‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 32 sur 276 · BOUSQUET · texte numérisé non relu

BOUSQUET

fit des instances auprès du pape pour faire confirmer son choix . Grâce à l'intervention du roi de France Henri III, les bulles de ratification arrivèrent enfin de Bome, et le nouvel évoque fut sacré le 15 juillet 1576. II mourut à Verdun le 10 avril 1584, généralement regretté. Il s'était occupé d'études historiques sur les principales maisons de Lonaine, et un de ses manuscrits a été consulté avec fruit par dom Calmet.

Le Bas, Dictionnaire encyclopcdiguc de la France.

BOUSMARU {Henri-Jean-Baptiste de) , ingénieur , né à Saint-Mihiel , département de la Meuse, le 4 mars 1749, mort le 5 mai 1807. Fils d'un président à mortier au parlement de Metz, il eut pour précepteur un ecclésiastique, sous la direction duquel il s'apppliqua surtout aux mathématiques. Il entra à l'École du génie de Mézières en 1765, prit du service dans cette arme en 1768, et fut employé successivement à Thionville, à Belfort (1771), à Sarrelouis en 1777, à Brest en 1779, à Bocroi en 1786, et à Verdun en 1787. En 1788, il écrivit un mémoire couronné par l'Académie de Metz, sur les Moyens de prévenir la disette de bois (Paris, 1 7 88 ). Ce fut lui qui rédigea le cahier des députés de la noblesse de Saint-Mihiel aux états généraux en 1789. Il y exprimait des idées d'amélioration du sort de la classe pauvre, et proposait un catéchisme patriotique des droits et des devoirs du peuple.

Beprésentant de la noblesse du Bairois à l'assemblée constituante, il compta d'abord au nombre des partisans des réformes modérées. En octobre 1791 il reprit ses fonctions de chef du génie à Verdun, et en 1792 il signa la capitulation de cette place, dont le commandant Beaurepaire venait de se brûler la cervelle, après une vive discussion au sein du conseil. Le lieutenantcolonel Neyon, qui le remplaça, porta plus tard sa tête surl'échafaud. QuantàBousmard, il se retira d'abord àWiesbaden, oùil séjournade 1792 à 1796. Il sortit de cette retraite pour se mettre au service du roi de Prusse. En 1807, au siège de Dantzig, la veille de la reddition de cette ville, il fut tué d'un éclat d'obus, lancé des batteries françaises. On a de Bousmard : Essai général de fortification et d'attaque ou défense des places, dans lequel ces deux sciences sont expliquées , et mises , l'une par l'autre, à la portée de tout le monde. Les trois premiers volumes parurent de 1797 à 1799 : ils continuaient les manuscrits de Gormontaigne; le 4^ volume parut en 1803. La 2^ édition est de 1814, et la 3* de 1838. Ce livre recommande Bousmard à la mémoire des hommes spéciaux.

Arnault , Jouy, etc., Biog. des Contemporains^ — Galerie historique des Contemp. — Augoyat, Notice de la troisième édition de l'ouvrage de M. de Bousmard; Paris, 1838.

BOUSQUET (François), conventionnel, mort au mois d'août 1829. Au moment de la révolution , il exerçait la médecine à Mirande, et embrassa avec chaleur les idées nouvelles. Maire

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