‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 251 sur 276 · BURGOS · texte numérisé non relu

BURGOS

en voici les principales : l'empereur Maximilien I" à cheval ; — saint George à cheval; — le Martyre de saint Sébastien ; — une collection de soixante-dix-sept pièces représentant en pied les ancêtres de l'empereur Maximilien P' : cette collection est très-rare. Une seconde , de deux cent cinquante morceaux , intitulée le Roi sage, ou Narration des actions de l'empereur Maximilien , a été publiée en 1775; une troisième collection contient cent trente-cinq pièces, et a pour titi-e : Triomphe de l'empereur Maximilien P^; elle représente les combats Uvrés par cet empereur, et les costu • mes des officiers de sa maison ; elle n'a été publiée qu'en 1796, encore est-elle incomplète; enfin, la quatrième collection contient les images des saints et des saintes de la famille de Maximilien; les planches étaient au nombre décent vingt-deux, mais trois sont égarées; ce n'est qu'en 1799 que cet ouvrage a été publié. On cite aussi avec éloge une eau-forte de Burgmaier qui est d'une grande rareté; elle représente Mars et Vénus. Plusieurs de ces gravures sont tirées en couleur, à la manière dite clair-obscur. Divers artistes ont été employés à l'exécution de ces nombreux travaux; on retrouve les noms de plusieurs d'entre eux tracés sur le revers des planclies qui existent encore; mais les dessins sont tous de Burgkmaier.

On conserve aussi à Augsbourg des peintures à fresque et des tableaux peints par Burgkmaier, ainsi que son portrait et celui de sa femme peints par lui-même en 1529. Ses compositions sont originales, mais généralement entachées du mauvais goût de son époque.

JVagler, Neues Allgemeines Kûnstler-Lexicon.

BVRGOS (Alphonse de). Voy. Abner.

BURGOS (Alphonse) , médecin espagnol, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Il fut docteur de l'université d'Alcala , et médecin de l'inquisition à Cordoue. On a de lui un Traité de la Peste.

Antonio , Biblioth. hisp, nova.

BURGOS (Antoine), jurisconsulte espagnol, né à Salamanque en 1455, mort à Rome le 10 décembre 1525; il était référendaire et secrétaire du pape Léon X, qui Tavait appelé près de lui; il avait professé pendant vingt années le droit canonique à Bologne. On a de lui un volume in-fol. intitulé Siiper utili et quotidiano titulo de Emptione et Venditione in Decretalibus; Pavie, 1511; réimprimée Parme, 1574; Venise et Lyon, 1575. Il a laissé aussi quelques traités de Constitutionilms , de Rescriptis, etc., etc.

Pancirole, de Clar. leg. interpr. — Nicolas Antonio , Bibl. hisp.

*BURGOS (Paul de), évêque espagnol, né à

Burgos en 1353, mort le 29 août 1435. D était

d'abord juif, puis se convertit au christianisme,

et se fit baptiser ainsi que ses trois fils. Il prit

alors le nom de Paul de Sainte-Marie. Sa femme

BURGOS — BURGUNDIO

étant morte, il entra dans les ordres, et devint évêque de Carthagène, puis de Burgos. Le roi Henri n le choisit pour être précepteur de son fils Jean. On a de Burgos des additions importantes aux Postules de Nicolas de Lyra sur l'Écriture, et un traité intitulé Scrutinium Scripturarum, 1591.

Uatlana , Hist. d'Esp. — Sixte de Sienne, Biblioth. sanct.

* BURGOS (Alphonse), évêque et liistorien espagnol, fils aîné de Paul, lui succéda dans son évêché, et composa un abrégé de l'histoire d'Espagne, intitulé Anacephalasosis reyum Hispanias.

Matiam, Hist. d'Esp.— Sixte de Sienne, Biblioth. sanct. — Bellarmin, de Script, eccles. — Possevin , Apparatus sacer,

* BURGOS (Jean-Baptiste), théologien espagnol, natif dfi Valence, mort en 1574; il était de l'ordre des Augustins. Envoyé au concile de Trente en 1562, il y prononça un discours remarquable sur les quatre moyens d'extirper les hérésies. Il enseigna ensuite la théologie dans sa ville natale. Ses sermons ont été imprimés à Louvain en 1567.

