‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 103 sur 276 · BRETIGNY · texte numérisé non relu

BRETIGNY

tyrannique qu'il s'arrogea après le débarquement prouvèrent bientôt qu'il cherchait à se rendre indépendant. Ses officiers formèrent un complot contre lui , et le jetèrent dans une prison qu'il avait lui-même fait construire. Ayant réussi , peu de temps après, à rentrer en possession de son autorité, il ne tardapas àcéder de nouveau aux suggestions de son caractère violent et ambitieux en promulguant un code sanguinaire, en multipliant autour de lui les supplices, et en substituant partout ses armes à celles du roi. Mais il n'eut pas le temps de consolider son autorité. Ayant voulu poursuivre quelques indigènes fugitifs , il se trouva tout à coup enveloppé de .sauvages, qui le massacrèrent.

Paul Boyer, Relation du voyage de Brétigny. — Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France.

BRETiN {Philibert), médecin et poète français, né à Auxonne en 1540, mort à Dijon le 29 juin 1595. On a de lui : Poésies amoiireiises, réduites en forme d'un discours de la nature d'amour; Lyon, 1576, in-8°; — une traduction des Œuvres de Lucien; Paris, 1583, in-fol.; — une traduction des Aphorismes d'Hippocrate; — Y Histoire de Bourgogne, traduite du latin de Pontus Heuterus. — lia corrigé le &uidon de chirurgie de Chauliae.

Papillon , Bibliothèque de Bourgogne. — La Crois du Maine, Bibliothèque française.

BRETOG (Jean), sieur de Saint-Sauveur, poète français, natif de Saint-Laurent en Dyne , vivait dans la dernière moitié du seizième siècle. JI a laissé une Tragédie française à huit personnages, traitant de l'amour d'un serviteur envers sa maîtresse, et de ce qui en advint; Lyon, 1561, in-S"; 1571, in-12.

Duverdier et La Croix du Maine, Biblioth. françaises.

* BRETON ( Guillaume) , ou Guillelmus Br ito Ai'moricus, ^oëte historien , né vers 1150 à Saint-Pol-de-Léon, en Bretagne, étudia à Nantes et à Paris, embrassa l'état ecclésiastique, et fut attaclié, comme chapelain, à la cour de Philippe-Auguste; de 1193 à 1201, il alla plusieurs fois à Rome, au sujet du divorce de ce monarque, qui lui confia l'éducation de son fils naturel Carlottus. Il mourut en 1226, laissant deux histoires du roi qu'il avait servi : l'une, intitulée Philippidos libri XII, est envers latins et comprend 9,201 hexamètres ; elle se trouve dans les recueils de Pithon, de Duchesne, dans les Scrlptores rerum Francicarum , t. XVII : l'édition donnée par C. Barth, 1657, renferme de bonnes notes. Une traduction de la PMlippide se trouve dans la Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France, publiée par M. Guizot (t. XI, p. 181-251 ). L'autre histoire est en prose, et elle a été comprise dans les mêmes recueils. Breton ne manque pas de mérite sous le rapport poétique, et son récit des faits, dont il fut presque toujours le témoin oculaire, est important pour l'histoire. Il ne faut pas confondre ce poëte historien avec un autre Guillaume Breton qui était

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