‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 110 sur 276 · IÈRE · texte numérisé non relu

IÈRE

BREUIL(du). Voy. DUBREUIL.

BREUNiNG ( Jean-Jacques), voyageur alleoand, né à Bucheùbach, dans le duché de Wuremberg, en 1552. Il voyagea d'abord en France, n Angleterre et en Italie. En 1579, il s'embart(ua à Venise, et visita successivement Conslantinople, Alexandrie, Rosette, le Caire, et les faonts Horeb et Sinaï. De retour en Egypte , il [e rendit par mer de Damiette à Jaffa, alla à f érusalem , traversa le Liban , et revint en Euope par Tripoli de Syrie. En 1595, il accompana à l'université de Tubingen Jean-Frédéric, lue de Wurtemberg, dont on l'avait nommé iouverneur ; et ce fut à la demande de ce prince n'il publia la relation de ses voyages, intitulée Mentalische Reyss (Voyage en Orient) ; Strasouî^, 1612, in-fol., avec figures.

! Baumgarten, Hall. Biblioth., t. VI, p. 66.

BREUNiNG ( Chrétien-Henri ), jurisconsulte 'llemand, né à Leipzig le 24 décembre 1719, lort en 1780. Il professa le droit dans sa ville 'atale, et laissa de nombreuses dissertations sur es points de droit naturel et politique. Les

KOUV. BIOGR. UNIVERS. — T. VII

plus importantes sont : De patria Potestate e^usque e/fectibus exprineipiisjurisnaturx, tract. I et II ; Leipzig, 1751 et 1755, in-4°; — De Praescriptione jure ijentium incognito; ibid., 1752; — Prima; Lineœ juris ecclesiastici univer salis ; Francfort, 1759, in-8°; — Primas Lineae juris naturas; ibid., 1767; — De Matrimonio cum secunda conjuge contracta, priore non repudiata ; ibid., 1776, etc. ; — De Natura actionum contrariarum ; ibid., 1779, in-4° ; — De Successions legitimati per rescriptum Principis; ibid., 1779, in-4''.

Adelung, suppi, à Jôcher, Allgem. Gelekrten-Lexicon. BRETAii (Jean-Durand de), voyageur et littérateur anglais, mort en 1739. Quelques difficultés qu'il eut avec le docteur Beulley, principal du coUége de la Trinité à Cambridge, où il achevait ses études, déterminèrent Breval à passer en Flandre, où il prit du service dans l'armée anglaise , alors commandée par le duc de Marlborough. Élevé par ce général au grade de capitaine, il fut chargé de négocier avec plusieurs princes allemands. Il a publié : Rémarks on several parts of Europe , relating chiejly to the history, antiquities and geography ( Remarques sur différentes parties de l'Europe, etc.) ; Londres, 1723-1726, 2 tomes en 1 vol. in-fol., fig. ; ibid., 1738; — des poésies et quelques pièces de théâtre : l'une de ces dernières, intitulée les Confédérés et dirigée contre Gay, Pope et Arbuthnot , valut à Breval une mention dans la Dunciade.

Siographia Britannica.

BREVENTANO {Etienne), historien italien , natif de Pavie, mort le 18 juillet 1577, a laissé : Istoria delV antichità, nobilità, e délie cose notabili délia città di Pavia; Pavie, 1570, in-4°; — Trattato delV Origine de' venti, de' nomi e délia propriété loro ; Venise, 1571, in-4° ; — Trattato délia Infelicità e délie Miserie degli uomini; Pavie, 1575, in-S"; — Trattato del Terremoto , racolto da varj autori antichi e moderni; — Trattato de' Venti; — Divisione del Corpo umano; — Trattato délie Comète, nel quale si dichiara che sieno e di quante sorti, cou lor portenti, significati, etc.... Ces quatre derniers ouvrages et quelques autres du même auteur sont conservés manuscrits, à Milan , dans la bibliothèque Ambrosienne.

MazzuchelU, Scrittori d'Italia.

BRÈVES (François Satary, comte de), célèbre diplomate français, né en 1560, mort à Paris en 1628. Il accompagna, en 1680, son oncle Jacques de Savary Lancosme , envoyé par Henri IQ à Constantinople en qualité d'ambassadeur ; et à sa mort, arrivée en 1591, il lui succéda. Il occupa ce poste jusqu'en 1506, sous les sultans Amurath ÛI, Mahomet IQ et Achniet I^"". En 1593, il avait déjà pris sur Amurath 111 assez d'ascendant pour lui fau-e écrire une lettre aux Marseillais, dans le but de les dé-