Hicolas Antonio , Bibl. hisp. —Le Mire, Scrip. ssec. XFl.

BURGOTNE (John), général et poète anglais, mort le 2 août 1792. Il était fils naturel de lord Bmgley, et se voua de bonne heure à l'état militaire. Il parvint bientôt par ses protections au grade de général. En 1762, un corps de troupes anglaises lui fut confié en Portugal ; puis il fut élu représentant de Preston au parlement, et en 1775 envoyé au Canada comme gouverneur. En 1777, il reçut l'ordre de marcher contre le congrès américain. Confiant en ses talents littéraires, il débuta par une proclamation ridicule, offrant aux insurgés l'alternative du pardon, s'ilsvoulaientdéposerlesarmes, ou de la vengeance la plus terrible, s'ils persistaient à vouloir leur émancipation. Washington lui répondit avec autant de noblesse que de fermeté. La campagnes'ouvrit,etBurgoyneremporta un avantage sur les Américains près de Ticonderago. Ce succès, qu'il décora du nom de victoire, doubla sa présomption et son imprudence; il prit la retraite des Américains pour une fuite, et s'engagea derrière eux sans s'être assuré aucun moyen de subsistance ni de retraite. ASaratonga, il se vit : enveloppé et forcé de capituler, sous la condition j de ne plus servir, lui et son armée, contre l'Amé- , rique. 11 avait déjàperdu 4,300 hommes depuis l'ou- Terture de la campagne. Le général Gates, auquel il se rendit, avait été officier dans le même régiment anglais que Bourgoyne. H accueillit son ancien camarade avec une railleuse courtoisie, et s'écria : « Bonjour, général Burgoyne; j'ai beaucoup de plaisir à vous revoir ! — - Je vous en crois , répondit l'officier anglais ; mais je prends Dieu à témoin que j'ai fait tout ce que j'ai pu pour m'en dispenser. » — Burgoyne, qui affectait, l'esprit, avait souvent parlé.de Gates comme d'un homme sans talents, et l'appelait ordinairement l'accou-

cheuse. Quoique Gates n'ignorât pas tous ces propos , il usa de générosité , et se permit seulement cette raillerie : — « Vous devez à présent, général Burgoyne, me regarder comme une bonne accoucheuse; car je vous ai délivré de 6,000 hommes! » — Burgoyne, de retour en Angleterre, se justifia difficilement. Il épousa mie fille de lord Derby, et fut membre du parlement (1781). Meilleur courtisan que bon général, on ne lui accorda pourtant aucun emploi public; il devint le favori dé la reine, et, cédant à ses goûts littéraires, il composa quelques pièces de vers sans mérite et quelques comédies sans intérêt. Voici le titre de quelques-unes : la Nymphe des chênes ; — Richard Cœur de lion ;

— l'Héritière.

Sparks , American Biography. —IBiographia dramatica.

BURGSDORF ( Frédéric- Augustc-Louis de ), naturaliste allemand, né à Leipzig le 23 mars 1747, mort à Berlin le 19 juin 1802. Il était de l'Académie des sciences de Berlin; et grand maître des forêtsdela Marchede Brandebourg. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages fort estimés, sur l'arboriculture et sur ce qui se rattache à l'économie sylvestre. En voici les titres : Essai d'une histoire complète des espèces de bois les plus avantageuses; Berlin, in-4'', 33 planches, 1783-1787;

— Instruction pour cultiver les arbres tant indigènes qu'exotiques en Allemagne; Berlin, 1787, in-S"; — Manuel du Forestier, Berlin et Leipzig, 1788, in-8°, traduit par Baudrillart en 1808; Paris, 2 vol. avec 29 gravures; — Observations sur un voyage dans le Harz en 1783; — Introduction à la Dendrologie; Berlin, 1800, in-fol. ; — Histoire naturelle du cerf;

— Sur le cynips de l'écorce du chêne ; — Sur les accidents des forêts, et les précautions et remèdes à y opposer.

