‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 43 sur 276 · BOUTON — BOUVART · texte numérisé non relu

BOUTON — BOUVART

publique de Lyon; — un Dictionnaire latinsyriaque.

Le P. Colonia, jésuite, Histoire littéraire de Lyon , t. U, p. 7S1.

BOUTON (Jacques), théologien français et jésuite, mort en 1658, est auteur d'une Helation de rétablissement des Français dans l'île de la Martinique, depuis l'an 1635; Paris, 1640, in-8°.

Leiong , Bibliothèque historique de la France. BOtTTBAYS OU BOUTTERAIS ( Raoul ) , en

latin Rodolphus Botherius , historien et poëte français, né à Châteaudun vers 1552, mort en 1630, a publié entre autres ouvrages : — Semestrium placitorum magni concilii qux ad benejiciorwn singulares controversias pertinent , liber I; Paris, 1606, in-B"; — De rébus in Gallia et toto pêne orbégestis, ab anno 1594 ad annum 1610, commentariorum libri XVI; Paris, 1610 , 2 vol. in-8°; — Henrici Magni Vita; Paris, 1611, in-8°; — Urbis gentisque Carnutum historia; Paris, 1624, in-8°; — trois poèmes latins, intitulés : Lutetia, 1611, in-8"; — Aurélia, 1615, in-S"; — Castellodunum, 1627, in-8°, etc.

Nicéron, Mémoires, t. XXXVII.

BOUTBEUX {Jacques), sieur d'Éteau , publiciste français, né au Pont-de-Cé en Anjou, mort vers 1682, a défendu contre Charles Miron, évêque d'Angers , les prérogatives du roi de France. Il a publié : Examen des cahiers, ou pièces publiées par Miron contre Pierre Garande, archidiacre d'Angers ; — De la puissance royale sur la police de l'Église, contre les maximes de M. l'évêque d'Angers ;Pans, 1625, in-S".

Leiong, Bibliothèque historique de la France.

BOUTROR D'AURIGNY. Votj. Ursins (princesse des). /

BOUULES (Guillaume). Voy. Bowles.

BOTTARD (Charles) , médecin français, né à Montoire, pi'ès de Vendôme, en J 572; mort le 22 octobre 1658. Nommé professeur au collège de France en 1625, il fut ensuite chargé de la surintendance du Jardin des Plantes, En 1628, il devint premier médecin du roi Louis XTTT. S'il faut en croire la Houssaie , Bouvard traitait les maladies de ce prince avec une singulière vigueur : dans un an , il lui aurait fait prendre deux, cents médecines, autant de lavements, et l'aurait fait saigner quarante-sept fois. Un pareil ti-aitement n'était pas de nature à donner au roi l'énergie dont il manquait ; et si le fait est vrai , on serait porté à croire que Richelieu ne tolérait ce régime débilitant que parce qu'il y trouvait son compte. Les disputes de Bouvard avec la faculté de Paris avaient assez mal disposé l'opinion publique à son égard. On l'a accusé de s'être servi de son pouvoir pour teuir la Faculté dans sa dépendance ; et il paraît qu'une fois, entre autres, il mit empêchement à ce qu'on y soutînt une thèse , contraire à son opinion , sur les eaux de Forges, qu'il avait prescrites au

roi. Sa faveur à la cour n'en fut pas ébranlée ; il y jouissait de grandes prérogatives , et avait obtenu le droit de siéger en robe de conseiller d'État. Bouvard a laissé ; Historix hodiernse medicinas rationalis veritatis , làyoz Tiporpen- Twôç ad rationales medicos , ia-i°; — Description de la vie , de la maladie et de la mort de la duchesse de Mercœur ( en vers ) ; Paris, 1624, in-4''.

Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France.

