‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 209 sur 276 · BUACHE · texte numérisé non relu

BUACHE

— Expose d'un plan hydrographique de Paris (ibid., 1745); — Essai de géographie physique ( ibid. , 1756 ) ; — Mémoire sur la corne/ cqui a été observée en 1531, 1607, 1682, et qu'on attend en 17j7 ou 1758; Paris, 1757, in-4° ; — le Parallèle des fleuves des quatre parties du monde , pour savoir déterminer les hauteurs des montagnes, etc. (ibid., 1757 ) ;

— Mémoire sur la traversée de la mer Glaciale arctiqiie (ïbid., 1759);— Considérations géographiques sur les terres Australes et Antarctiques (ibid., 1761); — Raisons dhine nouvelle disposition de mappemonde pour étudier les premières peuplades (ibid., 1761);

— Observations géographiques et physiques sur les Antarctiques et leur mer Glaciale intérieure (ibid., 1763); — Sur la construction de l'ancienne carte itinéraire de Peutinger (ibid., 1764); — Observations géographiques sur les îles de France et de Bourbon (ibid., 1767). [Walckenaer, dànsVEnc. dcsg. dum.].

Quérard, la France littéraire. — Chaiidon et Delandine, Dict. hist. — Walckenaer, Fie des Hommes célèbres, t. I.

BUACHE DE LA NEUVILLE (Jean-Nicolas), géographe français, neveu du précédent, né à la-Neuville-en-Pont le 15 février 1741 , mort -Je, 21 novembre 1825. Protégé par son oncle Philippe, qui le fit participer à ses travaux, il reçut de Louis XV unepensionde 500 francs pour avoir préparé l'éducation géographique des princes depuis rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X. Après la mort de son oncle, Buache fut attaché au dépôt des cartes de la marine par la protection de M. Fleurieu, et s'appliqua principalement à l'hydrographie. En 1781, il lut à l'Académie des sciences un Mémoire sur la terre des Arsaeides, que Surville prétendait avoir découverte en 1569, lorsque Mandana l'avait déjà relevée en 1567, sous le nom à'iles Salomon : ce travaillui valut son entrée à l'Académie, et la place de géographe du roi ; en cette qualité, il fut chaîné de dresser les cartes qui devaient guider l'fnîortuné la Pérouse dans son voyage de circumnavigation. — Buache, comme son oncle Philippe, ignorait complètement les langues éti'angères, même les plus usuelles : ce défaut de connaissances l'entraîna souvent à des erreurs matérielles, dont les principales ont porté sur la configuration intérieure de l'Afrique. Buache avait un logement au Louvre et un traitement de 24,000 francs, comme premier géographedu roi et garde adjoint du dépôt des cartes et journaux de la marine. En 1788, lorsque Louis XVI se décida à convoquer les états généraux, Buache fut chargé, par le garde des sceaux Lamoignon de Malesherbes, dedresser rapidement les cartes des bailliages. Le géographe, « bien qu'il travaillàtjouretnuit, » ne put terminer que deux cartes en trois mois. Aussi, reconnaissant son travail inutile, il y renonça, ne demandant que le prix de son temps. Buache fut, depuis 1792, professeur de géométrie à l'École

BUACHE — BTJBNA-LITTIZ

normale jusqu'en 1794. Outre le mémoke cité, on a de lui : Traité de géographie élémentaire ancienne et moderne; Paris , 1769-1772 , deux vol. in-12 ; — ■ Mémoire sur Trébizonde, Arzeroum et quelques autres villes de l'Asie occidentale, dans \e& Mémoires de l'Académie des sciences, année 1782 ; — ^Mémoire sur File de Frislande, avec une carte (ibid., 1788) : — Mémoire sur les découvertes faites par (a Pérouse à la côte de Tartarie et au nord du Japon ( ibid., 1798) ; — Considérations sur les limites méridionales de la Guyane française (ibid.,1797); — Mémoire sur les découvertes à faire dans le grand Océan; — Observations sur quelques îles situées entre le Japon et la Californie, 1 carte (ibid., 1798); — Recherches sur l'île de Juan de Lisboa ( ibid., 1801 ) ; — Considérations géographiques sur les îles Dina et Marsevien, 1 carte (ibid., 1801); — Observations sur la carte itinéraire romaine de Peutinger, et sur la géographie de l'anonyme de Ravenne ( 1804 ) ; — Recherches sur l'île Antillia et sur l'époque de la découverte de l'Amérique (ibid., 1806).

