‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 2)Chapitre 81 sur 180 · NOL'V. BIOGR · texte numérisé non relu

NOL'V. BIOGR

(I) Dio, I.XIX, Jîrv.

tPJIVERS, — T. I.

ADRIEN

était insurmontable. Sévérus eut le gouvernement de la Bithynie, en récompense de ses succès.

En l'an de J.-C. 135 (888 U. C), Adrien était de retour à Rome , qu'il ne quitta plus que pour le séjour de sa villa de Tibur, où il avait retracé les souvenirs de ses voyages et rassemblé les merveilles de ses États. Cette fantaisie impériale, album dessiné à grands traits par un homme qui possédait le monde , contenait dans sa vaste enceinte le Lycée , l'Académie , le Prytanée , le Pécile, le temple de Canope, la vallée de Tempe, les champs Élysées, le Tartare. Des temples, des bibUothèques , un théâtre, un hippodrome, une naumachie , un gymnase, des thermes, y renfermaient im si grand nombre de chefs-d'œuvre, qu'après quinze siècles d'abandon et de pillages on exhume chaque jour de leurs ruines, depuis deux cents ans , des statues , des bas-reUefs , des mosaïques, dont se parent les plus célèbres musées de l'Europe. C'est de cette retraite qu'Adrien présidait aux embellissements de Rome (1), réparait la basilique de Neptune, le forum d'Auguste, le grand Cirque, les thermes d' Agrippa; jetait sur îe Tibre le pont qui porte son nom, et préparait à ses cendres l'immense mausolée qui sert aujourd'hui de forteresse à la ville. De là il fondait l'Athénée, encourageait les lettres, favorisait la reprise des études en exemptant des charges municipales les professeurs de philosophie , de rhétorique et de grammaire; en les dispensant de l'entretien des gymnases, des sacerdoces onél'eux, des directions responsables, du service militaire (2). Il y reçut aussi les ambassadeurs que Vologèse et les lazyges lui envoyèrent ; mais, toujours prêt à parer sa conduite des dehors d'une déférence envers les sénateurs qu'il est permis de croire peu sincère, il conduisit ces étrangers devant le sénat, et n'accepta la mission de leur répondre que sur la prière qui lui en fut laite par cette assemblée. Quant au roi PharasluauC; qui vint également le trouver, il augmenta ses États, lui permit de sacrifier au Capitole, lui fit dresser une statue équestre ; puis, par une de ces bizarreries qui étonnent peu de sa part, il fit paraître dans le chque trois cents condam-

(i) Ce n'pst pas Rome seulement, mais l'Italie tout entière, qu'a différentes époques Adrien embellit ou dota de monuments d'utihté publique. Spartien nous apprend qu'il donna un écoulement aux eaux du lac Fucin, ou, plus probablement, qu'il rétablit l'émissaire creusé par Claude. Selon l-'auàanias, il fit creuser un port à l'ancienne Sybaris, entre BruKles et Hvdrunte. Une inscription trouvée à Montepulciano lui attribue la restauration de la via Cassia depuis Cbiusi jusqu'à Florence : VIAM. CASSIAJM. VETVSTATE. COLLAPSAM. A. CLVSINO- RVM. FINIBVS. FLOREKTtAM. PERDVXIT. MILHA. l'AS- «VVM. XXCX. I Gruler, clvi, 2). Une autre inscription découverte près de Nice nous indique le rétablissement d'une autre voie : VIAM. IVLtAM. AVG. A FLVMINE. TREBiA. QVJE. VETVSTATE. INTERCIDERAÏ. SVA. PECVrUA. RtSTITVlT. (iMaffei, Mus. Veron., ccxxxi, 5). U en est de même pour la ville de Suessa: VIAM. SVESSAN.S. MVNIClPiBVS. SVA. PE- CVNIA. FECtT ' Grut., CLi, '6). A Cupra mfirilima, il avait rétabli le temple de la déesse du lieu : MVNtFICENTIA. SVA. TEMPLVM. r>EJE. CVPR/E RESTITVIT. (Orelli, i8d2). Les habitants de Feruli dans la Sabine (Murât,, ccxxxiir, 4;, ceux il'OsIic ( Grut., ccxLix, 7 ), de Teano ( Grut., ibid., 2 ), de Sorlente ( iMorcelli , De Sttlo inscr., t. I, p. S; ), de l'ouzzoles (Murât,, ccxxxiit, 2), etc., nous ont laissé des inscriptions par lesquelles ils renilent grâces à Adrien de ses bienfaits à l'égard de leurs municipes.

izj Die., XXVII, t. I, 1. VI.

nés, revêtus des casaques d'or dont ce prince lui avait fait présent.

