‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 82 sur 180 · EGIDIUS · texte numérisé non relu

EGIDIUS

jEGïOlUS (Petrits), d'Anvers, né en 1490, mort en 1555 , voyagea en Asie et en Afrique. 11 a laissé une Description de la Thrace et de (onstantinople.

^GÏDICS ANTONICS CANISICJS. Vorj. GiLLES «E VrrERBE.

JÎGIDICS A COLVMIVA, OU ROJIANUS. VOïJ.

Colonne (Gilles).

JEGIDICS CORBOLIENSÎS. Voy. GiLLES DE CORBEIL.

*;egidhjs d'Assise, religieux de l'ordi-e des Trères Mineurs, mort en 1262. Il fut l'un des compagnons de saint François d'Assise. On a de lai Aurea verha; Anvers , 1534, in-8°. Raoul de Tossiniano (liv. I de son Historia Seraphica) donne la liste des ouvi-ages inédits d'jEgidius.

Ch. Ri.

.^c(a Sanctormn, t. III (23 avril). — Luc Wadding, Bibliotheca nrd. Minorum. — Oudin, Comment, de scriptor. eccles. t. III.

*^Gi»itrs LEODiENSis ouGiLLEs deLiége, inoiue de la Vallée d'Or, monastère de l'ordre de Citeaux dans le duché de Luxembourg , vivait dans la première moitié du treizième siècle. Il a écrit l'histoire des évéques de Liégedepuis Theodvin, successeur de Wason, jusqu'à Henri m, soixante-neuvième évéque. Cette histoire (Gesta Episcoporum Leodiensium jusqu'à l'année 1246) a été continuée jusqu'en 1348 par Jean Zlorsemius, chanoine de Samt-Lambert à Liège. Jean Chapeaville l'a pubUée avec d'autres chroniqueurs; Liège, 1613, in-4°. La vie de saint Albert, extraite de son ouvrage, a été traduite en espagnol, et publiée sous ce titi'e : Vida de S. Alberto, cardinal del titulo de Sancta-Cniz , obispo de Lieja y martyr, trad. en castellano por Andres de So^o /Brussellas, 1613, in-8".

Ce. Ri.

Charles de Visde, Bibliotheca scriptorum ord. Cisterciensis, pag. 7. — Valère André, Bibliotheca Belgica.— Oudin, Comment, de script, eccles., tom. 111.

*iEGlt, ou EiGiL, abbé de Fulda, mort en 822 , a écrit la vie de son maître Sturmius , premier abbé de Fulda, mort en 768 ; elle a été publiée par Brower à Mayence en 1616 , d'après un manuscrit de Bamberg. Ch. Ri,

Âcta sanctorum ord. S. Benedicti, tom. V, p. 226- S62. — Fabricius, Biblioth. eccles.

iEGiMCS ou iEGiMics, médecin de Vélie, antérieur, selon Galien, à Hippocrate. Il paraît avoir le premier écrit sur le pouls.

Galien, édit. Kiihn. — Sprengel, Bist. de la médecine.

^GINETA. Yoy. Paul d'Égine.

JEGINHARD. Voy. ÉgINHARD.

iEGixWS SPOLENTINCS (c'est-à-dire de Spolète) fut le premier éditeur de la Bibliothèque d'Apollodore, à Rome, en 1550, et la publia d'après les manuscrits du Vatican, mais corrigea e texte quelquefois un peu arbitrah-ement. 11 accompagna l'original d'une traduction latine, et de notes qui annoncent beaucoup d'érudition.

Fabricius, Bibl. grxca.

iELIUS

JELF {Samuel), théologien suédois du dixhuitième siècle. Il était archidiacre de Linkôping, et professeur de belles-lettres à Upsal. On a de lui quelques poésies latines.

.ELFRicrs ou HELFRice , sumommé le Grammairien, né vers le milieu du dixième siècle, mort le 28 août 1006. Il fut nommé suc cessivement abbé de Malesbury, puis évêque de Wilton, enfin (en 995) archevêque de Cantorbéry. On a de lui : 1° une grammaire avec un dictionnaire latin et anglo-saxon, ouvrage exact et méthodique, pubUéparSomner à Oxford, 1559; — 2° une Chronique anglo-saxonne; Londres, 1628- 1638 : cette chronique s'étend depuis Jules César jusqu'en 975; 3° une Homélie sur l' Eucharistie, imprimée avec la Vie deBède; Cambridge, 1641.

Biographical Dictionary .

iEHANUS. Voy. Élien.

iELiAMCS BiECCius, médecin du deuxième siècle après J.-C. Galien en parle comme le premier de ses maîtres qui mit en vogue la thériaque.

Galien, Op., édit. Kiihn.

