BRITTON — BRIZARD
itliic l'attention de Britton; car si la demeure le liritfon, située au rez-de-chaussée, ne se dis- Imgtiait le soir que par l'obscurité dans laquelle ^lle iTstait plongée , et ne trahissait la présence lu propriétaire que par les sons discrets et niysérieux de la basse de ^iole, la demeure de l'in- •onnu, au contraire, située à l'étage le plus élevé fc la maison voisine, resplendissait souvent de uewrs singulières. On voyait briller à travers les itres des feux sombres, dont l'éclat colorait l'une teinte rougeàtre des cornues, des alam- )ics, qu'une main hardie soulevait au milieu de es nuages et de ces flammes. Cette demeure drîMine était celle d'un alchimiste, d'un frère '[ le la Rose-Croix , très-versé dans l'art de la l iiagie et de la cabale , et qui poursuivait le grand
livre. Un soir, l'alchimiste, une lampe à la :ain, descendit de son laboratoire, et, guidé par
I musique de Britton, il vint frapper à sa porte, lie celui-ci ne craignit pas d'ouvrir. L'alciiimiste,
II de près , n'était plus qu'un pauvre diable ■ iiiué par ses fourneaux, auxquels le charbon de
I itton allait donner une activité nouvelle ; car I était le but secret de la visite de l'alchimiste iix abois, »
! Ce savant malheureux, cet illuminé, était un , rançais, un Parisien, le docteur Théophile de 'larencières, médecin de la faculté de Caen. Mritton se laissa séduire aux discours de Ga- I oncières ; il étudia avec lui la chimie et l'art du j hcrcheur d'or, et bientôt , avec l'intelligence [ u'il portait en toutes choses, il construisit pour iarencières un laboratoire portatif qui excita admiration des ministres de Londres, et qu'on int visiter avec empressement de toutes parts, 'et incident, qui détournait Britton de ses études ahituelles, et qui aurait pu le ruiner, puisqu'il attaquait au vif dans son commerce, fut pour li un bonheur. Un gentilhomme du pays de ■ailes, qui avait vu le fameux laboratoire, obtint 1' loin qu'il lui en construirait im semblable. Il t'inniena dans sonpays, et le récompensa généeusement. Tom revint à Londi-es, muni d'une omme assez importante. Heureusement pour iritton, Garencières mourut bientôt' api'ès, emortant avec lui ses rêves dorés et peut-être eux de Britton, que la mort de son ami rendit \ ses premiers travaux. L'argent qu'il avait rapi orté du pays de Galles le mit à même d'agrandir )n habitation, et de réaliser un projet conçu deriris longtemps. Il réunit chez lui les premiers irtistes de Londres, les amateurs les plus dis- [ngiiés, mit à leur disposition la bibliothèque iiusicale qu'il avait fondée, qu'il augmentait racore tous les jours, et donna à ses frais des joncerts auxquels il invitait gratuitement la belle bciété de la ville. Ces concerts se soutinrent fendant trente-six ans, depuis 1678 jusqu'à 1714, [poque de la mort de Thomas Britton ; et pendant e long espace de temps le personnel des exécuimts, aussi bien que celui des auditeurs, dot se enou vêler plusieurs fois avec des chances di-
verses. L'exemple donné par Thomas Britton ue fut pas stérile. Déjà, de son vivant, la SociétV; de l'ancienne musique avait été fondée. Le sol de l'Angleterre fut bientôt couvert de nombreuses associations de ce genre, al^ioul'd'hu( im pleiae voie de prospérité.
Halévy, Élope de.lSritton, dans le Journal des Débats, 27 octobre 1852. — Penny -Cyclopœdia.
BRIVES ( Martial de). Voy. Mautial.
* URivio (Joseph), poëte italien, né à Milan en 1370, devint chanoine de la c^-ithédrale dr cette ville, et mourut à Rome en UibO , Agé de quatre-vingts ans. Il composa un grand nombre de poésies latines; mais on n'a imprimé de lui que quelques fragments, entre antres une épître àNiccoIoNicoli. G. B.
Argellati, Biblioth. Script. Mediol, t. 1, part. Il, p. 230. ^ Mazzuctielli , Scrittori d'italia , vol. Il, part. IV, p. 2115. — Enrtlicher, ^nrt/. f'indobon, p. 269.
liKixHE {Jean-Guillaume), homme politique belge, né à Spa en 1758 , mort en fémer 1807. Notaire dans sa ville natale , il adopta avec enthousiasme les principes de la révolution , et fut nommé d'abord bourgrnestre de la commune de Spa, ensuite membre et secrétaire perpétuel de la commune de Franchimont. Il fut élu , en 1790, député suppléant du tiers état de Liège. L'année suivante, le rétablissement du princeévêque le força à se réfugier en France. De retour dans sa patrie en 1792, à la suite de l'armée française , Brixhe reprit sa place dans la municipalité de Liège, d'où la retraite de Dumouriez le fit encore sortir. Depuis cette époque jusqu'à la suppression des assignats , Brixhe fut employé en France, et à la suite des armées, comme vérificateur de ce papier-monnaie. Il fut ensuite et successivement avocat dans les départements de rOurthe, de Sambre-et-Meuse et de la Meuse-Inférieure, député au conseil des cinq-cents en 1799, et avocat dans sa patrie après le 18 brumaire. Il a laissé : Journal des séances du congrès du marquisat de Franchimont, tenu au village de Polleur, commencé le là août f789; Liège, 1789, in-4°; — la suite de ce journal fut publiée dans le Journal patriotique de Liège ; — Plan de municipalité pour le bourg et la communauté de Spa, à suivre provisoirement à la prochaine élection, et dont la rectification finale est laissée aux cinq' sections; Spa, 1790, in-4»; — plusieurs articles dans des recueils de jurisprudence.
