‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 193 sur 276 · BRUS · texte numérisé non relu

BRUS

prince de Bavière. Il remplit aussi les fonction; d'assesseur à Spire et de conseiller de l'évêqu* d'Augsbourg. Il fut chargé avec Conrad Visch, pa Charles, de rédiger les règlements de la chambr( impériale d'Augsbourg, et assista aux diètes dcette ville, de Spire, de W^orms et de Ratis bonne; enfin il devint chanoine d'Augsbourg. Con suite à Inspruck par l'empereur Ferdinand , i mourut à son retour. Ses principaux ouvrage sont : de Legationibus, etc.; Mayence, 1548 in-fol. ; — de Ilsereticis in génère libri VI Mayence, 1549, in-fol.; — de Sedifionibus II bri F/; Mayence, 1550, in fol.; — de Cahm niis libri III; — de TJniversali Concilio II bri IX, 1550, in-fol.; — Adversus novam Hia tor. ecclesiasticam qnam Blathias Illy riens ( ejus collegse Magdeburgici per centurias nu per ediderunt; — • Versuch einer Abhandlwi vondem Ansehn und der Gewaltder Catholh chen Kirche; Dillingen, 1565, in-8°.

Hendreicli, Pandectœ ■Brandenbiirgicœ, — Niccron Mémoires.

BRUNY (...de), littérateur français, vivait dar la seconde moitié du dix-huitième siècle. On de lui : Examen du ministère de M. Colbert Paris, 1774, in-S"; — Éloge de Michel de l'Hi ijntal, chancelier de France; Paris, 1777, in-8" — Lettresur J.-J., adressée à M.d'Esch.(à'V. cherny) ; Genève et Paris,! 17 80, in-S°, réimprime dans les Œuvres de Rousseau; Genève, 1782.

Quérard, la France littéraire.

BHUNYER ou BRUKIER (Abcl), médcci

français, né à Uzès le 22 décembre 1573, moi le 14 juillet 16C5. Il était protestant, et descei dait de Jacques Brunyer, chancelier du dernit dauphin du Viennois. Il étudia à Montpellier 1 médecine, afin d'éviter d'être contraint de port< les armes contre le roi. Il vint ensuite à Paris, o il se fit remarquer dans la pratique médicale, ( fut nommé médecin des enfants du roi Henri I^ Louis xni l'appela à son conseil , et Richeiie fit de lui le premier médecin de Gaston, di; d'Orléans, et lui confia des missions important* auprès des protestants languedociens. C'est de li qu'il est question dans les passages suivants d Scarron :

Son altesse pen de temps but; Car dessus ses jambes il chut Une très-douloureuse goutte, Mais où nul vivant ne voit goutte, Fût-ce Brunier, son médecin.

N'en déplaise à feu Jean Calvin, C'est grand dommage que cet homme Ne croit pas au pape de Rome ; Car à tout le monde il est cher, Quoiqu'on carême mangeant chair.

On a de lui : Hortiis regius Blesemix 1653 et 1655, en collaboration avec Marclianl c'est une description du jardin de botauiqu fondé à Blois par Gaston d'Orléans. Dans cet! dernière édition, il dit avoir augmenté ce jardi de cinq cents plantes nouvelles.

Éioi, Dict. hist. de la Médecine. — Bazin, Histoire à Lonis XIII. — Scarron, OEuvres.

BRUS. Voij. Bruce.

m BRUSANFERRO

♦bbusanferro (Girolamo), peintre vénitien, né à la fin du dix-septième sit'icle, mort en 1760. Élève de Niccolo lîambini, il s'éloigna de la manière de son maître poiu' suivre celle de I Sebastiano Ricci, et sut se faire iiu style mixte (lui ne man(}ue pas d'originalité. On voit à Rovifio quelques peintures qui peuvent donner une i(i(« avantageuse de son talent. E. B — in.

i r.iiida di Rovigo.

itRVSANTiKi ( Vincent, comte), poète italien ilii seizième siècle, mort à Ferrarecn 1570. ]1 alla ;i Rome pour y chercher i'ortune, fut déçu dans SOI) attente, s'y rendit indiscret et imprudent, lut incarcéré pour ce motif, et sortit de prison dans le plus grand dénfiment. Il parcourut ensuite l'Italie, et réussit auprès des princes par son ( spiit etses talents. Mais ce mêmeesprit \m faisait , perdre ce qu'il avait acquis. RevenuàFenare,ily fut protégé par le duc Hercule II, et y mourut d'une maladie contagieuse. 11 laissa : Angelica humiorata, poëmeen 37 chants; Venise, 1550, ■ 1553, in-4°, avec des figures gravées sur bois et lies allégories, continuant le Roland furieux de i l'Arioste : Brusantini prit pour sujet la mort de [Roger, mis à mort par la vengeance de Bradaf mante. Quant à Angélique, qui occupe une ) grande place dans le poème , elle est, il faut bien le dire, amoureuse de tout le monde, par ' l'effet des vengeances de la fée Alcine, qui lui avait jeté un sort. Au jugement de Ginguené, le style de Brusantini est loui'd, froid, et sans grâce. On a encore du même ; le Cento Novelle (U Vincenzo Brusantini dette in ottava rima; Venise, 1554, fc-4"; sa lutte avec Boccace ne tut pas plus heureuse que celle avec l'Arioste.

Maz/.uchelli, Scrittori d'Italia. — Ginguené , Hist. lut. d'Italie, t. IV. — dénient, Bibliothèque curieuse, t. IV.

BRUSASORCi. Voy. Riccio (Domenico) et Riccio (Felice).

BRUS&Ti (Jules-César) , littérateur italien, né à Belmzago vers 1693, mort le l""" janvier 1743. Après avoir fait rapidement et avec succès ses études , il parcourut l'Italie, les Pays-Bas , l'Espagne, la France, la Hollande et l'Allemagne, et profita de ses voyages pour étudier les lan- Sfies et les littératures de ce pays. A son retour, il entra dans la compagnie de Jésus à Gènes ; et i! attira alors l'attention par une traduction latine des Mémoires du marquis de Saint-Philippe, qu'il avait connu en voyageant -avec lui en Hollande. AiJrès avoir professé dans plusieurs villes la httéiature, la philosophie et la théologie, il fut appelé par le sénat de Milan à la chaire de logique récemment fondée à l'université de Pavie. n se disposa à remplir une chaire de mathématiques quand la mort, amenée sans doute par ses travaux multipliés, vint interrompre cette carrière si bien rempUe. Outre les Mémoires de Saint-Philippe , pubUés à Gênes en 1723, sons ce titve,Defœderatorum contra Phillippmn V, Hispaniarum regem , bello Commentaria, on

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