BURCH
représentée sous la forme d'une femme à moitié vêtues soutenant un rocher. E. B— n.
Ticozzi, Dizionario. - Fanlozzl, Nuova Guida di Firenze.
* BURATTi ( Carlo), architecte romain, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Sous Clément xn, il construisit l'église de Gesii Bambino, qui fut achevée par Fuga. V.. B— \.
Pistolcsi, Descrizione di Homa.
*bi;rbariîii (Deifebo), peintre, né à Sienne en 1619, mort en 1680. Il a laissé dans sa patrie un grand nombre de fresques, dont les principales sont au palais public et à l'oratoire de Saint- Louis et Saint-Gérard. E. B— w.
Romagnoli, Cenni storico-artistici di Siena.
BCRCH (Adrien Van deii), poète llamand, natif de Bruges, mort en 1606. Ses principaux ouvrages sont : Laudes Hieronymi Columnx et Âscanii Columnœ; Anvers, 1582, in-4''; — EpigrammatumsacroruînCenturix J l ;L(iyA(^, 1589, in-8"; — Fides et Spes; ibid., 1595, in-S» ; — Charités, sive Sylvx piorum amorum; ibid., 1595,in-8° ; — Farrago piaruni slmilïtudinum; ibid., 1598, in-8''; — Pia decasticha, seu sententiarum et exemplorum centurix NI;
1599, in-8''; — Oculi et oscilla, etc.; Utrecht,
1600, in-4°; — Pia solatia; ibid., 1602, in-4". André, Bibliotfi. Belgica . - Burmann, Trajcclum cru-
ditum. — Sweert, Athenœ Belgicse.
BTTRCH OU BCRCHT (François Van deh), célèbre prélat français, né àGand le 26 juillet 1 567, mort à Mons le 23 mai 1644. Issu d'une famille noble, encore florissante aujourd'hui, et qui a donné à la littérature du seizième siècle plusieurs écrivains de talent. Van der Burclit entra dans les ordres, entraîné par une vocation irrésistible. De l'évêché de Gand, auquel son mérite l'avait élevé et non point ses grandes alliances dans les Pays-Bas, il fut appelé, le 14 juin 1615, ausiégc de Cambrai. Prélat actif, laborieux, d'une piété rare, Van der Burcht ne songea pas seuJement i aux besoins actuels de son diocèse; sa tendre sollicitude s'étendit au bien-être des générations qui devaient remplacer celle à qui il a donné l'exemple de toutes les vertus : c'est dans cette vue qu'il consacra tout son patrimoine et la meilleure partie des revenus de son aichevêché à assurer la moralité et l'instruction des classes pauvres, par la création d'une foule d'institutions de bienfaisance. La plupart fonctionnent encore aujourd'hui sur leurs bases primitives, témoignage non équivoque de l'excellence du jugement et de la justesse des vues de ce vertueux évêque. La plus impoiiante de ces fondations est connue dans le Cambrésis sous le nom de Sainte-Agnès. C'est un asile destiné à leccvoir quatre-vingts à cent jeunes filles appartenant à la classe ouvrière, nées de parents catholiques à Cambrai, Ors, le Cateau et Catillon. Admises gratuitement comme pensionnaires, dès l'âge de douze ans, dans une vaste maison que Van der Burcht â fait construire lui-même à ce dessein,
BTJRCH — BURCHARD
elles reçoivent une instruction appropriée à la position pour laquelle on les élève, c'est-à-dire ' propre à former des domestiques intelligentes et' dévouées, et de laborieuses femmes d'artisans. A leur sortie de l'hospice, où elles ne peuvent rester que jusqu'à vingt et un ans, elles reçoivent des secours en argent ; et lorsqu'elles se marient, une petite dot prise sur un fonds de réserve alimenté par leurs travaux journaliers.
