‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 48 sur 276 · BOWRING · texte numérisé non relu

BOWRING

Cheskian Anthology (1832). H fut l'élève et l'ami du publiciste Jérôme Bentham, mort en 1832, et succéda à Dumont de Genève , à la rédaction des ouvrages obscurs de cet écrivain jurisconsulte. Issu de famille puritaine, il se prononça hautement pour la liberté religieuse. Il fut affilié à la secte des unitairiens, et en 1840 il faisait partie du comité de direction. En Angleterre cette secte n'est pas aussi répandue qu'aux États-Unis; et, quoique par ses écrits Channing ait bien prouvé qu'elle était aussi chrétienne que les sectes protestantes , on la considère presque comme une secte infidèle , ne reconnaissant pas la divinité de Jésus-Christ, et se bornant à le regarder comme un grand philosophe réformateur du judaïsme. Elle a publié entre autres, en 1817, une 4^ édition d'une traduction anglaise du Nouveau Testament, à l'usage des unitairiens- ( la première édition est de 1791, et fut l'œuvre de Wakefield).

Bowring, devenu membre du parlement, s'éleva ( 14 avril 1843) , dans la chambre des communes , sur le choix qu'on avait fait pour remplir la place nouvellement créée, et concertée entre la Prusse et la Grande-Bretagne , d'évêque protestant à Jérusalem : c'était un personnage marié et père d'une assez nombreuse famille. Lors de son installation, les Orientaux furent très-étonnés de la présence de la femme et des enfants du nouveau prélat. Quoique ce tableau fût vrai, et qu'il en eCit été témoin oculaire, les ministres whigs, dont Bowring était le partisan , mais indépendant, lui en firent publiquement des reproches; et cet événement ne contribua pas peu à le dégoûter de la politique , et à résigner son siège. En 1822, à l'époque des troubles de France causés par la lutte entre le gouvernement royal et l'opposition , débordée par les tentatives des carbonari, Bowring fut arrêté le 7 octobre, comme agent révolutionnaire , à Calais ; mais le ministre Canning, fidèle à la politique anglaise, ne cessa d'intercéder pour lui jusqu'à ce qu'il eût été remis en liberté. En 1824, il écrivit dans la Revue de Westminster, en devint rédacteur en chef en 1825 , et y renonça en 1830 , à cause de son amour pour les voyages. En 1828, il publia dans le Morning-Herald les résultats de son voyage en Hollande en faveur du commerce anglais ; en 1829, il visita le Danemark dans les mêmes vues; et en 1834 et 1835 il publia, de concert avec M. Viiliers, et avec un grand succès, des rapports au parlement sur les relations commerciales de la France avec la Grande-Bretagne. Depuis cette époque, il a passé pour un des plus habiles économistes de l'Angleterre. Il étudia particulièrement la Suisse (1836) , et plus tard la Syrie et l'Egypte. Il a publié presque chaque année le résultat de ses travaux et de ses voyages. Quand il eut abandonnée politique, il fut nommé consul de la Grande-Bretagne à Canton. Aujourd'hui, il est commissaire général à Hongkong; et la variété de ses connaissances ainsi que l'activité de son esprit promettent des éclair-

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cissements étendus sur les productions de la Chine , du Japon et autres contrées orientales , et sur les moyens d'y introduire les produits européens. En 1852, il a présenté à la Société asiatique un manuscrit sur parchemin de l'Ancien Testament, en hébreu, provenant d'une colonie Israélite étabUe de temps immémorial à Kay-Fong, dans le Honan.

ISASfBERT.

Dictionnaire d'Économie politique.

BOWVËR ( Guillaume), typographe anglais , né à Londres en 1699, mort le 18 novembre 1777. Il se distingua par sa science, fut nommé imprimeur des résolutions de la chambre des communes, et conserva cette place depuis 1729 jusqu'à sa mort. Imprimeur de la Société royale et membre de la Société des antiquaires , il imprima les journaux de la chambre des pairs, à partir de 1767. Parmi les éditions qu'il a données, on remarque : les Œuvres de Selden, 3 vol. in-fol., 1726; — le traité De vero usuverborum mediorum, pacKusfer, 1750 et 1773, in-12; — une traduction des Commentaires de César, du colonel Blagden, avec des notes de Bowyer; — Novum Testamentum grœcum, 1763, 2 vol.

in-12 ; —-une traduction de la Vie de l'empereur Julien, par la Bletterie, 1746; — une édition du Lexicon de Schrevelius, auquel Bowyer a ajouté un grand nombre de mots grecs. Ce typographe a publié, sous le voile de l'anonyme : On the Origine of printing, il'i -. cet ouvrage, que son auteur avait laissé imparfait, fut complété par Jean Nichols.