BOUVART (Michel-Philippe), médecin français , né à Chartres le U janvier 1717 , mort le 18 janvier 1787. Reçu docteur à la faculté de Reims en 1730 , Bouvart retourna à Chartres pour y pratiquer la médecine, sous les auspices de son père, jusqu'en 1736, époque où il s'établit à Paris. Deux ans après , il se fit recevoir docteur de la faculté de cette ville, où il devint un des premiers praticiens. En 1743, l'Académie des sciences l'admit au nombre de ses associés. La faculté de médecine le proposa comme professeur des écoles, et en 1747 il ouvrit son cours de physiologie par un discours latin qui fut fort applaudi. La même année, il remplaça Burette à la chaire de médecine du collège de France, où il obtint les plus grands succès. Sa santé s'étant altérée, et se ti'ouvant d'ailleurs chargé de trop de travail, il se démit en 1756 de cette dernière place , et en même temps de celles de médecin de l'hôpital de la Charité et des Enfants-Trouvés. Par les mêmes motifs , il fut empêché d'accepter la place de premier médecin du roi, qui lui fut offerte après la mort de Senac ; il n'en continua pas moins à jouir de l'estime du roi et des princes, qui le consultèrent plusieurs fois. U reçut, en 1768 et 1769, des lettres de noblesse et le cordon de Saint-Michel, faveurs, que, dit-on, il n'avait point sollicitées. On lui reprochait un caractère difficile , une grande propension à la moquerie, et d'avoir abusé de la supériorité que sa réputation lui donnait sur ses confrères , envers lesquels il affectait un dédain insultant. Cette disposition d'esprit l'engagea souvent dans d'interminables controverses, et le porta à combattre des remèdes qu'il aurait sans doute approuvés de sangfroid : l'inoculation, par exemple , dont il fut l'adversaire par un sentiment d'hostilité contre Tronchin. Cependant il était d'une probité scrupuleuse , et le trait suivant montre qu'il savait obliger. Appelé auprès d'un banquier qui souffrait d'une maladie dont l'origine paraissait inexplicable, Bouvart finit par deviner que c'était une affection purement morale , qui avait pour cause première des embarras financiers. Un billet de trente mille francs , telle fut la seule ordonnance qu'il déposa sur la cheminée du malade, en disant : « Cette fois, je suis sur d'avoir trouvé le remède. » Il ne s'était pas trompé; la santé du malade revint avec le rétablissement des affaires du banquier. On a de ce médecin : Examen d'un livre qui a pour titre :

BOUVART — BOUVENOT

T. Tronchin de colicapictorum; Genève et Paris, 1758 et 1767, in-8° , publié sous M voile de l'anonyme; — Lettre d'unmédecin dejyrovince à un médecin de Paris ;Chêi\ons, 1758; — Mémoire à consulter contre les héritiers de lamarquise d'Inyreville; Paris, 1764, in-4°;— Consultations contre la légitimité des naissances prétendues tardives, 1764, in-8°; — Consultation sur une naissance tardive, etc.; Paris, 1765, in-S"; — de Dignitate medicinos; Paris, 1747 , ïn-4*; — deExperientiai et studii Necessitate inmedicina; Paris , 1747, m-k°; — le résumé des leçons de Bouvart au collège de France, sous ce titre : de Recondïta febrium intermittentium, tum remittentium Natura; Amsterdam, 1759, in-8°.

Le Bas. Dictionnaire encyclopédique de la France. — Quérard, la France littéraire.

BorVART (Alexis), astronome français, né dans le haut Faucigny, au pied du mont Blanc, le27 jnin 1767; mort le 7 juin 1843. Comme beaucoup de ses compatriotes, il vint à Paris en 1785 pourtenter la fortune. L'exiguïté de ses ressources pécuniaires ne lui permit pas d'entrer dans une école spéciale : il dut se contenter de suivre les cours publics et gratuits du collège de France. Il se livra avec ardeur à l'étude des mathématiques et de l'astronomie, devint en 1793 élève de l'Observatoire , et fut nommé astronome adjoint en 1795, époque de l'organisation définitive de cet établissement. Il devint, en 1804, membre titulaire du Bureau des longitudes ; et avec Tappui du célèbre Laplace, qu'il avait aidé dans ses calculs, il ne tarda pas à entrer à l'Académie des sciences.