On a cru longtemps que c'était sur le plan de la fondation Van der Burcht, mais pour répondre à d'autres besoins, que Louis XTV, ou plut^ît madame de Maintenon, avait dressé les statuts de la maison de Saint-Cyr. Le fait paraît douteux , quoiqu'il y ait entre les deux institutions plusieurs points communs. Il serait trop long d'éuumérer toutes les maisons de refuge, tous les asiles que Van der Burcht a ouverts à l'indigence, ou dont il a su accroître les ressources pendant son épiscopat, tant à Cambrai qu'à Gand, Enghien, Lessines, le Cateau, le Quesnoy, etc., etc. Mais son plus beau titre de gloire, à notre sens du moins, c'est d'avoir résolu le problème de l'instruction gratuite et obligatoire, résolu autant qu'il peut l'être, en fondant une école dite Dominicale , où des secours en argent , en pain, etc., sont accordés aux enfants pauvres qui les fréquentent avec assiduité.
Le seul reproche que l'on puisse adresser à Van der Burcht , c'est d'avoir partagé quelques préjugés de son siècle. On sait, par exemple, témoin l'abbé Foulon, son secrétaire et son panégyriste, que ce modèle des philanthropes chrétiens administra, durant son épiscopat, le sacrement de la confirmation à plus de cent vingt mille j»ersonnes, parce qu'il attribuait à l'onction sainte « le pouvoir de mettre ceux qui l'avaient reçue à l'abri des entreprises des sorciers , magiciens, et autres agents du démon. » Mais cette légère faiblesse d'esprit ne projette pas sur ce bienfaiteur assez d'ombre pour obscurcir les vertus érainentes qui lui ont valu le titre à jamais glorieux de Père des pauvres.
On a imprimé quelques-uns des mandements, lettres pastorales de Van der Burcht, ainsi qu'un règlement sur les ermites.
Jean-Paui. Faber.
I.. Foulon, Epitome vitx, etc. —Mémoires de la Société d'émulation (Je Cambrai, 1809 et 1823. — C.-A. Lefebvre. Notice sur Fan der Burcht, in-8°, 1850. — Leglay, Cameracum Christianum, in-*», 1849, Lille.
BiTRCH {Lambert Van der), historien flamand, né à Malines en 1542 , mort à Utrecht en 1617. Son principal ouvrage est : Sabaudorum ducum, principumque historiée gentilitiœ, libri II; Leyde, 1599; Anvers, 1609, in-4°.
Sweert, Jthenx Belgicx. — Burmann, Trajectum eruditum. — André, Bibliotheca àelgica.
BURCHARD (saint), premier évêque de Wtirtzbourg, né en Angleterre, mort le 9 février 752.- Il se rendit en Allemagne lorsque saint Boniface commençait à y prêcher l'Évangile, et le seconda avec zèle. Envoyé à Rome par Pepinie
Bref, il plaida avec succès, auprès de Grégoire ÏII, la cause du nouveau roi de France. Quand il fut de retour, Pépin lui donna le siège de Wiirtzbourg et des biens en Franconie. Burchard gouverna sagement son diocèse, et le convertit entièrement à la foi chrétienne. Il se démit de son évêché, et se retira dans la solitude de Hoymbourg. L'église célèbre la fête de saint Burchard le 14 octobre.
Egilword, F'ie de saint Burchard. — Baillet, f^ies des Saints.
BVRCHARD OU BOcrcH.ARD , en latin £urcardus et Brocardus, canoniste allemand, né dans les pays de Hesse, mort en 1026. Il s'attacha à Viliegise, archevêque de Mayence, et devint précepteur de Conrad, dit le Salique. En 1006, Othon in le nomma évêque de Worras. Ce prélat ne fut pas moins recommandable par sa profonde science que par sa charité et sa vie édifiante. Son principal ouvrage a pour titre : Burcardus, magnum volumen canonum ; Cologne, 1548, in-fol. Burchard nous a conservé les canons du concile de Seligenstadt.
