‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 122 sur 276 · BRIDEL · texte numérisé non relu

BRIDEL

nèbre; ibid., 1806, in-8°; — Discours chrétien à l'occasion des désastres du canton de Schwitz; ibid., 1807; — Dissertation sur l'état et les fonctions des prophètes; Lausanne, 1808, in-4"'; — Discours sur l'efficacité morale de la lecture des livres sacrés, et sur le style de leurs auteurs; ibid., 1809, in-8'';

— Traité de l'année juive , antique et moderne ; Bâle, 1810, in-8°; — traduction nouvelle du Livre de Job; Paris, 1818, in-S".

Il ne faut pas confondre Jean-Louis avec son frère Philippe-Sirach Bridel, pasteur à Montreux, auquel on doit des sermons, des poésies , un Essai statistique sur le canton de Vaud, et une Course de Bdle à Sienne par les vallées du Jura; Bâle, 1802, in-fol.

Revue encyclopédique, t. XXXVIlt, p. 240.

BiiiOEL {Samuel-Elisée, baron), poète et botaniste suisse, frère du précédent , né en 1701 à Crassier (canton de Vaud ) , mort près de Gotha le 7 janvier 1828. Il était lils d'un pasteur protestant, et fut appelé, presque au sortir de ses études , pour faire l'éducation des deux princes Auguste et Frétléric de Saxe-Gotha. Cette tâche terminée, il devint secrétaire privé et bibliothécaire du prince héréditaire. A cette époque, il commença à se livrer à l'étude de la botanique. En 1807, il fut attaché, en qualité de secrétaire, à la légation chargée des négociations du duc de Gotha avec Napoléon. Il fut aussi envoyé à Rome pour négocier le retour du prince Frédéric, qui s'y était établi et avait embrassé le catholicisme. Bridel était membre de plusieurs sociétés savantes , et avait reçu du duc de Saxe- Gotha des lettres de noblesse et d'autres distinctions honorifiques. Vers la fin de sa vie, il se retira dans une maison de campagne aux environs de Gotha. Ses principaux ouvi-ages sont : Cathonet Clessamor, suivi d'Athala, etc.; Paris, 1791 : la Inédit, avait paru à Lausanne en 1788, sous le titre de Délassements poétiques ; — le Temple de la Mode; Lausanne, 1789, in-8°; — Loisirs de Polyhymnie et d'Euterpe; Paris, 1808, in-8° ; — Description des pierres gravées du cabinet du baron de Storch, traduit de l'allemand de Schlichtegroll ; Nuremberg, 1795, in-4° ;

— Augusteum, ou Description des monuments antiques du cabinet de Dresde, traduit de l'allemand de G.-G. Becker ; Leipzig , 1805- 1812, 3 vol. in-fol. ; — Réflexions sur l'état actuel de la littérature et des sciences en Allemagne , imprimées en tête des Paramythies du baron de Bilderbeck; 1791, in-12; — Muscologia recentiorum, seu analytica historia et descripfio ; Methodus omnium, muscorum frondosorumcognitorum, ad normam Hedwigii; Gotha, 1797, 1803, 2 vol. in-4''; — Muscologiee recentiorum supplementum ; 1807- 1812, 2 vol. in-4''; — Methodus nova muscorum ad naturse normam, seu Mantissa , etc.; Gotha, 1819, in-4<*; — Bryologia universa, seu systematica ad novam methodum dis-.

BRIDEL — BRIDIÈRE

positio, historia et descriptio omnium muscorum frondosonim hue usque cognitorum, cum synonymia eœ auctoribus probatissimis ; Leipzig , 1826-1827, 2 vol. in-8° : l'auteur, qui regardait les genres comme l'œuvre de l'esprit humain, et non de la nature, a beaucoup multiplié les espèces; — une Dissertation sur la végétation hivernale , dans le Journal de Genève, année 1791 ; — Esquisse d'une Flore du pays de Saxe-Gotha, en latin, dans la Statistique de la Thuringe; — Description des os fossiles de l'ours des cavernes, traduit de Rosenmiiller; Weimar, 1804, in-fol.; — traduction des six premières livraisons de l'Histoire naturelle des oiseaux de la Franconie; Nuremberg, in-fol.; — Flora antediluviana , traduit en latin de l'allemand du baron de Schlothheim; Gotha, 1804, in-fol.

