BURKE — BURLAMAQUI
en Italie, il produisit avec autant d'animation que d'exactitude lés sites et les mœurs qu'il avait occasion d'étudier, particulièrement ceux du Tyrol. Ses Auberges , ses Fêtes des Alpes, ses Animaux, etc., méritent surtout d'être mentionnés.
Conversations- Lexicon.
BCRL4MAQPI (Fflôrice), pasteur et savant genevois, né à Genève en 1626, mort dans la môme ville en 1693. D desservit successivement l'église de Genève, puis celle de Grenoble. II était très-versé dans la littérature et dans les langues orientales. On a de lui, sous le voile de l'anonyme, plusieurs ouvrages théologiques : Serman fait au jour du jeûne célébré par les églises réformées du Dauphiné; Genève, 1664, in-8"; — Catéchisme sur les controverses avec l'Église romaine; 1668, in-8''; — Synopsis theologiœ, et speciatim œconomi3e fœderum Bel; Genève, 1678, in-4°; — Considérations servant de réponse au cardinal Spinola, français-latin; Genève, 1680, in-12.
Ersch et Griiber, AUgemeincs Encycl. — Senebier, Hist. Htt. de Genève.
BURL.ABIAQUI (Jean-Jacqucs), célèbre publiciste, né à Genève le 24 juillet 1694, et mort dans la même ville le 3 avril 1748. Issu d'une famille noble de Lucques, qui était venue s'établir en France et ensuite à Genève (1), il reçut une éducation distinguée, à laquelle présida son père, membre du petit conseÙ et secrétaire de la république. Après son cours de philosophie, il se sentit entraîné, comme par une vocation spéciale, vers l'étude du droit naturel et du droit des gens. Il y fit de tels progrès qu'il fut jugé digne d'obtenir le titre de professeur honoraire, quoiqu'il n'eût encore que vingt-cinq ans. H se prépara dès lors, par de profondes méditations et par dos voyages entrepris dans l'intérêt de la science, à occuper un jour, d'une manière utile, la chaire de droit , dont il n'avait que l'expectative. En Angleterre, il se lia avec les membres de l'université d'Oxford , dont il reçut plus d'un témoignage d'intérêt, et notamment un magnifique exemplaiie de l'histoire de cette université. En Hollande, il fut accueilli par Barbeyrac. Il ne fut pas aussi heureux en France, où il ne trouva que des docteurs in utroque, peu sensibles au charme que le jeune Genevois trouvait dans l'étude des lois naturelles et sociales (2). De retour dans sa patrie, Burlamaqui prit possession de la chaire qui lui était destinée. H compta au
(1) Vn d'Aubigné, ateol de madame de MaintenoD, avait épousé à Genève en secondes noces, dans les premières années du dix-septième siècie, Renée de Buriamaqol.
(2) Il n'existait alors au Collège royal qu'un professeur de droit canon ; ce ne fut qu'à la fin du dix-huitièmc siècle qu'on y créa une chaire de droit de la nature et des gens. Aussi, les nations étrangères reprochaient à la France « de n'avoir ni académie de politique, ni cbalrc « du droit public, ni règles certaines pour élever de « bons sujets dans la connaissance que demandent les ce emplois du gouvernement; et l'on a pu remarquer que « les ambassadeurs de France étaient moins instruits « que ceux des antres nations. »