Vers l'époque 3Ù nous voici parvenus (fin de l'année 135), A'' rien, éprouvant les premiers symptômes de l'hydi'opisie qui devait l'enlever adopta ^Elius Vérus, homme faible, maladif, que sa nullité seule recommandait à ses yeux; car, ainsi que le dit Spartien , il avait pris en haine, tous ceux auxquels leurs qualités avaient valu l'affection du sénat. En faveur de cette adoption , il fit de grandes dépenses , célébra des jeux, distribua un congiaire au peuple , un donatif aux soldats; et à peine ces fêtes étaient-elles achevées, que la santé du nouveau César, devenue encore plus chancelante , annonçait une fin prochaine; aussi Adrien dit-il plus d'une fois : « Nous nous sommes appuyés sur un mur qui vacille, et nous avons perdu quatre cent millions de sesterces. « Cependant l'empereur lui-même devenait pLis souffrant chaque jour; des hémorragies fréquentes avaient amené une hydropisie déclarée, et la violence du mal exaspéra son égoïsme jusqu'à la cruauté. Ce fut d'abord dans la superstition qu'il chercha des remèdes. Deux inscriptions nous apprennent, l'une que l'Auguratorium fut alors rétabU à ses frais ; l'autre , que trois livres d'or et deux cent six hvres d'argent furent consacrées à la statue de Junon Sospita à Lavinium (1) : des mages étaient consultés , des chrétiens livrés au supplice (2). Mais les dieux restaient sourds; et, ne pouvant racheter sa vie, Adrien eut moins d'égards que jamais pour celle des autres. Sabme, sa femme, périt par le poison; Servien, son beau-frère, âgé de quatre-vingt-dix ans , fut mis à mort , sous prétexte qu'il avait désapprouvé l'adoption d'.Mius Vérus; et son petit-fils Fuscus, malgré ses dix-huit ans, fut enveloppé dans la même condamnation. Dion rapporte qu'au moment de périr, Servien se fit apporter du feu, et, y ayant jeté de l'encens, adjura les dieux en les prenant à témoin de son innocence, et leur demandant pour toute vengeance que l'empereur implorât un jour la mort sans pouvoir l'obtenir. Ses vœux furent exaucés. Adrien , qui venait d'adopter Antonin à la place de Vérus , mort après avoir porté dix-huit mois à peine le titre de César, éprouva bientôt de telles souffrances, qu'il voulut renoncer à la vie. Il demandait sans cesse du poison , un poignard ; et comme on les lui refusait, il fit venh un gladiateur auquel il ordonna de le frapper sous la mamelle, à la place que son médecin Hermogènej lui avait désignée comme la plus favorable à une mort sans souffrance. Trompé cette fois dans son espoir, car le gladiateur s'était dérobé par la fuite à de nouvelles instances, Adrien se rendit

(r) Voyez Gruter, 128, 4; et Muratori , 147- 5.

(2) Voyez le martyre de sainte Symphorose et de ses sept fil! à Tibur ( ap. Ruiiiart.^cf. Mart.. in-f», p. zS ). C'est probablement à celte même époque qu'il faudrait rapporter une inscription trouvée dan.s les catacombes, si elle est authentique, et où on lit : TEMPORE HADRIAKI IMPERATORIS MARIVS ADOLESCENS VITAM PRO CBO CVM SAiNGVINE COM'

SVNSIT. (Boldeiti, Osserv, sopra i Cimiteri, p. 233).

ADRIEN

à Baia, où, renonçant à tout régime, il obtint enfin } restes brûlés à Pouzzoîes , dans la villa de Cicéde la débauche cette mort tant désirée. Quelques moments avant d'expirer, et voulant quitter ce monde en pliilosophe , il composa les vers ainsi traduits par Fontenelle :

Ma petite âme, ma mignonne, Tu t'en vas donc, naa fille? et Dieu sache où tu vas I Tu pars seulette et Iremblottante. Hélas ! Que deviendra ton humeur foliclionne?

Que deviendront tant de jolis ébats (1) ?

