L. Ch
KC'Iix Bentkowskl, Histoire de la littérature polonaise; Varsovie, 1814, 2 volumes.
AOAMs ( Samuel ), membre du congrès améncain, et l'un des principaux auteurs de la révolution des États-Unis, nacpiiten 1722 à Boston, province de Massachusetts, et mourut le 2 mars 180.3. 11 reçut son éducation au collège de Harvard, où il prit ses grades en 1740. Les divers actes d'oppression auxquels se livrait l'Angleterre éprouvèrent de sa part une opposition énergique. Quoique déjà avancé en âge, il ne le
cédait à persomie pour la promptitude des résolutions et pour l'activité de l'exécution. H donna le premier l'idée d'établir des sociétés populaires qui correspondraient ensemble, et qui auraient leur point de réunion à Boston. Ce fut là un des leviers les plus puissants de la révolution américaine. Adams attendait avec impatience le moment où éclateraient les hostilités entre la Grande-Bretagne et ses colonies : il parlait déjà hautement d'indépendance, lorsque ses plus chauds partisans ne visaient encore qu'au redressement des plus justes griefs; il s'opposa à la levée et à l'organisation des ti'oupes régulières, demandant qu'à l'exemple des Romains chaque Américain devînt soldat. L'illustre Wasliington eut un adversaire dans cet esprit ardent et inquiet. Adams donna même son assentiment à la proposition qui fut faite, dans l'année 1778, d'ôter à ce grand homme le conmiandement des armées, pour le donner au général Gates. Après avoir occupé la place de lieutenant gouverneur et puis celle de gouverneur de Massachusetts , son âge très-avancé le força à se retirer en 1797. Adams était dans un état voisin de l'indigence; son extérieur humble et négligé contrastait d'une manière bizarre avec l'audace de son esprit et de ses opinions. H vécut assez longtemps pour voir couronnés par le succès ses efforts en faveur de son pays ; on le surnomma le Caton américain. [ Conversations-Lexicon et Enc. des g. du m.]
Hotae, American Annals. — Secret journals of Conyress. — Hutcliinson, Histortj of Massachusetts. — Lctters to Samuel Adams , in Jerferson's Correspondencc. — Lettcrs to Samuel Adams, in diplomatie Corre.spondence of the american révolution, vol. IV.
ADAMS {John ), second président (par ordre chronologique) des États-Unis, né le 19 octobre 1735 à Braintree dans le Massachusetts, mort le 4 juillet 1826. Si l'on pouvait douter que les grandes pensées viennent de l'âme, et que les honunes valent plus par le caractère que par l'esprit, il suffirait, je crois, de lire la vie de la plupart des fondateurs de la liberté américaine. Ce n'est pas par la puissance du génie, par la hauteur de l'éloquence, par l'éclat de l'héroïsme , qu'ils se distmguèrent si glorieusement de leurs contemporams amollis, ni qu'ils menèrent à bien leur grande entreprise : c'est surtout par une résolution paisible et inébranlable, qu'ils puisaient incçssiimment dans le sentiment du devoir. Leur biographie n'est pas seulement une page importante de l'histoire du dix-huitième siècle, elle e,st surtout une leçon de inorale et un hommage rendu à la nature hurnâine.' '
Au premier rang de cette noble troupe figure sans contredit John Adams, l'ami, le collègue, le continuateur de G. Washington. Issu de l'une des principales familles qui avaient fui les persécutions de Jacques 1" et préféré l'exil à l'abjuration , il fut donné à John Adams de grandir parmi ces exemples domestiques de vertu et de courage, qui exercent une influence décisive sur les âmes naturellement généreuses. 11 se li-
Yra d'abord à l'austère science du droit, et à peine ses premières études étaient-elles terminées , qu'il avait déjà la réputation du plus savant, du plus habile et surtout du plus honnête jurisconsulte que possédassent les colonies américaines. De là aussi une opulence presque princière , et dont ses adversaires politiques lui re- "pi^cEaient plus tard de ne pas jouir avec une modestie républicaine
Ainsi vivait John Adam s , heureux , honoré, et s'affenmissant chaque jour dans l'amour de la légalité dont il enseignait les secrets , lorsque s'ouvrit le grand procès qui devait arracher les colonies américaines à l'Angleterre, régénérer le nouveau monde , et présenter à l'univers le spectacle inouï d'une république florissante. On sait à quelle occasion s'éleva cette fameuse querelle. L'Angleterre épuisée ne pouvait plus supporter l'énorme poids de sa dette publique (1); elle résolut en 1765 d'en rejeter une partie sur ses puissantes colonies de l'occident, au mépris de leurs vieilles libertés , au mépris même de la constitution anglaise, qui ne reconnaît comme légitimes que les contributions consenties.
