BRANCAS
conditions. Sully, qui mit tout en œuvre pour reconquérir an parti de Henri rv un officier aussi brave que l'amiral, regardait ce succès comme un de ses plus glorieux services. « L'amiral de « Villars, dit-il dans ses Mémoires, était la droi- (I ture et la bravoure mêmes ; mais ses premiers « mouvements étaient d'une violence extrême. » André fut pris au siège de Doullens par les Espagnols, qui le massacrèrent de sang-froid pour se venger de sa défection.
George de Brancas, son frère puîné, qui lui survécut, obtint, en' 1626, le brevet d'érection du marquisat de Villars en duché-pairie. Il ne faut pas confondre ce duché avec le duché de Villars, érigé en faveur du vainqueur de Denain. Les lettres-patentes, qui datent seulement de juillet 1652, témoignent des services que George de Brancas rendit à Louis XDI, particulièrement en l'année 1625, où il équipa à ses dépens vingtcinq vaisseaux de guerre.
Louis DE Brancas , marquis de Céreste, de la branche aînée, servit honorablement sur terre et sur mer, sous Louis XTV et Louis XV, et fut employé dans plusieurs ambassades, où il se distmgua. Nommé maréchal de France en 1740, il mourut en 1750, à l'âge de soixante-dix-neuf ans.
La branche aînée s'est éteinte en 1802, dans la personne d'un duc de Céreste ; l'autre branche subsiste encore, dans la descendance des ducs de Brancas-Lauraguais. Voy. Lauragais.
Art de vérifier les dates. — Anselme, Histoire générale des Pairs de France, t. V. — Pinard, Chronique militaire. — Le Bas , Dictionnaire encyclopédique de la France.
BRANCAS- VILLENEUVE ( André-Françots de), physicien et astronome français, né dans le coratat Venaissin à la fin du dix-septième siècle , mort le 11 avril 1748. 11 fut abbé d'Aulnay. Ses principaux ouvrages sont : Lettres sur la cosmographie, ou le Système de Copernic réfuté; Paris, 1735, in-8°, réimprimé en 1747, sous le titre de Système de cosmographie et de physique générale. « L'auteur entreprend, dit Lalande, d'y établir que le mouvement des planètes se fait dans des espèces d'épicycloïdes ; il n'y a que des rêveries; » — Institutions astronomiques, ou Leçons élémentaires d'astronomie; ibid., 1746, in-4° ; — Explication du flux et du reflux, etc.; ibid., 1749, in-4'' ; — Éphémérides cosmographiques pour 1750; ibid., 1750, in-12; — Histoire ou Police du royaume de Gala, traduite de l'italien en anglais et de l'anglais en français; Londres (Paris), 1754, traduction supposée ; — Mémoires sur les os fossiles, 1756.
Quérard, la France littéraire.
6RANCATO (Francesco), missionnaire italien, mort à Canton en 1671. Il arriva en Cliine en 1637, et y prêcha l'Évangile avec zèle jusqu'en 1665. Protégé par les magistrats, il fit construire quarante-cinq oratoires et plus de quatre-vingtdix églises. Les principaux ouvrages qu'il a publié^ en chinois sont : Traité sur l'Eucharistie;
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— Explication des dix Commandements ; — Réfutation des divinations; — TTiian chin hoci kho (Entretien des anges), 166t. Cet ouvrage est un catéchisme encore en usage parmi les chrétiens chinois.
Lettres édifiantes et curieuses.
BRAN co VAN ( Constantin), hospodar de Valachie. Voy. Bassaraba.
BRAND {Chrétien- Helfgott), peintre paysagiste allemand, né en 1695 à Francfort-sur-l'Oder, mort à Vienne vers 1750. Ses tableaux sont admirés par les connaisseurs : rien, en effet, n'est plus calme que ses eaux, plus humide que sa rosée courbant les plantes sous son poids ; rien n'est plus riche que les reflets de l'astre du jour, qui disparait sous les nuages. La galerie de Vienne possède plusieurs paysages de ce peintre.
Nagler, JVeues Allgemeines Kunstter-Lexicon.]
BRAND ( Christian ), peintre allemand, fils du précédent, né à Vienne le 15 novembre 1722, mort dans la même ville le 12 juin 1795. Il fut peintre de l'empereur, et directeur de l'Académie de paysages. Il se fit surtout remarquer par la vérité du coloris, et par l'art avec lequel il sut grouper les figures. Ses principaux tableaux sont: les Quatre Éléments; — le Château d'Austerlitz; — le Marché de Vienne.
