‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 210 sur 276 · BUCH · texte numérisé non relu

BUCH

bientôt après la division se renouvela : Bucr alors publia, au nom des quatre villes dont i était l'apôtre, une profession de foi, où il biaisai sur la cène et sur plusieurs autres articles dis cutés. Les deux partis furent peu satisfaits d( cette politique, et la lutte continua plus vive qui jamais. Une seconde formule aussi équivoqu' ne fit qu'amener une dissidence de plus : les un conservèrent les doctrines de Luther et de Zwin gle, d'autres se rallièrent au système mixte pro fessé par Bucer. Les universités de Strasbourg de Memmingen, liguées d'abord pour la défens( du sens figuré, éblouis par le style précieux di leur prédicateur, acceptèrent bientôt la présenc( réelle. Bucer tenta encore un accommodement ci 1536 à W^urtemberg, et rédigea une nouvelii confession avec tant d'art, que Luther et Mé lanchthon y crurent voir une rétractation ambi guëde la part des sacramentaires -. les chefs de: deux écoles firent même la cène en commun, er signe de réconciliation. Bucer ne réussit pourtan pas à faire admettre sa formule dans tous le; temples dissidents; et, malgré sa tolérancjg, il refusa de souscrire au fameu.v Intérim propost par Charles-Quint, afin d'amener une fusion gé nérale (1548). Appelé l'année suivante en Angle terre par Cramer, archevêque de Cantorbéry, i y professa jusqu'à sa mort. Sous le règne dt Marie, son corps fut déterré et brûlé (1556), Mais Elisabeth étant montée sur le trône, un monument fut élevé à sa mémoire. Pour bien faire apprécier Bucer, nous citerons un mot de Bossuet, qui l'appelait « le grand architecte des « subtilités. » Calvin, lorsqu'il voulait peindre quelque chose d'équivoque , disait « que Bucer « lui-même n'a rien de si obscur, de si tortueux, K de si ambigu. » Bucer, au surplus, a hésité constamment entre les luthériens et les zwingliens. Luther lui semblait trop accorder à la réalité ; Zwingle, au contiaire, lui paraissait trop s'éloigner de l'Écriture et de la tradition. Bucer soutenait surtout « que les péchés n'evclucnt « jamais du paradis ; qu'il n'y a que l'incrédulité « qui soit punie de damnation. » On fait grand cas de son Commentaire sur les Évangiles, Strasbourg, 1527, in-8°, qui eut plusieurs autres éditions en Allemagne , mais très - défigurées , et on a accusé à tort Calvin de les avoir altérées. Les Commentaires sur les Psaumes, publiés par Bucer sous le pseudonyme â'Aretius Fclinus, Strasbourg, 1529, in-4°, sont aussi trèsrecherchés. Dans les Scripta anglicana, Bâle, 1577, in-fol., on trouve la vie de l'auteur.

Genébrard, Ckron. — Richard Siiuon, Lettres choisies — lîayle. Dictionnaire critique. — bossuet, Hi.ttoire des f^ar talions, de. — Possevin Lib.de ^théis, cap. 8. — Melcliior Adam, Fitwtheolorj. (lermanorum. —De Tlioii, Hist.— Moréri, Dictionnaire historique.

BUCH OU sîUCHK {Henri-Michel), économiste français, né en 1600 à Arioii, dans le grandduché de Luxembourg, diocèse de Ti'èves, mort le 9 juin 1666. Ses parents étaient de pauvres ouvriers d'Arlon, qui lui firent apprendre le nié-

Page 1