Fabricius, Bibl. lat. med. aet. — Moréri, Dict. fiist. — Baronlus, A.C. 1026, 1026. — Trithême et Bellarmin, De Script, eccles. — PossevlD, v^ppar.sac. — sainte-MarttLe, Gall. christ., etc. ~
BURCHARD , prélat allemand , vivait dans le milieu du onzième siècle. Henri IV, empereur d'Allemagne, le fit évêque d'Halberstadt en 1060, et le chargea, en 1061, d'aller régler les différends entre Alexandre II et Honorius n, qui se disputaient la tiare. Burchard, sans avoir égard aux intentions de son souverain, se prononça en faveur d'Alexandre H ; il se rangea même , à son retour en Allemagne , du côté des ennemis de Henri IV, et lui lit une guerre acharnée. Il essuya des revers, et s'enfuit en Hongrie. Une conférence où devait avoir lieu la réconciliation se changea en une querelle sanglante. Burchard y fut blessé à mort.
Leukfeld , Anquit.
BURCHARD, théologien ascétique français»
mort à l'abbaye de Bellevaux, près de Besançon, le 19 avril 1162. Il embrassa la vie religieuse, et se mit sous la direction de saint Bernard, à Clairvaux. Élu en 1136 abbé de Balerne, dans le comté de Bourgogne , il fut ti'ansféré, dans la suite, à l'abbaye de Bellevaux. Il ne nous reste de lui que deux opuscules : une lettre à Nicolas, moine de Clairvaux, Ad.\x^ Xa Bibliotheca maxima Fatrum, t. XXI, p. 523 ; — un appendice à la vie de saint Bernard, dans l'édition des œuvres de ce saint donnée par Mabillon, t. D.
Daunou, dans ï'Hist. litt. de France, t. XIII, p, 323. BURCHARD, chroniqueur allemand, natif de Biberach, en Souabe, mort en 1226. Il embrassa la règle des Prémontrés, et devint abbé d'Ursperg. On lui attribue la partie de la Chronique d'Ursperg, qui contient l'histoire de Frédéric Barberousse et des princes de sa maison.
L'abbé de Wong , Lettre adressée d George, abbé de Reggenburg. — George, Spiritus litterarius Iforberti- 7!ws vindtcattts,- Aijgsbourg, 1771.
su
BURCHARD — BURCKHARD
*B1;rcbard, archevêque de Magdebourg, mort en 1305. 11 était fils puîné de Sigefroi, comte de Blankenbourg, chanoine de Magdebourg et d'Halberstadt, et devint le successeur de l'archevêque Éric par une élection que le pape Boniface Vin confirma. Ce pontife, l'an 1296, à la demande de Burchard, chargea l'évêque de Naumbourg de chercher avec lui à faire rentrer à la mense archiépiscopale les biens qui en avaient été aliénés. Ce ne fut pas le seul bien temporel que Burchard fit à son éghse : il engagea, l'an 1298, Burchard, comte de Mansfeld, à lui céder, à titre de fief, ses terres de Walderode. En 1301? il acheta du margrave Thierrl le Jeune, pour six mille marcs d'argent, la féodalité de la Lusace. Par une confédération faite, l'an 1303, avec les collégiales et les monastères de son diocèse, il prit des mesures pour empêcher ses successeurs d'aliéner en aucune manière les terres 'ou les droits de son égUse. Il ne veilla pas seulement à ses intérêts temporels , il édifia son diocèse par sa piété, qu'il fit éclater principalement envers les pauvres. Son grand soin fut d'entretenir l'harmonie parmi ;les bourgeois. H eut parmi ses vassaux, des ennemis, qui, l'ayant attaqué de nuit dans l'église, l'auraient enlevé, sans le prompt secours que ses fidèles ouailles lui apportèrent. Art de vérifier les dates, t. X, part 1, p. 453,
BURCHARD (Jean), chroniqueur, natif de Strasbourg, mort le 6 mai 1505. Il fut d'abord clerc des cérémonies pontificales, et devint dans la suite évêque de Città-di-Castello. On a de lui : Ordo pro informatione sacerdotum ; Rome, 1509, in-4°; Venise, 1572, in-8°; — Biarium d'Alexandre VI, publié par Eccard dans le t. II des Scriptores medii asvi; Leipzig, 1732. On en trouve un extrait dans les Notices des manuscrits de la Bibliothèque impériale à Paris.
tJghelli, Italia sacra. — Fabricius, Biblioth. latina médias setatis. — Foncemagne, Mém, de VAcad. des belles-lettres, t. XVII.