Nagler, Neues Mlgemeines Kiinstler-Lexicon.
BRAND ( Jean ) , poète et antiquaire anglais, né vers 1741 à Newcastle-sur-Tyne, mort à Londres en 1806. On a de lui : the Illicit love, poëme, 1775; — Observations on popular antiquities, including Bourne's Antiquitates vulgares, with copious additions; 1776, in-S";
— the History and Antiquities of the Town and county of Newcastle; 1789, 2 vol. in-4°. Brand a encore laissé plusieurs mémoires dans Archxologia Britannica.
Rose, New Biographical Dictionary.
BRAND (Théodore), magisti-at suisse, né à Bâle en 1488, mort le 4 octobre 1558. Après avoir signalé son courage dans les troupes suisses en Italie, il revint dans sa patrie, et fut successivement conseiller, premier scolarque, ti-ibun du peuple et bourgmestre.
Adam, f^itee eruditorum. — Moréri, Dict. hist.
BRAND {Bernard), magistrat et jurisconsulte suisse, fils du précédent, né à Bâle en 1523, mort le 13 juillet 1594. H quitta la chaire de droit romain, qu'il occupait à Bâle, pour entrer au service de la France. De retour en Suisse, il fut appelé aux premières charges de la magistrature à Hombourg. On a de lui : Histoire universelle, depuis la création jusqu'à Van 1553, en allemand; Bâle, 1553, in-8°.
Sinner, Catalogus Codicum manuscriptorum bibliothecx Bernensis. — Brandmoeiler, fie de Bernard Brand ; Bâle, 1630.
BRANDAN {saint). Voy. Brendan.
BRANDANO OU BARTOLOMEO CAROLI, il-
lummé italien, né à Sienne en 1488, mort en 1554. Après avoir vécu dans le désordre pendant sa jeunesse, il se livra à la pénitence, joua
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le rôle d'inspiré, et se mit à courir le monde sous le nom de Pazzo di Christo. On lui attribue des prophéties. Il prédit, dit-on, le sac de Rome au pape Clément VU.
Jérôme de Gigli de Sienne, Fie de Brandano. — Bibliothèque italienne, t. Vil, p. 146. — Moréri, Dictionnaire historique.
BRAKDANO OU BRANDAM (Édouard), gentilhomme anglais, issu de l'illusti'e famille des Brandon, mort à Lisbonne en 1508. Il fut gouverneur de l'île de Wight sous Edouard rV, et un des plus vaillants chevaliers de son temps. Il se signala dans plusieurs combats singuliers, et à l'armée en France, en Angleterre et en Flandre, sous Charles le Téméraire. Il entra ensuite au service d'Alfonse V, roi de Portugal. Naturalisé Portugais sous le nom de Brandano, il reçut de ce prince la seigneurie de Noudar, qu'il échangea dans la suite contre celle de Buarcos et Tavaredo dans le Beïra.
Moréri, Dictionnaire historique.
* BRANDANO (Frédéric), sculpteur italien, né à Urbin, mort en 1575. Il fut un des plus habiles modeleurs qu'ait produits l'Itahe, et ne compte guère de rival en ce genre que Begarelli ; son chef-d'œuvre est la Crèche qu'il a laissée dans l'église Saint-Joseph d'Urbin. E. B— n. j,stiz3T\, Dizionario storico de' professori d'Urbino. — Cicognara, Storia délia scoltura.
BRAKDAO (Alexandre), liistorien portugais, vivait dans la seconde moitié du dix-septième siècle. On a de lui , en itaheh : Istoria délie guerre di Portogallo , succedute per V occasione délia separazione di quel regno dalla corona cattolica; Venise, 1689, 2 vol. in-4°. C'est l'histoire de la révolution qui mit la maison de Bragance sur le trône de Portugal.
Barbosa Macliado, Bibîiothcca Lusitana.