Monnard, JVotice sur Samuel-Elisée Bridel , dans la Revue encylopédique, t. XXXVIIIi p. 240.

BRiDET (Jacques-Pierre), agronome français, né en 1746 à Louvilliers, près deVemeuil (Eure), mort à Paris en 1807. Il a rendu un service immense à l'agriculture et à la salubrité publique en découvrant le moyen de convertir, dans l'espace de quelques jours, une grande masse de matières fécales en une poudre inodore (poudrette) formant un excellent engrais. Breveté par le roi Louis XVT pour cette découverte, Bridet en fit l'application, dans le courant de l'année 1789, à la voirie de Montfaucon. Les succès qu'il obtint dans son entreprise excitèrent bientôt la concurrence, n paraît qu'avant les travaux de Bridet on connaissait le moyen d'extraire une poudre des matières fécales ; mais les procédés étaient lents, peu satisfaisants sous le rapport de la salubrité, et le produit conservait une odeur infecte. A l'aide de ce fait, des rivaux parvinrent d'abord à faire rapporter le brevet, que l'inventeur ressaisit pourtant; puis à le frustrer du bénéfice de ce brevet, en employant à Montfaucon même, d'où ils reconduisirent, des procédés analogues aux siens. Bridet avait dépensé beaucoup de temps et d'argent à défendre ses droits d'inventeur. Le chagrin qu'il éprouva en se voyant ravir le fruit de ses ti'avaux lui fit contracter une maladie de langueur, à laquelle il succomba. Bridet avait le génie de l'agriculture. Plusieurs de ses travaux ont été récompensés par des médailles de la Société centrale. Le commerce de poudre végétative qui se fait dans les seuls départements de la basse Normandie est évalué de 4 à 5 millions par an. [Enc. des g. du m.]

Annales de la Société d'Agriculture. BRIDFERTH, mathématicien anglo-saxon, religieux de l'ordre de Saint-Benoît, vivait dans la seconde moitié du dixième siècle. Ses principaux ouvrages sont : De Principiis mathematicis ; — De Institutione monachorum. Ces deux traités, ainsi que quelques autres du même auteur, se trouvent dans le recueil des ouvrages de Bède le Vénérable.

Pits, De Angliœ Scriptoribus. — Bâle , De Scriptoribus Britanniœ. — Fabricins, Biblioth. latina média et inftm. xtatis. — Wright, Biographia Britannica lit teraria.

BRIDGE (jBewic^), mathématicien anglais, né à Linton vers 1766, mort à Cherry-HintOE le 15 mai 1833. Il fut professeur de mathémati ques à Hertford, puis vicaire à Cherry-Hinton On a de lui : Leçons de Mathématiques ; 1810- 1811, 2 vol. in-8°; —Introduction à l'étudt des principes mathématiques de la philosophie naturelle; 1813, 2 vol. in-8°.

Annual Biography and Obituary. - Biographie uni verselle.

BRIDGES ( Jean), antiquaire anglais, mort en 1724. Il employa ime partie de sa grand* fortune à recueillir des antiquités. La publica tion de l'histoire du comté de Northampton dont il avait préparé les matériaux, futcommen cée après sa mort, et achevée en 1791.

Gough, Topograpfiy .

BRIDGES (Noé), littérateur anglais, vivar dans le milieu du dix-septième siècle. On a d( lui : the Art of short and secret writing Londres, 1659, in-t2; — Lux mercatoria arithmetik natural and décimal; ibid., 1661

danger, Biographical History of England.

