‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 192 sur 276 · BRUNSWICK — BRUNTON · texte numérisé non relu

BRUNSWICK — BRUNTON

livrant :à beaucoup d'écarts, et si peu docile aux suggestions de son gouverneur, que le roi d'Angleterre, oncle des deux princes et chargé de leur tutelle depuis la mort de leur père (1815), se vit obligé de l'en séparer. Voyant la direction Funeste que prenait son neveu , George IV ne ?e pressa pas de l'émanciper, et attendit le terme rigoureusement exigé par la loi pour proclamer sa majorité. Cependant, de concert avec es cours de Vienne et de Berlin, il lui remit le gouvernement du duché le 23 octobre 1823.

En saisissant les rênes du gouvernement, à

'âge de dix-neuf ans, le duc Charles abandonna

i son frère Guillaume la principauté d'Oels. II

ie mêla d'abord peu des affaires, voyagea beau-

ioup, se distingua partout par des mœurs peu

conformes à sa haute position, et par des succès

|u'il serait inutile de rapporter ici.

Le conseiller intime de Schmidt-Phiseldeck

esta chargé de la direction des affaires ; mais,

iie pouvant' décider le duc à convoquer les états,

I donna, au mois d'octobre 1826, sa démission,

(ui ne fiit pas acceptée. En même temps com-

nença la querelle avec le roi George IV, ancien

nteur du duc. M. de Schmidt-Phiseldeck échappa

-lar la fuite (avril 1827) au mandat d'arrêt dont

était menacé, et chercha un asile dans le Ha-

^«ovre. Alors le duc attaqua ouvertement, par

^ttres patentes du 10 mai 1827, l'administration

ile son tuteur, dirigea des libelles contre lui; et

j|uand le comte de Miinster y répondit, il l'appela

m duel par un de ses officiers. L'arbitraire qu'il

lépioya dans ses actes , sa police secrète et son

[sprit de vengeance , joints à une conduite peu

l^difiante, le rendirent odieux. Les traitements in-

ustes qu'eurent à endurer plusieurs dignitaires

ulu duché, la violation de l'indépendance des ju-

! ;es , le refus d'écouter les conseils des cours

i'oisines , eurent enfin pour suite que les états

(e réunirent d'eux-mêmes (21 mai 1829), suivant

es formes prescrites par la constitution de 1820,

,i:t implorèrent la protection de la Confédération

!;ermanique pour maintenir cette constitution.

jA diète fit droit à ces sollicitations , mais le duc

le voulut pas se soumettre à son arbitrage.

iUors, par un arrêté pris le 20 août 1829, le roi

le Saxe fut invité par elle à occuper militaire-

• nent le duché de Brunswick. Charles feignit de se

ioumettre ; mais il réunit toutes ses ressources,

emplit par toutes sortes de moyens son trésor,

; t partit pour Paris (janvier 1830) , laissant son

utorité entre les mains d'un favori appelé Bit-

i^r. La révolution de Juillet lui fit qTiitter la ville

j e Paris, et il retourna dans son duché, où des

.itentions hostiles se manifestèrent bientôt dans

ious ses actes. Les avertissements et les snppli-

ationsdes magistrats et des citoyens ne furent

oint écoutés, et, pour cahner l'exaspération, il

oiilut recourir au canon. Alors l'indignation du

eiiple fut à son comble, et devint menaçante pour

' tluc. Il avait résolu pour la seconde fois de

nitter le pays, pour passera l'étranger avec ses

richesses, lorsqu'une révolution éclata dans lu soirée du 7 septembre. La populace pénétra dans le château, d'où le duc ne se sauva qu'à grand'peine; tout fut détruit, et les archives devinrent la proie des flammes. La plus grande partie du château était incendiée avant que les citoyens accourus eussent pu se rendre maîtres de la révolte. Le duc Guillaume, frère de Charles, quitta aussitôt Berlih, et, sur l'invitation de la diète et à la demande du peuple, prit provisoirement les rênes du gouvernement ( 28 septembre). L'ancien ministère fut dissous, et le comte de Veltheim eut la présidence du nouveau cabinet. Le conseil de famille ( les agnats ) déclara le duc incapable de régner, et les rois de Prusse et d'Angleterre adhérèrent à cette décision. Depuis lors le duc Charles a vécu alternativement en France et en Angleterre , et a fait d'inutiles efforts pour recouvrer son duché. [Enc.des g. du m.]