Quérard, la France littéraire. — Biographie des Contemporains.

BUAT-NANÇ.4.Y ( Louis-Gabriel, comte du ), diplomate et historien français, né en Normandie le 2 mars 1732, mort à Nançay (Berry) le 18 septembre 1787. Il entra fort jeune dans l'ordre de Malte, et y fit connaissance avec le chevalier de Folard, qui le prit sous sa protection, et lui inspira une rigidité de conduite dont il ne se départit jamais. M. de Folard le fit nommer ministre de France à Ratisbonne, puis à Dresde ; mais quelques ennuis le déterminèrent à abandonner cette carrière en 1776. Il ne manquait pas d'une certaine connaissance des affaires, et plusieurs fois on lui entendit dire : « La monarchie française finira avec Louis- Auguste, comme l'empire romain a fini avec Augustule. » Ayant perdu sa première femme, il se remaria en Bavière avec la baronne de Falkenberg. Son nom et ses ouvrages sont plus connus en Allemagne qu'en France. On a de lui : Histoire ancieyine des peuples de l'Europe; Paris, 1772, 12 vol. in-12; ouvrage publié d'abord à Munich, 1762, in-4°, dans lequel il affirme avoir trouvé l'origine de la nation bavaroise; — Tableau du gouvernement de l'empire d'Allemagne , d'après J.-J. Schmauss, avec notes ; Paris, 1755, in-12 ; — les Origines ou V Ancien gouvernement de la France, de l'Italie et de V Allemagne, 4 vol. in-12; la Haye, 1757; la Haye (Paris), 3 vol. iu-S", 1789; trad. en allemand, Bamberg, 1764 : cet ouvrage est remarquable par les recherches immenses qu'il a dû causer, mais on peuttiy blâmer une trop grande admiration des mœurs féodales ; — les Éléments de la politique, ou Recherches sur les vrais principes de l'économie sociale; Londres, 1773, 6 vol. iu-8'' : il manque de cet ouvrage deux livres qui

traitaient des devoirs des monarques envers les peuples; — Maximes du gouvernemcni monarchique, pour servir de suite aux Éléments de la politique : on y remarque un parallèle très-bien fait entie Frédéric II et Louis XV (Londres, 1778, 4 vol. in-8°); — Remarques d'un Français, ou Examen impartial du livre de M. Necker sur les finances; Genève, 1785, in-8°; — Charlemagne, ou le Triomphe des lois, tragédie en 5 actes; Vienne, 1764, in-8° ; — Observations sur le caractère de Xénophon, et plusieurs article.s historiques ou littéraires.

Journal encyclopédique. — Gazette littéraire de l'Europe. — Variétés littéraires, t. IV.