BRANDAO (Antonio), célèbre historien portugais, né le 25 avril 1584, mort le 27 novembre 1637. Dès l'âge de quatre ans il savait lire et écrire, et à huit il apprenait avec ardeur les langues anciennes. Après avoir fait de fortes études, il entra en 1599 dans l'ordre des Bernardins. Dès lors il consacra sa vie aux rechei-ches historiques; et les vastes archives que renfermait le monastère d'Alcobaça ne durent pas lui être d'un médiocre secours pour ses investigations. Élu général de l'ordre, il remplaça, en 1617, F. Bernardo de Brito dans la charge de grand historiographe du royaume, et il conserva ce haut emploi jusqu'à sa mort. Le grand chroniqueur de Castille don Thomas Taraayo de Vargas se plut à proclamer, lors de l'apparition de son travail, sa supériorité incontestable sur tous ceux qui l'avaient précédé. Tout en retournant vers les sources primitives, il est le seul, en effet, au dix-septième siècle, qui ait soumis les textes à une critique sévère, et qui se soit défendu des exagérations trop communes aux historiens de la Péninsule à cette époque.
Brandâo n'a pas eu l'initiative dans le vaste travail auquel il doit sa réputation , et il a été
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contraint d'adopter le titre choisi par son prédécesseur, auquel il se montre iniinirnent supérieur comme paléographe et comme historien. Ses deux ouvrages peu consultés en France sont intitulés ainsi : Terceira parte da MonarcMa Lusitana, que contém a historia de Portugal desdo conde D. Henrique até todo o reinado d'el rey D. Affonso Henriques , dedicada ao catholico rei D. Filippe, terceiro de Portugal e quarto de Castilla; impressa em Lisboa, no mosteiro deS.-Bernardo,por Pedro Craesbeeck, 1632, in-fol.; réimp. en 1690, in-fol., bien que le savant Barbosa Machado ait ignoré l'existence de cette édition, et en 1806, 2 t. in-8", par ordre de l'Académie des sciences de Lisbonne;
— Quarta parte da MonarcMa Lusitana, desdo tempo d'el rey D. Sancho I até todo o reinado d'el rey D. Affonso III ^ dedicada ao catholico rey D. Filippe, terceiro de Portugal e quarto de Castilla. Impressa em Lisboa, no mosteiro de S.-Bernardo, por Pedro Craesbeeck, 1632, in-fol. Cette quatrième partie a été réimprimée pour la seconde fois avec des augmentations, par Jozé Pereira Bayâo, Lisboa- Oriental, officina Ferreriana, 1725, in-fol.
Ferdinajnd Denis.
Barbosa Macliado, Bibliotheca Lusitana. — Catalogi dos autores, dans le grand dictionnaire public par l'Académie des sciences de Lisbonne. — Memorias da Academia real das sciencias de Lisboa. — César de Kiganière, Bibliografla historica Portugueza ; Lisboa, 1830. in-S".
BRANDAO (François) , historien portugais, neveu d'Antoine, moine de l'ordre de Cîteaux , né à Alcobaça en 1601, mort à Lisbonne er- 1683. On a de lui : la 5^ et 6* de la Monarquic Lusitana /Lisbonne, 1650 et 1672, 2 vol. in-fol.
— Discours gratulatoire sur l'établissement de Jean IV sur le trône de Portugal ; ibid.i 1641, in-4''.
George Gardoso , Éloge de Brandao dans l'Agiologit Lusitano. — Antonio, Bibliotheca Hispana.
BRANDAO ou BRANDAM (D. Hilarion)
théologien portugais, natif de Coïmbre, mort Lisbonne le 22 août 1785. On a de lui plusieirtii ouvrages de dévotion, dont le principal est : VOt de 4??i«ac?o ; Lisbonne, 1579, in-4°.
Mémoires de Portugal. — Moréri, Dict. hist. BRANDAO ou BRANDAM (Zoî«s), théologiei'|
ascétique portugais, de l'ordre des Jésuites, nati de Lisbonne, mort le 3 mai 1663. On a de hiJ en portugais : Méditations sur l'histoire évan gélique pour tous les jours de l'année; Lis bonne, 1679 et 1683, in-4°.
Mémoires de Portugal. — Moréri, Dict. hist.
BRANDEBOURG, illustre maison allemandci dont les membres apparaissent pour la premier fois dans l'histoire sous le règne de Henri I'^'', qi chargea lés comtes de Brandebourg de protège les frontières de Saxe: ce furent les premiers mai graves (comes ou prœfectus limitis, corne marCcV, marchio, markgraf) de l'AlIcmagn septentrionale. En 1135, l'empereur Lothaii donna en fief à Albert l'Ours le Margraviî