‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 14 sur 276 · BOURDEILLE · texte numérisé non relu

BOURDEILLE

au château cie Bourdeille vers 1423 , et mourut à Tours en 1484. Entré dès l'enfance dans l'ordre de Saint-François, il fut élu, à l'âge de vingt-quatre ans, évêque de Périgueux par le chapitre de cette vOle , et confirmé dans cette dignité par les bulles du pape Nicolas V (1447). Malgré sa jeunesse, il se fit remarquer par sa piété et la sévérité de ses mœurs. Député aux états généraux de Tours (1467), il fut élevé au siège archiépiscopal de cette ville (1468). Il jouit d'abord de la faveur de Louis XI, qui le nomma premier commissaire dans le procès fait à l'abbé de Saint-Jean-d'Angély à l'occasion de la mort du duc de Guyenne (1473) ; mais, lors de l'arrestation du cardinal delà Balue et de l'évêque de Verdun, il protesta vivement contre cet attentat aux immunités ecclésiastiques, et fut sur le point d'être mis en jugement par le parlement. Louis XI arrêta les poursuites, mais il garda rancune au prélat. Hélie de Bourdeille reçut du pape Sixte IV le chapeau de cardinal le 13 novembre 1483; il mourut dans son diocèse en juillet 1484. Telle était sa réputation de sainteté, qu'il fut question de le canoniser. On a de ce cardinal quelques traités ecclésiastiques , dont le plus important a pour titre : Opiis pro pragmaticse sanctionis abrogatione iHome, 1486 ; Toulouse, 1518 : il y attaque la pragmatique sanction, comme attentatoire aux droits de l'Église gallicane. On trouve encore de lui, à la fin du Procès de justification de Jeanne d'Arc, un Traité sur la Pucelle d'Orléans, en latin.

Gallia christiana, tome II. — Moréri, Dictionnaire historique.

BOURDEILLE (André, vicomte de), fils de François, vicomte de Bourdeille, et d'Anne de Vivonne de la Chàteignei-aie, né vers 1519, mort en janvier 1582. Élevé comme page à la cour de François I", il fit ses premières armes en 1543 et 1544 aux guerres de Marelles et deLandrecies. Son courage et sa fidélité lui valurent la charge de grand panetier du roi. Il se distingua particulièrement au siège de Metz (1552) et à celui d'Hesdin, où il fut fait prisonnier (18 juillet 1553). Il ne recouvra sa liberté qu'en 1556, au prix d'une rançon considérable. Son mariage avec Jacqueline de Montbron d'Archiac (1558) lui donna la propriété du comté de Matha, qui resta dans la branche cadette de la maison de Bourdeille. Créé chevalier de Saint-Michel (1567), chambellan du duc d'Alençon (1570), conseiller privé (1572), il fiit élevé, la même année, à la dignité de sénéchal et gouverneur du Périgord. Au milieu de ces temps de guerres civiles et de fanatisme, il se conduisit avec une fermeté, une modération, un dévouement dont témoigne sa correspondance avec la cour. Il mourut à l'âge de soixante-deux ans. On a de lui : Maximes et advis du maniement de la guerre, et principalement du devoir et office de mareschal de camp; Correspondance avec Charles IX, Catherine de Médias et Henri III. Ces deux

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ouvrages parurent pour la première fois dans l'édition de Brantôme, de la Haye ( 1740), dont ils forment le 13* vol. à partir de la page 213 et le 14*^. On les trouve dans toutes les éditions complètes de Brantôme. Le premier est dédié à Charles IX.

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