BCBENBEKG ( Adrien DE ), diplomate suisse, mort à Berne en 1479, prit de bonne heure le parti des armes, et occupa diverses fonctions importantes dans le gouvernement de son pays. Un différend avec Nicolas de Diesbach le fit écarter de la direction des affaires. Il était très-lié avec Cijiai'les le Téméraire, duc de Bourgogne, auprès duquel il avait été envoyé en ambassade en 1470. Cependant il n'hésita pas à offrir ses services à s.. patrie lorsque ce prince en décida l'invasion en 1476, et attaqua Morat à la tête de soixante mille hommes. Les Suisses prièrent Bubenberg de défendre la ville attaquée. L'ancien avoyer, oubliant ses affections personnelles pour le duc e l'injustice de ses concitoyens , accepta le rôle dangereux qui lui était offert, et y déploya une grande activité. Il sauva la ville assiégée, et contribua puissamment au gain de la bataille terrible qui se livra sous ses murs. Député vers Louis XI, il fut traité à la cour de France avec munificence et courtoisie, ce qui ne l'empêcha pas de s'opposer de toutes ses forces aux vues ambitieuses de ce monarque dans ses prétentions à la succession de Charles (1468). Lorsque ses collègues Waldmann de Zurich et Imhof d'Uri eurent cédé à l'adroit Louis XI, Bubenberg sortit de France déguisé en ménétrier, et revint à Berne finir ses jours dans la retraite.

Zischokke, Histoire de la Suisse.

BUBNA-LiTTiz ( Ferdinand, comte de ), généralautrichien,né àZamersk (Bohême) en 1772, mort à Milan le 6juin 1825. Se trouvant sans fortune, il s'engagea à seize ans comme cadet dans un régiment d'infanterie, assista d'abord au siège de Belgrade, et fut nommé porte-drapeau le 10 décembre 1788. Le comte Kinski le fit, peu après, Ueutenant dans son régiment de dragons. Bubna eut alors l'occasion de signaler son sang-froid et son courage dans les campagnes contre la France; il se distingua surtout à l'attaque de Manheim (18 octobre 1795), et fut nommé capitaine. Au combat d'Aiion (août 1796), sa bravoure lui mérita les éloges des archiducs Jean et Charles. Chargé d'une expédition sur Neumark (3 octobre 1796), il réussit complètement. Ce fait d'armes lui valut le grade de chef d'escadron, puis celui de major. Le prince Chartes l'attacha

BUBNA-LITTIZ — BUCFXIN

à sou état-major, et l'envoya en Italie près du général russe Souwarow. De retour en Allemagne, il prit une part active au combat de ÎNeckerau, à la prise de Manheim (18 septembre 1799), aux affaires de Stockach, d'Engen et de Hach, fut ensuite nommé colonel, et cliargé de l'appro vision-' nement et de la défense de la Bobême (T"^ mars 1801 ). Plusieurs négociations importantes lui furent aussi confiées pour arriver à la paix. En 1805, il fut élu président du conseil aulique; et, bien qu'il eût eu une jambe fracassée , il fit encore les campagnes de 1807 et 1809. Après les batailles d'Aspern et de Wagram, Bubna obtint enfin la dignité de feld-marécbal : c'est ainsi qu'il passa par tous les grades pour arriver à cette haute distinction , et son service ne cessa jamais d'être actif. Désigné en 1813 comme aml)assadeur en France, il quitta Paris au retour des hostilités. Lutzen, Bautzen, Dresde et Leipzig le virent bientôt à la tôte d'un corps d'armée. En 1814 et 1815, il envahit la Suisse, le Piémont, la Savoie, et fit capituler Lyon deux fois. Chargé en 1821 de réprimer l'insurrection du nord de l'Italie, il y parvint par sa célérité et ses bonnes dispositions ; aussi en eut-il le gouvernement. Tant de services éminents lui avaient attiré de nombreux honneurs.

Conversations- I^xicon.

BUBOici (Jean-Nicolas), historien et évêque de Sagone (Corse), viv-ait dans le quinzième siècle. Il est auteur d'un livre intitulé De Origine et Rehiis gestis Turcaritm ; Naples, 1496, in-4°, réimprimé dans V Historiée Turcarum de Chalcacondyle; Paris, 1650, in-fol.

Mazziichelli, Scriltori d'Italia.