Chalmers, Biographical Dictionary. — Nichols, Jnecdotas Uterary and Biographical of fp^illiam Bowyer ; 1778, in 8°.

BOXHORN (Marc-Ziiérius), critique hollandais, né à Berg-op-Zoom le 25 septembre 1612, mort à Leyde le 3 octobre 1653. Il avait déjà publié des éditions de classiques, lorsqu'avant sa vingtième année il fut nommé professeur d'éloquence à Leyde. Il refusa les emplois considérables qui lui étaient offerts en Suède par Oxenstiern, ambassadeur de la reine Christine; et, après la mort de Daniel Heinsius, il obtint la chaire d'histoire et de politique que ce savant avait remplie. Les principaux ouvrages de Boxhorn sont: Poemata, 1629, in-12, recueil réimprimé avec ses lettres; Amsterdam, 1662, in-12; — Theatrum, seu Comitatiis Hollandix nova descriptio, cum urbium iconismis; Amsterdam, 1632,in-4°; — De republica Leodiensi; Amsterdam, 1632, in-18; — Scriptores latini minores historiée Augustœ, cum notis ;Leyde, 1632, 4 vol. petit in-12; — Obsidio Bredanee, 1637, 1640, in-fol.; — Qusestiones romanss; Leyde, 1637, in-4''; — Virorum illustrium monumenta et elogia, 1638, in-fol., avec fig.; — De typographicx ai-tis inventione ; Leyde, 1640, in-4°; — Chronicon Zelandiœ (en flamand); Middelbourg, 1643, in-4"; ibid., 1664, 2 vol. in^" ; — Commentariolus de statu fœ*

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derati Belgii;\a. Haye, 1650 et 1659, m-24; — Metamorphosis Anglorum, sive mutaiiones variae regum rerumque Anglise, 1653, in-12;

— Originum gallicarum liber; Amsterdam, 1654, in-4°; — Historia universalis (depuis Jésus-Christ jusqu'en 1650 ) ; Leipzig, 1675, in-4° ;

— Chronologia sacra ;Bautzen, 1677,in-fol., etc. "Sicéron, Mémoires, t. IV et X. — Biograph. Neerland.

BOY (Simon), chirurgien français, natif de Champlitte en Franche-Comté, mort dans la même ville en 1789, a publié un Abrégé sur les Maladies des femmes grosses et de celles qui sont accouchées; Paris, 1788, in-12.

EOV (Adrien-Simon), chirurgien français, lils du précédent, mort à Alzey, près de Mayence, en 1795. Il fut chirurgien en chef de l'armée du Rhin. C'est à lui qu'on doit le chant national : Veillons au salut de l'empire ! Il a fait paraître, sur la chirurgie , plusieurs brochures , dont la plus importante est intitulée : Traitement des plaies d'armes à feu.

Biographie médicale.

BOTARDO. Voy. BOJARDO.

BOYCE (Guillaume), musicien anglais, né à Londres en 1710, mort en février 1779. Il fut enfant de chœur à Saint-Paul ; et la surdité dont il fut atteint, jeune encore, ne l'empêcha pas d'être placé au premier rang des compositeurs anglais. Il édita toute la musique de chœur qu'avait composée et que lui avait léguée son maître, le docteur Gréenne, organiste de Saint-Paul. Cette publication commença la réputation de G. Boyce , qui , après avoir été organiste de Saint-Michel (Corn-Hill) en 1736, et reçu docteur en musique à Cambridge en 1749, devint, en 1757, premier organiste de la chapelle du roi. Cet artiste a donné un recueil de musique d'égUse, emprunté aux anciens maîtres les plus illustres. Parmi les morceaux qu'il a composés , on remarque principalement : la Sérénade de Salomon, 1743; — le Chapelet , drame en musique; — Lyra britannica; — la Loterie du Berger, etc.

Fétis, Biographie universelle des Musiciens.

BOYCEAIT ( Jacques , seigneur de la Baraudière), horticulteur français, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. U a laissé : Traité du Jardinage selon les saisons de la nature et de l'art, en trois livres; Paris, 1638, jn-fol. ; — Traité du Jardinage, qui enseigne les ouvrages quHl faut faire pour avoir un jardin dans sa perfection; avec la manière de faire les pépinières , greffer, enter les arbres, etc., et une instruction pour faire de longues allées de promenade et bois taillis ; Paris, 1689, in-12; ibid., 1707, in-12.

Leiong , Biblioth. hist. de la France.

BOYD (Robert), homme d'État écossais, mort au château d'Alnwick, en Angleterre , en 1470. Il était fils de Thomas Boyd de Kilmarnock, qui, pour avoir tué lord Darnley , fut assassiné en 4439. Admis au parlement d'Ecosse vers la fin

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