C'est au Massachusets , à la patrie de J. Adams, qu'échut l'honneur de la première résistance à cette inqualifiable prétention; et John Adam.s n'hésita point à y prendre part , non pas avec l'emportement dont Samuel Adams, son homonyme , donnait le funeste exemple , mais avec cette invincible assurance qu'il devait à l'étude et à l'amour des lois. Tandis que l'assemblée de New-York coniie à Benjamin Franklin le soin d'aller plaider la cause de l'Amérique opprimée devant le parlement d'AQgleterre , John Adams accompht plus obscurément la même tâche au milieu de ses concitoyens incertains ; et les deux écrits qu'il publie tour à tour sur les lois économiques et féodales, sur la querelle de l'Amérique et de la métropole, contribuent puissamment à confirmer les Américains dans le sentiment de leur droit. Il semble même que ces deux hvres étaient présents à la mémoire de Thomas Payne, lorsqu'il rédigea ce fameux pamphlet du Sens commun {ill&), qui porta un si rude coup à la domination britannique.
Cette même passion de la justice et de la légalité l'inspira encore bien noblement lorsqu'il osa accepter la défense du capitaine Preston. Assailli par les habitants de Boston, cet officier avait ordonné à ses soldats de faire feu, et plusieurs persomies étaient tombées sous leurs balles , en 1770. On le mit en justice , et l'effei'vescence populaire rendait sa condamnation presque inévitable , lorsque John Adams résolut d'épargner un crime à ses concitoyens. Secondé par l'illustre Quincy, il démontra que Preston n'avait fait que céder à un pénible mais impérieux devoir, et il eut le bonheur d'obtenir son acquittement
(i) 148 millions sterling.
Ce qui ne fait pas moins d'honneur aux com patriotes de John Adams, c'est qu'irrités un moment de ce qu'il lem' arrachait la victime que réclamait leur colère, ils ne l'en choisirent pas moins pour représentant au congrès de 1774. Est-il besoin de rappeler ici l'immense influence que cette première assemblée générale, réunie à Philadelphie, exerça sur toute la suite des événements ? Contentons-nous de dire que les cinquante-cinq députés qui y figuraient y délibérèrent à huis clos, afin de conserver tout leur calme, et qu'ils décidèrent : 1° que la cause de Boston et de Massachusets était la cause comraime ; 1° qu'une triple adresse serait envoyée au roi d'Angleterre, au parlement et au peuple anglais, pour leur rappeler les droits, le dévouement et la ferme résolution des colonies américaines. Député du Massachusets, John Adams prit une part considérable à ces grandes décisions.
Cependant l'Angleterre s'obstinait; et, après avoir épuisé la ruse, elle était résolue à employer la force. En vain Chatham à la chambre des lords, en vain Burke à celle des communes, en vain Franklin devant les deux , se firent-ils les avocats chaleureux de la justice et de la prudence : la passion l'emportait avec lord Noiih, et une armée s'embarqua pour châtier les rebelles.
Les Américains répondirent à ces proscriptions et à ces menaces par la victoire de Lexington et par la réunion d'un second congrès, où J. Adams eut encore l'honneur de représenter son pays, en 1775.
A la nouvelle du combat de Lexington, on dit que Samuel Adams s'était écrié : « Quelle belle journée ! » Moins impétueux que Samuel, John Adams déplora le sang versé et la guerre civile. Combien aurait-il mieux aimé que la légalité triomphât, et que l'Angleterre se sauvât ellemême en révoquant les bills funestes qu'elle avait accordés à un ministère aveugle ! Mais sa modération n'excluait pas la vigueur ; et lorsqu'il vit que la métropole méconnaissait décidément tous ses devoirs, repoussait toutes les prières, lançait sur l'Amérique ime multitude de soldats] étrangers, et s'alliait même aux sauvages Indiens, il fut l'un des premiers à en prendre son parti. La guerre était désormais la seule ressource qui restât à son pays , et il n'avait plus qu'à choisir entre la servitude et le combat.
Aussi bien il y avait longtemps que les meilleurs esprits de l'Europe prévoyaient cette nécessité de l'émancipation américaine , indépendamment même de ce que fit l'Angleterre pour l'accélérer. Ces colonies étaient déjà trop puissantes et trop peuplées pour se résigner longtemps à la tuteUe de la métropole. ^^Elles^se détacherontunjour, dit Turgot en 17 gôTSéf Angleterre, comméTe Ti^it"miar~së"cretacnc de l'arbre
qui l'ajjroduit.
Lent à se décider, J. Adams n'hésitait jamais dans raccomplissemeut de ses résolutions. Del;'
ADAiMS
le rôle considérable qu'il joua dans le congrès de 1775, d'abord pour obtenir que G. Wasbington reçût le commandement suprême de toutes les milices américaines , et Franklin la direction des postes; puis, pour organiser les levées de soldats, la confection des armes, et l'administration des finances ; enfin, pour solliciter de nouveau l'opinion du monde, et protester à l'Angleterre que la fiJéiité de l'Amérique n'avait attendu pom- reparaître que le redressement de justes griefs.