L'astronomie était chez lui une véritable passion , et ses élèves racontent encore plusieurs anecdotes qui le montrent bravant le froid et les maladies pour suivre ses observations. On doit à Bouvart, entre autres, le calcul des éléments paraboliques de huit comètes qu'il a découvertes. Il a travaillé au grand ouvrage de la Mécanique céleste du marquis de Laplace, qui lui avait entièrement abandonné les recherches de détail et les calculs astronomiques. La publication de Nouvelles Tables des planètes Jupiter et Saturne, livrées à l'impression en 1808, lui valut une mention honorable au concours décennal. Il a donné, dans le volume de Tables astronomiques publié en 1821 , Paris , )n-4° , par le Bureau des longitudes, une seconde édition de ces tables, augmentée , ainsi qu'il l'avait promis , de celles A'Vranus. La découverte d'Uranus date seulement de l'année 1781 ; sa révolution est de quatre-vingt-quatre ans ; quand on en composa les premières tables pour l'usage des astronomes, on n'avait que huit années d'observations : Bouvard fit très-habilement tourner à l'avantage de la science les observations plus nombreuses qui ont été faites depuis, et il donna à son travail un haut degré d'intérêt. C'est lui qui le premier signala les perturbations d'Uranus (inexplica-

bles d'après les quantités de perturbations produites par Jupiter et par Saturne), comme étant dues à une planète qui restait encore à découvrir. Quoique traité de rêveur, il mourut avec cette conviction. On sait que M. Levcrrier, en découvrant en 1846 la planète Neptune, confirma pleinement l'hypothèse de Bouvart. Ce sagace et modeste astronome a aussi enrichi de notes l'ouvrage de l'astronome arabe Ebn-Iounis , traduit par M. Caussin; et chaque année il donnait, às.u?,V Annuaire du Bureaudes longitudes, (ie& tables du plus haut intérêt, telles que celles des plus grandes marées , etc. L'avant-veille de sa mort, il était encore occupé à tracer des chiffres; et on a pu dire de lui : « Bouvart cessa de vivre et de calculer le 7 juin 1843. »

Le Kas, Diction, encyclop. de laFrance. — Biographie des Contemporains. — Biographie universelle.

BOUVELLES. VOIJ. BOUELLES.

BOUVENOT ( Pierre ) , administrateur français, né à Arbois en 1746, mort à Volans, près d'Arbois, le 15 novembre 1833. Il était en 1789 avocat à Besançon, fit partie de l'administration de son département, et fut envoyé, en 1791, à l'assemblée législative. A sa sortie de cette assemblée, on l'appela de nouveau à l'administration du Doubs , dont on le nomma président ; mais il fut destitué, incarcéré, et traduit devant le tribunal révolutionnaire, pour avoir protesté avec la majorité de son département contre les actes émanés de la convention dans la journée du 31 mai 1793. Bouvenot, contre toute attente , fut absous par ce redoutable tribunal, et rendu à la ]iJ}erlé. H revint alors dans sa famille , et refusa toute espèce d'emploi durant le règne de l'anarchie; mais il accepta, après le 18 brumaire, la présidence du tribunal de première instance d'Arbois. Bouvenot, destitué en 1814, fut nommé, en 1820, président à Lons-le-Saulnier.

Biographie des Contemporains.

