membre de la Légion d'honneur, et, le 31 janvier 1815, le roi l'anoblit, en l'autorisant à ajouter à son nom celui de chevalier de Saint-André , nom de la rue qu'il habitait. On ignore l'époque de la mort de ce chevalier.

Biographie des Contemporains.

ACOhVTM {André), orientaliste allemand, né à Bernstad le G mars 1054, et mort à Breslau le 4 novembre 1 704. On raconte cpi'à l'âge de six ans, ilsavaitdéjàl'hébreu. On a de lui : 1" une édition dnCoran en quatre langues, avec une traduction, sous le titre : TeTpoi-rrXà Alcoranica, sive spécimen Alcorani quadriUngicis arabici , persici , turcici, latini; Berlin, 1701, in-fol. ; — 2° Abcodias armemis et Minus, cum annotationibus ; Leipz., 1G80, in-4°; cet ouvrage est le premier

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qu'on ait imprimé en Allemagne avec des caractères arméniens : l'auteur avait été obligé de les faire fondre à ses frais ; — 3° De aquis amoris zelotijpiœ; Leipz., 1682 , in-S" ; écrit rempli d'érudition rabbinique. Acoluth avait soutenu l'identité de l'arménien avec l'ancienne langue de l'É-

gypte.

Baumgartcn, HalUscUe BibliotheU, t. III, p. 377. — Joclicr, Alhjemeines Gelehrten-Lexicon, avec le supplément d'Adelung.

ACO.iiAT, capitaine au service de Bajazet II vers le commencement du seizième siècle. Il était fils de Cliersech, prince de Montevera, et s'appelait Etienne avant d'avoir embrassé l'islamisme , par un désespoir d'amour. Acomat accompagna le sultan dans son expédition contre les Vénitiens, qui possédaient la Morée, et sauva une partie de la garnison chrétienne , après la prise de Modon. Ce fut lui qui obtint de Bajazet II pour Jean Lascaris , envoyé de Laurent de Médicis , de rechercher les manuscrits grecs ensevelis dans les bibliothèques de l'empire de l'Orient depuis la conquête des Turcs. On ignore l'époque de sa mort.

Hamraer, Histoire de l'Empire ottoman.

ACOJÏiKATCS. VOIJ. NlCETAS.

AcoNzio OU ACONiTius (Jacques) , pîùlosophe italien, né à Trente le 7 sept. 1492, et mort à Londres le 11 mai 1566. Il se rendit célèbre comme philosophe , jurisconsulte et théologien. Il quitta la religion catholique pour se faire protestant, et se retira en Angleterre. Il y fut protégé par la reine Elisabeth, qui accepta la dédicace de son livre De stratagetnatibus Satané in rellgionis negotio, per superstitionem, errorem, hœresim, odium, calumniam, schisma, etc., libri VIII; Basileae, 1565 et 1610,in-8°. Cet ouvrage, traduit en français, Bâle, 1565, in-4° (édition estimée), et Delft, 1611 et 1G24 , in-8°, fut loué par quelques protestants et blâmé par d'autres. Selden lui a appliqué ce qu'on a dit d'Origène : Vhi benc, nil melins ; uhi maie, nemo pejus. Le but de l'auteur était de réduire à un très-petit nombre les dogmes nécessaires à la religion chrétieime , et d'établir une tolérance réciproque entre toutes les sectes qui divisent le christianisme. Comme il n'adoptait pas tous les principes de Calvin, les disciples de ce sectaire l'accusèrent de toléranlisme comme d'un crime; mais il leur répondit comme Jésus-Christ à ses disciples : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes. » Du reste, son li^Tc est écrit avec méthode et d'une bonne latinité , cpioique le style en soit quelquefois un peu affecté. Le traité des Stratagèmes de Satan fut réimprimé à Amsterdam; 1674, in-8°. On a encore de lui : De methodo, sive recta investi- (jandarum tradcndarumque artium ac scientiarum ratione libellus; Bâle, 1558, in-S". L'ouvrage intitulé Ars iminiendorum oppidorum, en latin et en italien, Genève, 1585, ne paraît pas être d'Aconzio. Voyez, pour plus

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