Actes de la Société des scrutateurs de la nature; Berlin, t. V et VI, — Recueil de l'Académie de Berlin; 1798. — Actes de la Société d'hist. naU de Berlin , t. IV ,

BURGSDORFF (Frédéric - Emest). Voy.

BORGSDORFF.

* BURGUNDIO de Pise (Jean), ou Jean de Bourgoyne, érudit italien, mort à Pise en 1 1 90 (1). Son épitaphe dit :

Omne qaod est natum terris , sub sole locatuni , ! Hic plene scivit scibile quidquid crat^

Optiraus interpres Graecorum fonte refretus, Plurlma romano coatulit cloquio.

Cette épitaphe ne fait qu'exprimer l'expression des contemporains sur la science de Burgundio. Il traduisit en latin l'ouvrage de Némésius sur la nature de l'homme, les Géoponiques, et deS' ouvrages d'Hippocrate et de Galien. Son érudition fut admirée par les pères du concile de' Rome en 1180, auxquels il présenta la traduction i des Homélies de saint Jean Chrysostome sur l'Évangile de saint Jean.

(1) En 1194, Oans JOcher (Allgemeines Gelehrten-Les^ ' con).

sa7

BURGUNDIO — BURIDAN

Scliœll, Histoire de la littérature grecque, t. VII, p. 277. — GInguenë, Hist. Mt. de l'Italie. — PIgnorlus, Epistolm it, adJo. Boni/acium.— Cave, Historia litteraria scripte, «cclesiastic.-- Sas, Onomaaticon lilterarium, II, 368. RUKUVNDio OU uoKGOKDio (Horace), iésuite et pocte italien, né à Brescia en 1679 , mort à Rome le 1" mars 1741. Il fut professeur de littérature et de mathématiques, bibliothécaire du Musée, et enfm recteur du Collège romain. Il a laissé quelques poésies, et un grand nombre de mémoires sur les mathématiques et l'astronomie. Nous citerons : Motus telluris in orbe annuo es novîs observationibus impugnatus ; Rome, 1714, in-4°; — Novœ hydrumetri idea; Rome, 1717; — Mapparum constructio in planis %pheram tangentibus ; Rome, 1718, in-8°; — Antlianim leges; Rome, 1722; — Usus 'Xprmx in constructione œquatîonum plana- 'um et solidarum; Rome, 1727; — Telescomi7ii geodeticum ; Rome, 1728; — De cohas- •entia calculi astronomici cum aequationibus iregorianis; in-4°, Rome, 1734.

Mémoires de Trévoux , 1727 et 1729. — Jôcher, Allgem. lele/irt. Lexic.

itVRGUNDius ouBOVHGOiGNE {Antoine), icrivain belge, né à Bruges vers 1594, mort en 1657. D'abord jésuite, il quitta cet ordre, et devint chanoine, puis doyen de la cathédrale de Bruges. On a de lui : Linguas vitia et remejiia emblematice, expi'essa; Anvers, 1631, avec " . ; — Mundi Lapis Lidius , sive Vanitas oer veritatem falsi accnsata et convicta; Anvers, 1639, in- 4", avecfig. Ces deux ouvrages sont devenus rares.

