‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 64 sur 276 · BRANCACCIO · texte numérisé non relu

BRANCACCIO

dans la seconde, on en voit quatorze destinées à élever l'eau ; la dernière renferme vingt-trois machines spiritales, comme on le lit en tête de cette partie, qui ont pour moteur l'air par le moyen du plein et du vide. 11 y en a une qui a été plusieurs fois citée, et qui mérite une attention particulière : c'est la machine représentée dans la 25* figure de la première partie. L'auteur annonce qu'elle agit à l'aide d'un moteur merveilleux ; ce moteur n'est autre chose que la vapeur. W est vrai que la vapeur, qui sort de la chaudière par un trou, n'agit que par sa tension, et qu'elle est appliquée directement à la roue qui doit être mise en mouvement; mais enfin il s'agit d'une machine mue par la vapeur, et cette idée mérite d'être remarquée. Un autre projet de Branca, exposé dans ce même ouvrage, consistait à engendrer un mouvement de rotation , en dirigeant la vapeur sortant d'un éolipyle, sous forme de souffle ou de vent, sur les ailes d'une roue. Si la vapeur est un jour employée utilement à l'état de souffle direct, Branca , ou l'auteur actuellement inconnu à qui il a pu emprunter cette idée, prendra le premier rang dans l'histoire de ce nouveau genre de machines. A l'égard des machines actuelles, les titres de Branca sont complètement nuls. Branca a publié aussi un Manuel d'Architecttire ( Ascoli, 1629, in-16), suivi de trente aphorismes sur la direction des rivières. Il était en correspondance avec les hommes les plus savants de son temps , et il existes encore des lettres du P. Castelli , qui montrent l'estime qu'il faisait de l'architecte romain. X.

Mazzuchelli, Scrittori d'Italia. — Libri , Histoire des Sciences mathématiques en Halte, t. IV, p. S9 et 60, et note V, p. 339 et 340.

* BRANCA (Giovanni), architecte, né à Pesaro en 1571, mort vers 1640. Il travailla à la Santa- Casa dejiorette. Il a laissé un utile ouvrage, intitulé Manuale di Architettura , qui a été publié de nouveau en 1772, avec des corrections et notes de Leonardo de' Vegni, architecte distingué de Sienne. E. B— n.

Ticozïi, Dizionario.

BRANCACCi, illustre famille napolitaine. La France lui doit les seigneurs de Brancas, et l'Église plusieurs cardinaux.

BRANCACCIO ( Lundolphc ) , prélat italien, natif de Naples, mort à Avignon le 29 octobre 1322. 11 s'attacha à Charles I" et à Charles 11, princes de la maison d'Anjou. Célestin V le nomma cardinal en 1294, et les papes Boniface Vni et Clément V l'employèrent dans plusieurs négociations.

Ciaconius, Fitx yontificum. — Aubery, Hist. des Cardinaux.

BRANCACCIO ( Louis ), prélat italien, mort en 1411. Il fut très-versé dans le droit civil et dans le droit canon. Les papes Innocent \TI et Grégoire XH l'envoyèrent à Naples, en qualité de légat. Ce dernier pontife le nomma archevêque de Tarente et cardinal en 1408.

Aubery, Hist. des Cardinaux, — Ciaconius, fito

BRÂWCACCIO — BRANCAS

Ughelli, Italia sacra. — Contelorio, In

Pontiflcum Pontif.

BRANCACCio ( Nicolus ), prélat italien, mort à Florence le l**" juillet 1412. Il était archevêque de Conseza quand il s'attacha à Clément VII. Ce pontife le fit cardinal en 1378, puis évêque d'Albano. Brancaccio quitta le parti de Benoît Xm, à l'élection duquel il avait concouru pour donner sa voix à Alexandre V. En 1412, l'année même de sa mort, il fut nommé par Jean XXIII légat au royaume de Naples.

Sponde, Annal., an 1412.— Aubery, flisf. de« Cardinaux. — Ughelli, Italia sacra.

BUANCACCio (Raynaud), prélat italien, mort à Rome en 1427. Il fut créé cardinal par Urbain VI, en 1384. Boniface IX, qui le fit archiprêtre de Sainte-Marie-Majeure, et ses successeurs l'employèrent dans plusieurs affaires importantes. Brancaccio assista au concile de

Constance.

Ciaconlus, ntœ Pontiflcum. — Platina, Hist. de vit. Pontif. — Aubery, Hist. des Cardinaux.

BRANCACCIO ( Thumas ), prélat italien, vivait dans le commencement du quinzième siècle. n était évêque de Tricaria quand Jean XXIII, sononcle, le créa cardinal en 1411. Il devintl'opprobre de l'Église par les vices infâmes auxquels il se livra. On dit même qu'une blessure qu'il reçut au visage, en sortant d'une maison de débauche, lui valut le surnom de cardinal

Balafré.

