BRUNCK — BRUNE
le n\6me format; et son travail était tout prêt pour l'impression lorsqu'il mourut. Brunck, qui a public tant de poètes grecs, ne remit jamais a l'imprimeur un exemplaire imprimé d'une édilion antérieure ; il donnait toujours un texte écrit lie sa propre main. Lorsque, après avoir fait une copie bien nette d'un auteur qu'il destinait 1 1 impression, il trouvait nécessaire d'y faire de lombreux changements, il la transcrivait de louvcau d'un bout à l'autre. C'est ainsi qu'il colia deux fois tout Aristophane, et Apollonius au uoins cinq fois. Plusieurs de ces copies et leaucoup d'autres papiers de la main de Brunck ont conservés à la Bibliothèque impériale de Pais. On y remarque, entre autres pièces, une letre sur le Longus de Villoison, dans laquelle ce . ritique est traité avec fort peu déménagement. Le Bas, Dictionnaire encyc. de la France. — Connsalions-Lexicon. — Ersch et Gruber, AUgetn. Enijclop.
nauNDAN (ZMî3-Perei»'a), poète portugais, atif de Porto , vivait dans le milieu du seizième iècle. Nommé gouverneur de Malacca, il défenit cette ville contre le roi d'Ackem, en 1568. On
de lui : Elegiada. Ce poème épique, en dixiiit chants, lui fut inspiré par la fatale journée 'Alcaça-Kebir, dans laquelle il fut fait prison- .ier.
Bai bosa Machado , Bibl. Lusitana.
BRUKE (Guillaume-Marie-Anne) , maréchal le France , était né à Brives-la-Gaillarde (Corèze) en 1763. Fils d'un avocat au présidial de ette ville, il fut envoyé à Paris pour achever ses tudes. 11 adopta avec chaleur les principes de i révolution , embrassa d'abord l'état de typoraplie, se fit connaîti'e par quelques brochures ar les affaires du temps, prit part en 1790 et 791 à la rédaction du Journal de la cour et 'e la ville , et contribua avec Danton, son ami,
fonder le club des Cordeliers. En 1791 , après
i conquête de la Belgique, il fut envoyé dans
e pays en qualité de commissaire civil. De re-
our à Paris , il prit du service, et fut élu adju-
lant-major; parvenu au grade de général de
irigade, il fut employé dans l'intérieur, et passa
; nsuite à l'armée d'ItaUe à l'époque où le géné-
I al Bonaparte venait d'en obtenir le commande-
inent en chef. Il s'y distingua en plusieurs occa-
'; ions, entre autres à Arcole et à Rivoli , o ù il fut fait
énéral de division et obtint le commandement
e l'avant-garde. Nommé ambassadeur de la
épublique à Naples, il refusa; le Directoire
envoya alors en Suisse. Cette mission ayant été
[emplie par Brune à la satisfaction du gouver-
liement, il fut, en 1799, appelé au commande-
lent de l'armée qui entra en Hollande; les ta-
'nts qu'il y déploya le firent placer au nombre
es meilleurs généraux de cette époque. Il vain-
uit les Anglo-Russes à Bergen ( 19 septembre
!"99), et força le duc d'York, général en chef
; e l'armée combinée , à une capitulation humi-
ante. Chargé en 1800 du commandement des
troupes qui occupaient la Vendée , il eut une grande part à la pacification de ce pays. Placé à la tête de l'armée d'Italie, il montra encore son habileté ordinaire. En 1803, il fut nommé ambassadeur à Constantinople ; et , après avoir exercé cette mission pendant deux ans, il revint à Paris en 1805. En son absence, Bonaparte l'avait fait maréchal de l'empire et grand-croix de la Légion d'honneur. En 1807, Brune devint gouverneur général des villes hanséatiques, et fut chargé de faire la conquête de la Poméranie. Il prit Stralsund , et se vit rappelé, on ne sait par quel motif. Il cessa dès lors d'être employé jusqu'à la chute de Napoléon; et, le l*^'" avril 1814, il envoya au sénat son adhésion aux changements politiques provoqués par l'entrée des alhés dans Paris; mais, mal accueilli par les Bourbons , il se rangea du côté des mécontents, et se déclara pour Napoléon à son retour de l'île d'Elbe. Celui-ci lui donna un commandement dans le midi de la France, et l'admit dans sa nouvelle chambre des pairs. C'est sans doute comme chef de l'armée du Var qu'il encourut la haine des verdets et des fanatiques du midi. A la seconde rentrée de Louis XVIII, il fit de nouveau sa soumission; mais, comme il se disposait à revenir à Paris , il fut lâchement assassiné à Avignon, le 2 août 1815, par des hommes de la populace que le fameux Trestaillon avait ameutée contre lui. Il reçut le coup de mort de la main même de ce chef d'assassins. Ce crime horrible, qu'on a essayé de justifier par les allégations les plus fausses et les plus révoltantes, est resté impuni ; les meurtriers ont échappé à toutes les recherches et aux poursuites judiciaires ordonnées contre eux par le roi , sur les instances de la veuve de l'infortuné maréchal. Un seul coupable , le portefaix Guindon , fut traduit devant la cour d'assises de Riom, et condamné à mort par contumace en février 1821, six ans après l'événement. [Enc. d. g. du m. ]
Biographie nouv. des Contempor. — Notice histor. sur lavie du maréch. Brune; Paris, I821, 8°. — Lambot, le Maréch.. Brune à Avignon en 1815, Paris; 1S4O, in-S".
* BRUNE {Christian) , peintre de paysages et d'aquarelles, professeur de topographie, né à Paris le 17 septembre 1789, mort en la même ville le 16 avril 1849. Attachéen 1817 aubureau de la guerre, il obtint à la suite d'un brillant concours la place de professeur de dessin topographique à l'École polytechnique. En 1826, il fut nommé professeur de paysage au même étabhssement ; jusqu'à sa mort il y a rempli ces doubles fonctions. Il est auteur d'un Cours de topographie spécialement destiné aux élèves de l'École. — En dehors de l'enseignement , Christian Brune a exécuté plusieurs grands tableaux pour le palais d'Orsay, et pour les musées d'Orléans, de Marseille, d'Aix, de Lyon , de Narbonne , de Lisieux, etc. — Dès 1819, il débuta à l'exposition par diverses vues, dont l'une du Château de Coucy, etc. — En 1822 , il exposa trois aquarelles : un Site