BURCHARD. Voy. BrOCARD.
BCRCHARDUS. Fo//. BURCHARD.
BtTRCHELATi (Barthélémy), médecin, philosophe et littérateur italien, né à Trévise vers 1548, mort le 29 septembre 1632. 11 enseigna la médecine dans sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : Tyrocinia poetica; Padoue, 1577 et 1578, in-4°; — Trattato degli spiriti dinatura, seconda Aristotile e Galeno; Trévise, 1591, in-4'*; — Charitas, sive Convivium dialogicum septem physicorum; Ibid., 1593, in-4° ; — Gommentarium memorabilium historiée Tarvisinee ; ibid., 1616, in-4''; — Mediolanum, sive itinerarium Hieronymi Bononji, senioris Tarvisinii, carmen epicum; ibid., 1626, in-4°; — des poésies latines et italiennes , insérées dans plusieurs recueils.
David Clément, Bibliothèque curieuse, t. I, p. 422. — Tiraboschi, Storia délia lett. ital.
BURCHiELLO ( Dom,inique) , poète italien , mort à Rome en 1448. Fils d'un barbier, il garda la profession de son père, et l'exerça à Florence
au commencement du quinzième siècle. Malgré sa basse extraction , Burchiello était fêté. Dans sa barberie se réunissaient des grands et des artistes , que réjouissaient les folies et les traits d'esprit du barbier-poëte. Les sonetti di Burchiello n'ont pas eu moins de vingt éditions dans tous les formats. La première est celle de Bologne, 1475, in-4°; la meilleure de toutes est celle de Florence, 1568, in-8°, avec les commentaires de Doni; Venise, 1556, in-S"; sous le titre de Riine, Florence, 1760.
Tiraboschi, Storia délia letteratura italiana. — Ginguené, Histoire littéraire d'Italie. — Manni, F'eglie piacevoli; Venise, 1762.
BURCKHARD (François), philosophe allemand, mort à Bonn le 6 août 1584. Il fut conseiller intime et chancelier de l'électeur de Cologne. On a de lui ; De autonomia, ou Du libre rétablissement des croyances diverses , ouvrage posthume; Munich, 1586, in-4°; réimprimé en 1593 et 1602.
Foppens, Bibl. Belg. — HaTtiheim, Biblioth. Coloniensis. — Freytag, Nachrichten von seltenen BUchem. — Clément, Bibliothèque curieuse.
BURCKHARD (Jacques)., jurisconsulte suisse, né à Bâle en 1642, mort en 1720. Il fut successivement professeur de droit à Sedan, à Herborn et à Bâle. Ou a de lui : Disp. de Contractibus innominatis; Bâle, 1611 , in-4"; — De Testamentis; ibid., 1623.
Athense Rauricœ.
BURCKHARD (Jacqucs), bibliographe et antiquaire allemand , né à Sulzbach en 1681, mort à WolfenbiJttel le 23 août 1753. 11 devint bibliothécaire et conseiller du duc de Brunswick, et joignit à l'étude des livi'es celle des antiques et des médailles. Ses principaux ouvrages sont : De lingux latinx in Germania per XVII secula amplius fatis ; Hanovi-e, 1713, in-8°; Wolfenbiittel, 1721, in-8»; — De Ultrichi de Huttenfàtis ac ?wen^is ; Wolfenbûttel , 1717- 1723, in-4°; — Historia bihliothecx Augustx qux Wolfenbutteli est ;Md., 1744-1745, in^"; — Muséum Burckharidianum : t. I, complectens Bibliothecam, t. Il, Numophylacium; ibid., 1750, in-4°.