Quérard, la France littéraire. — Biographie Belge.
BRIZARD (Gabriel), littérateur français, mort à Paris le 23 janvier 1793. Il était avocat au parlement, et premier conunis à la chancellerie du Saint-Esprit. Il finit ses jours dans la misère, et navré de douleur par les excès de la révolution. Il a laissé : Éloge de Charles F, dit le Sage, roi de France; Paris, 1768, in-S" ; — Histoire généalogique de la maison de Beaumont, en Dauphiné, avec les pièces justificatives ;Pdim, 1779, 2 vol. in-fol.; —Frag-
BRIZARD — BRIZ-MARTINEZ
ment de Xénophon, nouvellement trouvé dans les ruines de Palmyre par un Anglais , traduit du grec en français ; Paris, 1783, in-24: cet ouvrage, où l'auteur représente sous des noms grecs la révolution d'Amérique, a été traduit en allemand par Meyer; — de l'Amour de Henri IV pour les lettres; Paris, 1785 et 1 786 ; — Lettre à un ami sur l'assemblée des notables (sous le pseudonyme de Gallophile); Paris, 1787, in-8°;— Éloge historique de l'abbé de Mably; Paris, 1787, in-8° : l'Académie française partagea, entre ce discours et celui de Lévesque, le prix qu'elle avait proposé ; — Analyse du Voyage pittoresque de Naples et de Sicile, de l'abbé de SaiM-Non; Paris, 1787- 1792 , 2 tom. en 1 vol. in-8°; — une édit. des Observations sur l'histoire de France de Mably, etc.; Kehl, 1788, 6 vol. in-12; — une édition des Œuvres complètes de J.-J. Rousseau , classées par ordre de matières , avec des notes; Paris, 1788 et ann. suiv., 39vol. in-8°; — Modestes observations sur le mémoire des princes; Paris, 1788, in-8°; — Du massacre de la Saint-Barihélemy et de l'influence des étrangers en France durant la Ligue , discours historique avec les preuves, etc.; Paris,
1790, 2 part. in-8°; trad. en allem. ; Leipzig,
1791, in-8°; — Discours historiques sur le caractère et la politique de Louis XI, par un citoyen de la section du Théâtre-Français ; Paris, 1791 , in-8»; — Notice sur J.-Gl. Richard de Saint-Non; Paris, 1792, in-S".
Arnault, Jay, etc., Biographie des Contemporains.
BRIZARD (Nicolas), poëte latin moderne, né à Attigny (Ardennes) vers 1520, mort en 1565. Après avoir voyagé en Allemagne et en Italie, il professait en 1556 les belles-lettres au collège de la Marche, où il mourut victime d'une épidémie qui frappa un giand nombre de ses élèves. On a de lui : Cruenta syllogismorum dialecticorum Forma; Paris, Vascosan (sans date), in-S" : cet opuscule en prose est une critique badine de la philosophie scolastique ; on y trouve des saillies spirituelles et des plaisanteries assez fines; — Métamorphoses amoris, quibus adjectse sunt elegise amatoriœ (1); Paris, 1 556, in-S". L'ouvrage, divisé en deux parties, contient vingt métamorphoses et seize élégies. On reconnaît dans les premières le lecteur amoureux d'Ovide ; mais Brizard n'en a ni la délicatesse de sentiments, ni la finesse de pensées. Ses élégies valent certainement mieux, et sont écrites avec plus de feu. Il y célèbre, sous le nom de Chloris, la beauté d'une femme dont il était épris : son cœur était meilleur poëte que son imagination. N. M — y.
(I) ' François Habert d'-Issoudun , quoiqu'il n'ait pas nommé son modèle, a imité et pour ainsi dire traduit les seize premières métamorphoses de Brizard, sous ce titre: IMetainorphoses de Cupidon , fils da la déesse Cithéree , qui se mua en diverses formes ; Vann , Kerver, 1561, ln-8»,
Duverdier, Bibliothèque française. — BoulUot, Bio graphie Jlrdennaise.
