‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 112 sur 276 · BREWSTER — BREYDEL · texte numérisé non relu

BREWSTER — BREYDEL

8ée d'une seule pièce de verre, etd'une forme analogue à celle employée pour observer les étoiles; mais, s'étaat convaincu de l'impossibilité pratique de ce plan, il imagina une méthode jwur établir des lentilles de toutes grandeurs avec des pièces séparées, dont l'effet était, du reste, bien inférieur à celui que l'on eût pu attendre des lentilles d'une seule pièce. Cette iirvention fut consignée dans l'Encyclopédie, avec des dessins qui permettaient an plus modeste artiste d'exécuter le modèle. M. Brewster décrivit aussi dans le même traité un appareil catadioptrique , où le pouvoir condensateur de la lentille principale était de beaucoup augmenté par des lentilles subsidiaires, garnies de réflecteurs planes. Cette invention fut longuement exposée dans les Philosophical Transactions of Edinburgh, en 1811. En 1822, Fresnel s'empara de cette idée; I et le principe des lentilles polygonales et des lentilles subsidiaires, armées de réflecteurs, i fut appliqué sous sa direction avec de nombreuses et importantes modifications aux phares français, et notamment à la tour de Cordouan. M. Brewster avait depuis longtemps essayé d'i- [ nntiles démarches pour arriver à l'application f de sa découverte ; il les renouvela alors, mais inu- I tilement, auprès des trois administrations de l'Anfgleterre, de l'Irlande et de l'Ecosse.

t M. Brewster ne s'est pas borné à travailler ( pour la science dans le silence de son cabinet : i peu d'hommes ont plus fait pour la vulgariser fen Angleterre. Outi'e V Encyclopédie d'Édim- \^bourg, M. Brewster a fondé aussi dans cette s ville, avec le professeur Jameson, l'importante t publication scientifique connue sons ce titre : the ] Philosophical Journal. U a usé de sa haute ini fluence en Ecosse pour y donner le plus grand lélan aux études météorologiques, poursuiides |il'un commun accord dans ces dernières années. ;En 1831, il a été le principal fondateur de la isociété connue sous le nom d'Association bri- ]tannique, dont le but est de réunir les savants I anglais et étrangers dans des meetings annuels, [où les hautes questions scientifiques sont dé- (battues, et les mesures les plus propres à servir jies intérêts de la science discutées et résolues, i Enfin, il n'a pas dédaigné de traduire ou d'éditer (lui-même les œuvres qui lui paraissaient de nature à rendre aux élèves les plus grands services. 3'est ainsi qu'il a traduit la Géométrie de Legen- |ire, édité les leçons de Ferguson sur l'astronopie, et réuni en 4 volumes les œuvres complèt es de son ancien professeur Robison. On doit tîncore à la plume de M. Brewster une série rejUarquable de lettres sur la Magie naturelle , adressées à l'illustre Walter Scott, et une Vie de [■ir Isaac Neivton, qui a paru dans la Librairie \le Famille , et qui est le travail biographique ' e plus important que l'Angleterre possède sur •et homme de génie. Les honneurs n'ont pas inanqué à M. Brewster dans sa carrière si bien : ^emplie : on lui a décerné de nombreuses mé-

dailles ; il est membre de toutes les sociétés savantes de l'Angleterre; llnstitut de France l'a élu correspondant dès 1825, et membre associé en 1849, après la mort de l'illustre Berzelius; enfin en 1831, il a été créé baronnet.

Voici les titres de ses travaux : A Treatise on neiv philosophical instruments for various purposes in the arts and sciences , with experiments on light und coulours; Edimbourg, !n-8°, 1813; — On some properties of light (dans les Philosophical-Transactions,i8i'S); — On the affection of light transmitted through crystallised bodies ( ibid., 1814 ) ; — On the optical properties of sulphure andofcarbon, carbonate of baryte and nitrate ofpotass, with inferences respectives to the structure ofdoubly refracting crystals ( ibid., 1814) ; — On the Polarisation of light by oblique transmission through ail bodies wether crystallised or uncrystallised ( dans les Philosophical-Transaetions, 1814); — Onanew species ofcoloured fringes produced by the reflection of light between tivo plates of parallelle glass of equal thicliness (ibid., 1815); — On the action of transparent bodies upon the differently coloured rays of light (ibid., 1815); — Description of a new darkening glass for solar observations, which has also the property of polarising the whole of transmitted light (ibid., 1815 ) ; — On the new optical properties of muriate of soda , fluate of lime and the diamond (ibid., 1816); — On the laws which regulate the distribution of the poralising force of plates, etc. (ibid., 1818); — On the effects of compression and dilatation in altering the polarising structure of douèly refracting crystals (ibid., 1818); — A Treatise on the Kaléidoscope; Édimb., in-8°, 1819; — the Edinburgh Encyclopxdia, grand in-40, 1811-1830; — the Edinburgh Journal of science, %\ol., 2* série, 6 vol.; Edimbourg, in-8°, 1824; — the Life of sir Isaac Newton; London, in-18 , 1831 ; — Letters on the natural magie; London, in-18, 1832; — the Martyrs of Science, or lives of Galilei, Tycho-Brçhé and Kepler ; London, in-12, 1841 ; — un grand nombre de mémoires dans les Transactions philosophiques d'Edimbourg et dans beaucoup d'autres recueils. T. D.

Encyclopédie d'Edimbourg. — Edinburgh Review, 86, 37, 60, 71, 76, 80». vol. — Quarterly Revieto, Il et 48. — National Gallery, 5« vol.

BRETDEL (Charles ), peintre flamand, né à Anvers en 1677, mort à Gand le 4 novembre 1744. Il eut pour maître un paysagiste, nommé Pierre Rysbraëck. Après avoir visité Francfort, Nuremberg , la cour de Hesse-Cassel , Amsterdam, il revint dans sa ville natale , s'y maria, et, abandonnant ensuite sa femme et ses enfants, alla peindre dans d'autres villes, où il dépensait tout ce qu'il gagnait. Sa facilité extrême lui donnait les moyens de satisfaire aux nombreuses

Page 1