BOUVET DE CRESSE — BOUVIER
l'amiral Howe. Voyant le vaisseau qui [)ortait l'amiral français prêt à succomber sous les coups de cinq bâtiments ennemis, l'intrépide jeune homme, quoique déjà blessé et le bras en écharpe, conçoit l'espoir de le sauver ; il s'élance aux cris de Vive la réjmbliqxiel gravit avec mille efforts, et malgré cinq nouvelles blessures qu'il reçoit, jusqu'au pont du vaisseau , met le feu à une caronade de 36, et balaye le pont de la Reine Charlotte , qu'il force , par cette action courageuse , à prendre la fuite à pleines voiles. En quittant le service. Bouvet de Cressé se livra àl'enseignement, et établit une maison d'éducation à Paris. Ses principaux écrits sont : Oncle, Nièce et Neveu; Paris, 1802, in-12; — Ferval, ou le Gentilhomme rémouleur; 1802, in-12; — De Romœ régis ortu carmen ; Paris, 1810, in-8° ;
— Spécimen virtutum; Paris, 1810, in-12; — la Stéphanéide ou Conaxa, les deux Gendres et le Journal de Paris, suivis d'un fragment de lettre à M. Etienne, envoyée au Journal de l'Empire, avec des notes pour l'intelligence du texte; Paris, 1812, in-8'' ; — Éloge de Hubert et de Mathieu Goffin; poërae, 1812, in-8°; — les Gouttes d' Hoffmann àV usage des journalistes petits-maitres , ou Suite provisoire à la Stéphanéide; Paris, 1812, in-8"; — Folliculi, ou les Faiseurs deréputations ; Satire, 1813, in-8°;
— Histoire abrégée de la Grèce, avec une introduction et des notes historiques , géographiques , mythologiques, extraites du Voyage du jeune Anacharsis , de Barthélémy ; Paris, 1819, in-18; — Précis du règne de Louis XVIII (extrait des Tablettes universelles) ; Paris, 1822, in-S" ; — Précis de victoires et conquêtes des Français dans les deux mondes, de 1792 à 1813, avec la campagne d'Espagne en 1823; Paris, 1823, 2 vol. in-12, fig. ; — Panorama historique de l'univers, ou les Mille et une Beautés de l' Histoire toiiverselle ;Pa.ris, 1824,iii-12, avec fig.; — Histoirede la catastrophe de Saint- Domingue, etc.; Paris, 1824, in-8°; — Éloge historique de Louis XVIII, surnommé le Désiré, roi de France et de Navarre; 1824, in-8°;
— Histoire de la marine de tous les peuples depuis la plus haute antiquité jusqu'ànos jours ; Paris, 1824, 2 vol. in-8° ; — Rhétorique envingthuit leçons ; Vaiis, 1825, in-12; — le Sully de la jeunesse, suivi de l'éloge de Sully par Thomas; Paris, 1825, in-12; — Histoire de Louis XVI, roi de France et de Navarre ; Paris, 1825, in-12; — Voyage à Reims à l'occasion du sac7-e et du coui'omiement de S. M. Charles X, etc.; 1825, in-18, fig.; — Résumé de l'histoire des Papes , dédié aux mânes de Clément XIV; Paris, 1826, in-18; — Précis de l'histoire générale des Jésuites depuis la fondation de leur ordre, le 7 septembre 1540, jusqu'en 1826; Paris, 1826, 2 vol. in-S".
Biographie des Contemporains. — Quérard, la France littéraire. — Le Bas , Dlct. encyclop. de la France.
BOUVET DE LoziER {Anathase- Hyacin-
the), général français, né à Paris en 1769* mort à Fontainebleau le 31 janviei' 1825. Il entra fort jeune encore au service, et suivit les princes dans leur émigration. Il fit avec eux les campagnes contre la France, se retira en Angleterre lorsque l'armée de Condé fut dissoute, et passa avec le grade d'adjudant général dans les bandes royales de la Vendée. Impliqué dans l'affaire du 3 nivôse, où il figurait comme complice de George Cadoudal , il ne voulut pas supporter les débats du procès, et chercha à s'ôter la vie. Il était près de rendre le dernier soupir, lorsqu'on arriva à temps pour le soustraire à la corde dont il s'était enlacé. Rappelé à la vie, mais encore tout troublé, il fit des aveux qui compromirent particulièrement Moreau, coupable, selon lui, d'avoir attiré à Paris les conspirateurs , par la promesse d'une coopération qu'il ne leur avait pas prêtée. Il n'en fut pas moins condamné à mort ; mais, à la prière de sa sœur, présentée à Napoléon par madame Murât, sa peine fut commuée en une détention de quatre ans, à l'expiration desquels il fut déporté. En 1814, Louis XVIII le nomma maréchal de camp , et commandant de l'île Bourbon. Dans ce dernier poste , Bouvet de Lozier fit un bon usage de son caractère énergique , non pas en adressant aux troupes de la colonie une proclamation insultante contre Napoléon , qu'il ne voulut pas reconnaîti'e, mais en refusant de laisser débarquer les Anglais dans l'île. C'est à sa fermeté qu'on doit attribuer la conservation de l'île Bourbon à la France. Sous prétexte de faire respecter la souveraineté des Bourbons, les Anglais, se présentant en forces, étaient venus lui offrir du secours. Il répondit qu'il n'en avait pas besoin , et il ne tint aucun compte des sommations de remettre l'île, que, sur son refus, lui fit le commandant de l'escadre anglaise. Les dispositions militaires de Bouvet de Lozier et l'élan que son courage avait communiqué aux habitants imposèrent aux Anglais, et ceuxci se décidèrent à la retraite. Tombé un moment en défaveur en 1818, Bouvet ne tarda pas à recevoir, comme une sorte de dédommagement, le titre de comte. Il mourut à Fontainebleau , des suites d'un duel que lui-même avait provoqué par jalousiepourunetrès-bellecréoledel'île Bourbon, devenue sa femme. Scandalisé de ce fait, le clergé lui refusa la sépulture; et , par une particularité bizarre, l'homme qui , sous le consulat, avait sacrifié sa vie pour le rétablissement du trône et de l'autel , fut enterré dans le cimetière des Juifs. Bouvet de Lozier a laissé un Mémoire stir son administration de l'île Bourbon pendant Zesanwées 1815, 1816 et 1817; Paris, 1819, in-8°. .
Biographie des Contemporains. — Le Bas, Dictioitnaire encyclopédique de la France.
BOUVIER {André-Marie-Joseph) , médecin français, né à Dôle en 1746, mort le 27 décembre 1827. Il fut reçu docteur en 1776. La protection de Buffon lui valut l'avantage d'être at-