De là surtout la conduite que J. Adams ne cessa de tenir au congrès de 1776. A peine un député de la Virginie y eut-il pris la parole (8 juin) pour demander une déclaration solennelle d'indépendance , qu'il appuya sa motion, et combattit avec vigueur les quelques membres qui reculaient encore devant les dangers incontestables que soulevait une résolution si décisive. Il l'emporta en leur montrant l'alternative inévitable de rasser\issement ou de l'émancipation, et une puissante majorité se prononça en faveur de la cause qu'il soutenait.
J. Adams obtint d'ailleurs une bien glorieuse récompense de l'énergie qu'il venait de déployer dans cette grande discussion. Il fut chargé, avec ^Rutlege et Richard Lee , de rédiger le préambule de la déclaration ^TndependanceT Qui né coiHÏâîrcês(pêIqû5S~page's où rAméfique expose avec une solennité si touchante ses sacrifices méconnus, ses réclamations méprisées, ses droits profanés, et l'impossibilité où elle se trouve d'endurer plus longtemps une domination insupportable.' Comme on y recoimaît bien les dignes héritiers de ces fiers protestants qui avaient mis l'Océan entre eux et la tyrannie ! Aussi l'assemblée entière approuva-t-eîle l'œuvre de ses commissaires, on y changea seulement quelques mots; et, le 4 juillet 1776, les colonies anglaises d'Amérique se déclarèrent États- Unis.
Malheureusement, à l'heure même où J. Adams et ses collègues osaient ainsi proclamer l'avénement d'un nouvel État et défier la puissante Angleterre, les circonstances devenaient chaque jour plus menaçantes, et les malheurs s'accumulaient sur la naissante république. C'était d'une part une nouvelle armée de cinquante mille hommes qui venaient étouffer l'insurrection, la défaite de Brooklyn, la prise de Long-Island et de New-York ; de l'autre, les loyalistes qui relevaient la tête , les patriotes qni désespéraient , l'année qui se débandait, les finances qui achevaient de s'épuiser, taudis que les tribus indiennes , soudoyées par l'Angleterre , joignaient toutes les horreurs d'une guerre sauvage aux savantes opérations d'une armée européenne.
" Notre position est effrayante, écrit alors Was- « hington;nos troupes se découragent... Notre « cause est bien hasardée, sinon perdue. »
L'on pouvait donc croire que les Américains
allaient abjurer leur récente résolution, lorsque
JSj^énéral Howe leur proposa de traiter du ré-
tablissement do la tranquillité. Le congrès dé-
signa en effet trois de ses membres, Franklin, J. Adams et Rutlege, pour conférer avec lui à l'entrevue de Staten-Island. Jlaisles négociations ne furent pas longues , les commissaires exigeant, sur toute chose , que le général anglais les reconnût pom' les représentants d'une puissance indépendante. Celui-ci eut beau leur faire les plus belles promesses, ils ne voulurent pas même les entendre. Le gant était jeté, et la jeune Amérique ne pouvait le reprendre sans reculer chaque jour davantage, jusqu'à la servitude.
Les nouvelles menaces de l'Angleterre et les revers accablants dont elles furent accompagnées n'eurent, au contraire, pour résultat que d'enseigner aux Américains l'indispensable nécessité d'une confédération plus intime entre les treize États unis. Ainsi naquit la constitution du 4 octobre 1776 , qui essaya de conciher l'indépendance de chacun avec la sécurité universelle, organisa le congrès , le pouvoir exécutif, les finances, les levées, les négociations, etc. Les procès-verbaux de cette assemblée, pieusement conservés par le gouvernement des États-Unis, font assez foi du zèle infatigable qu'y déploya " ? J. Adams , soit pour susciter, soit pour appuyer ces grandes mesures. Et cependant l'ennemi menaçait Philadelphie , et le congrès appelait tous les patriotes à son secours, en même temps qu'il s'adressait à Dieu par des prières publiques. Partout, à cette époque, se trouve ce même caractère de pieuse et sereine intrépidité dans les actes des libérateurs de l'Amérique.
Mais , si intrépides qu'ils fussent, ils n'étaient jamais téméraires ; et tandis qu'ils ne négligeaient rien pour le salut de leur patrie, ils ne dédaignaient pas de lui chercher d'autres appuis que sa propre force et son propre enthousiasme. Or ils savaient bien que tous les ennemis de l'Angleterre, que la France surtout , applaudissaient avec ardeur à l'insurrection américame. C'était même là une des raisons qui avaient déterminé la proclamation d'indépendance. <t II faut, avait « alors dit J. Adams, il faut que notre conduite " devienne moins équivoque, et que les citoyens, « que les étrangers apprennent si nous sommes « ou non une nation. En nous élevant à l'indé- « pendance, nous augmentons nos forces sans <c augmenter nos dangers , et nous nous arrê- « tons au seul parti qui convienne désormais à « notre situation , à notre dignité. » Et il achevait son discours en démontrant à ses collègues que leur querelle n'était pas seulement celle de l'Amérique et de l'Angleterre , qu'elle était aussi celle de tous les autres peuples attentifs aux alternatives de cette lutte mémorable.
