‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 123 sur 276 · BRIENNE · texte numérisé non relu

BRIENNE

son avance ternit ces belles qualités, et hâta la ruine de l'empire.

Du Cange , Histoire de Consiantinople. — Le P. Laffiteau , Histoire de Jean de Brietine.

*n. BRiEKNE {Raoul de), coiïite d'Eu, connétable de France, mort le 18 janvier 1344. Il fut pourvu de la charge de connétable en 1327 , sur la démission de Gaucher de Châtillon. Nommé en 1331 Ueutenant général du roi sur les frontières du Hainaut, de Brienne marcha à la tête d'une armée contre le duc de Brabant, qui avait donné aide à Robert d'Artois , et par les succès qu'il obtint sur ce prince le contraignit d'éloigner Robert. L'année suivante, il signa la ligue défensive conclue entre la France et l'Espagne. De 1337 à 1339, il commanda dans le Languedoc, soumit la Guienne, Bourg, Blaye, Villeneuved'Agénois et Aiguillon au roi de France, et autorisa, en vertu de la charge de connétable, le comte de Foix à lever un plus grand nombre de troupes qu'Q ne devait , et lui enjoignit de s'assurer de toutes les places qu'il rencontrerait sur la route quand il viendrait le trouver. De Brienne fut chargé, en 1339, de couvrir Saint-Quentin et la frontière de Picardie, menacés par les Anglais. Il s'enferma, en 1340, dans Tournay, assiégé par le roi d'Angleterj-e à la tête de 120 mille hommes, et défendit cette place pendant dix semaines , c'est-à-dire jusqu'à la trêve que conclurent les deux puissances belligérantes. En 1341 , il prit le parti de Charles de Blois , duc de Bretagne , contre le comte de Montfort, et contribua à la prise de Nantes, où le comte fut fait prisonnier, et à celle de Rennes. Il fut tué dans un de ces divertissements meurtiiers du moyen âge, dans un tournoi donné à Paris à l'occasion du mariage de PhUippe de France, duc d'Orléans.

Chronologie militaire, t. I, p. 81. — Froissart, Chron., 1" vol., éd. 1S59, p. 29 et suiv. — Histoire des grands Officiers de la couronne, t. VI. — De Courcelles, Dictionnaire des (Généraux français.

* in. BRIENNE (iJaowZ// de), comte d'Eu, etc., connétable de Fiance, fils du précédent, décapité le 19 novembre 1350. De Brienne se distingua au siège de Tournay en 1340, et dans la guerre de Bretagne (1341 et 1342). Créé connétable en 1344, après la mort de son père, il servit eh Gascogne, sous les ordres du duc de Normandie, contre les Anglais. Après la soumission de plusieurs places, de Brienne fut envoyé, pendant le siège d'Aiguillon, près du roi Philippe IV, pour savoir si l'on devait continuer ou abandonner le siège; mais les Anglais ayant l'ait une descente en Normandie, il se rendit à Caen : là, pressé par les bourgeois, il livra une bataille oii il fut vaincu et fait prisonnier. De Brienne passa le reste de sa vie à la cour du roi d'Angleterre et en voyages en France. Il fut soupçonné de trahison contre la France, arrêté et livré aux tribunaux, qui le condamnèrent à la peine de mort. Comme noble, il fut simplement décapité.

Chronologie militaire , t. 1, p. 83. - Froissart, 1»' vol., p. 130 et suiv, - Anqiielil, Histoire de France, 1. 1,