Ce fut le 6 des ides de juillet de l'an de Rome 891 ( 10 juillet 138 de J.-C. ) que mourut Adrien, à l'âge de soixante-deux ans ; et peu s'en fallut que ce prince qui avait introduit un dieu dans l'Olympe n'en fût rejeté lui-même. Antonin eut beaucoup de peine à lui faire décréter par le sénat les honneurs de l'apothéose, qu'avaient obtenus Caligula , Néron , Domitien. C'était trop de rigueur : le règne d'Adrien , malgré les cruautés qui signalèrent son avènement et les derniers temps de sa vie, fut pom- l'empire une grande époque. L'art romain y atteignit l'apogée de sa gloire : statues, bas-reliefs, monnaies, mosaïques , portent l'empreinte d'un goût pur, d'un archaïsme sans excès, qui ramenait la sculpture et le dessin aux beaux temps de la Grèce. La littératm'e fut moins heureuse : le génie avait disparu, et le talent, qui ne le remplace pas, dégénérait chaque jour. Cependant les langues grecque et latine étaient cultivées avec soin. Des grammairiens, ne pouvant mieux faire, composaient des lexiques, dressaient l'inventaire des richesses du passé , et les défendaient de leur mieux contre l'invasion imminente du néologisme. La philosophie, dignement représentée par Favoria, Héhodore, Denys de Milet, Polémon, Secondus, Hérode Atticus, et peut-être même Épictète (2), avait inscrit dans sa morale des maximes qui annonçaient déjà le prochain avènement du christianisme. Les devoirs d'homme à homme , l'amour du prochain , la nécessité de répondre au mal par le bien , y étaient énoncés avec une énergie toute nouvelle. Nous avons vu la réaction de cette morale sur les principes du droit, et dans l'application de ces principes nous trouvons peut-être la véritable cause de la rancune qui fermait à Adrien les portes du Pantiiéon romain. En proclamant l'égalité du droit civil , en admettant les provinces aux bienfaits d'une législation uniforme, en nivelant les prétentions de l'aristocratie sous les idées stoïciennes , Adrien s'était attiré la haine qui le poursuivait au delà du tombeau. Quoi qu'il en soit, Antonin triompha de la résistance des sénateurs : son père adoptif reçut le titre de JJmis , et ses

imula vagula, blandula, osprs comfsque corporis.

Quae nunc fnllidula, rigida, nudula, Nec ut soles, dabis jocos. (Spart., r^ita Adr., c. xxiii).

(2) Sparticn sful parle des relations d'Êpictète avec Adrien. M. Dacier doute . qu'Épirièie ait vécu jusqu'au règne de ce prii.ce. Esclave il'Epapbrodite, affranchi de Néron, il devait «Ui du moias fort âgé quand Adrien monta sur le trône.

ron , furent déposés à Rome sous les voûtes immenses qui portent encore le nom de môle d'Adrien. Noël des Vergers.

Dion Cassius. — Spartien. — Dodwell , Prselectioiies Acad. ad initium Vitse Jdriani a Spartiano scriptw. — Tillemont, vol. II. — Eckliel, D. N. V., t. VI. — Dosithée, Hadriani imp. responsa et rescript, ap. Fabr. Bibl. Graec, t. XII. — Guilhem de Sainte-Croix, Dissertation sur le goût de Vempereur Hadrien pour la philosophie, la jurisprudence, la littérature et les arts (Mèm. de V Acad. des Inscr., t. XLIX ). — Greppo, Mémoire sur les voyages d'Adrien et sur les médailles gui s'y rappoi-tent.

ADRIEN, sopliiste, né à Tyr vers le milieu du deuxième siècle , étudia l'éloquence à Athènes sous la direction du célèbre Hérodes, qu'il remplaça plus tard. Marc-Aurèle, qui l'avait entendu à Athènes, l'emmena à Rome. Adrien y mourut sous le règne de l'empereur Commode , dont il avait été secrétaire. Il nous reste de lui quelques fragments de discours, publiés en grec et en latin par Léon AUatius dans Excerpta varia grœcorum sophistarum ac rhetorum ;^ome., 1G41, in-8°. On les trouve aussi à la suite de Philon de Byzance, de J.-C. Orelli.

Sclioell, Histoire de la littérature grecque.

