BUCQUET
de lui : Ergo digestio alimentorum vera digestio chimica, dissertatio ;'Pm\?,, 1769, in-4°; — tntroduction à l'étude des corps naturels tirés du règne minéral; ibid. , 1771, 2 vol. m-12; — Introduction- à l'étude des corps naturels tirés du règne végétal ;i]M., 1773, 2 vol. fn-12 : « Ce dernier ouvrage, dit Fourcroy, était en son temps le plus complet et le plus méthodique tableau de l'analyse végétale ; » — Mémoire sur ia manière dont les animaux sont affectés par les différents fluides aérif ormes méphitiques ; ibid., 1778, in-12; — Rapport sur l'analtjse du rob antisyphilitique de Boyveau-Laffecteur; ibid., 1779, in-S". Bucquet a encore inséré quelques dissertations ou mémoires dans les recueils académiques.
Condorcet, Éloge de Jean-Baptiste-Marie Bucquet, dans les Mémoires de l'Académie des sciences. — Vicqd'Azyr, Éloye de J ean- Baptiste-Marie Bucquet, dans les iVléraolres de la Société royale de médecine. — Qué- T&tû, la France littéraire.
BUCQUET (César). Foy. Buquet.
BUCQUET ( Louis- Jean-Baptiste) , jurisconsulte, historien, antiquaire et littérateur français, né à Beauvais le 10 mars 1731, mort au château de Marguerie, près de la même ville', le 13 avril 1801. Il fut procureur du roi au présidial de Beauvais. Il composa sur l'histoire de son pays un grand nombre d'ouvrages, dont la plupart sont restés manuscrits. Les principaux sont : Mémoires pour sermr à l'histoire de l'Amiénois et du Beauvoisis ; — Histoire du Beauvoisis jusqu'à l'an 1022; — Dissertation sur la position de Bratuspantium ; — Éclaircissements sur les mesures itinéraires des Gaulois, et sur le mille romain dont parle César ; — Dissertation oii l'on essaye de prouver que LUanobriga de l'itinéraire d'Antonin n'est autre que Pont-Sainte-Maxence ; que Curmiliaca est Co7'meilles, et que Petromantatum est la petite ville de Magny-en-Vexin ; — Essai sur la souveraineté, et sur le droit de justice qui y est attaché; Paris, 1767, Jiv-S" ; — Deux discours académiques ; Beauvais, 1788 et 1789, in-4''; — beaucoup d'autres manuscrits sur différents sujets.
Lelong, Biblioth. hist. de la France, édit. Fontette.
feUCQUOi (Charles-Bonaventure de Lon- GUEVAL, comte de), généi'al autrichien, d'une famille originaire de l'Artois, né en 1561, mort le 10 juillet 1621. Il entra de bonne heure au service de l'Espagne , fut protégé , au début de sa carrière, par Alexandre Farnèse, et servit dans l'armée aux ordres de l'archiduc Albert d'Autriche. En 1598, il obtint le gi-ade de général d'artillerie; fut battu en 1600, à Nieuport, par 'Maurice de Nassau ; tomba en disgrâce, rentra bientôt en faveur, et fut nommé en 1613 grand bailli du Hainaut. Après avoir rendu les plus grands services à l'empereur dans la lutte qu'il eut à soutenir contre les révoltés de la Bohême et contre Bethlen-Gabor, il périt au siège de Neuhausel, en Hongrie, frappé mortel-
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lement d'un coup de lance. Il avait déjà rei seize blessures dans cette sanglante affaire. S. fils Albert de Bucquoi, grand bailli du Hainat mourut en 1663; et son petit-fils, Charles, 1 créé prince en 1681 par le roi d'Espagne.
Ersch et Graber, Allgemeines Encyclopœdie. — Co versations-Lexicon,
BUCQUOY (Jacques dte), voyageur holla dais, né à Amsterdam le 26 octobre 1693, me en 1760. Il visita la plus grande partie de l'E' rope, entra en 1719, comme ingénieur, au se vice de la compagnie des Indes orientales, et f envoyé sur la côte orientale d'Afrique pour y su veiller la construction de quelques forts, i mois d'avril 1722, des pirates anglais s'empai rent d'un fort, enlevèrent Bucquoy et ses comp gnons, et les débarquèrent sur la côte occidei taie de Madagascar. Après un séjour de lu mois parmi les habitants du pays, les Holla dais montèrent sur un petit vaisseau qu' avaient construit, et abordèrent à Mozambiqu et de là à Goa. Enfin Bucquoy arriva sur i naAire hollandais, en 1725, dans le port de ï tavia, se mit encore quelque temps au servi de la compagnie, et revint en Europe en 173 On a de lui, en hollandais : Voyages de seize a, aux Indes, remplis d'événements remarqu blés, notamment du récit des aventures (^ V auteur dans son expédition au Rio de L goa, etc., le tout accompagné d'observatio. sur la géographie des lieux, les mœurs d peuples, etc.; Harlem, 1745; ibid., 1757, in-4 traduit en allemand, Leipzig, 1771, in-12. A suite de cet ouvrage, se trouvent une Hydr graphie générale abrégée , et des Remarqu sur l'utilité de la navigation.
Walckenaer, Histoire générale des Voyages, t. XXI BUCQUOY (Jean- Albert d'Archambaui comte de, plus connu sous le nom d'abbé ot httérateur français, né en Champagne vers 165 mort le 14 novembre 1740. Il est surtout coni par la singularité de ses aventures. Tour à to militaire, chartreux, trappiste, mendiant couv( de haillons, maître d'école à Rouen, fondate d'ordre à Paris, il finit par donner dans le scep cisme. S'étant permis des déclamations contre despotisme et l'abus du pouvoir, il fut enferij au For-l'Évêque et à la Bastille. Parvenu à s'i [ échapper, il se rendit en Suisse , de là en lande, puis à Hanovre, où il se fixa et obtint i pension de George F', qu'il amusait par ses si lies. Sur la fin de ses jours, l'abbé de Bucqdn reprit sa vie aventureuse. Ses principaux o'| vi-ages sont : Événements les phcs rares, « l'Histoire du sieur abbé comte de Bucqm:\ singulièrement son évasion du For-V Évêque de la Bastille, avec plusieurs de ses ouvragel vers et prose, et particulièrement la Gamif)\ des femmes; 1719; — de Dieu, de la vraie' fausse religion, en vers; Hanovre, 1732, in-8'| — Lettres sur l'autorité; — Pensées sur l'ex'iA terne de Dieu; — l'Antidote à l'effroi den
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! iiorf ; — Préparatifs à l'Antidote à l'effroi de \!n mort; — le Véritable esprit de la belle
/l()ire; — la Force d'esprit, ou la Belle mort; \ '-rcil de ce qui s'est passé ait décès d'Antoine
! Iric, duc de ^rMH.ÇîJ)?^'; Luiicbourg, 1714; l'Jssai de méditations sur la mort et sur la
<hire; 1736.
I Mndaïue lianoy 6T, Lettres historiques et galantes, t.