tacher du parti de la Ligue , pour lequel ils tenaient encore, et de les engager à se soumettre à Henri rv. Cette lettre avait d'autant plus de gi-avité que la marine ottomane était alors prépondérante dans la Méditerranée. « Nous vous « invitons, y disait Amurath m, ou plutôt nous <( vous enjoignons d'incliner vos chefs, et ren- « dre obéissance au magnanime ( enti'e les grands « et très-puissants seigneurs ) Henri, roi de Na- « varre, à présent emperem' de France. Si vous (c persistez dans votre sinistre obstination, nous " vous déclarons que vos vaisseaux et les car- « gaisons seront confisqués, et les hommes faits « esclaves dans tous nos États et sur mer. « C'est à la prière de l'ambassadeur de France, « résidant près de nous, que nous avons donné « à nos capidjis nos très-hauts et très-sublimes « commandements, etc. « Le sultan Achmet F", que de Brèves accompagna trois fois à l'armée, l'honorait d'une confiance toute particulière. L'ambassadeur en profita pour faire conclure entre ce prince et Henri IV le fameux traité de 1604, qui rétabUtou confirma tous les avantages qu'avaient assurés à la France les traités obtenus par Jean de Laforest de Gabriel d' Aramont, sous François P'" et Henri H ; par Claude de Boury , sous Charles K; et par M. de Germiny , sous Henri HI (1). De Brèves fit toujours un excellent usage de la faveur que lui avaient valu auprès des sultans ses rar£S talents de négociateur, et la connaissance qu'il avait du turc et des autres langues orientales. Il obtint pour les ambassadeurs de France la préséance sur ceux de l'empereur d'Allemagne, et établit une mission française à Constantinople. Enfin, avant de quitter cette ville, en 1605, il obtint du sultan Achmet des ordres qui enjoignaient aux deys d'Alger et de Tunis de délivrer les chrétiens esclaves , surtout les Français , et de restituer les vaisseaux et les effets pris par les corsaires barbaresques. De Brèves n'ignorait pas les difficultés qu'il y aurait à faire exécuter ces ordres; mais il eut le courage d'aller lui-même à Tunis et à Alger, où son habileté généreuse échoua contre la malveillance sauvage des Africains, et où il fut plusieurs fois en danger de perdre la vie. Il visita la terre sainte, l'Egypte, les îles de l'Archipel, une partie des côtes de l'Asie et de l'Afrique, et débarqua à Marseille le 19 novembre 1606 , après un séjour de vingt-deux ans en Orient. Aucun ambassadeur n'a été entouré de plus de considération à Constantinople , sans excepter même le marquis de Nointel , qui représenta si dignement Louis XIV, mais dont les manières impérieuses finirent par indisposer la Porte Ottomane.

En 1607 , de Brèves devint conseiller d'État

(1) Ce fut grûce aux sollicitations de ce dernier que les Anglais obtinrent d'Amurath III la faculté de naviguer dans les mers du Levant; et depuis cette époque ils en ont largement usé.

BREVES — BREVIGLÏERI 356

et gentilhomme de la chambre. L'année suivante, il partit jjour l'ambassade de* Rome. Pendant les six années qu'il résida auprès de la cour pontificale, il s'appliqua à y maintenir l'équilibre entre l'influence française et l'influence espagnole ; il s'occupa en outre, avec beaucoup d'activité, des négociations relatives aux successions de Clèves et de Mantoue. Après la mort de Henri IV, de Brèves fut rappelé en France, et nommé, par la reine-mère, gouverneur de Gaston*, frère du roi. Son attachement poiu Marie de Médicis lui fit du tort auprès du connétable de Luynes, qui ne tarda pas à devenii tout-puissant , et qui fit donner au comte de Lude la charge de gouverneur de Gaston. Lorsque Marie de Médicis eut repris son ascendant sur l'esprit durci, de Brèves fut nommé écuyei de la reine ; sa terre de Brèves fut érigée ef comté, et il fut créé chevalier de l'ordre dt Saint-Esprit. Il mourut à Pai-is , peu de temps après avoir obtenu entrée au conseil des dépêches.

Le comte de Brèves était fort instruit, et il ; laissé plusieurs écrits qui ne sont pas sans mé rite. On a de lui, à la Bibliothèque impériale des lettres et nièces manuscrites relatives à se; négociations à Rome, dont il existe d'excellente: notices publiées par Gaillard. On trouve à la suit de ses Voyages, Paris, 1628, in-4°, les deu! écrits suivants : Discours abrégé des asseure: moyens de ruiner la monarchie des prince, ottomans : dans cet écrit , il snppose « que le Cosaques , qui sont clirétiens, dit-il, et que non nommons Russiens , pourraient bien servii", ai besoin , à inquiéter les Turcs de leur côté ; » - ZHscows sur l'alliance qu'à le Roi avec l Grand Seigneur. H montre dans cet écrit cora bien cette alliance est utile pour toute la chré tienté.