BRiDGEWATER (/ean), en latin Aquapon tanus, théologien catholique anglais, de l'or dre des Jésuites , né dans le Yorkshire, vivai dans la seconde moitié du seizième siècle. Soui la reine Éhsabeth , il se conforma d'abord ex térieurement à la nouvelle religion , et fut suc cessivement revêtu de différentes dignités ec clésiastiques. Tourmenté par des remords, i résigna ses bénéfices, et se rendit à Rome e en Allemagne. On a de lui : Concertatio virulentse disputationis theologicse, in qui Georgius John, prof essor Academias Heildelbergensis, conatus est docere pontificern ro manum esse antichristum ; ibid., 1589, in^" Concertatio Ecclesiae cathoUcse in Anglii contra calvino-papistas etpuritanos, sub Eli sabetha regina ; Trêves, 1594,in-4°;— An ac count of the six articles, usually proposeï to themissionariesin England, etc.

Alegambe, Bibliotheca Scriptorumsocietatis Jesu. - Wood, Athense Orronienses.

BRiDGEWATER { François-Egerton , du(

de). Voyez Egeeton.

BRIDIÈRE ouBRiDiEU (sclon Moréri) (Ro ger-Antoine), théologien ascétique français, w en 1636 à Roche-Posay, sur les confins del; Touraine et du Poitou ; mort à Beauvais en 1679 Accusé d'avoir pris part à des troubles qui euren lieu à Beauvais, où il était chanoine, il fut exilt à Quimper. On le dénonça bientôt après avei cinq de ses confrères, comme ayant trempé dam une conspiration contre l'État, et on le condui sit à la Bastille. L'innocence de Bridière etd(| ses coaccusés fut prouvée par le procès, et leui dénonciateur fut pendu en place de Grève. Bri dière a laissé en manuscrit des ouvrages ascéti : ques, etdes mémoires sur sa captivité à Quimper

Mézangiil, Idée de la vie et de l'esprit de M. de liutbnval. — MorL'rl, Dictionnaire historique.

BRIDOUL (le père Toussaint), théologien ascétique français, de l'ordre des Jésuites, né à Lille en 1595, mort dans la même ville le 28 juillet 1672. Ses principaux ouvrages sont : la Boutique sacrée des saints et vertueux artisans, dressée en faveur des personnes de cette vocation; Lille, 1650, in-12; — l'École de l'Eucharistie établie sur le respect miraculeux que les bêtes, les oiseaux et les insectes ont rendu , en différentes occasions, au très-saint sacrement de l'autel ; Md., 1672, in-12; traduit en anglais, Londres, 1688, in-12.

Alegambe , Bihliotheca Script. Soc. Jesu. ~ Paquot, 1 Mémoires. — Lelong, Biblioth. hist. de la France, édit. Kontette.

BRiDPORT {A. Hood), amiral anglais, né fers 1724, mort à Bath en 1816. Il se distingua ians la guerre de la révolution d'Amérique. Dbargé, en 1793, du commandement d'une flotte :lans la Méditerranée, il occupa la ville de Toulon au nom de Louis XVIT; mais il ne put s'y naintenirxontre les forces républicaines : obligé le i'évacuer à la hâte , il fit incendier avec les iFsenaux tous les vaisseaux qu'il ne put emme- |ier. De là il cingla vers la Corse, s'en empara, bt fut aussi forcé de l'abandonner. Il commanda insuite une division de la grande flotte qui combattit l'escadre française près d'Ouessant, et trotégea la descente de Quiberon. En 1799, ayant iiécontenté le gouvernement par la manière dont l laissa sortir une flotte française de la rade de 5rest, il céda son commandement, et se retira à lath.

Wmt.Neio Biographical Dictionary.

BRIE {Catherine le Clerc, madame de), omédienne française, morte le 19 novembre 70G. La tragédie et la haute comédie étaient les (çenres qu'elle avait adoptés. Elle excellait sur- 0 ut dans le rôle à' Agnès de V École desfemncs. Quelques années avant sa retraite, on vouut l'engager à céder ce rôle à M"® Ducroisi, louvellement admise; mais le parterre demanda il"'" de Brie avec tant d'instance qu'on alla la

I hercher chez elle , et on Tobligea de jouer dans Ion habit de ville. Son mari (Edme Wilquin [le Brie), mort en 1676, fut l'un des acteurs de

II troupe de Molière, et créa le rôle de M. Loyal, [ans Tartufe.