BRIZARD ( Jean- Baptiste Britard, dit ) artiste dramatique français, né à Orléans ei 1721, mort à Paris le. 30 janvier 1791. Il étai venu fort jeune à Paris, où son goût pourl peinture l'avait attiré. Il eut pour maître Cari Vanloo, premier peintre du roi. Mais, bientôt en traîné par sa vocation pour les jeux de la scènf il s'exerça sur les théâtres de province. Pendai ses excursions dramatiques, une petite barqu sur laquelle il descendait le Rhône ayant ché viré sous les arches d'un pont, il saisit un ar neau de fer, et y resta suspendu jusqu'à ce qu'o vînt le dégager. Mais son angoisse fut telle e ce suprême danger, que ses beaux cheveux blar chirent rapidement; et cette circonstance tourn au profit de son art. Brizard débuta au Tlié; tre-Français le 30 juillet 1757, par le rôle d'A phonse dans Inès de Castro , et fut reçu le 1 mars 1758. Il ne tarda pas à remplacer, dar l'emploi des pères nobles et des rois, le f meux Sarrazin. La nature semblait l'avoir con blé ,1 pour cet emploi , , de ses dons. Sa figui était noble et imposante ; il exprimait les grai des douleurs sans que ses traits fussent a térés ; il y avait de la majesté jusque dans s tristesse; sa voix sonore allait au fond di cœurs ; sa diction, à la fois simple et noble , toi jours intelligente, manquait quelquefois de ch; leur; mais son jeu était vrai, naturel, expre sif ; il paraissait n'avoir préparé ni le ton l'accent de ses rôles, et il semblait trouver dai une inspiration soudaine des effets puissants quelquefois sublimes. Pendant les trente ans qu brilla sur la scène , il créa un gi'and nombre ( rôles dans les tragédies nouvelles et dans pi sieurs drames et comédies de cette époque. Duc reconnaissait devoir au talent de Brizard ui grande partie du succès de ses pièces , princip lement de celles à! Œdipe à Colonne et du R Lear. Mais la Hai'pe , dont le tragédien n'avi pu préserver les Brames d'ime chute complèl se montra, dans sa Correspondance avec grand-duc de Russie, injuste et passionné , sembla n'attribuer d'autre mérite à Brizard q celui de ses cheveux blancs.
Le 1^'' avril 1786, Brizard fit ses demie adieux au public dans le rôle du vieil Horace, dans celui de Henri IV de la Partie de chass il laissa éclater son émotion, et fut couvert d'à plaudissements lorsque le vieux Romain, se s parant de son gendre et de son fils, dit : Moi.:mème, en ce moment, j'ai les larmes aux ycu
Ducis composa l'épitaphe de Brizard. [Viu NAVE, dans VEnc. des g. du m. ]
Biographie des Contemporains.
BRIZ-MARTINEZ ( Juan ) , théologien i pagnol , natif de Saragosse, vivait dans la pr mière moitié du dix^septième siècle. Il était ab: du monastère de Saint-Jean de la Peiïa, da les Pyrénées ; il a laissé, entre autres ouvrage
Obsèques du roi Philippe P^ d'Aragon ( en espagnol), 1599; — Hisforia de lafundacion y antiquedades de S.-Juan de la Pena\ y de los reies de Sobrarbe, Aragon y Navarra; Saragosse, 1620, in-fol. ; —Lettre à Barthélémy- Léon de Argensola, sur quelques renseignements pour une nouvelle histoire de Navarre en espagnol ; Pampelune , 1628, in-4°; — Pro Cxsar- Augustana Sancti Salvatoris ecclesise antiquissima et perpétua cathedralitate , ouvrage inséré dans la Catedra episcopal de Çaragoza de Jean Arruego, 1650, in-fol., etc.
Antonio, Bihlioth. Hispana nova.
BRizÉ {Corneille), peintre hollandais, né vers 1655. H a été fort célébré par son compatriote le poète Voudel, et s'est acquis une gi-ande réputation , moins par les sujets qu'il a représentés, que par le mérite de son exécution. On montrait, à l'hôtel de ville d'Amsterdam, un de ses tableaux où il avait peint, en forme de trophée, un amas de registres et de liasses de papiers.
Descamps , Vies des Peintres flamands.
* BRiZECX ( Julien - Auguste -Pelage ) (1) ,
poëte français , né à Lorient le 12 septemibre
1806. Il fut élevé par un prêtre, de sa famille,
sur les bords du Scorff et de l'Ellé. C'est là qu'il
connut et aima cette jeune Marie chantée par
lui, et dont il a fait ensuite un symbole de la
Bretagne, et de cette poésie rustique qu'il vou-
' lait introduiredans la littérature française. Après
' la publication de ilforie, à la fin de 1832, l'auteur
visita l'Italie, d'où il revint pour faire un cours
[ de poésie à Marseille.
' M. Brizeux a de nouveau parcouru la noble terre des arts. En 1841, il en rapporta le livre lyrique des Ternaires, aujourd'hui la Fleur d'or, 1 et une traduction en prose de la Divine Comé- \ die de Dante. Après un long séjour dans son f pays natal il donna en 1846 le poëme les Bre- : tons, épopée rustique, couronnée par l'Acadéf mie française; puis, en 1850, Primel et Nota, ! qui sont comme le frère et la sœur de Marie. Enfin, ses compatriotes lui doivent un volume de chants en langue bretonne, le Télen Arvor, ! ou Harpe d'Armorique : plusieurs de ces chants I sont très-populaires. Élève du philologue Lego- , nidec , qu'il assista dans ses îdemiers travaux, i il fit, avec l'aide de ses amis et d'une souscription nationale , transporter les restes de ce sa- ' vant dévoué dans le bourg du Conquet, et publia I sur lui une Notice qui est imprimée en tête de ' la Grammaire celto-bretonne.
i M. Briieux, appuyant la poésie sur les origines, f s'occupe depuis longtemps de la rédaction d'un f Dictionnaire topologique et historique des i noms de lieux de la Bretagne.