De Brèves rapporta du Levant plus de cent vo lûmes turcs et persans, qui sont aujourd'hui à I. Bibliothèque impériale, I! fit graver à Rome de caractères orientaux d'une incomparable beauté et qui ont été acquis pour le compte du roi d France par l'imprimeur Vitré.

Moréri, Dict. hist. — Le Bas, Dictionnaire encyclope dique de la France.

BREVET (iY....), agronome français, natif d la Rochelle, vécut dans la dernière moitié di dix -huitième siècle. S'étant rendu à Saint-Do mingue, il fut secrétaire de la chambre d'agri culture au Port-au-Prince, et publia : Mjimoir sur la culture du gimgembre ; — Essai su la culture du café, avec l'histoire naturell de cette plante , 1768, in-S".

Quérard, la France littéraire,

* BREVIGLÏERI {Giovanni), peintre bolonai du dix-huitième siècle, mort en odeur de saintet en 1755. Élève de FeUce Torelli, il a laissé dan les égUses de Bologne de nombreux ouvrages dont les principaux sont aux . Filles de Saintt ; Croix , la Navité de J.-C.i — un saint Augustin

367 BREVIGLIERI

h la Madonna délie Grazie; et deux traits de I iaint Pétrone, dans l'église dédiée à ce saint. I E. B— N.

1 Maivasta, Pitture, Scolture ed Jrchitctture di Bo- \logna.

\ BREVINT (Donie?), théologien protestant, né il Jersey en 1616, mort en 1695. Il fut suocessi- I eeinent associé du collège de Jésus à Oxford , ! )astenr d'une congrégation protestante en Norinandie, chapelain du vicomte de Turenne, et l 'un des tliéologiens chargés de concilier avec le [atholicisme la religion protestante. Charles II, ( îtant monté sur le trône , nomma Brevint à une i >rébende dans l'église de Durham. Ce théologien lut nommé, en 1681, doyen de Lincoln. Il a t aissé , entre autres : Missale romamim; etc., [ )xford, 1672 ; — Eiicharistiœ christianœ prœtentia realis, et pontificia ficta ; etc.

I Chalmers, 5iograp/i. £>ic(.

[ BREVio (Giovanni), conteur italien du

eizième siècle. Il remplissait à Rome des fonc-

I ons élevées à la cour pontificale, et il fit paraître

I D 1545 ses Rime e prose volgari. Les rime n'ont

[ ien de fort remarquable ; les x>rose se composent

e six nouvelles trop peu édifiantes, mais dont le

ftyle est fort estimé des connaisseurs. Ce qui

t onne à ce volume un grand intérêt de curiosité,

l'est qu'on y trouve la nouvelle de Belphégor,

[ubliée ici pour la première fois, attribuée à Bre-

tio, et qui ne parut qu'en 1549, sous le nom de

tiachiavel, avec des variantes. Cette édition ori-

inale est devenue extrêmement rare : à la vente

ibri en 1849, à Paris, un exemplaire a été

orté au prix de 149 fr. Il en a été fait une réim-

ression à Milan en 1819 , tirée à 85 exemplaires

eulement ; l'éditeur, Giovita Scalvini, s'est caclîé

DUS le nom de Dionisio Pedagogo. G. B.

Dunlop, History of Fiction, II, 409. — Borroraeo, No-

\'.Uieri, p. 16. — Gamba, délie Novelle italiane, 1833,

f BREWER {Henri), historien allemand, né

lans le duché de Juliers, mort à Aix-la-Cha-

[elle vers 1680. Il fut, dans cette ville, curé de

[aint- Jacques , après avoir été d'abord vicaire et

iiapelain de la collégiale de Bonn, et ensuite

îcteur de l'église des religieuses de Nazareth. Il

laissé : Thomai a Kempis biographia ; Co-

igne, 1681, in-8°. — Brewer a continué, de 1660

1672, l'ouvrage d'Adolphe Brachelius et de

Imstian - Adolphe Thundenus, mtitulé Histo-

'■a universalis rerum memorabilium ubique

ene ierrarum gestarum; Cologne, 1672, 6

ol. in-S".

Harzheim, Bibl. Colon.

! BREWER {Samuel ), botaniste anglais , orijnaire de Trowbridge, dans le "Wiltz; mort à [radford en 1743. Il entra d'abord dans le comperce, y perdit presque toute sa fortune, et pnsacra ses loisirs à la botanique. Lié avec Dil-

nius, il l'aida dans la publication de son HîstomMuscorum, 1741, etvers la fin de sa vie il se fetira à Bradford, où les bienfaits de l'auteur de \larisse Harlowe, Richardson , son voisin , l'ai-

Page 1