Les frères Parfaict, Histoire du Théâtre français dénis son origine, t. XI, p. 204, et l. XII, p. 471. — Lemaarin. Galerie hist. des acteurs du Théâtre français, 11, p. 174; t. I. p. 225-226.

BRIE (Jehan de), surnommé le Bon Berger, crivain français, natif de Coulommiers en Brie, ,ivait dans la seconde moitié du quatorzième iècle. Il fut longtemps berger dans sa proince, vint à Paris vers 1379, y servit en quaté de domestique chez un chanoine de la Sainte- ■hapelle, et composa, par l'ordre de Charles V, ar l'éducation des moutons, un petit ouvrage ititulé le Vray régime et gouvernement des ergers et bergères, traitant de l'état, science

KOLV. BIOGR. UNIVERS. — T. VIL

BRIDIÈRE — BRIENNE

et pratique de l'art do bergerie et de garder ouailles et bêtes à laine, par le rustique Jehan de Brie, le Bon Berger; Paris, 1542, in-12 en caract. goth., avec fig. Ce livre (qui parait avoir été réimprimé en 1530 , bien que le titre porte 1542) est aussi rare que curieux; on n'en connaît que deux exemplaires , dont l'un est à la bibliothèque de l'Arsenal.

Théâtre d'Agriculture d'Olivier de Serres, nouvel;',édit.

BRIE ( ... de), romancier français, mort à Paris vers 1715. On a de lui un roman d'un assez bon goût, intitulé le Duc de Gnise, surnommé le Balafré ; la Haye., 1693; Paris, 1694, in-12; ibid., 1695, 1698 et 1714.

Lenglet-Dufresnoy, de l'Usage des Romans.— LeIongj Biblioth. hist. de lu France, édit. Fonlette.

BRIE ( Germain de) , en latin Brixius. Voy. Brice.

BRiEN (o'). Voy. O'Brien.

BRiENNE (maison de), une des plus célèbres et des plus anciermes familles de France, remonte à Engilbert I", qui vivait en 990, et qur eut pour fils Engilbert II , dont il est question dans la Chronique d'Albéric. Son fils^ Gawthierp", eut d'Eustachie, comtesse de Bar-sur- Seine, trois enfants ; savoir, Erard I", Milon, qui fut la souche des comtes de Bar-sur-Seine , et Gui, qui mourut sans postérité. Gauthier II, fils d'Érard I^"^, laissa quatre enfants, dont l'aîné, Érard II, fut le père de Gauthier III, roi de Sicile et duc de la Pouille, et de Jean de Brienne. Voici les membres de cette famille qui méritent une mention spéciale :

I. BRIENNE (Jean de), fils d'Érard 11, comte de Brienne, mort en 1237. Les chrétiens de la Palestine ayant fait demander à Philippe-Auguste un époux pour Marie fille d'Isabelle et de Conrad de Montferi'at , héiitière du royaume de Jérusalem, le roi de France choisit Jean de Brienne; qui réunissait toutes les qualités d'un chevalier français. Il partit pour la terre sainte en 1209, épousa Marie , et se fit sacrer roi de Jérusalem dans la ville de Tyr. Son arrivée dans la Palestine fut signalée par quelques avantages remportés sur les Sarrasins; mais, conune il n'avait amené avec lui qu'un petit nombre de chevaliers, ses succès ne furent que passagers. Le pape lui conseilla, pour intéresser Frédéric n au sort du royaume de Jérusalem, de donner à cet empereur sa fille Yolande en mariage. Jean de Brienne y consentit, et Frédéric prit d'avance le titre de roi de Jérusalem, mais ne partit point pour la Palestine. Ce fut alors que l'Occident fut troublé par les querelles du pape et de l'empereur, et Jean de Brienne commanda les armées du souverain pontife contre son propre gendre. Il eut bientôt une autre couronne, celle de Constantinople, qui lui fut décernée par les barons français en 1229. H défendit sa capitale contre les Grecs et les Bulgares, ruina leur flotte, les défit une seconde fois, et les épouvanta tellement qu'ils n'osèrent plus reparaître. Il était brave et pruilent ; mais

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