Depuis lors, ce n'est plus en Amérique ni au sein du congrès qu'il animait de sa puissante l'aison, que nous devons chercher les traces de J. Adams, mais en Europe et parmi les nations du vieux monde, qu'il s'efforce d'associer à la cause de ses concitoyens. Infatigable missionnaire de liberté et de vengeance, nous le voyons tour
à tour en France dans la compagnie de Franklin, de Silas Deane et d'Édooard Lee ; et en Hollande, où un parti nombreux se lassait de voir que ce pays «■ n'était plus qu'une chaloupe à la remorque de l'Angleterre. « Il réussit à s'attacher les Hollandais, que charmait d'ailleurs la gravité de son maintien et de son esprit, et il obtint d'eux qu'ils signassent en 1782 le fraité d'alliance et de commerce que les chefs de la ville d'Amsterdam souhaitaient depuis 1778. Or ce traité , qui, en autorisant les emprunts , permettait de remédier peu à peu au désordi-e des finances américaines, servait de plus à compléter la coalition maritime de l'Europe occidentale, tandis que toutes les puissances du Nord, Danemark , Suède , Norwége , Prusse et Russie, se réunissaient, à la voix de Catherine H, pour le maintien de la liberté des mers. Jamais l'Angleterre n'avait couru pareil danger ; le sceptre de l'Océan menaçait de lui échapper, et l'insurrection de l'Amérique devenait une conflagration universelle.
Ajoutons que J. Adams trouva encore le loisir de rédiger vers le même temps, et durant une courte apparition qu'il fit en Amérique, la constitution particulière de l'État de Massachusets , telle à peu près qu'elle subsiste aujourd'hui. Charmés de ses talents, de ses vertus, de son dévouement, ses concitoyens l'avaienttous chargé de ce soin glorieux. Il fiit à la fois le libérateur et le Solon de son pays.
Combien d'ailleurs se trouva-t-il récompensé de ses fatigues , lorsque l'Angleterre épuisée se résigna enfin à subir la loi des événements, lorsque la liberté de l'Amérique fut solennellement reconnue et proclamée ! D eut encore l'honneur de contribuer à ce grand triomphe; et la signature de J. Adams figura parmi celles de Franklin, de J. Jay et de Henri Lawrens , sur le traité qui fut signé le 30 novembre 1782 avec les plénipotentiaires d'Angleterre. Seulement peu s'en fallut que sa joie ne fût aussi courte qu'elle était vive ; car la France et l'Espagne s'indignèrent aussitôt de ce que les États-Unis eussent consenti à conclure une paix séparée , et les représentants de l'Amérique ne réussirent à les calmer que par l'assurance positive de ne considérer leur traité comme définitif qu'autant qu'elles am-aient elles-mêmes réglé tous leurs différends avec l'ennemi commun. Victimes de leur bonne foi , ils avaient été dupes d'une perfidie machiavélique. Le roi George et son conseil privé s'étaient flattés de l'inqualifiable espérance de détacher les États-Unis de l'alliance française, et de les amener ensuite à se coaliser contre le peuple même auquel ils devaient leur liberté. Le mépris public, celui de l'Angleterre elle-même , fut le seul fruit de cette honteuse machination. '
Heureux d'avoir si bien servi son pays, J. Adams aurait alors aimé, comme Washington, à déposer le poids des affaires publiques, à les remettre à
de plus jeunes mams. S'il n'avait pas besoin du pouvoir, la naissante république avaU besoin de ses conseils, de son expérience, de son dévouement. Il souscrivit sans peine à ce nouveau sacrifice.
L'Amérique, en effet, était libre; mais qu'allait devenir cette liberté même, si laborieusement, si noblement conquise, si l'armée des libérateurs se constituait en une société menaçante de soldats amis; si les finances publiques ne se relcvaientpas ; siles patriotes, en continuantde persécuter les partisans de l'Angleterre, les loyalistes, ne cessaient d'attenter à la plus précieuse' des indépendances, celle de la conscience et des opinions ? Aussi avec quel empressement J. Adams s'associa-t-il à toutes les mesures que le congrès adopta pour conjurer ces nouveaux dangers ! Les loyalistes surtout lui durent la faculté de penser comme il leur plairait, à la seule condition de ne pas traduire leurs opinions en complots et en ti'ahisons. H est vi'ai que cette noble impartialité valut à J. Adams bien des ennuis, bien des calomnies mêmes. On l'accusa d'être Anglais! Il laissa dire, et, se réfugiant dans sa conscience, il confia au temps le soin de dissiper l'erreur de ses concitoyens, trop échauffés encore pour être justes.