I (l)Ce prénom de Pelage ( en celtique Morgan, c'est-à- ; dire né de la mer. ou Armoricain) était héréditaire d'alné t en aîné dans sa famUle, qui depuis plusieurs générations i habitait, en Bretagne, le bourg du Faouët. Au surplus, le
nom même de Brizetix ou plutôt Brizeuc ne veut dire
autre chose gue Breton.
BKIZ-MARTINEZ — BRIZOUT 458
BRIZOUT ou BRISOUT DE BARNEVILLE,
industriel et mécanicien français , né à Rouen le 7 septembre 1749, mort le 26 mars 1842. Fils d'un inventeur distingué auquel l'industrie dut, vers 1759, une machine à filer très-fm le coton , il témoigna de bonne heure le même penchant pour les arts mécaniques. A seize ans , il construisit une horloge en bois dont le mécanisme laissait voir, au moment où l'heure sonnait, une chasse nombreuse. Plus tard , il perfectionna la machine que son père avait inventée et fait fonctionner; mais, n'ayant pas les ressources nécessaires pour l'exploiter à son tour, il dut remplir, en 1773,les fonctions de secrétaire d'un inspecteurde troupes. Devenu sous-lieutenant en 1779, il suivit en 1780 le baron de Vioménil, commandant des troupes françaises en Amérique, remplit pendant un an les fonctions de secrétaire général de l'armée, et se trouva au siège d'York, ainsi qu'à plusieurs autres engagements. Revenu en France en 1783, et nommé commissaire des guerres, il fit de nouvelles et heureuses expériences de sa machine, et obtint, par arrêt du conseil , une prime d'encouragement jusqu'à concurrence de 15,000 livres pendant dix ans, sur les mousselines superfines qu'il tirerait, à l'imitation de celles des Indes, du coton qu'il aurait filé. Au mois de mars 1786 , un local situé aux Quinze- Vingts fut mis à sa disposition par M. de Galonné, pour l'établissement des métiers; et un rapport de M. Tillet , de l'Académie des sciences , constata que les mousselines de Brizout de Barneville étaient supérieures à celles de l'Inde. Son coton atteignait en effet un tel degré de finesse, qu'on tirait d'une livre trois cent mille aunes de fil.
Louis XVI, qui avait , comme on sait, le goût des arts mécaniques, visita et examina l'établissement de Brizout, qui fut acquis parjle gouvernement en février 1788, sur le rapport de M. de Tolozan , intendant général du commerce. Brizout obtint 2,000 francs de pension, et 20,000 fr. pour prix de deux machines livrées au gouvernement. Une de ces machines, envoyée à Rouen par ordre du ministre, y fut brisée dans une émeute qui éclata dans cette ville le 20 juillet 1789, à l'occasion de l'introduction des métiers anglais. Cette fois , l'inventeur fut obligé d'abandonner de nouveau la voie dans laquelle le poussait sa vocation, pour entrer dans celle que lui indiquait la nécessité. H devint commissaire des guerres. Décrété d'accusation lors de la prise de Namur en 1793, par suite de la capture, dont il était innocent, de quelques bateaux contenant de l'artillerie, il fut enfermé au Luxembourg à Paris, et n'en sortit qu'au 9 thermidor. Se retrouvant alors en face de son ancienne détresse, il s'adre^a à la convention pour tirer parti de sa machine ; et, le 7 frimaire an m, un décret mit à sa disposition, pour la création d'une manufacture de mousselines superfines,une"somme de 200,000 fr. sans intérêt, pendant dix ans. Cent vingt mille
BRIZOUT " BROCARD
francs lui furent versés immédiatement, mais malheureusement en assignats. Cependant le Lycée des arts lui décernait une couronne et une médaille, tandis que d'autre part sa position ne s'améliorait guère, par suite de l'ilîexécution du décret que la convention avait rendu en sa faveur. Il se tourna alors de nouveau vers l'administration militaire. Envoyé à l'armée d'Italie, il fit les campagnes de l'an vin et de l'an ix, et fut nommé ordonnateur. En l'an x , il fut appelé à Valenciennes, où U resta jusqu'en 1814. A l'époque de sa retraite, il tenta de faire entrer le gourernement dans l'idée d'une construction nouvelle de sa machine, dont il avait retrouvé quel- «lues débris au Conservatoire des arts et métiers. Le nftinistre auquel il s'adressa lui objecta la pénurie du trésor. Il était écrit que le pauvre inventeur en serait pour ses frais de temps et de méditations. Un autre, comme cela arrive si souvent, en recueillera quelque jour les fruits.
Écho de la Frontière '(année 1842). — M. Lcbreton, dans la Revue de Rouen, sept. j849.