pp. 364 et 365. — De Courcelles, Dictionnaire des Généraux français,

BRiENNB (Gauthier de), VI' du nom, duc d'Athènes, connétable de France, mort le 19 septembre 1356. Fils de Gauthier de Brienne, V du nom, qui avait été tué en 1310, dans la bataille livrée à la grande compagnie catalane sur les bords du lac Copaïs, le jeune Gauthier suivit sa mère Jeanne de Châtillon, qui était venue (1312), après la perte du duché d'Athènes , chercher un refuge à la cour de Robert, roi de Naples et de Sicile. Gauthier de Brienne, élevé à la cour de Robert, fut envoyé en 1326 à Florence, en qualité de vicaire du duc de Calabre. Pendant les deux mois qu'il remplit cette charge, il sot acquérir l'estime des Florentins, qui plus tard le rappelèrent parmi eux. De retour à Naples , e( soutenu par Robert, oncle de sa femme Marguerite d'Anjou-Tarei\te, Gauthier conçut l'espoii de reprendre aux Catalans le duché d'Athènes, dont ils s'étaient emparés après la mort de son père, et sur lequel il avait des droits du chef de sa mère. Il partit donc de Brindes en août 1331, à la tête de 800 chevaliers français, de 500 fan tassins toscans d'élite , et de beaucoup d'autres qui l'avaient suivi de la Pouille; mais, soit qu'il ait échoué, soit, comme le dit Jean Boccace, que la mort de son fils unique, tué dans un des combats , lui ait enlevé toute idée d'ambition, Gau thier, après avoir séjourné quelque temps dans ses duchés de Lecce et de Brienne , aida Philippe VI de Valois dans les gueu'es qu'il soutint contre les Anglais en 1339 et 1340. Les Pisans ayant chassé, le 2 octobre 1341, les Florentins de la ville de Lucques, ces derniers eurent tout à la fois recours à Robert et à Gauthier, qu'ils préférèrent à Malatesta de Rimini, auquel ils avaient confié le commandement militaire de la ville de Florence. Arrivé en cette ville dans les premiers jours de juin 1341 , Gauthier fut bientôt investi d'une autorité sans bornes; mais, non content d'une puissance qui devait naturellement linir avec la circonstance qui la lui avait fait accorder, et aveuglé par les conseils que ne cessaient de lui donner certains nobles florentins et français qui espéraient partager le pouvoir avec lui, Gauthier de Brienne fut déclaré seigneui- de Florence à vie. Gauthier prit alors possession du palais vieux, en fit augmenter les fortifications, désarma les citoyens', fit placer sa bannière audessus des gonfanons de l'État, et accabla le peuple d'impôts qui étaient consacrés à couvrir les folles dépenses de la cour et à acheter à prix d'or la paix des Pisans. Exaspérée de cette tyrannie, le 26 juillet 1343, jour de la Sainte-Anne, < la ville se lève en masse, court aux armes; et Gauthier, qui avait à peine gouverné un an , est contraint, pour sauver sa vie et celle de ses, partisans , d'abdiquer solennellement toute autorité, et de sortir de Florence. La haine du : peuple fut telle , que non-seulement il eflaça partout les armoiries, que dans un premier mo- j

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ment de faveur, 51 avait placées en plusieurs endroits de la ville, mais il futordonné que le jour de I son expulsion serait célébré comme une fête. De î' retour en France, Gauthier servit sous le roi Jean, } (jili le créa connétable le 6 mai 1356, sur la déniis- [ sien de Jacques de Bourbon, comte de la Marche. I 11 fut tué à la bataille de Poitiers le 19 septembre [suivant, et son corps rapporté à l'abbaye de i Bcaulieu, dans le comté de Brienne. Sur sontom- \ beau on lisait l'épitaphe suivante : « Cy-gist très- > excellent prince monseigneur Gauthier , duc .d'Athènes, comte de Brienne, seigneur de c Lecce et connétable de France, qui trépassa en < 1356 en la bataille devant Poitiers, quand le j « roy y fut pris. " A. S. ...y.

Pinard, Chronol. miiit., t. I»"", p. 87. 1 BRIENNE-LOMÉNIE. Voy. LOMÉNlE.

[ *BRiÈRE DE BOiSMONT (.4.), médecin, \ \é à Rouen vers 1796 , reçu docteur à Paris en |l825. Outre un grand nombre d'articles sur les naladies mentales , dont il s'occupe spécialenent, on a de lui : Éléments de Botanique; *aris, 1825, in-8"; — Traité d'anatomie ; ibid., 826, in-S" ; — Traité d'hygiène, 1833, in-8''.

BRiE-SERRANT (Clément -Alexandre), marji juis de), économiste français, né le 29 mai 1748, (iDampierre en Anjou, de l'ancienne maison de ! Laval ; mort le 23 décembre 1814.11 consuma <a vie entière et sa fortune à former et à exécuter les projets utiles. Vers 1780, il proposa au goulernement de faire de Pornic, dans le pays de Retz, un port militaire, et de donner à Nantes 'importance d'une ville de commerce de pre- I nier ordre, en établissant entre ces deux ports m canal de communication par lequel on évite- •ait les bancs de sable qui encombrent l'emboul'.hure de !a Loire. De Brie-Serrant publia à cet '»ftet et adressa au roi et aux états généraux ieux Mémoires, Paris, 1789, in-4°. Mais bientôt la révolution fit oublier le marquis et ses projets. Cependant, malgré la perte de ses droits seigneuriaux, malgré les dépenses et les peines que liai coûtait la poursuite de son idée favorite, Brie-Serrant ne cessa de la présenter vainement i tous les gouvernements qui se succédèrent depuis en France. Il mourut dans une misérable mansarde. Outre le mémoire cité, il a publié entre autres : Écrit adressé à- l'Académie de Châlons-sur-Marne , sur une question prooosée par voie de concours, concernant le patriotisme : Quels sont les moyens de prévenir l'extinction du patriotisme dans l'âme du citoyen; 1788, in-12; — Pétition ampliative en faveur des blancs et des noirs ; Projet d'un traité important pour les colonies et pour VÉtat, 1792 , in-4°; — Études contenant un appel au public lui-même du jugement du public sur J.-J. Bousseau; Paris, 1803, in-8°.

Le Bas , D\ct. eneycl, de la France.

BRIET (Philippe), savant jésuite, né à Abbeviile en 1601, mort le 9 décembre 1668. Il enseigna les lettres dans plusieurs collèges , et se

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