Bïic ( George ) , gentilhomme et antiquaire anglais , né au commencement du dix-septième siècle dans le Lincolnshire , était chambellan privé et intendant des menus plaisirs de Jacques F^ Son érudition était grande, et il a laissé plusieurs ouYrages. Nous citerons de lui : la Vie et le règne de Richard III, en anglais, 5 parties ; Londres, 1641 et 164C, in-fol.; réimprimé dans YHistoire d'Angleterre de Kennet. L'auteur s'attache à justifier Richard, et se trouve en contradiction avec les faits attribués à ce monar- (|uepar tous les historiens sérieux; — la Troisième Université d'Angleterre , dans la Chronique de Stow; Londres, 1631, in-fol. : c'est la statistique des établissements destinés à l'éducation dans Londres et le Midlesex-Shire.

Slow, Chronique.

Buc (Jean-Baptiste du), économiste français, né à la Martinique en 1717, mort à Paris en 1795. Il corajnença ses études à Condom, et les acheva à Paris. Retourné dans sa patrie, il s'y maria jeune, et en 1761 fut délégué près du duc de Choiseul, pour y représenter les chambres d'agriculture de la colonie. Le ministre', charmé de ses vues, le nomma, après une seule fleure d'audition , chef du bureau des colonies, place qu'il occupa jusqu'en 1770, où il prit le

titre honoraire d'intendant des deux Indes. La compagnie française des Indes l'avait déjà élu pour syndic. Du Buc n'était pas moins estimé pour sa probité et son indépendance que pour ses talents. Il publia divers mémoires qui amenèrent enfin l'arrêt du 30 août 1784, lequel modifia sensiblement le système prohibitif adopté jusque-là pour les colonies. Pour arriver à ce résultat, du Buc rencontra de nombreuses préventions, qu'il fallut vaincre. Il y parvint par son esprit et sa logique , secondés efficacement d'un extérieur imposant et gracieux. Fort bien en cour, et ami de tout ce que Versailles contenait alors de puissant, il n'en témoigna pas moins énergiquement son horreur pour l'assassinat juridique de l'infortuné général Lally-Tolendal. Du Buc répétait souvent que les économistes devraient mettre comme épigraphe sur leurs publications : «Le malade pourra bien en mourir; « mais ce n'en sera pas moins une très-belle « opération. " D'une logique sévère, il disait que « l'homme qui avait fait dans sa vie une « douzaine de définitions claires et exactes « n'avait pas perdu son temps. » Voici comment l'abbé Raynal s'exprime sur lui, au sujet des changements qu'il fit apporter dans les transactions entre la métropole et les colonies : « La « France ne s'était jamais écartée des lois prohi- « bitives, lorsqu'un homme de génie, J.-B. du '< Buc, fort connu par l'étendue de ses idées, l'é- « nergie de ses expressions, voulut tempérer la « rigidité de ce principe. »

Le p. Labat, Nouveau voyatje aux Iles d'Amérique, t. II, p. 42. — Raynal, Hist. pfiil. et pol.; Amsterdam, l. V, p. 167. — Mme Necker, Mélanges.

BUC (Louis-François du), administrateur français, né à la Martinique en 1779, mort à Paris le 12 décembre 1827. H embrassa d'abord la carrière militaire, et servit avec distinction en France durant plusieurs années. Il retourna dans sa patrie en 1801 ; le parti des planteurs ou de l'opposition le porta à la présidence de l'assemblée coloniale. Pur sa modération et sa fermeté, il sauva l'ile de la fureur des divers par-, tis. Il réussit encore, plus tard, à obtenir un traité de l'Angleterre qui assura à la Martinique sa non-occupation. En 1814, du Buc fut nommé par Louis XVIÏI intendant de la colonie, et siégea comme député dans la chambre de 1827.

BCCCA-FEBREi. Voy. Bocca-di-Ferro.