ADRIEN ('A6ptav6ç), écrivain grec du cinquième siècle de l'ère chrétienne. Suivant Fabricius {Bibl. Grse-ca, t. Vi, 381), c'est le moine grec auquel saint NU a adressé une de ses lettres (Léon Allatius, Sancti Nili epistolœ, XI, 60). On a de lui : une introduction à l'Écriture sainte (elcraYwyy) de, xàç ôst'aç ypàçaç), ouvrage imprimé pour la première fois en grec par Dan. Hoeschel, sur un manuscrit trouvé à Augsbourg, 1602, in-4°; réimprimé par Jean Pearson dans le t. IS des Critici sacri, Lond., 1660; trad. lat. dans les Opuscula de Louis Lolîino; Bellune, 1650.

Cave , Historia literaria. — Jôcher, Allgem. Gelerten-Lexicon.

ADRIEN (Papes du nom d') :

Adrien l", 94° pape , succéda en 772 à. Etienne rH, et mourut le 25 décembre 795. H appela Charlemagne au secours des Romains contre Didier, roi des Lombards. Le roi des Francs marcha sur l'Italie ; et pendant que ses soldats tenaient Pavie assiégée , il se dirigea vers Rome, où il confirma les donations que Pépin avait faites à l'ÉgUse romaine, et y ajouta de nouvelles concessions, se réservant toutefois la propriété des pays concédés, et n'eu laissant au saint-siége que le domaine utile. Adrien en fit un bon usage, employant ses revenus au soulagement du peuple. Pour témoigner sa recomiaissance à Charlemagne , il le créa pa~ trice de Rome. Ce pontife écrivit contre les er-: reurs de Félix d'Urgel , et présida par ses légats au deuxième concile général de Nicée. 11 répondit par une lettre pleine de modération aux livres Carolins. De son temps et par ses soins, le chant et le rit grégoriens furent introduits d'abord à Metz , puis successivement dans les autres États de l'Empire, Il mourut avec la réputa-

ADSON — ^GIDÏUS

ce sujet, n établit que l'Antéchrist naîtra de la | tribu de Dan, à la manière des autres hommes dans Babylone ; qu'il sera élevé à Betzaïda et à Corrozaïm, qu'il rétablira le temple de Jérusalem, qu'U régnera et persécutera pendant trois ans et demi, et qu'enfin il sera mis à mort sur le mont des Oliviers.

Adson réfute ceux qui soutiennent que l'Antéchrist naîtra d'une vierge, et ceux qui le font sortir de l'union d'un évêque et d'une religieuse. Son traité se trouve dans les œuvres d'Alcuin et* de Raban Maur.

GoUut, Mémoires historiques de la république sequanaise; Dôle, 1592. — Hist. litt. de la France.

* ADSOiv, abbé de Deuvres, de l'ordre deSaint- Benoît, dans le diocèse de Bourges, mort en 991 ; on a de lui quelques Vies des saints, et entre autres celle de saint Bercaire, saint Bariole, saint Fredbert, saint Tranquille; il a aussi fait un traité de l'Antéchrist qui a été attribué à saint Augustin, et qui se trouve dans les œuvres de ce Père de l'Église, tom. VI; Paris, 1685.

Bibliothèque générale des écrivains de l'ordre de Saint- Benoit, par un religieux de la congrégalion de Saint- Vannes.

*ADiTAïiTE (le R, don Biego de), missionnaire espagnol, natif de Saragosse, vivait dans ïa première moitié du dix-septième siècle. Il était de l'ordre de Saint-Dominique et évêque de la Nouvelle-Ségovie, aux îles Philippines. On a de lui un ouvrage, imprimé à Manille, sous le titre • Historia de la provincia del Sancto Rosario de la orden de Predicadores, en Filippinas, Japon y Cliijna; en Manila (L. Beltran), 1640,in-fol. E.D.

Catalogue inédit de la Bibliotlièque nationale.

ADVENIER- FOKTENILLE ( Hippolyfe-An-

toine), vaudevilliste, né àParisle 15 février 1773, mort le 18 avril 1827. Élève de l'école des pontset-chaussées, il fut nommé, en 1794, capitaine àa génie, et fit plusieurs campagnes en qualité d'aide de camp du général Marescot. En 1812, il obtint la place de référendaire à la cour des comptes, et la conserva jusqu'à sa mort. Il a fait ''représenter au théâtre du Vaudeville : 1° l'Ainée et la Cadette, en société avec Desfougerais (pseudonyme), en 1796; — 2° l'Aveu suj}jjosé, en 1797; — 3° Panard, clerc de procureur, en 1802; — 4° Gresset, en 1804; — 5° les Époux dotés ; — 6° le Trois mai, en 1816; — 7° le Jeune Oncle, opéra-comique, musique de Blangini. Toutes ces pièces, aujourd'hui oubliées, ont paru sous le nom de Fontenille.