BRizzi ou BRizio (Frimcesco) , T^eintre italien, né à Bologne en 1574, mort en 1623. Issu de parents pauvres , il servit jusqu'à vingt ans dans la boutique d'un cordonnier ; mais, entraîné par sa vocation , il parvint à se faire recevoir dans l'atelier du Passarotto , puis dans celui de Louis Carrache , dont il devint un des meilleurs élèves. Il étudia seul les règles de la perspective et de l'architecture , et bientôt il fut en état de les enseigner, et d'en aider son maîti-e lui-même. Habile dessinateur à la plume, il reçut des leçons de gravure d'Augustin Carrache, qu'il seconda dans ses travaux, et dont il termina même après sa mort une des planches les plus importantes , le Saint Jérôme. Il a gravé seul plusieurs estampes, dont les principales sont : un grand paysage. Saint Roch et son chien, et le Retour d'Egypte. Ses tableaux ont un beau coloris ; on y trouve de gracieux paysages et une architeciuj-e majestueuse ; ses figures sont correctes , et on admire surtout la beauté de ses anges. Malheureusement le manque d'éducation empêcha Brizzi de former des amitiés utiles, et il fut presque toujours réduit à mendier des commandes qu'il était forcé d'exécuter à vil prix. On voit de lui, à Sainte-Pétrone de Bologne, un très-grand et très-beau tableau d'autel , le Couronnement de la Madonna del Borgo. Dans une cour du palais Malrezzi-Bonfioli , il a peint à fresque plusieurs scènes de la Jérusalem délivrée. Il existe <le sa main un assez grand nombre de petits tableaux sur cuivre, dans lesquels il s'élève quelquefois jusqu'à la hauteur du Guide. Brizzi mourut à l'âge de quarante-neuf ans , et on soupçonna la jalousie de ne pas avoir été étrangère à sa fin prématurée. Il eut pour élèves son fils Filippo et Domenico degli Ambrogi, surnommé Medichino del Brizzi. E. B — n.
Malvasia, Felsina pittrice. — Lanzi , Storia pittorica, — Winckelraann, Neuet Mahler-Lexikon-
* BRIZZI (Filippo), peintre italien, né àBo logne en 1603, mort en 1675. Fils et élève A Francesco Brizzi , il resta orphelin à l'âge di vingt ans , et fut [accueilli par le Guide, qui It prit en amitié, et à l'école duquel il devint boi coloriste et habile dessinateur. Un de ses meil leurs ouvrages est la Madone entre saint Syl vestre et saint Jean-Baptiste, qu'il peignit pou l'église Saint-Sylvestre de Bologne.
Orlandl , Abbeeedario. — Lanzi , Storia pittorica. - TicoziÀ, Dizionario. — f/lal\ asia., Pitture, Scolture Architecture di Boïogna.
* BRIZZI (Serafino), peintre, né à Bologm en 1684, mort en 1737.11 fut un des meilleur élèves des Bibiena , et fit à l'huile un gram nombre de tableaux de perspective justement es timés. E. B — n.
Zanotti, Storia deW Accademia Clementina.
* BROC (Pierre-Paul), médecin français, n à Mégin (Lot-et-Garonne) en 1782, mort à Chai! lot en 1848, à l'hospice de Sainte-Périne. Il ec seignait l'anatomie à Paris, lorsqu'en 1817, la suite de quelques discussions qu'il eut avec 1 professem" Richerand, il crut devoir s'expatrier et c'est ainsi qu'il habita longtemps l'Amériqu du Sud. Revenu en France vers 1830, il publi plusieurs de ses ouvrages , et se présenta , e 1836, au concom's ouvert pour la chaire d'à natomie vacante à la faculté de Paris , chaire laquelle Breschet, plus heureux, fut nommé. J continua depuis lors d'enseigner l'anatomie l'École pratique, où l'originalité de sa méthode ( la netteté de sa parole attira de nombieux élè ves. On a de Broc : De la vraie Méthode d'en ; seignement, traité complet d'anatomie det criptive et raisonnée ; Paris , 1833 et 1835, , vol. in-8"; — Introduction à l'étude de l'Ana tomie, ow l'Homme considéré en grand, sou le rapport des appareils et des fonctions Paris, 1836, in-S", avec atlas; — Essai su les races humaines; Paris, 1836, in-8° ; — Ré ponse à l'analyse du premier volume d'Ana. tomie; Pai'is, 1834, in-S"; — Entretiens su: l'organisation du corps humain ; Paris, 1840 in-lS. Jean Laposse.
Moniteur de 1S48, p. 2888. — Recueil de thèses de l Faculté de Médecine, année 1839.— Qucrard , la Franc littéraire, supplément.
