BOUSSARD
l'Allemagne , et fit entendre , aux applaudissements des connaisseurs , plusieurs quatuors de sa composition à Vienne , à Dresde et à Berlin , où il se lia d'amitié avec le célèbre Mandelsohn. De retour à Paris à la fin de 1841, il eut à lutter contre tous les obstacles inhérents à la vie d'artiste : la chute de son Mousquetaire , opéra-comique en 1 acte, représenté trois fois en 1849, le dégoûta un moment de la carrière de compositeur ; il se fit alors feuilletoniste, reprit son violon , sur lequel il s'était déjà distingué , et dirigea en 1847 l'orchestre du second théâtre national, et en 1849 celui du Théâtre-Italien. Mais le succès légitime qu'obtint Tabarin, opéracomique en 3 actes (paroles de M.Alboize), représenté le 22 décembre 1852 au Théâtre lyrique, le fera , il faut l'espérer, revenir décidément à sa véritable vocation, celle de compositeur. — M. Bousquet est aussi un écrivain d'esprit et de goût : il rédige depuis plusieurs années la Chronique musicale pour V Illustration, et a fourni entre autres, à la Nouvelle Biographie universelle, les articles AZôowi (M"^), Boieldieu, etc. BOUSSANELLE (Louis de), stratégiste français, mort. vers 1796. Il était membre de l'Académie de Béziers , capitaine de cavalerie au régiment de Saint-Aignan, et brigadier de cavalerie, n a laissé : Commentaires sur la cavalerie, en deux parties; Paris, 1758, in-8°; — 06-; servations militaires; Paris, 1761, 1774, in-8°
— Réflexions militaires; Paris, 1764, in-12 ; — Essai sur les Femmes; Amsterdam (Paris), 1765, in-12; — le Bon Militaire; Paris, 1770, in-S"; — aux Soldats ; Paris, 1786, gr. in-S";
— un grand nombre d'articles dans le Mercure, auquel il a travaillé pendant trente ans.
Quérard, la France littéraire.
BOUSSARD (André-Joseph, baron), général français, né à Binch, en Hainaut, le 13 novembre 1758 ; mort à Bagnères de Bigorre le 11 août 1813. Il servit d'abord dans l'armée autrichienne jusqu'en 1789 , puis dans les troupes belges jusqu'en 1791. A cette dernière époque il passa en France. Il était lieutenant-colonel en 1793; il se distingua au combat de la Roche , où il soutint l'attaque des Autrichiens avec beaucoup de bravoure, et, accablé parle nombre, opéra sa retraite en bon ordre. Dans l'armée d'Italie, où il fut envoyé en 1796, il se signala à Mondovi, au passage de l'Adda, au combat de Castiglione. Il fit la guerre d'Egypte ( 1797-1801 ), et sa belle conduite dans toutes les affaires où il se trouva le fit nommer général de brigade (1800). Dans la campagne de Prusse (1806), il passa sur le corps à une colonne ennemie commandée par le général Bila. Mais c'est surtout à l'armée d'Espagne, où il servit jusqu'en 1813, qu'il se distingua. Dans une première affaire à Castellon de la Plana, il défit les ennemis : chargé ensuite de couvrir le siège de Lérida, il se porta à la rencontre du général O'Donnell , l'attaqua avec impétuosité , le déborda, le tourna, et le mit complète-