Cependant il se préparait à repasser en Europe pour solliciter de l'Angleterre un traité de commerce, semblable à ceux qu'il avait naguère contractés avec la Hollande et la France. Il ne s'agissait donc pas seulement de l'extension des relations commerciales et des tarifs , mais de la liberté des mers, du respect des neutres, et des plus grands principes du droit maritime à consacrer d'une manière plus solennelle et plus positive ; et c'était là une mission qui convenait bien au sofide esprit de J. Adams. Il n'y réussit pas néanmoins , et les ministres anglais lui firent bon accueil, sans accepter aucune de ses proposi-
tions. Il leur en coûtait trop d'abjurer les tyranlîTquès prétentions que l'Angleterre affectait alors sur la domination des mers, et qu'elle vient d'abandonner si glorieusement. N'osant d'ailleurs les professer publiquement, ils échappèrent aux instances de J. Adams en lui objectant l'impossibilité de signer un traité général avec treize États aussi indépendants que ceux dont se composait la république américaine.
A peine J. Adams s'était-il un peu consolé du mauvais résultat de cette négociation en obtenant de la Prusse (10 juin 1785) les avantages que lui refusait l'Angleterre, que se présenta l'occasion de rendre à sa patrie des services bien plus importants. Une expéiùence de dix ans avait révélé tous les défauts de la première constitution américaine; il était question de la refaire, et ce n'était pas trop de toutes les lumières du pays pour accomplir luie œuvre si difficfle.
Aussi bien J. Adams n'avait pas attendu ce moment pour s'élever contre la mauvaise orga-
nisation de son pays; et il résidait encore en Europe, qu'il ne cessait d'écrire à ses amis d'Alucrique sur l'invincible nécessité de reconstruire les fondements de la république. Ces sages lettres prirent môme bientôt la forme d'un livre sous ce titre : Défense de la constitution des États-Unis d'Amérique, ou de la nécessité d'une balance dans les pouvoirs d'un gotivernement libre. Il en parut plus tard (1794) une seconde édition sous le titre de : Histoire des principales républiques du inonde.
L'épigraphe de ces lettres (extraite de Pope) eu dit assez sur l'esprit qui les inspira : Vopposition de toute la nature tient toute la nature en paix. Que demande en effet J. Adams ? l'établissement de deux chambres , le partage du pouvoir législatif entre ces deux chambres, et, à côté d'elles, un pouvoir exécutif distinct, participant aussi à la confection des lois. Ainsi s'établira , suivant lui , la balance nécessaire à tout pays libre ; et à ceux qui ne voudraient pas l'en croire, il objecte d'une part l'autorité de Cicéron, d'Aristote, de Platon, de Sydney, de Nedham, de Montesquieu, tous partisans de cet heureux équilibre ; derauti'e,les exemples plus persuasifs encore de toutes les républiques qui ont prospéré jusqu'à nos jours , celui même des monarchies qui admettent ces sages tempéraments.
L'on ne saurait dire à quel point l'apparition de ce livre influa sur les résolutions qui suivirent, et sur les destinées lointaines de la nouvelle république. Que fut-ce lorsque J. Adams eut repassé en Amérique , et lorsqu'il vint en discuter lui-même les doctrines au sein du célèbre congrès qui s'omTit le 2 mai 1787 , à Philadelplrie, sous la présidence de G. Washington ? \ Ce ne sera pas exagérer que d'affirmer que l'ou- [vrage de J. Adams devint la base des délibéra- Itions et le programme de la constitution nou- •velle.
Seulement il s'en fallut, et de beaucoup, que tous les Américains fussent contents : la constitution nouvelle blessait bien des intérêts, bien des idées, et l'on put même croire un instant qu'elle ne résisterait pas à la violence des malédictions qu'elle suscitait. Il va sans dire que J. Adams n'y fut pas non plus épargné. On l'accusait d'avoir séduit tout le conseD, d'incliner à l'aristocratie, à la monarchie même; et le luxe
-4uMl étalait en tous lieux semblait une preuve suffisante de ces déîesfables penchants. De là naquirent deux partis qui ont longtemps partagé l'Amérique : celui des républicains ou démocrates, sous la conduite de Jefferson; celui des whigs ou fédéralistes , sous l'iaspiration de Washington et J. Adams.
Toutes ces clameurs ne purent triompher de la vérité et du bon sens public; onze États sur treize acceptèrent la constitution ; et lorsqu'il fut question d'élire le premier président de la république, ce fut sur Washington , sur l'ami de i. Adams, que se réunirent tous les suffrages.
Il fut lui-même associé au ti^iomphe de ce grand citoyen, comme il l'avait été à ses travaux et à ses luttes. En vain Jefferson essaya-t-il de lui disputer cet honneur : le nom de J. Adams l'emporta sur le sien , et la vice-présidence lui fut décernée le 4 mars 1789.