Biographie universelle ( édition belge ). BURGUNDICS OU BOVRGOIGNE (NiCOÎas),

(urisconsulte et historien belge, né à Engheiu (Hainaut) le 29 septembre 1586, mort en 1639. U fit d'abord quelques poésies latines, et se fit recevoir avocat à Gand. Maximilien, duc de Bavière, l'appela en 1627 , lui donna la chaire de 3roit civil à Ingolstadt, puis le nomma successivement conseiller et historiographe de son dutîhé. L'empereur Ferdinand II , voulant se l'attaclier, le fit comte palatin; mais Bourgoigne préféra retourner dans sa patrie, et entra en 1630 au conseil du Brabant. Il avait surtout une connaissance très-exacte des coutumes, et a laissé plusieurs ouvrages sur cette branche de la jurisprudence. On ade lui : Poëmata; Anvers, 1621, Ln-4" ; — Historia Bavarica, seu Litdoviciis IV, 'inperator, ac ejus vita et res gestœ, ab anno 1313 ad annum 1347; Anvers, 1629, 3^ éd., 'n-4°; — Historia Belgica, ab anno IbbS [ad pinum 1567 ; Ingolstadt, 1629, in-4° ; — Ad conmetudines Flandrise tractatus; Leyde, 1634 it 1635, in-12; — Commentarius de Evictionibus; Cologne, 1662, inrl2. Tous ces traités 3nt été réunis en un seul volume; Bruxelles, 1674, in-4°.

Foppens, Bibliotheca Belgica, t. II, p. 902. — David Clément, Bibliothèque curieuse. — Paquot, Mémoires.— i'peeit, Athenas Belgicx. — André, Bibliotheca Belgica.

Biographie générale d»s Belges,

* BURGUS ( Sinibaldîis), médecin à Crémone vers la fin du treizième siècle ; il a laissé entre autres : de Sanitate ttienda, et De rationevictus. Le mouvement d'examen et de recherches dont la médecine du moyen âge commence à être l'objet pourra révéler quelle est la portée et l'utilité de ces compositions, délaissées depuis si longtemps.

Arlsi, Cremona illustrata, 1. 1, p. 134.

BVRGUS. Voy. BORGO.

BURi. Voy. BuRY.

BURIDAN (Jean), natif de Béthune en Artois, disciple d'Ockan, et l'un des plus célèbres philosophes nominalistes du quatorzième siècle, a fleuri de 1338 à 1358. Il professa avec distinction dans l'université de Paris, où il fut procureur de la nation de Picardie. Nous le trouvons eu 1 347 recteur de l'université (voy. Dallard, préface de la Logique de Buridan ) , et député en 1 345 auprès de Philippe de Valois pour demander l'exemption de la gabelle. L'historien Gaguin a rapporté, dans son Compendium, la tradition qui faisait échapper Buridan, comme par miracle, au sort que la reine Jeanne, femme de Plulippe le Bel, avait déjà fait éprouver à plusieurs autres écoliers de Paris, qu'elle faisait secrètement venir dans ses appartements et précipiter ensuite dans la Seine, pour cacher ses débauches. Buridan aurait professé, en raison de ce farit, la doctrine qu'il est permis de tuer une reine, si c''est nécessaire. Villon faisait allusion à ce récit dans sa Ballade des Dames du temps jadis :

Semblabloment, où est la reine Qui commanda que Buridan Fût jeté en un sac en Seine ?

Gaguin ne révoque point l'aventure en doute ; il prouve seulement que ce n'est point à la reine Jeanne de Navarre, morte en 1304, qu'il fallait imputer ces crimes rapportés par la chi-onique, mais à l'une des femmes épouses des trois fils de Philippe le Bel , c'est-à-dire soit à Marguerite de Bourgogne , soit à Jeanne de Poitiers , ou à Blanche , comtesse de la Marche. Toutes trois avaient été renfermées, pour cause d'adultère, au Château-Gaillard; et l'on ne savait pas de quelle manière était morte la première , choisie depuis comme l'héroïne d'un drame célèbre qui a fait revivre les noms un peu oubliés de Marguerite de Bourgogne et de Buridan. Bayle s'autorise des vers de Villon pour conjecturer que la reine avait fait jeter dans la Seine Buridan, déjà, vieux et célèbre parmi les défenseurs du aominalisme, pour avoir empêché, par ses exhortations, ses disciples de se rendre aux séductions de Marguerite. Un maître es arts en l'université de Leipzig avait même composé en 1471 un petit ouvrage ayant pour titre : Cùmmentariolus historicus de adolescentibus Parisiensibus , per Buridanum, natione Piccardum, ab illicitis cujusdam reginae Francix amoribus retractls. Erants dit avoir vu cette pièce parmi les manuscrits de la bibliothèque de Heiligenstadt , dans la haute Autriche.

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