‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 42 sur 276 · BOUTILLIER — BOUTON · texte numérisé non relu

BOUTILLIER — BOUTON

de Ponteau, représenté au même théâtre en 1777; — Myrtil et Lycoris, pastorale en un acte (en collaboration avec Bocquet de Liancourt), musique de Désormery, représentée la même année et sur le même théâtre ; — Daphnis et Florine, opéra, représenté en 1781 sur le théâ tre de la cour de Hesse-Cassel ; — Cydippe, pastorale héroïque en un acte et en vers, musique de Froment, 1783, in-8°; — Rosine, opéra-comique en un acte ; — Adèle et Didier, opéra-comique, musique de Deshayes, 1790; — Hélène et Paulin, comédie-vaudeville, 1790 ; — Laurence et Bonval, comédie en un acte et en vers, 1791 ; — Alix de Beaucaire, drame lyrique en trois actes, musique de Rigel père, 1791 ;

— la Poule aux œufs d'or, comédie- vaudeville, 1792 : cette pièce, qui reparut plus tard sous le nom de Jocrisse, est une des premières qui appartiennent à ce genre ; — Coraly , ©u la Jeune Indienne, 1797; — les Deux Jaloux, comédie-parade, mêlée de musique, 1792 ;

— le Dupé de lui-même , comédie en im acte «t en vers, mêlée de musique, 1792; — la Petite Orpheline, comédie en un acte, 1793;

— Pauline et Henri , fait historique en un acte et en prose , musique de Rigel , pièce représentée en 1793, imprimée en 1794; — le Choix du Sentiment, poésies; Paris, 1789, in-18; — Épitre en vers au général Cyrus (le général comte de Valence) ; ibid., 1800, in-S».

Qucrard, la France littéraire.

BOCTIN {Vincent-Yves), ingénieur français, né à Loraux-Bottereau, près de Nantes, en 1772 ; mort dans la Syrie en 1813. H fit avec distinction, dans l'arme du génie, les campagnes de Sambrc-et-Meuse, du Rhin, d'Italie, delà grandearmée , et gagna, sur le champ de bataille , le grade de colonel. Il fut en outre choisi par le gouvernement impérial pour plusieurs missions importantes. En 1807, il alla à Constantinople avec les chefs de bataillon Foy et Haxo. A cette époque, jalouse de la prépondérance qu'exerçait la France en Turquie, l'Angleterre déclara la guerre à cette dernière puissance , et donna l'ordre à sa flotte de franchir en toute hâte le détroit des Dardan,elles. La flotte anglaise, commandée par l'amiral Duckworth, parut en effet devant Constantinople ; mais le général Horace Sébastiani , ambassadeur de France , déploya en cette circonstance une énergie qui , se communiquant au peuple tui-c et au sultan Sélim, força les vaisseaux anglais de battre en retraite, pour éviter une destruction complète. Ils en furent pour une démonstration ridicule; et les troupes qu'ils portaient entendirent en se retirant les sarcasmes des Ottomans , battant des mains en l'honneur de la France. Boutin contribua puissanmient à l'expulsion des Anglais : c'était lui que le général Sébastiani avait chargé des travaux de défense du sérail.

Quelque temps après, il accepta la mission pénlleuse d'aller visiter les villes d'Alger et de

Tunis, et d'en lever secrètement les plans. Le brick le Requin, sur lequel il s'était embarqué , ayant été capturé, après une vigoureuse résistance, par la frégate anglaise la Volage, Boutin fut mené prisonnier à Malte. 11 trouva moyen de s'en échapper et d'atteindre la côte africaine , où il fit , au milieu de mUle dangers , des études consciencieuses, qui devaient servir non pas à Napoléon qui l'avait envoyé, mais au gouvernement de la restauration, lorsqu'en 1830 on eut résolu l'expédition d'Alger. De retour en France, Boutin fit la seconde guerre d'Autriche en 1809; et , après avoir assisté à la bataille de Wagram, il se remit de nouveau en voyage pour parcourir l'Egypte et la Syrie , contrées sur lesqueUes Napoléon conserva toujours des vues. Pour Boutin cette mission devait être la dernière : s'étant aventuré dans les montagnes de la SjTie, il fut assassiné, au mois d'août 1813, près du village d'El- Blatta, entre Geblé et le Markbab, par des brigands informés qu'il portait sur lui des médailles d'or et d'argent. Heureusement aucun des matériaux qu'il avait réunis n'a été perdu : avant de s'engager dans l'intérieur de la Syrie, il avait eu la précaution de laisser en dépôt ses cartes et ses manuscrits entre les mains du vice-consul de France à Latakié, qui les fit parvenir à Paris, où ils sont maintenant. Ils ont été d'une grande utilité au gouvernement lorsqu'en 1830 le dépôt général de la guerre publia un Aperçu historique, statistique et topographique sur l'état d'Alger, à l'usage de l'armée expéditionnaire d'Afrique; Paris, 1830, in-S», avec un atlas in-4°, sept plans et douze vues.

Le Bas, nictionnaire encyclopédique de la France. — Biographie des Contemporains.

BOUTON (François), lliéologien français, né à Chamblay, près de Dôle, en 1578 ; mort à Lyon le 17 octobre 1628. Il entra dans la compagnie de Jésus, et fut employé dans les missions du Levant. Le vaisseau qui le ramenait en France ayant fait naufrage sur les côtes de la Calabre , Bouton se sauva à la nage, et n'échappa qu'avec peine à la fureur des habitants du pays , qui le prenaient pour un corsaire. H fut ensuite envoyé à Lyon, au collège de la Trinité. La peste ayant éclaté dans cette ville pendant qu'il y professait la rhétorique, il se consacra au service des malades, et périt victime de son dévouement. Il n'a laissé que des manuscrits, dont les principaux sont: une Théologie spirituelle, en 6 livres; — les Œuvres de sainte Dorothée, trad. du grec en latin ; .— Commentarii in Deuteronomum, de Peregrinatione Israelitarum , tum litterali, tum mystica, ad Promissionis Terram; ex Scripturis, et prœsertim ex libro Numer orum; — Clavis Scripiîtrœ sacr3e,seu Dictionarium hebraicum , in qua latinis vocibus subjiciuntur voces hebrœse respondentes , collectum ex sacris litteris et ex collatione Vulgatœ latinee editum cum hebraica, 1 vol. in-4'' de 1500 pag., aujourd'hui dans la bibliothèque

Page 1