‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 38 sur 276 · BOUTEROUE — BOUTEVILLE · texte numérisé non relu

BOUTEROUE — BOUTEVILLE

observations, avec des preuves et des figures des monnaies, 1666, in-foL Les manuscrits de Bouteroue passèrent à Fr. Leblanc, auteur du Traité historique des monnaies de France.

Le Bas , Dictionnaire encyclopédique de la France.

BOUTERWECR. {Frédéric), célèbre philosophe, poète et critique allemand, né en 1766 à Oker, non loin de Goslar, dans le Harz ; mort à Gœttingue le 9 septembre 1828. Nourri dès son jeune âge de la lecture de Gellert, de Klopstock et d'Horace, auxquels vinrent se joindre pêlemêle une foule de romans, il ne reçut d'éducation solide et réglée que vers 1780 à 1784, au gymnase carolinien de Brunswick, alors renommé. Ses liaisons intimes avec quelques jeunes littérateurs à Gœttingue l'enlevèrent au droit, qu'il étudiait avec succès depuis deux ans; et, embrassant la carrière chanceuse de poète , à laquelle il se croyait destiné, il publia successivement des poésies lyriques et un roman intitulé le Confite Donamar (3 vol., 1791), où il peignait la grandeur de l'homme au milieu de ses égarements. Le public reçut cet ouvrage avec beaucoup de faveur; ce qui détermina l'auteur à pubher trois autres œuvres du même genre : Journal de Ramiro, tiré des papiers d'un ami du comte Donamar, sous le pseudonyme de Ferd. Adrianow ; Leipzig, 1804, in- 12; — Almusa, fils du sultan, roman du monde surnaturel, tiré des papiers du comte Donamar; Brème et Francfort, 1801 ; — Nouvelles et Réflexions, tirées des anciens papiers du comte Donamar; Gœttingue, 1805. Le succès de ces ouvrages fut médiocre; Bouterweck s'était évidemment mépris sur la portée et la nature de son talent : en homme de tact il sut se condamner lui-même, et revenir sur ses pas assez à temps pour conquérir une belle place dans le champ de l'histoire httéraire et de la philosophie. Dès l'année 1797 il fut nommé, à Gœttingue, à une chaire de philosophie que la mort du célèbre Feder avait laissée vacante. Son mérite comme philosophe n'est point dans la création d'un système, mais dans le talent de coordonner avec netteté, de mettre en relief les doctrines de ses maîti'es, d'en faire jailhr de nouveaux aperçus, de répandre une lumière vive sur des points détachés de la morale , de l'esthétique et de la politique. Il popularisa à merveille des théories difficiles à saisir. Bouterweck s'était d'abord rangé sous la bannière de Kant; U passa plus tard sous celle de Jacobi. Sa nouvelle tendance se manifesta en premier lieu dans son Essai d'une Apo dictique, c'est-à-dirèd'une solution définitive des problèmes, publié en 1799, et dans lequel il cherche à amener à un résultat final les discussions mises alors à l'ordre du jour par le scepticisme , la métaphysique et la philosophie critique. Son Manuel des sciences philosophiques (2 vol., 1813 ; 2° éd., 1820) en est le complément. Par ces différents ouvrages, ainsi que par son Esthétique ( théorie du beau) , qui parut pour la première

fois en 1806, il s'attira l'animad version de l'école encore toute-puissante de Kant : il persista néanmoins à marcher dans la route qu'il avait choisie, modifiant quelquefois ses principes, mais ne pliant pas sous les exigences de ses nombreux adversaires. L'ouvrage capital cependant qui assure au nom de Bouterweck une longue durée, c'est son Histoire de la poésie et de l'éloquence chez les peuples modernes, 12 vol. in-8°, de 1801 à 1819 : quoiqu'il y ait des inégalités de style et plus d'une critique incomplète , cet ouvrage important renferme une masse de notices pleines d'intérêt et de jugements d'une haute portée. C'est un trésor où les littérateurs ont largement puisé.

Outre les ouvrages mentionnés ci-dessus, Bouterweck a publié (en allemand) des Poésies ; Gœttingue, 1802; Reutlingue, 1803; — Lettres suisses, adressées à Cécile; Berlin, 1795; — Gustave et ses frères ; EaMe , 1796-1797, 1 vol. in-8° ; — De historia generis humani libellus ; Gœttingue, 1792 ; — Aphorismes présentés aux amis de la critique de la raison, d'après le système de Kant ; Gœttingue, 1793, in-8°; --^ Paul Septime,o\i le dernier Mystère duprêtre d'Eleusis ; Halle, 2 vol. in-8° ; — Notions élémentaires de la Philosophie spéculative; Gœttingue, 1800, in-8°; — les Époques de la raison, d'après les idées d'un apodictique ; ibid, 1802,in-8°; — Introduction àlaphiloso' phie des sciences naturelles; ibid., 1803, in-8°; — A Emmanuel Kant %m monument; Hambourg, 1804, in-8°; — Idées d'une Esthétique dîi beau, 1807, in-S"; 2* édit, 1815; — Aphorismes pratiques, ou Principes d'un nour veau système des sciences morales ; ibid., 1808, in-8° ; — Manuel des notions préliminaires de la Philosophie ; Gœitingue, 1810, 1820, in-S"; — Religion de la raison. Idées pour hâter les progrès d'une philosophie religieuse soutenable; ibid., 1824, in-8°. Enfin Bouterweck a publié dans le Recueil de la Société royale de Gœttingue, t. n : De primis philosophorum grœcorum decretis physicis ; — dans le t. HI : De Philosophia Euripidea; Philosophorum alexandrinorum, et neoplatonicorum recensio accuratior, Commentatio in Soc. Gœtting. habita, 1821,in-4°. Bouterweck a été aussi le collaborateur de Buhle pour la publication du Magasin philosophique de Gœttingue , et l'a continué seul, sous le titre de Nouveau Magasin pour la philosophie et la littérature. En 1818, il fit paraître un choix d'excellents traités sur diverses matières, précédés d'une préface. [Enc. des g. du m., avec addit. bibliogr. ]

Convcrsations-Lexicon. — Die Zeitgenossen, cah. 61.

BOUTEVILLE (fraWfOW DE MONXMORENCY,

comte souverain de Suxe ( en basse Navarre), seigneur de), célèbre dans les annales du duel, naquit en 1600, et mourut sur l'échafaud le 27 juin 1627. Fils de Louis de Montmorency, vice» amiral, signalé par son courage dans les guerres

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