*XXX. BRUNSWICK {Auguste-Louis-Maximilien-Frédéric-Guillaume, duc régnant de) , né le 25 avril 1806. Il fut élevé avec le duc Charles, son frère, jusqu'en 1822. A cette époque, pendant que le duc Charles se rendait de Lausanne à Vienne, Guillaume alla à Goettingue et de là à Berlin, où il devint major au service de Prusse. En 1826, il obtint de son frère Charles, monté sur le trône, la principauté d'Oels en Silésie. A la suite des événements du 7 septembre 1830 et de l'expulsion de son frère , il consentit à accepter, à Brunswick, la présidence d'un gouvernement provisoire. Le trône ayant été déclaré vacant en février 1831, il prit les rênes du pouvoir, en vertu du consentement des agnats et de son droit personnel. En même temps' il confirma au sein des états leurs droits et privilèges. Le 30 septembre 183t, au retour d'un voyage à Londres, il fit l'ouverture des états, qui délibérèrent et votèrent la constitution nouvelle, qui fut sanctionnée par le duc le 12 octobre 1832. Le 14 mai 1833, il fut chargé par les agnats de la famille de la curatelle de l'ex-duc son frère, prévenu de prodigalité. Le château de Brunswick ayant été incendié dans les journées de septembre, il le fit reconstruire, et en posa la première pierre le 26 mars 1833.

Sources pour tous les Brunswick réunis : Betlimeier, Chronique de Drunsioick. ' — Leibniz

Scriptores rerum Brunstvicensium. — Burckhard, His-

tVTia bibliotliecœ J.xigustse. — Spangenberg, f^aterl.

ArcHv. — Luden,//(*f."rfe l'Allemagne. —Conversations-

Lexicon. — Zeitgenossen , t. III.

KRUNSWICK - LÛNEBOURG {Emest-AU-

guste ), premier électeur de Hanovre. Voy. Hanovre.

BRUIVSWICK-L(JSEBOCRG-ZELLE(SopMe-

Dorothée de). Voij. Sophie-Dorothée.

BRUNSWICK ( Caroline). Voy. Caroldœ.

BRUXTOK {Marie), romancière anglaise, née en 1778, morte le 19 décembre 1818. Fille du colonel Balfour, elle fut élevée avec soin, et sa mère fut sa meilleure institutrice. Elle (it d'abord

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de la poésie. Elle avait moins de quinze ans alors. Mais elle renonça aux vers pour le roman. Mariée au ministre anglican Brunton, elle demeura avec lui à Bolton, puis à Edimbourg. Tous ses ouvrages portent sur un fond moral. Elle mourut en couches. On a d'elle : Self controul (l'Empire sur soi-même), 1810, traduit en français sous ce titre : Lcmre de Montreville, avec une préface attribuée à M. F***, de l'Académie française : l'auteur s'y attaque à cette maxime reçue dans un certain monde , que le libertin corrigé fait le meilleur mari ; son œuvre eut beaucoup de succès; — la Discipline, traduit en français sous le titre à' Hélène Percy, ou les Leçons de l'adversité, 18..., 3 vol.in-12, ouvrage égalementbien accueilli du public ; — Emmeline : ce dernier roman, interrompu par la mort de l'auteur, a été continué et publié par son mari, avec des mémoires sur sa femme , en français ; Paris, 1830, 4 vol.

Dr Brunton, Life of Mary Brunton. — Gorton, General biographical Dictionary . — Rose, New Biographical Dictionary.

BRîJNULFE, prince français, vivait dans la seconde moitié du septième siècle. Oncle d'Aribert ou Charibert et de Dagobert 1", il soutint les prétentions du premier au trône contre le second. Dagobert l'emporta par la force des armes et de la politique. Quant à Aribert, nommé roi d'Aquitaine, il régna dans Toulouse. Brunulfe fit sa soumission, et suivit même Dagobert en Bourgogne; mais celui-ci le fit arrêter et mettre à mort par trois seigneurs de la cour.

Slsmondi, Hist. des Français.

lîHXiNUS (... ), médecin italien du quatorzième siècle, fut l'ami de Pétrarque, et professa à Padoue; il composa en 1352 une Ghirurgia magna et parva,(\n\ fut imprimée à Bergame en 1497, et qui se trouve jointe à diverses éditions de la Cirurgia de Gui de Chauliac, publiées à Venise à la fin du quinzième et au commencement du seizième siècle. C'est un recueil de maximes empruntées à Galien, àAvicenne, àAbulhacem, etc. On y trouve quelques détails utiles pour l'histoire des sciences médicales. G. B.

Freind, Hist. de la médecine, t. HI, p. 124.— Sprengel, Geschichte der Arzneyînmde, II, 59S. — Portai, Hist. de l'Jnatomie, t. 1, p. 178.

BRUNUS {Albert), jurisconsulte italien, natif d'Asti, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. Il fut sénateur à Milan, et en 1541 avocat fiscal du duc de Savoie. On a de lui : de Forma et Solemnitate jurium ; — de Augmenta et Diminutione monetarum; — de Constitutionibus ; — de Consuetudine : tous ces ouvrages se trouvent dans le Tractatus juris, t. II, XII, XVII, XXVffl ; Venise, 1 550 ; — Consilia Feudalia, 2 vol. in-fol. ; Venise, 1579.

BR€NUS ou BRUN {Conrad), jurisconsulte allemand, né dans le Wurtemberg, mort en juin 15G3. Il étudia le droit civil et canon à Tùbingen, passa sept années à la cour épiscopale de Wiirtzbourg, et neuf autres années au service du

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