*BUCELLA (Nicolas), anatomiste italien, natif de Padoue, mort à Cracovie en 1610. Il fit, de 1573 à 1576, des démonstrations anatomiques à l'université de Padoue, qu'il quitta pour passer en Pologne, où il devint médecin du roi Etienne Bathori. Il traita ce prince dans la maladie qui le conduisit au tombeau. Il fut attaqué , à cette occasion, par un hbelle de Simon Simoni, et il y répliqua par Refutatio Scripti Simonis Simonii Lucensis, etc.; Cracovie, 1588, in-4''.

Éloy, Dict. hist. de la Méd.

BVCELiN (Gabriel), MnéàxcMn et historien allemand, né à Diessenhoffen (Turgovie), mort

683 BUCELIN

dans l'abbaye de Weingarten (Wurtemberg) en 1691. ïl était prieur du couvent de Feldkirch (Rhiûthal), et a laissé un grand nombre d'ouvrages, idont les principaux sont : Aquila imperii benedictina, de ordinis Sancti Benedicti per universum impei'ium romanum immortalibus meritis; Venise, 1651, in-4°; — Menologium benedictinum ;Yenise, 1655,in-fol. ; — Annales Benedictini; Vienne, 1655, et Augsbourg, 1656, in-fol. ; — Nucleus historix univer salis ; 1654- 1658, 2 vol. in-12; — Germania topo-chronostemmata-graphica sacra et profana, 4 vol. iu-fol., 1655, 1662 et 1678; Ulm et Francfort, 1671;^- Rhetia, Etrusca, Bomana, Gallica, Germanica Europas provinciarum situ altissima; Augsbourg, 1666, in-4'' : c'est une description assez exacte de la ligue grisonne; — Constantia Rhenana, Lacus, Meesïi oHm, hodie Acronii et Polamici metropolis sacra et profana ;Fra.ndort, 1667, in-4'' avec carte; ouvrage curieux sur la topographie du lac de Constance; — Benedictus redivlvus; Augsbourg, 1679; — S. Imperii romani Majestas; Franctort, 1680, in-12.

David Clément, Biblioth. ciir., t. V, p. 348. — Haller, Bibliothèque de l'Hist. suisse, t. IV, p. 827.

BCCELiN (Jean), jésuite et historien français, né à Cambray en 1571, mort en 1629,. a laissé une histoire de l'Artois et de la Flandre watlone, sous le titre de Gallo-Flandria sacra et profana; Douai, 1625, 2 vol. in-fol.

Annales Gallo-Flandrici. — Alegambe, Script, soe. Jesu. V

BUCER {Martin), ministre et prédicateur protestant allemand, né à Schelestadt en 1491, mort à Cambridge le 27 février 1551 . Il avait pour nom de famille Kuhhorn, en allemand Coj-ne de vache, et, selon l'habitude des savants de cette époque, il le changea en celui de Bucer (du grec Po\iç, bœuf; etxÉpaç, corne). D'abord dominicain ( 1 506 ), il embrassa chaleureusement la religion réformée, après la lecture de plusieurs ouvrages de Luther. Il eut même à Heidelberg et à Worms (1521) quelques conférences avec ce célèbre réformateur, dont il accepta d'abord la doctrine, qu'il abandonna plus tard pour celle de Zwingle (1530). Bucer fit de nombreux disciples à Strasbourg, où il professa vingt ans. C'était un orateur très-habile, d'un talent souple, adroit, qui charmait par sa belle diction en même temps qu'il imposait par sa tolérance. Cependant, appelé par l'archevêque Hermann Vida à Cologne pour y expliquer le nouveau dogme , il eut peu de succès ; l'opposition des chanoines le força même à s'éloigner. Député en 1529, par Strasbourg, Memmingen, Landau et Constance, aux conférences de Marbourg, provoquées par Philippe, landgrave de Hesse, à l'effet de réconcilier Luther et Zwingle, Bucer y déploya toute la flexibilité de son éloquence; chaque secte parut satisfaite des concessions apparentes qu'il semblait lui faire , et le rapproçfieraent s'opéra sous cette influence. Cependant

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