‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 53 sur 276 · BRABANT · texte numérisé non relu

BRABANT

1248. n se fit respecter de ses voisins par sa valeur , et mérita l'amour de ses sujets par la douceur de son gouvernement. En 1247, après la mort du duc de Thuringe, landgrave de Hesse, ji alla prendre possession de la Thuringe et des alleux de ce pays avec sa seconde femme Sophie, et le fils qu'elle lui avait donné.

BRABANT (Henri III,d\ico^), leDébonnaire, mort le 28 février 1261. Il fut juste, modéré, et sans ambition; il cultivait la poésie française, et le président Fauchet lui attribue quelques chansons.

BRABANT (Jean /", duc de), surnommé le Victorieux, né en 1250, mort le 14 mai 1294. fi succéda à Henri III, son père, au préjudice de Henri , son aîné , soutenu qu'il était par sa mère Alix. Les états de Brabant sanctionnèrent en 12671a renonciation que Henri s'était déterminé à faire. En 1269, Jean épousa Marguerite de France, fille de saint Louis; puis il marcha au secours de Jeanne de Navarre , menacée par les rois de Castille et d'Aragon. Ici se place un incident qui peint bien les mœurs de cette épo- (pie. Ayant appris l'incarcération de Marie de Brabant, reine de France, accusée d'avoir fait périr par le poison le prince Louis, son beau-fils, pour assurer le trône à ses propres enfants, Jean prit un vêtement de cordelier, et, ainsi déguisé, alla interroger sa sœur ; puis il vint défier à Paris quiconque oserait soutenir l'accusation. Elle fut en effet déclarée innocente , et Pierre la Brosse , qui l'avait dénoncée , fut pendu à MontfBfucon. Revenu d'Aragon avec le roi de France, il prit possession, après une lutte de quelques années, de la province du Limbourg. 11 tua en un combat singuUer son compétiteur , Henri de Luxembourg, dans la journée de Woeringen, le 5 juin 1288. Grande fut la joie du vainqueur, qui remplaça le cri de guerre de ses ancêtres, Louvain au riche duc ! par celui de Limbourg à celui qui l'a conquis ! En 1292, il fut établi juge suprême des provinces entre la mer et la Moselle, par l'empereur Adolphe. Il mourut des suites d'une blessure reçue dans un tournoi en joutant contre Pierre de Bauffremont.

BRABANT (| Jean //, duc de ) , surnommé le Pacifique, fils du précédent, mourut le 27 octobre 1312. Il se trouvait à Londres lors de la mort de son père. Quoique ami de la paix, il fut engagé dans des guerres avec les comtes de Hollande. Les Brabançons lui durent l'ordonnance dite du Bien public, aux termes de laquelle il s'engageait à maintenir dans leurs libertés, lois et privilèges, les villes du Brabant. Par la «;harte dite de Cortemberg , il institua le conseil souverain de la même province, et fit aux ecclésiastiques de ses États diverses concessions.

BRABANT (Jean III, duc de), dit le Triomphant, mort le 5 décembre 1355. Sa minorité fut orageuse : deux villes, Bruxelles et Louvain, crurent le moment favorable pour l'extension de

leurs privilèges. On sait qu'en Allemagne comme en France c'était le rêve des villes considérables du temps. D'abord menacé par Jean de Luxembourg, que le roi de France avait suscité contre lui, ainsi que par d'autres princes, il marcha contre eux si résolument qu'ils n'osèrent accepter la bataille, et Philippe de Valois rechercha son alliance ; il l'attira à Compiègne, et donna en mariage la fille du roi de Navarre au fils aîné de Jean. Le roi de France interposa aussi sa médiation entre le duc et l'évêque de Liège. Un instant détaché de la France par Edouard UI, il revint à cette alliance en s'unissant aux Français ainsi qu'au comte de Flandre. En 1350 il confirma les privilèges du Brabant.

BRABANT (Jeanne), fille de Jean lU, duchesse de Brabant, morte en 1306. Les trois fils légitimes du dernier duc étant morts sans postérité, Jacqueline lui succéda en 1356. Elle entra à Louvain avec le duc Wenceslas de Luxembourg, son mari. Mais ils eurent à combattre les armes à la main, et pendant longtemps, les prétentions du comte de Flandre. Enfin, Anvers cédé au comte mit fin à la guerre. Une autre s'alluma ensuite : elle eut une issue moins heureuse. Le duc de Juliers vainquit à Bastwilliers Wenceslas. Il le fit prisonnier, et ne lui rendit la liberté qu'aux plus dures conditions.

BRABANT (Antoine, duc de ), mort le 25 octobre 1415. Il était fils de Philippe le Hardi, duc de Bourçogne. 11 devint duc de Brabant du chef de sa mère, héritière de la duchesse Jeanne. En 1420, il marcha au secours de Jean de Bourgogne contre la faction d'Orléans. Il fut tué, au service de la France, à Azincourt.

BRABANT (Jean IV, duc de), fils du précédent, mourut le 17 avril 1427. En 1418, il épousa i Jacqueline, comtesse de Hollande et de Hainaut, sa cousme, qui fit casser son mariage par l'antipape Benoît Xni, pour épouser Humphrey,'duG de Glocester. L'étranger se mêla de la querelle, sous prétexte de réconcilier les époux. Philippe le Bon, duc de Bourgogne et cou^n du duc de Brabant, se déclara hautement conti-e ce mariage, et envoya le comte de Saint- Pol avec des troupes en Hainaut. Toute la noblesse d'Artois, de Flandre et de Picardie prit en môme temps les armes pour le duc de Brabant. Cependant le duc de Glocester vint avec 5,000 Anglais joindre la comtesse Marguerite, sa belle-mère, qui rassemblait de son côté toutes les forces du Hainaut; mais, après avoir remporté quelques avantages sur ses ennemis, il retourna en Angleterre, , laissant comme gage de son retour Jacqueline, sa ' femme, à Mons. Les habitants la livrèrent au duc deBourgogne.Conduite àGand, elle s'échappa déguisée en homme, et s'enfuit en Hollande. Le pape déclara nul le second mariage de la femme de Jean ■ de Brabant; celui-ci passa en Hollande en 1425, y fut inauguré comte; et, la même année, il obtint i du pape Martin V une bulle pour l'érection de l'université de Louvain. Il mourut sans postérité, et i

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