JELJUS CÉSAR, ou mieux Lucius Céjonius CoMMODus VÉRus, cutré par adoption dans la famille Jîlia , né dans la seconde moitié du neuvième siècle de Rome , mort dans cette ville le 1^'' des kalendes de janvier de l'année 891 de sa fondation ( 137 de J.-C). Le choix que fit Adrien de Lucius Céjonius pour son successeur, les monnaies qui furent frappées en son nom, les statues, les temples qui lui furent élevés dans les grandes villes de l'empire par les ordres de son père adoptif , le titre de César qu'il porta deux ans, lui ont mérité une place dans l'histoire, malgré le peu d'intérêt qui s'attache à cette vie éphémère, où rien ne justifie des honneurs aussi peu mérités qu'ils étaient inattendus. Jîlius, toutefois, appartenait à une fanaille patricienne où plusieurs personnages étaient parvenus au rang de consul. Ses ancêtres paternels étaient originahes de l'Étrurie; sa mère était de Faventia, aujourd'hui Faenza en Romagne. Beau, bien fait, ne manquant ni d'éloquence ni d'instiuction, il fut accusé par quelques écrivains malveillants , à ce que nous apprend Spartien, d'avoir dû l'affection d'Adrien plutôt à sa beauté qu'à ses quahtés morales. Occupé de ses plaisirs, de sa parure , il monti'ait un de ces caractères faciles où l'égoïsme se cache sous les apparences d'une bienveillance banale, et n'avait pas plus l'énergie du vice que celle de la vertu. Inventer un lit suspendu où de légers réseaux renfermaient de moelleux coussins sur lesquels on effeuillait des roses ; composer un mets nouveau dans lequel entraient des tétines de truie , de la chair de faisan, de celles depaonetde sangUer (1) ; attacher des ailes aux épaules de ses coureurs, et donner à l'un le nom de Borée , à l'autre celui de Notus : telles étaient les futiles occupations de celui qu'Adrien, dans l'espoir peut-être de se faire

(i) On nommait ce mets tétrapharmaque.

^LIUS

regretter, voulut léguer aux Romains comme maître de leur vaste empire.

La date précise de l'adoption d'^Elius César a excité des controverses parmi les érudits, qui se sont efforcés de fixer les points de chronologie litigieuse de l'histoire romaine. Les uns adoptèrent, avec Spartien, l'année de Rome 888 ; les autres reculèrent cet événement jusqu'à l'année suivante, 889. Ce qu'il y a decertain, c'estqu'une inscription rapportée par Gruter prouve qu'avant la fin de l'année 889, ^Elius César n'avait pas exercé la puissance tribunitienne , et que l'examen attentif des monuments épigrapliiques tend à prouver que ce fut aux calendes de janvier 889 qu'il fut nommé consul pour la première fois, mais sous le nom de Céjonius Commodus, et sans qu'il soit fait mention pour lui du titre de César. Ce serait dans le courant de cette même année qu'aurait eu lieu son adoption, à la suite de laquelle il fut envoyé sur les bords du Danube comme préteur chargé de gouverner la Pannonie, après avoir été désigné pom' un second consulat. Il sut, nous dit Spartien, se maintenir convenablement à la tête de cette province ; et ses succès militaires, ajoute-t-il, ou pour mieux dire le bonheur qui accompagna ses expéditions, lui valurent la réputation, sinon d'un grand général , au moins d'un bon officier. Ni l'histoire ni les monuments ne nous apprennent rien sur l'époque de son retour à Rome, où le rappelèrent probablement les soins qu'exigeait sa santé. Usé par l'abus des plaisirs, d'une constitution naturellement délicate, il n'aurait pu, quand même il eût vécu, supporter les fatigues du commandement ; et Adrien, frappé de son incapacité, pensait à faire un autre choix. La mort lui épargna la honte de se voir chassé des degrés du trône : une potion qu'il avait prise la veille des ides de janvier de l'an de Rome 891, dans l'espoir d'être en état de prononcer le lendemain un discours de félicitation adressé à l'empereur, produisit un effet trop violent sur ce tempérament si faible, et l'emporta dans la nuit. La solennité du premier jour de l'année, pendant lequel on faisait en faveur du prince des vœux solennels, empêcha qu'on ne prît le deuil ; mais, quelques jours plus tard, sa mort futpleurée par ordre, comme celle d'un prince de la maison impériale, et il fut placé le premier dans le magnifique mausolée qu'Adrien venait de faire élever sur la rive droite du ïibre, où il porte aujourd'hui le nom de château Saint-Ange. Le mausolée d'Auguste, placé au champ de Mars, et où les empereurs étaient portés après leur mort quand ils n'étaient pas traînés aux Gémonies, n'avait plus désormais de place pour la cendi'e des maîtres du monde. yElius n'ayant été que César ne fut pas mis au rang des dieux : du moins on n'a retrouvé aucune monnaie frappée en l'honneur de sa consécration ; et cependant Spartien nous dit qu'Adrien lui fit élever des temples dans quelques villes. Il voulut aussi qu'Antonin, devenu pon successeur, adoptât Lucius Yérus, fils d'jElius ,

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