BRINVILLIERS — BRION
^Mufù avaient été arrêtés, furent relâchés après sa (ïpnort. On rendit aussi la liberté à M™® de Saintejfoix, qui avait ignoré l'infûine conduite de son ( [nari; mais on retint longtemps M. de Penautier, ,1 leceveur général du clergé, qui avait été fort coraelf (remis dans cette affaire : un des paquets de la
àmeuse cassette de Sainte-Croi\ portait son (dresse. La protection de l'archevêque de Paris, elle de Colbert, et de l'argent qui fut répandu à iropos, le tirèrent de prison; mais il ne fut pas ustifié dans l'opinion publique. « Le maréchal de irammont, célèbre par ses bons mots, disait à ce iropos : « Il en sera quitte pour supprimer sa able.» — Le rapport des médecins, dans le procès le la Brinvilliers, ne constate que l'ignorance de ,, i ette époque : « Le poison de Sainte-Croix, di-
ent-ils, a passé par toutes les épreuves ; il surnonte l'art et la capacité du médecin, il se joue \ fie toutes les expériences. Ce poison nage sur 'eau; il est supérieur, et fait obéir cet élément; j I se sauve de l'expérience du feu, où il ne laisse (u'une matière douce et innocente. Dans les ani- 1 naux il se cache avec tant d'art et d'adresse, [[u'on ne peut le connattre : toutes les parties de l'animal sont saines et vivantes, dans le même temps qu'il fait couler une source de mort; le toison artificieux y laisse l'image et la marque le la vie. »
I Tel est le rapport de M^^ de"Sévigné. Ce poison (iubtil, qui échappait avec tant de perfidie aux nvestigations des médecins, paraît avoir été l'arsenic, que la chimie moderne sait retrouver faciement. Rosapîne de Curton.
, Histoire du procès de la marquise de Brinvilliers ; 'aris, 1676, in-12. — Sévigné, Lettres. — Rtcher, Causes •clèbres; Paris, 1772-1788.
BRIOCHÉ (Jean ), fameux joueur de marioniiettes, vivait au milieu du dix-septième siècle. Il fut le premier qui mit en vogue, à Paris, les mai iionnettes en plein vent. Ce fut vers 1 650 qu'il buvrit, aux foires Saint-Laurent et de Saint-Germain, sur le Pont-Neuf et sur les boulevards, son théâtre, où il faisait jouer ses petits acteurs [avec une adresse merveilleuse. Après avoir longitemps amusé Paris et les provinces , U passa en Suisse, et donna des représentations à Soleure. Mais les braves spectateurs qu'il y rencontra, surpris, épouvantés par la figure, les gestes et les discours de Polichinelle , tinrent conseil sur cet effroyable spectacle. Après longue et mûre [délibération, Brioché, recoimu chef d'une troupe de diablotins, fiit dénoncé et emprisonné. On allait le juger comme magicien, quand il obtint Bon élargissement, après avoir expliqué au magistrat le ^mécanisme de ses marionnettes. Son fils, François ou Fanchon Brioché, ne fut pas moins célèbre que lui dans son noble métier.
Le Bas, Dict. encycl. de la France.
* BRIOL.OTTO (....), ingénieux et habile sculpteur véronais du onzième siècle. Il a beaucoup travaillé pour Téglise Samt-Zénon, pour laqueEe, outre les fonts baptismaux, il a sculpté la fameuse rose représentant la roue de Fortune. Une
longue inscription, encastrée dans le mur de l'église, nous fait connaître le nom de cet artiste vraùnent étonnant pour son époque.
Cicogoara, Storia délia Scoltur».
BRION ( ), théologien ascétique français,
vivait au commencement du dix-huitième siècle. Ses principaux ouvrages sont : la Retraite de M. de Brion; Paris, 1717 et 1724, in-12; — Paraphrase sur le psaume Beati immaculati in via; ibid., 1718 , in-12; — Paraphrases sur divers psaumes mystérieux ;ïbid., 1718, 3 vol. in-12; 1722, 2 vol. in-12; — Vie de la très-sublime, contemplative sœur Marie de Sainte- Thérèse, carmélite de Bordeaux, avec ses lettres; ibid., 1720, 3 vol. in-12; — Paraphrase sur les trente premiers Psaumes; Paris, 1722, 2 vol. in-12 ; — Suite de la Paraphrase sur les Psaumes; ibid., 1723, 2 vol. in-12; — Considérations sur les plus importantes vérités du Christianisme, avec un Traité de la Perfection chrétienne ; 2^ édit., ibid., 1724, in-12; — Traité delà vraie et fausse spiritualité, avec un examen de quelques livres attribués à M. de Fénelon; ibid., 1728, 2 vol. in-12; — Vie de madame Guyon; Cologne, 1720, 3 vol. in-12.
Journal des .Savants, 1725. — Lelong, Biblioth. hist. de la France. — Quérard, la France littéraire.
BRION (l'amiral de). Voy. Chabot.
BRION (....), médecin français, vivait à Lyon dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. On a de lui : Essai de médecine théorique et pratique,en société avec d'Yvoiry ; GenèveetLyon, 1784, in-8°; — le Conservateur de la Santé, journal d'hygiène et de prophylactique, en société avec Bellay; — De la vertu de l'opium dans les maladies vénériennes , ouvrage traduit de l'italien de Pasta.
Quérard, la France littéraire.
BRION {Louis), marin colombien, né à Curaçao en 1782, mort en 1821. Destiné au commerce, il se sentit entraîné vers la carrière maritime. C'est aux États-Unis qu'il étudia la navigation. A la mort de son père, il revint dans son pays, acquit une grande influence, prit une large part aux événements de 1809 et de 1810, et fut, en 1816, l'actif coopérateur de Bolivar. On lui reproche sa partialité presque barbare dans l'affaire du général Piar. C'est la seule tache dont on puisse charger sa mémoire. Il mourut pauvre, et ne laissa pas même de quoi subvenir aux frais de ses funérailles, i
Rose, Neio Biographical Dictionary.
BRION DE LA RENAUDiÈRE {René), chirurgien et poète français , vivait à Thouars, en Poitou, dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Anatomie en vers français, contenant l'ostéologie, etc.; 1668, in-12. C'est la description du corps humain, en cinq à. six raille vers alexandrins.
Dreux du Radier , Bibl. du Poitou.
.. BRION pE LA TOU^ (ZoMis), Ingénieur ej;