J. Adams s'en montra digne; et il eut d'autant plus occasion de s'y distinguer, que Washington se défiait de ses propres lumières pour le gouvernement civil. «La Providence, disait-il, adai- « gué bénir mes travaux guerriers : obtiendrai-je <' le mêpie succès dans une carrière qui n'est <c pas la mienne ? et dois-je m'exposer à comte promettre avec ma réputation les intérêts de « mon pays? » J. Adams le rassura, l'aida; et une partie des grandes mesures qui avaient pour objet le règlement des fmances, de la justice, de la marine, de l'instruction publique, de la banque nationale , revient sans contredit à cet illustre citoyen. Washington et lui se complétaient l'un l'autre : c'étaient les deux génies de la guerre et de la paix veillant incessamment aux destinées des États-Unis, sans autre rivalité que celle du dévouement, sans autre ambition que celle du bonheur pubhc.
Ce fut alors que l'explosion de la révolution française vint soumettre le courage de J. Adams à de nouvelles et bien cruelles épreuves. Passionné pour la liberté, il ne pouvait manquer d'applaudir à cette glorieuse régénération d'un pays ami ; et il l'admirait en effet, comme Washington, comme tousles Américains. Mais était-ce là mie raison suffisante pour lier la cause des États-Unis à celle de la France, pour reprendi'e les armes, et pour s'exposer de nouveau à tous les maux dont on venait à peine de sortir.' Ni Washington ni J. Adams ne le pensèrent. Ils étouffèrent les secrètes sympathies de leurs cœurs, repoussèrent les prières comme les menaces de la convention , et , laissant libre carrière aux imprécations de leurs adversaires politiques, se renfermèrent dans une exacte neutralité. Qui pourrait dire aujourd'hui que cette politique ne fût pas la plus sage, la plus patriotique, sinon la plus héroïque et la plus républicaine ? Peutêti-e fallait-il même plus de véritable courage pour résister à l'entrainement général que pour ,y céder, au risque de tout perdre.
- Quoi qu'il en soit, peu s'en fallut que J. Adams n'expiât bientôt les penchants impopulaires qu'on lui attribuait vers l'Angleterre et l'aristocratie. Lorsque Washington fut réélu, le parti républicain mit tout en œuvre pour que M. Clinton obtînt la vice-présidence, et J. Adams ne l'emporta que de quelques voix ( 4 mars 1793 ).
11 n'était pas homme à s'inquiéter de si peu. Incapable de sacrifier ses convictions aux intérêts de son ambition, il n'en persévéra pas moins dans la politique qu'il avait toujours soutenue. Les plaintes et les intrigues du gouvernement français rendirent môme chaque jour moins amicales les relations des deux pays ; et, tandis que
ADAïilS
l'AiigleteiTe avait soin de se moutrer complaisante, on put prévoir le moment où une rupture éclaterait entre la France et la jeune république d'Amérique.
Soit que l'état de l'opinion fût changé , soit que l'on sût gré à J. Adaras de son infatigable désintéressement, il n'eut pas lieu de se repentir de n'avoir fait aucun sacrifice à la popularité ; car Washington se retira en 1797, et, pendant que ce grand homme allait se reposer à Mont- Vei'non, ce fut J. Adams qui eut l'honneur d'occuper sa place à la tête de la république américaine. Il est vrai que ce ne fut pas sans peine (ju'il arriva à cette magistrature méritée. Les antifédéralistes l'attaquèrent avec la dernière violence , et si leur chef, l'habile Jefferson , ne prévalut pas sur lui, ce fut sans doute par l'imprudence de l'agent du Directoire français, M. Adet, qui irrita l'opinion publique en affectant de la gouverner, et en menaçant môme, si le choix ne convenait pas à la France. On ne put au moins empêcher que Jefferson ne parvînt à la vice-présidence , et J. Adams en ressentit une douleur profonde. C'était le premier triomphe des démocrates.
Un tel début annonçait une présidence orageuse, et J. Adams eut, en effet, à soutenir une lutte bien pénible. Mais il sembla que le Directoire prît plaisir à lui donner raison, d'abord en menaçant la marine américaine de saisir tous les bâtiments qu'elle autoriseraitles Anglais à visiter, et en refusant de recevoir l'ambassadeur Pinckney , puis en n'écoutant même pas les paroles conciliantes que lui apportaient deux nouveaux envoyés du président. Telle fut l'indignation que causa cette injurieuse conduite, qu'il n'y eut plus <|u'une voix pour en tirer vengeance, que démocrates et whigs rivalisèrent d'ardeur, et que Washington oublia son amour pour la France jusqu'à promettre de sacrifier tout ce qui lui restait de sang à l'honneur de son pays.
A peine les premières hostilités avaient-elles éclaté, que le Directoire, revenu à des sentiments plus raisonnables , demanda la reprise des négociations. J. Adams s'empressa d'y consentir, et de nouveaux commissaires furent chargés de rétablir la bonne amitié des deux pays.