BROCARD , BORCHAR» OU plutôt BURCK
HARD, voyageurallemand, natif delà Westphali OU de Strasbourg , vivait dans la première moiti du treizième siècle. Il entra dans l'ordre des Donii nicains, et il se rendit dans le Levant en 1232. 1 parcourut l'Arménie et l'Egypte, et passa di; années au monastère du mont Sion en Palestine Il ne revint en Europe que dans un âge avancé On ignore l'époque de sa mort. La relation di son voyage révèle chez ce moine des qualité: remarquables ; un esprit de recherche et de com paraison se manifeste dans ses écrits, et l'on j trouvedes sentiments de charité encore plus rare: [ à cette époque. Ces populations hérétiques ci
m BKOGARD
iuiUlèles au iiulieu desquelles Brocard se trouve jp4c, les nestoriens, les Arméniens , les Syriens sont pour lui comme des frères. Il décrit les localités avec une telle exactitude, que le judicieux d'Anville l'a plusieurs fois pris pour fiuidc. Plus i|iie tous les autres voyageurs ses contemporains, il montre ce singulier mélange de courage et ii'liuroilité,de foi et de curiosité qui semble le calinlèredu siècle de saint Louis, le siècle héroïque (lu moyen âge. Il put visiter des villes aujourd'hui ilctiiiites, des localités maintenant inaccessibles. Il n'est MHS doute point exempt de crédulité: à ((Me d'observations sagaces il place des récits fabuleux ; maisil serait injuste de se montrer trop st'vère pour lui; il croyait ce que l'on croyait de son temps, c'est à peu près le même point où nous en sommes au dix-neuvième siècle ; et il faut reconnaître chez ce religieux « un esprit fort i élevé, qui, au moment où les croisades finis- > sent, raconte avec une naïveté admirable ce I qu'il a vu ou cru voir. Nous devons à sa cu- < liosité attentive des observations importantes i de géographie et d'histoire naturelle. » Nous ne saurions rien ajouter à ce jugement, rendu par M. V. Le Clerc. La première et la meilleure édition de la relation de Brocard parut à Lubeck en I 'i7ô, dans la Catena temporum (2 vol. in-fol.), vaste compilation , espèce d'histoire universelle, comnje le moyen âge en produisit im grand nombre. Divers recueils , tels que le Novus orbis de Grynaeus et les Lecilones antiquee de Canisius, ont reproduit l'œuvre du dominicain allemand, mais en la défigurant ; les suppressions, les interpolations que se permirent les scribes qui en multipUèrent les copies , ont , dans une foule de manuscrits, altéré, de la façon la plus sensible, le texte primitif. G. Brunet.
ouélU', Script, ord. h'rxiicat., t. l,p. 391. — Beckinann, l.iteratur (1er Ketsebeschreibungen , t. Il , p. 3i-70. — M. V. Le Clerc, dans VHisCoire littéraire de la France, t. XXI, p. 180-215.
BROCARD {Jacques), sectaire italien, né à Venise ou dans le Piémont, vivait dans la dernJèiT moitié du seizième siècle. Il prétendait avoir eu à "Venise, en 1563, une vision qui lui avait révélé le rapport de quelques passages de l'Écriture sainte avec les événemeats de son époque. Ségur-PardaiUan se laissa persuader par cet insensé, et lui donna les moyens d'impiimer ses ouvrages. Brocard, chassé de Middelbourg , dont le synode l'avait condamné, parcourut diverses contrées de l'Europe, et s'établit à Nuremberg, où il mourut. J. Brocard a laissé : Paraphrasis rhetorica Aristotelis, partitionesque oratorïae; Paris, 1549; Venise, 1558, in-S" ; — Mystica etprophetica Geneseos interpretatio ; Leyde, 1580, in-8"; — De antibaptismo jurantmni in papam et in Ecclesiam romanam , déçue eorum idolo zeli ; Leyde, 1580 ; — Mystica et prophetica Levitici, Cantici Canticorum, Aggsei, Zachariee et^Malachiae interpretatio; Leyde, 1580, in-8°; — Interpretatio et para- |*fej-ajw in Âpocalypsin ; ibid., 1580 et 1610,
BROCCHI
in-8°, trad. en langlais par Jacques Stanlort; Londres, 1582,10-4°.
naylc, DictioTinaire critique. — Fabrlclas, Bibtiotheca latina médias et infirme œtatis.
BROCARio (Arnaud-Guillaume de), typographe espagnol, vécut dans la première moitié du seizième siècle. Il imprima, dans l'université d'Alcala de Hénarès, la Bible polyglotte, dite d'Alcala, de Ximénès, ou de Complute; 1514-1516, 6 vol. in-fol. Cette vaste entreprise, qui n'avait encore été tentée nulle part, et qui servit de modèle à toutes celles du même genre, s'exécuta sous le patronage du cardinal de Ximénès, qui y dépensa 50,000 écusd'or. Afin de reproduire plus exactement le texte des anciens manuscrits, Brocario fondit pour cette édition des caractères grecs sans accents et sans esprits, et des caractères hébreux sans pointsmassorétiques.Pour exécuter cet ouvrage, Léon X communiqua les manuscrits grecs du Vatican. Ximénès acheta sept manuscrifs hébreux ; et les savants qui prêtèrent leur collaboration à cette entreprise sont Démétxius Ducas, Antoine de Lebrixa, Ferdinand Nunez de Guzman, Jean de Vergara, Paul Caronel, Jacques Lopez de Zuniga, Alfonse de Zamora. Un bref de Léon X, daté du 28 mars 1520, autorisa l'impression de la Polyglotte de Ximénès.
Nicolas Antonio , Biblioth. hispana.