Catalogus Bibl. Bunav., 1. 1, vol. II. — Cramer, ElO' gium Jacobi Burckhardi , dans les Actes de la Société de léna, vol. If, n. 11, p. 293.
BURCKHARD (Jean-Henri), médecin et bo taniste allemand, né en 1672 à Wolfenbiittel, mort en 1738. Il est surtout connu par sa lettre à Leibniz : De Charactere plantarum naturali, 1702; avec une longue préface de Heister; Helmstaedt, 1750, in-12. Cette lettre , dans laquelle l'auteur indiqua le premier la classification des plantes d'après les organes de la génération, précéda le système de Linné; mais il n'est pas prouvé que ce grand naturaliste eu ait eu connaissance. Le catalogue de la bibliothèque de Burckhard , publié à Helmstaedt en 1743, témoigne de la variété des connaissances de ce savant.
Adelung, supplément à 3bchcT,Allgemeines Gelehrten-Lexicon.
BVRCKHARDT (Jean-Chavles), astronome allemand, né à Leipzig le 30 avril 1773, mort à Paris le 21 juin 1825. L'étude des mathématiques l'amena naturellement à celle de l'astronomie. Il s'occupa surtout du calcul des éclipses de soleil et des occultations des étoiles , à l'effet de déterminer les longitudes géographiques. Il ne s'appliqua pas avec moins de zèle à l'étude des langues modernes, pour connaître les travaux sur l'astronomie publiés dans tous les pays. Il composa en latin un traité sur la méthode d'analyse combinatoire (Leipzig, 1794). Recommandé à Zach de Gotha, il le seconda dans l'observation de l'ascension droite des étoiles, et étudia sous lui l'astronomie pratique. Lors de son voyage à Paris en 1797, Zach recommanda Burckhardt à Lalande , qui le prit chez lui. Il se fit bientôt remarquer par son calcul delà marche des comètes, et prit une part très-active dans tous les travaux du neveu de Lalande , à l'observatoire de l'École militaire. Il traduisit en allemand les deux premiers volumes de la Mécanique céleste de Laplace. Nommé astronome-adjoint au Bureau des longitudes , il reçut ses lettres de naturalisation ( 1799), et devint astronome à l'observatoire de l'École, militaire après la mort de Lalande.
Son savant Traité sur la comète de 1770, qui devait reparaître tous les cinq ou six ans, et qui ne fut cependant aperçue par aucun astronome, fut couronné par l'Institut, et inséré dans les Mémoires de cette compagnie, pour l'année 1806. Les Tables de la Lune (faisant partie des Tables astronomiques éditées par le Bureau des longitudes ), que publia Burckhardt en 1812, sont les meilleures jusqu'à présent, et celles que préfèrent les astronomes. Les Tabler axillaires qu'il a publiées en 1814 et 1816, pour les calculs astronomiques , servent principalement aux travaux du Bureau des longitudes. On a enfin de cet astronome plusieurs mémoires ou notices estimées dans le Recueil de l'Académie des sciences, et dans la Correspondance astronomique du baron de Zach. {Enc. des g. dura.]
Ersch et Gruber, Mlgemeine Encyclopasdie.
BURCKHARDT (Jean-Lotiis), célèbre voyageur suisse, né à Lausanne en 1784, mort au Caire le 15 octobre 1817. Il fut l'un des voyageurs dont les recherches , entreprises avec les connaissances préliminaires les plus approfondies, ont produit le plus de résultats utiles. Son père, accusé d'avoir traîtreusement livré aux Autrichiens la tête de pont d'Huningue, avait déjà l'échafaud pour perspective, lorsqu'il parvint à produire des preuves authentiques de son innocence ; mais les persécutions du parti français l'obligèrent à prendre la fuite et à entrer dans un régiment suisse à la solde de l'Angleterre , pour sauver sa famille.
Le jeune Burckhardt , confié aux soins d'un gouverneur, fréquenta pendant deux années le gymnase de Neufchâtel ; il fit ensuite ses études universitaires à Leipzig, et, à dater de 1804, à