Leur ai-rivée en France fut postérieure au 18 brumaire; mais le renversement du Directoire, en plaçant l'autorité aux mains du consul Bonaparte, ne pouvait que faciliter le succès de leurs négociations. Rassasié de gloire et de combats, celui-ci n'aspirait alors qu'à la renommée de pacificateur. Il accueillit parfaitement les députés de l'Amérique , les entretint des honneurs qu'il venait de faire décerner à la mémoire de Washington , des intérêts communs des États-Unis et de la France dans la grande cause de la liberté des mers, et conclut avec eux ( octobre 1800 ) le premier traité de paix qu'eût signé le gouvernement consulaire. La France y renonçait à la solution immédiate des difficultés relatives au
traité de 1778; l'Amérique, à la restitution des bâtiments capturés ; et l'on s'y bornait à établir les lois de la neutralité maritime. Évidemment Bonaparte désirait entraîner les États-Unis dans la grande lutte qu'il méditait contre la tyrannie anglaise.
Des fêtes charmantes accompagnèrent la conclusion de ce traité : Cambacérès y proposa un toast au successeur de Washington , tandis que Bonaparte et Lebrun y célébraient l'indissoluble amitié des deux républiques.
Cependant l'Amérique oubliait amssi ses dissentiments intérieurs, soit pour pleurer la mort récente de Washington, soit pour célébrer la translation du gouvernement fédéral dans la ville neutre qui portait son nom. J. Adams, qui présidait à toutes ces cérémonies , n'y négligea jamais l'occasion de recommander à ses concitoyens l'exemple de son ami et le maintien de la concorde.
Il n'y réussit qu'à moitié ; et les querelles, un moment suspendues parla perte de Washington, par la réconciliation avec la France, par les fêtes de la translation, se renouvelèrent aussi vives que jamais à l'occasion de quelques lois sur l'expulsion des étrangers turbulents, et sur l'établissement d'impôts nouveaux pour combler le déficit du trésor public. Ces impôts atteignaient les maisons , les terres , le timbre et le sel, et, si modérés qu'ils fussent, ils ne furent accueiUis qu'avec une extrême répugnance. Il va sans dire que l'opposition s'en fit une arme contre J. Adams. Si ces impôts inconnus étaient devenus nécessaires, c'était, disait-elle, parce qu'une politique imprudente, en irritantla France, avait contraint le pays à des préparatifs ruineux, A quoi donc avait-il servi de refuser au parlement anglais les contributions qu'il demandait , si le congrès élevait aujourd'hui les mêmes prétentions ?
John Adams opposa son énergie habituelle à ces bruyantes déclamations, modéra la licence de la presse, interdit les rassemblements séditieux, comprima les insurrections que causaient les nouvelles lois. Mais tandis qu'il n'accomplissait que son devoir en exigeant l'exacte observation des volontés du congrès, sa popularité diminuait de jour en jour, et lorsqu'il arriva à la quatrième année de sa présidence , les fédérahstes tentèrent en vain de l'y maintenir. Les démocrates, unis aux fédéralistes mécontents, lui opposèrent aussitôt Jefferson, et ce fut à leur candidat que demeura l'avantage. C'était plus qu'un changement de personnes; c'était l'avénement d'une nouvelle politique, presque une révolution.
John Adams avait alors soixante-six ans, et, désireux de se reposer un peu avant que de mourir., il ne regretta le pouvoir que pour ses doctrines politiques, dont il déplorait la défaite. Pour lui, il se retira paisiblement dans sa demeure, parmi ses amis et ses livres et il y.'
mena une vie si obscure, que.la Biographie Vnivcrselle place sa mort en 1 SOS. Il vécut au contraire jusqu'à l'âge de quatre-\ingt-onze ans, jusqu'en 1826, sous la présidence de son fils, et avec la plus sensible joie que pût éprouver un aussi bon patriote : celle de voir que son pays devenait chaque jour plus libre, plus puissant et plus heureux. Auguste Bouchot.
Uibliotheca americana. — J. Sparks, The diplomatie Çorresyundence of tlie ainerican révolution. — Lettres of 3Irs. yJdams, tlie icife of John A dams ; Boston, 1S40. — Secret journals of the acts and proceediivjs of conqress ; Boston , 1821. — William Gordon, Histoire de la rcvolution américaine. — io\\nMavs\vA\, Vie de IV ashington. — M. Gulzot, Vie, correspondance et écrits de Jf^ashington.