mioccHi (Jean-Baptiste), naturaliste et voyageur italien, né à Bassano le 18 février J772, mort à Charthum le 25 septembre 1826. Destiné à l'étude du droit, il préféra les sciences naturelles, les antiquités et les langues étrangères. Il se rendit à Rome, puis à Venise, et publia dans cette dernière ville : Sulla scoltura eglziaca, 1792. On le vit ensuite se lier avec Lanzi, mettre eu ordre le cabinet minéralogique du patricien Ascanio Molin, et à Bassano la galerie Zannuzzi. Puis il publia un nouvel écrit intitulé Belle plante odorifere, Bassano, 1796, et ses Lettere sopra Dante ,Yemse, 1797. En 1801 il se rendit à Brescia, y professa la botanique, et fut chargé de l'inspection du jardindes plantes de cette ville, avec mission de fonder un cabinet d'histoire naturelle. En même temps il écrivit sur les Mines de Mella et deValtrompia (Brescia, 1808), et en 1809 il fut nommé inspecteur des mines du Milanais. En 1810 il visita le Tyrol méridional, et en 1811 et 1812, la phis grande partie de l'Italie. Le résultat de tous ces voyages se trouve con^né dans sa Conchyologiafossilis subapennina; Milan, 1814. Privé de ses emplois en 1814, par suite des événements politiques, il reprit ses voyages, dont on trouve la relation dans la BibUotheca italiana. 11 mit aussi la dernière main à son œuvre d'exploration antique, intitulée Dello stato fisico del suolo di Roma; 1820. Ayant connu Forni à Milan en 1821, il se laissa engager par lui au service du vice-roi d'Egypte. Il arriva au Caire le 1*' décembre 1822, visita le désert, le Liban, et mourut atteint par la fièvre dans le Sennaar. Son testament, écrit en 1822, lé-
BROCCHI — BROCKE
guait à sa ville natale tout ce qu'il possédait. Tipaldo {Biografia degli Italiani) donne la liste des nombreux articles ou mémoires publiés par Brocchi.
Tipaldo, Biografia degli Italiani illustri, I, 31t. — Conversations- Lexicon.
BROCCHI (Joseph-Marie), théologien et typographe italien, né à Florence en 1687, mort le 8 juin 1751. Il fut prieur de Sainte-Marie-aux- Ormes, près du bourg de Saint-Laurent, recteur du séminaire des jeunes ecclésiastiques, protonotaire apostolique, et membre de la Società Golomboria. En 1726, la dernière héritière de la famille des Lutatiani légua par son testament, à Brocchi, l'antiquechâteau d e Lutiano, ce qui donna lieu à cet écrivain de pubUer l'ouvrage intitulé : Descrizione délia provincia del Mugello, con la carta geografica del medesimo, aggiuntavi un' antica cronica délia 7ioUle famiglia da Lutiano, illustrata con annotazioni, etc. ; Florence , 1748, in^". On lui doit aussi un recueil de Vies des Saints (Florence, 1742-1761, 3 vol. in-4''), et quelques ouvi-ages dé théologie. MazïuchelU, Scrittori d'Italia,
BROCHANT DE YiLLiERS (André-Jean- François-Marie ), géologue et minéralogiste, né à Paris en 1773, mort en j cette ville letl6 mai 1840. Après avoir fait ses études à l'École polytechnique, il devint successivement professeur de géologie, inspecteur général des mines, directeur de la manufacture des glaces de Saint-Grobain, et membre de l'Académie des sciences . La carrière de ce savant n'a été qu'une suite non interrompue de travaux. Entre autres ouvrages, on lui doit : im Traité élémentaire de Minéralogie; Paris, 1801 et 1802, 2 vol. in-8''; 2^édit., 1808; — De la Cristallisation considérée géométriquement et physiquement, ou Traité abrégé de cristallographie, suivi d'un précis de nos connaissances sur les phénomènes physiques de la cristallisation; Paris, 1818, 1 vol. in-8°, avec planches ; — Observations géologiques sur des terrains de transition qui se trouvent dans la Tarentaise et autres parties des Alpes ( dans le Journal des Mines, t. XXin, année 1808); — Mémoire sur les terrains de gypse ancien qui se trouvent dans les Alpes, etc., lu à l'Institut (année 1817). Mais son œuvre capitale , c'est la Carte géologique de la France, avec 3 volumes in-4'' de texte explicatif. ■ Ce travail, entrepris avec le roncours de MM. Dufresnoy et Élie de Beautnont, a duré vingt ans, et n'a pu paraître qu'a- |irès la mort de celui qui en avait été le directeur. Voici au reste comment, dans la préface de cet ouvrage, MM. de Beaumont et Dufresnoy s'expriment à l'égard de leur collaborateur : « Des « retards imprévus ont été cause que notre ex- " cellent maître, M. Brochant de Villiers, enlevé « aux sciences et à l'amitié par une mort préma- « turée, n'a pu voir se terminer un travail dont « il avait présenté le plan il y a trente ans.
« Presque complètement achevé sous ses yeux « ce travail est resté en tous points conforme i « ses principes, et nous croyons qu'il réalisera ; <c peu près ses pensées. Puissions-nous espérei « aussi qu'il ajoutera à la reconnaissance que le: « travaux de M. Brochant ont si bien méritée! > Jean Lafosse.
Éloge de Brochant de FilUers, prononcé par Alex BroQgniart le 19 mai i840.
BROCHARD ( ^owauewifwre), voyageur fian çais, vivait dans la première moitié du seizième siè cle. Il étaitcordelier au couvent de Bernay, enNor mandie, et, accompagné de Greffin Arfagart, sei gneur de Courteilles, chevaUer du Saint-Sépidcre il alla, comme il le dit lui-même, en Hyerusalen et au mont Sinaï. C'est ce qui l'a fait confondn par Canisius, Bayle, Dupin et quelques autres avec le dominicain allemand Brocard. La relatioi manuscriste des trois voyages de Brochard et di Greffin en terre sainte existe à la Bibliothèqui impériale, sous len° 10265;
Catalog, de la Bibl. imp. ( manuscrits ).