Biographie des Contemporains.

ADVENTius , élu évêque de Metz en 855, mort le 31 août 875. Il assista à plusieurs conciles, et notamment à ceux de Coblentz ( en 860 ) et d'Aix-la-Chapelle , où fut débattu le divorce du roi Lolhaire avec Theutberge. Par les intrigues de ce prélat, le divorce fut prononcé, Theutberge reléguée dans un cloître, et Lothaire autorisé à épouser Waldrade. Le pape Nicolas I^'' fit convoquer un concile à Metz ( en 863 ), où

Advcntius, malgré la présentation d'un mémoire justificatif, fut déposé en présence de deux légats, et Waldrade excommuniée. Adventius écrivit au pape une lettre suppliante, déclarant qu'il serait allé lui-même se prosterner devant le saint-père, si ses infirmités ne l'en avaient pas empêché. Charles le Chauve intervint pour lui, et le fit rétablir dans son siège. A la mort de Nicolas, en 868, l'évêque courtisan n'eut plus ses infirmités : il se hâta d'aller à Rome féliciter le nouveau pape (Adrien) sur son avènement, de la part de Lothaire. Ce prince étant mortpeu de temps après, Adventius devint le conseiller intime de Charles le Chauve, qui s'était emparé du royaume de Lorraine.

Baronius, Jnnales, ad ann. 862, etc.

iSîAciDE, fils d'Arymbas, roi des Molosses de l'Épire, monta sur le trône l'an 326 avant J.-C. Après la mort d'Alexandre le Grand, il se laissa entièrement subjuguer par Olympias, sa sœur, qui l'entraîna dans une guerre contre " Aridée et les Macédoniens. Les Épirotes profitèrent de son absence pour nommer un autre roi. jEacide parvint à se réconcilier avec eux; mais Cassandre s'opposa à son retour dans l'Épire, et envoya pour cet effet une armée commandée par Philippe son frère, qui, ayant rencontré Jîacide avec ses troupes sur la côte voisine des îles Œniades, dans l'Acarnanie, lui livra un combat dans lequel ./Eacide fut tué. Il eut pour fils le célèbre Pyrrhus,

.Pustin, lib. Vil. — (.llavier, dans la Biographie Universelle.

*.flEASTiDE (AlavTÎôïic;), écrivain grec, vivait à Alexandrie sous le règne du premier Ptolémée (vers l'an 300 avant J.-C. ). Il était, suivant quelques grammairiens, du nombre des sept poètes d'Alexandrie qui formaient la Pléiade tragique (nXsiàc; xpaYix:^). 11 ne nous est rien resté de ses écrits.

Nfeke, Schedse criticœ ; Halle, 1812. — Wclckcr, Die Griechiscken Tragœdien.

jEOESius, de Cappadoce, philosophe néoplatonicien, du quatrième siècle de l'ère clirétienne. Maître de Jamblique, il enseignait la philosophie alexandrine à Pergame. Il eut pour élèves Maxime d'Éphèse, Eusèbe , et l'empereur Julien.

Eunapius, T'ies des philosophes et sophistes, p. 33, etc., édit. Heidelb., ib96.

*.aEGimï]s, abbé dans la Gaule Narbonnaise l'an 514, a laissé un petit traité intitulé Libellus pro privilegiis Ecclesioe Arelatensis, Symmacho papx oblatus. On le trouve au t. IV" de la collection des concilesduP. Labbe. E. D.

Catalogue de la Bibliothèque nationale.

.EGiDïUS, bénédictin d'Athènes, florissait dans le huitième siècle. On le regarde comme l'auteur d'un poëme généralement attribué à Gilles de Corbeil {J^gidius Corboliensis) : Carminedeurinarumjudiciis; item, de pulsibus, etc.; Venise, 1494; Lyon, 1505, in-8°.

Bibliothèque de l'ordre de Saint-Benoît.

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