ADAMS ( John Quincy ) , sixième président des États-Unis, lils aîné de John Adams, naquit dans le Massachusets le 11 juin 1767, et mourut à Washington le 17 février 1848. Encore enfant, il accompagna son père en Europe; il séjourna longtemps à Paris , à la Haye et à Lon- «Ires, de 1801 à 1802. Il fut, dans l'année 1801 et 1802, ministre plénipotentiaire des États-Unis à Berlin. Dans cet mtervalle il parcourut la Silésie, dont il adressa la description à son frère, à Philadelphie, en une série delettres : celui-ci les publia successivement dan's le Porte-Folio, iournal qui paraissait dans cette ville. Les lettres d'Adams excitèrent le plus vif intérêt : elles avaient surtout pour objet l'état des manufactures en Silésie, et acquéraient par là im grand degré d'utilité pour son pays, ainsi que par la description des progrès de l'enseignement et de l'éîlu cation publique depuis l'établissement des séminaires d'éducation par le grand Frédéric. Ce recueil fut imprimé, en 1804, en un volume in-8°, avec luie carte géographique où sont rectifiées plusieurs erreurs topograpliiques et historiques des auteurs allemands qui ont écrit sur la Silésie. Une traduction allemande parut dans l'année suivante. Jefferson , nommé président des États-Unis, rappela Adams de Berlin. Le parti fédéraliste, auquel celui-ci était dévoué, lui fit obtenir une place de professeur au collège de Harvard, dans la province de Massachusets; plus tard il fut envoyé comme député de cette province au sénat : ce fut le moment où Adams quitta le parti auquel lui et son père devaient toute leur fortune , pour s'unir au parti démocratique. Il fut envoyé comme ambassadeur en Russie, et de là il se rendit en 1814, en qualité de plénipotentiaire des États-Unis , auprès des puissances européennes réunies à Vienne. En mars 1815, il fut ambassadeur à Londres. Nommé en 1817 secrétaire d'État de l'intérieur, il remplaça, en février 1825, M. Monroë comme président de l'Union. Dans ce poste éminent , il ne se montra pas moins habile que ses illustres prédécesseurs : cependant il ne fut pas réélu. Son éloignement de la présidence est attribué surtout à la prépondérance des adversaires du nouveau système de douanes introduit dans l'Union pendant sa gestion. Le parti
démocratique l'accusait aussi d'une trop grande déférence pour la diplomatie européenne. Telles sont les principales causes qui l'ont fait échouer dans sa concurrence avec le général Jackson. Depuis 1828 il vivait retiré dans sa terre de Quincy, près de Boston, lorsqu'il fut, en 1830, élu député au congrès , où il soutint chaleureusement, et jusqu'à samort,la cause de l'abolition de l'esclavage. [Conversations-Lexicon et Enc. des g. du m.]
Fenimore Cooper, Lettres sur les États-Unis. — Uibliotheca americana. — Sparks, The diplomatie Corrcspondcnce of the american révolution,
ABAMs {Joh7i), matelot anglais, né en Angleterre vers 1764, mort à Pitcairn le 5 mai 1829. En 1789, il souleva l'équipage du Bounty contre son capitaine , et força ce dernier, qui se nommait Bligh, à abandonner son navire dans les parages d'0-taïti. Pour échapper au châtiment qui l'attendait, et ne se croyant pas en sûreté à 0-taïti ni aux îles Marquises, il se dirigea avec ses complices vers l'île de Pitcairn , où il aborda le 23 janvier 1790. Ce fut là l'origine d'une petite colonie qui appartient aujourd'hui à l'Angleterre. Les indigènes qui s'y ti'ouvaient furent exterminés par suite d'inimitiés sanglantes, et en 1793 la population de l'île ne se composait que d'Adams, de trois de ses compatriotes , de dix 0-taïtiennes , et de quelques enfants. Six ans après , il ne restait plus à Pitcairn qu' Adams et un autre Anglais nommé Young. Un des trois compatriotes d'Adams était parvenu à distiller de l'eau-de-vie de la racine du ti {dracœna terminalis) ; il devint fou à force de boire, et se précipita du haut d'un rocher dans la mer. Un autre fut tué par le mari dont il avait voulu enlever la femme. Après cette vie de désordre et de destruction , les survivants se mirent à faire de graves réflexions sur les devoirs qu'ils avaient à remplir. Ils prièrent matin et soir, enseignèrent à leurs enfants les préceptes de la rehgion, célébrèrent le service divin, et vécurent sobrement en cultivant le sol. La petite colonie prit dès lors un accroissement rapide ; en 1814, elle fut visitée par la frégate le Breton, à son retour du Chili, et en 1825, par le capitaine Beechey : elle se composait alors déjà de soixante-dix habitants, parmi lesquels ne se trouvaient que deux nouveaux venus. En 1828, l'Angleterre y envoya un missionnaire, M. Buffet, Adams survécut encore im an à l'arrivée de ce missionnaire , après avoir à tous égards mérité le titre de patriarche de Vile de Pitcairn.
T. Barrow. Histoire de la révolte et de la prise du navire le Bounty; Londres, 1832, in-8°; — Beecliey, Voyage à la mer Pacifique et au détroit de Bering ; Londres, 1S31, in-4°. — Shillibeer, The Briton's voyage to fitcairn's island, p. 81-97.
* ADAMS ( John ), d'Inner-Temple , ingénieur anglais , vivait à Londres dans la seconde moitié du dix-septième siècle. 11 a publié le premier dictionnaire géographique de l'Angleterre , sous ce titre : Index villaris, or a geographical table