BOUVENOT {Louis-Pierre), théologien et médecin français , frère du précédent , né à Arbois en 1756, mort à Sens le 1'"' juillet 1830. Il abandonna la carrière des armes pour l'état ecclésiastique, fut nommé vicaire de Saint-Jean- Baptiste à Besançon , et , au commencement de la révolution, devint l'un des grands vicaires de l'évêquc métropolitain de l'Est. Pendant la terreur, il renonça aux fonctions ecclésiastiques. Impliqué, en 1796, dans une tentative faite par quelques émigrés pour livrer au prince de Condé la ville de Besançon, il fut arrêté , mais parvint à s'échapper , et se réfugia à Paris. Corvisart, son ami, l'y accueillit, et lui conseilla de suivre la carrière médicale. Bouvenot , qui avait alors quarante ans, ne laissa pas de déférer à cet avis, fit en peu de temps de rapides progrès, et obtint le grade de docteur. Après la mort de Corvisart , il se retira à Sens. Trop adonné à la pratique de son art pour se livrer aux études du cabinet, il n'a laissé qu'un petit nombre d'ar-

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ticles dans le Dictionnaire des Sciences médicales, et la thèse qu'il soutint pour le doctorat : Recherches sur le vomissement, sur ses causes multipliées , directes ou sympathiques , avec un aperçu des secours qu'on peut lui opposer dans différents cas; Paris, 1800, in-8".

ArnauItj'Jay, etc.. Biographie nouvelle, des Contemporains.

SiOîJVENS (l'abbé de ) , théologien français, né à Bourg en Bi'esse vers 1750, moi*t peu après i830. U émigra en Allemagne d'abord, puis en Angleterre , par suite de son refus de prêter le serment que d'on exigeait des ecclésiastiques à l'époque de la révolution. Ce fut lui qui prononça, en 1804 , l'oraison funèbre du duc d'Enghien dans la chapelle de Saint-Patrice , à Londres , en présence des princes de la maison de Bourbon. Si nous avons cité ici le nom de l'abbé de Bouvens, c'est moins pour son éloquence, qui n'était pas de premier ordre, que parce que cette oraison funèbre est suivie d'une Notice historique sur le duc d'Enghien. On a encore de l'abbé de Bouvens : Oraison funèbre de Vabbé Edgeworth de Firmont,confesseur de Louis XVI, prononcée en 1807 ; — Oraison funèbre de la princesse Marie-Joséphine- Louise de Savoie, femme de Louis XVIII. Tous les ouvrages de l'abbé de Bouvens ont été réunis en 1 vol., sous le titre A' Oraisons funèbres ; Paris», 1824, in-8».

Le Bas, Dictionnaire encijclopédique de la France.— Quérard, la France littéraire.

BOUVET ( Joachim ) , missionnaire français, né au Mans vers 1662, mort à Pékin le 28 juin 1732. Il fut l'un des premiers missionnaires envoyés en Chine par Louis XTV, avec une mission scientifique. Colbert, après avoir relevé l'industrie française, avait conçu le projet de l'enrichir des procédés usités chez les peuples de l'Asie. A cet effet, il avait résolu d'envoyer à la Chine un certain nombre de missionnaires instruits , dont les relations devaient faire connaître à l'Europe ce pays , sur lequel on n'avait encore que des notions très-vagues. La mort du grand ministre empêcha l'exécution de ce projet ; mais Louvois, son successeur, le reprit; et, le 3 mars, six missionnaires jésuites, les pères Fontanay, Gerbillon, Lecomte, Tachard, Visdelou et Bouvet , munis d'instructions détaillées du ministère et de l'Académie des sciences , et pourvus de tous les instruments nécessaires aux observations, s'embarquèrent à Brest pour la Chine , où ils abordèrent le 23 juillet 1687. Appelés aussitôt à Pékin, ils eurent la faculté de se disperser dans l'empire , excepté les pères Gerbillon et Bouvet, que l'empereur retint auprès de lui, et qu'il prit pour maîtres de mathématiques. Ce furent ces deux missionnaires qui dirigèrent la construction de l'église et de la résidence des jésuites à Pékin.

Le P. Bouvet revint en. France en 1G97, et

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