Ciaconius, Fitm Pontiflcum. —Aubery, Hist. des Cardinaux.

BRANCACCIO ( Frauçois-Maria ), prélat italien, mort le 9 janvier 1675. n fut successivement évêque de Viterbe, de Porto et de Capaccio. Un capitaine d'infanterie , envoyé dans cette dernière ville par le roi de Naples, voulut entreprendre sur les franchises de l'Église. Brancaccio le fit tuer. Pour le récompenser de cet acte de vigueur, Urbain VHI le créa cardinal en 1634; mais les Espagnols se brouillèrent avec lui , et s'opposèrent à son élection , lorsqu'on le proposa pour successeur du pape Clément IX. On a de lui un recueil de Dissertations latines ; Rome, 1672, in-4°. Une de ces dissertations a d'abord été publiée à part en 1665, in-4°; c'est celle dans laquelle il soutient que le chocolat pris à l'eau ne rompt pas le jeûne ordonné par

l'Église.

Toppi, Biblioth. mpoletana. - Oldoin, Athenœum Romanum.

BRANCACCIO ( ^^iewHe ), prélat italien, neveu du précédent, mort le 8 septembre 1682. Il fut archevêque d'Andrinople, évêque de Viterbe, nonce à Florence et à Venise. Innocent XI le fit

cardinal en 1681.

Moréri, Dictionnaire historique.

BRANCACCIO ( LcUo ) , écrivain sti^atégique italien, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. Il fut chevalier de Saint-Jean de Jérusalem , mestre de camp et conseiller de guerre dans les États de Flandre. On a de lui : Délia nuova disciplina e ver a arte militare, U-

bri VIII; Venise, 1582, in-fbl.; — i CaricU militari, ofucinadi Marte; ibid., 1641, in-4''.

Toppi, Bibliotheca Napoletana.

BBANCADORi-PERiNi { Jean- Baptiste ), chronologiste et historien italien, né à Sienne en 1674, mort à Rome le 19 novembre 1711. Membre dé l'Académie Arcadienne, il se lia avec les hommes les plus illustres de son temps. Le cardinal Ottoboni le fit chanoine de Saint-Laurent de Damaso. On a de lui : Chronologia de'' gran maestri dello spedale del Santo Sepolcro délia sagra religione militare di S.-Giovanni-Gerosolimitano, oggi detti di Malta, etc. ; Rome, 1709, in-fol.

Cosme Flaetti, Éloge de Brancadori-Perini, dans le l«r Tolume des Notizie degliArcadi morti.

BRANCALEONE DANDOLO, sénateur romain, mort en 1258. Le peuple de Rome, las des désordres auxquels se Uvraient les nobles, et de l'anarchie qui régnait dans la ville, confia sa défense à un magistrat étranger, et donna, en 1253, au Bolonais Brancaleone le titre de podestat ou de sénateur, avec le pouvoir de rendre la justice et de commander les forces militaires. Brancaleone réprima les brigandages des nobles, et força le pape Innocent IV à reconnaître le pouvoir du peuple. Les Romains, fatigués de sa sévérité, se révoltèrent. Brancaleone, qui avait des otages à Bologne, sortit de Rome en liberté. Les Romains le rappelèrent deux ans après , et lui rendirent tous ses pouvoirs. Il mourut abhorré de la noblesse, mais chéri du peuple, au service duquel il avait consacré sa vie.

Sismondl , Histoire des Républiques italiennes.

BRANCAS (famille de). Cette famille est originaire de Naples, où elle s'appelait Brancaccio; elle y subsiste encore. Basile de Bkancas fut le premier de son nom qui s'établit en France , sous le règne de Charles VH. Il avait vivement soutenu les intérêts de la maison d'Anjou; et lorsque les membres de cette famille fm-ent obligés de quitter l'Italie, il les suivit en Provence , où ses services furent récompensés par le don de plusieurs fiefs considérables, tels que la baronnie d'Oyse, le marquisat de Villars, et le comté de Lauraguais.

Les Brancas français se divisèrent en deux branches vers le milieu du seizième siècle. L'aînée prenait alternativement les noms de Forcalquier-Brancas et de Céreste, avec le titi-e de duc et de grand d'Espagne; à la cadette appartenaient les noms de Lauraguais et de Villars.

Les membres les plus distingués de cette famille furent :

André, connu sous le nom d'amiral de Villars. vivait à la fin du seizième siècle. Il se jeta dans le parti de la Ligue et des Espagnols, et eut l'ambition, suivant le président Hénault, de se fau'e de la Normandie une seigneurie mdépendante. Il se maintint dans Rouen longtemps après l'abjuration de Henri IV, et ne se soumit, comme tous les grands chefs catholiques , qu'en faisant ses

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