‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 149 sur 276 · BROOKE · texte numérisé non relu

BROOKE

Martyre du saint, grande fresque à Saint-Laurent, la Samaritaine à Sainte-Marie-Nouvelle, ia Sainte Famille du palais Pitti, et la Descente de croix de la galerie publique. A Rome, nous remarquons le Christ aidé par Simon, au palais Doria;et vne Sainte Famille, au palais Colonna; a» musée de Naples une Sainte Anne, et à la Pinacothèque de Munich une Tête couronnée de lauriers. Le musée du Louvre possède de ce maître le superbe Portrait d'un sculpteur, et le Christ apparaissant à la Madeleine, provenant du Santo-Spirito de Florence.

Bronzino eut une école florissante, d'où sortirent Alessandro Allori, G. B. Butteri, Biechierai, Montanini, etc. Il a laissé en outre des poésies héroïques ou bernesques, et des lettres smla peinture, qui ont été publiées par Bottari.

E. Breton.

Orlandi, Abbecedario. — Vasari, Fite. — Borgbini, Ripose. — Lanzl, Storia pittorica . — Winckelmann, Neues Mahler-Lexicon. — Villot, Musée du Louvre.

BROOKE (Françoise), romancière anglaise, morte à Londres en 1789. Elle était fille d'un ecclésiastique anglican nommé Moore. Son mari, qui exerçait la même profession, fut nommé chapelain de la garnison de Québec; mistriss Brooke l'y suivit, et trouva dans le Canada l'idée des scènes pittoresques dont elle a embelli un de ses romans. De retour à Londres, elle se lia avec ce que cette ville possédait de plus distingué dans le monde et dans la littérature. Elle a laissé: la Vieille fille, journal commencé le 15 novembre 1755, continué jusqu'à la fin de juillet 1756 , et formant 1 vol. in-12; — Virginie, tragédie, suivie d'odes, de pastorales et de traductions ; 1756, in-8°; — Histoire de Julie Mandeville; 1763, roman trad. en français par Bouchaud ; Paris, 1764, 2 part. in-12 ; — une trad. anglaise des Lettres de Julie Catesby , roman de madame Riccoboni; — Histoire d'Emilie Montagne; 1769,4 vol. in-12, roman trad. en français par Frenais; Paris, 1770, 5 part, in-12, et par Robinet; Amsterdarg et Paris, 1770, 4 vol. in-12 ; — Mémoires de M. le marquis de Saint- Forlaix, trad. en français par Framery; Paris, 1770, 4 vol. in-12; — Éléments de l'histoire d' Angleterre, tràd. du français de l'abbé MilJot ; 1 77 1 , 4 vol. in-1 2 ; — l'Excursion, ou l'Escapade; 1777, 2 vol. in-12 , trad. en français par Henri Rieu; Lausanne, 1778, 2 part, in-12 ; — le Siège de Sinope, tragédie jouée à Covent-Garden en 1781; — Rosine, drame en musique, représenté au même théâtre en 1782; — Louisa et Maria, ou les Illusions de la jeunesse, dont la traduct. française a été publiée à Paris en 1820, 2 vol.

Rose, New Biograph. Dict.

BKOOKM[(Hen7-i), poète anglais, né en 1706, mort en 1783. Il exerça d'abord la profession d'avocat consultant pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille; mais, entraîna vers la poésie par son penchant naturel, que fortifiait sa

liaison avec Pope et Swift, il donna successivement un poëme philosophique sur la beauté universelle, une tragédie de Gustave Wasa, jouée d'abord à Dublin, puis défendue par le parlement à cause des sentiments de liberté dont elle était empreinte. La publication de cette pièce, qui lui rapporta autant qu'une représentation nouvelle, lui acquit la protection du prince de Galles et plus tard celle de lord Ghesterfield, qui le plaça dans l'administration. Retiré ensuite à la campagne, il s'y livra exclusivement à la culture des lettres jusqu'à la fin de ses jours, hâtée par la mort de sa femme et de celui de ses enfants qu'il aimait le plus. Outre les ouvrages mentionnés ci-dessus, H. Brooke a laissé: le Fou de qualité, roman, 1766; trad. en français par de la Beaume; Paris, 1789, 2 vol. petit in-12 ; — Juliette de Grenville, l'onian, 1774; trad. en français ; Paris , 1801, 2 vol. in-12; — le Comte de Westmoreland, tragédie représentée à Dublin en 1745 ; — le Comte d'Essex, tragédie jouée dans la même ville en 1749, et à Drury-Lane en 1760 ; — plusieurs autres pièces qui ne furent reçues à aucun théâtre ; — quelques poésies, parmi lesquelles on remarque the Female seducers , fable msérée dans le recueil deMoore intitulé Fables for the female sex. Les ouvrages de H. Brooke, à l'exception de ses romans, ontété réimprimés en 4 vol. in-8° , 1780. Sa tragédie de Gustave Wasa a été traduite en français par Maillet du Clairon ; Londres et Paris, Johnson, Poètes anglais.

* BROOKE i^ James), voyageur anglais, né le 29 avril 1803. Il préluda de bonne heure à la carrière aventureuse qui devait faire d'un citoyen de la Grande-Bretagne le rajah souverain d'une province de Bornéo. Lieutenant dans l'armée des Indes, il reçut au siège d'Assam une blessure presque mortelle, qui l'obligea de venir au sein de sa famille rétablir sa santé. 11 laissa passer les délais que les règlements assignaient à son retour, et, voyant à son arrivée dans les Indes sa carrière militaire perdue, il poussa jusqu'à la Chine. Dans ce voyage, il visita l'archipel de Bornéo, où la beauté du climat et la misère des habitants lui inspirèrent le singulier projet auquel fl doit sa renommée. Devenu, par la mort de son père, possesseur d'une grande fortune, il acheta un yacht armé en guerre, le Royaliste, mit deux ans à se composer un équipage entièlement sûr, et, bien qu'il n'eût pas obtenu des lettres de marque, partit en 1838 avec le projet réel ou apparent de purger les mers de Bornéo des pirates qui les infestaient. — Il s'attacha dans un premier voyage à gagner l'affection de Muda-Hassim, oncle du sultan de Bornéo et rajah de Saravack. Dans une seconde visite, il apaisa, pour le compte de son nouvel ami, une révolte formidable, et se fit en récompense accorder le gouvernement de Saravack , avec le titre de rajah indépendant (1841). Le sultan de Bornéo,

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