BROCHARD (Michel), bibliophile français mortvers 1729. Il étaitprêtre, et professeur aucol lége Mazarin. On lui doit la Bibliotheca Fayana imprimée par Martin; Paris, 1725 , in-8°, avei une bonne table des auteurs. Il avait fait aussi li catalogue de sa propre bibliothèque, qui futpublii de même par Martin, avec une table d'auteurs sous le titre de Muséum selectum ;Paxis, 1725 in-S". L'abbé Brochard a laissé encore : Lexicot philosophicon, sous le pseudonyme de Plexia- CMs;Haguenau, 1716, in-4°; — des éditions d( l'Imitation de Jésus-Christ ; — de Catulle TibuUe et Properce; Paris, 1723, in-4°; d'Horace, 1728. Il aida la Monnoyeet l'abbé d( Boissy à corriger le texte de l'ouvrage duPogge. De Varietate fortunœ ; Pails, 1723, in-4''.
Barbier, Dictionnaire des anonymes, etc. — Jouma des Savants.
BROCHET (Jean-É tienne), homme politique français , mort le 31 avril 1823. Il était ancien garde de la connétablie, juré au tribunal révolutionnaire, et admirateur enthousiaste de Marat, dont il avait déposé le cœur dans un vase précieux pris au Garde-Meuble. Il fut arrêté après le 9 thermidor, et ne recouvra définitivement sa liberté qu'au 13 vendémiaire. Il établi! alors une boutique d'épicerie. Mais, à la suite de l'attentat du 3 nivôse an ix, il fut compris dans le sénatus-consulte de déportation, et conduit à Oléron, puis à Cayenne, d'où il obtmt, huit mois après , l'autorisation de renti-er en France, ; mais à la condition de résider à quarante myriamètres de Paris.
Le Bas , Dictionnaire encyclopédique de la France. — Biographie universelle.
BROCKE ( Henri-Christian de ), agronome allemand , né à Blanckenbourg ; le 6 février 1713, mort le 22 juillet 1778. Il fut conseiller du duc de Brunswick-Liinebourg et membre de la Société d'agriculture de Celle. On a de lui : Von der JSatnr, Eigenschaft und Fortpflanzung
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der wilden Bànme under dem Schatten (de la Nature , Propriété et Propagation des arbres sauvages à l'ombre) ; Wolfenbùttel, 1754, 10-4"; ouvrage intéressant , publié sous le pseudonyme de Sylvander ; — Wahre Grûnde der Physikalischen und Experimentalischen allgemeincn Forstwissenscha/t (Fondements de la science forestière physique et expérimentale ) ; Leipzig, 1768-1775, en 4 parties in-S"; — Beoftachtungen von einigen Blumen, deren Bauimd Zuhereitung der Erde ( Observations sur quelques fleurs, sur leur culture et la préparation lie la terre qui leur convient ) ; ibid., 1769, in-8° ; — Beantwor tung auf die Frage : Wie ohne Nachtheil des Holzes das Wachsthum des Forstes beschleunigt werden Mnne (Réponse à cette question : Comment peut-on hâter le développement d'une forêt sans nuire au bois ? ) ; Berlin , 1774 , in-4° ; mémoire couronné par l'Académie des sciences de Berlin.
Meusel, Gelehrtes-DÉutschland.
BROCKELSBT {Richard), médecin anglais, né à Minenead , dans le comté de Somraerset, le 11 août 1722, mort à Londres le 12 décembre 1797. Il fut, en 1758, médecin de l'armée anglaise, et, après l'avoir suivie durant la guerre de sept ans, il vint s'établir à Londres, où il se livra à la pratique de son art. On a de lui, entre autres : Dissert, inauguralis de Saliva sana etmorbosa; Leyde, 1745, m-i°; — An Essay concerningthe mortality ofthe horned cattle; Londres , 1 746, in-8° ; — Eulogium medicum, sive oratio anniversaria Harveiana , habita in theatris collegii regalis medicorum Londinensium, 1760,in-4°; — Œconomical and médical observationes , from 1738 to 1763, fending to the improvement qf médical hospitales; Londres, 1764, in-8°.
Biographie médicale.
BROCKES ( Berthold-Henri) , poète allemand, né à Hambourg le 22 septembre 1680, mort dans la même ville le 16 janvier 1747. Il étudia le droit à Leyde , et visita la Hollande , la France et l'Italie. Il est auteur de poésies pieuses, qu'il publia sous ce titre : Irdische VergnUgen inGott( Plaisirs terrestres en Dieu ) ; Hambourg, 1726-1746 , 9 vol. in-8°. Brockes a traduit, en allemand quelques ouvrages de Pope, Thompson et Marino.
Jôcher , Allgemeines Gelehrten-Lexicon.
«ROCKES. Voy. Brokes.
BROCKHAVS ( Frédéric-Amold ), libraire allemand, né à Dortmund, en Westphalie , le 4 mai 1772; mort à Leipzig le 20 août 1823. Il s'établit d'abord dans sa vUle natale; plus tard, il transféra son domicile en Hollande ; il ouvrit en 1805 une librairie à Amsterdam. Après l'occupation de la Hollande par les Français, Brockhaus retourna dans sa patrie, et ce fut à Altenbourg qu'il fixa sa résidence ( 1810) ; là il fit l'acquisition de la première édition du Conversations-Lexicon , sorte d'encyclopédie qu'il