‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 76 sur 276 · BRAUN — BRAVAIS · texte numérisé non relu

BRAUN — BRAVAIS

glise. Il fonda les Annales de la philosophie et de

la théologie catholique {Zeitschrift fur Philosophie uncl Kath. Théologie ). Puis il alla à Rome en 1837, en vue surtout d'amener une conciliation au sujet des doctrines hermésien-

nes. Revenu à Bonn en 1839, il y fit des cours de droit ecclésiastique. Défenseur zélé des idées de son maître Hermès, il fut suspendu, pour ce motif, de ses fonctions de professeur. Il siégea à l'assemblée nationale allemande de 1848, et en 1850 il fut membre de la première chambre prussienne. Ses principaux ouvrages sont : une édition des Œuvres de saint Justin, martyr; Bonn, 1830; — Bibliotheca regularum fidei; Bonn, 1844; — Lehren des sogenannten Hermesianismus ueber das Verhaeltniss der Vernunft zur Offenharung (les Doctrines d'Hermès sur la raison considérée au. point de vue de la révélation ) ; Bonn , 1835; — Metelemata theologica; Bonn, 1837; — Acta Eomana; Hanovre, 1837; — Biographische Mittheilungen ueber Clément Auguste von Drost^ Hûlshof (Détails biographiques sur Clément -Auguste de Droste-Hiilshoff ) ; Cologne, 1833; — Von den Pflichten des Geistlichen in Hinsicht auf Lehreund Beispiel (des Devoirs de l'ecclésiastique au point de vue de la doctiine et de l'exemple) ; Bonn, 1833; — Deutschland und die Nationalversammlung (l'Allemagne et l'Assemblée nationale); Aix-la-Chapelle, 1849.

Conversations-Lexicon.

1 BRAiTN ( A lexandre-Gharles-Hermann ) , homme d'État allemand, né le 10 mai 1807. A dix-sept ans il se rendit à Leipzig, et y étudia la jurisprudence. A son retour dans la maison paternelle, il pratiqua le droit, sous les auspices de son père. En 1839, il siégea pour la première fois dans la seconde chambre des états saxons, et s'y plaça à la tête de l'opposition modérée. C'est ainsi qu'il contribua à faire rejeter un projet de procédure criminelle qui n'avait pas pour bases la publicité et le débat oral. Son mandat législatif n'ayant été renouvelé qu'en 1845, il profita de cet intervalle pour visiter la France, l'Angleterre, la Hollande, et étudier les institutions judiciaires de cette contrée. En 184511 fut nommé par le roi président de la seconde chambre. Cette fois encore , il se fit remarquer à la tête de la jeune gauche. Il devint ministre de la justice et président du conseil en 1848. L'histoire de son ministère est celle de la Saxe à cette époque. Il y mérita les suffrages du pays. Cependant il dut se retirer, le 24 février 1849, devant l'influence croissante des radicaux. 11 se prononça ensuite pour la reconnaissance de la nouvelle constitution de l'Empire , et siégea dans la diète de 1849-1850.

Conversations' Lexicon.

BRAVNitJS. Voy. Brown et Browne.

BKAVWEa , BROCWER, BRAWER OU

BRACR {Adrien), peintre hollandais, né en 1 608 à Harlem selon les uns , à Oudenarde selon les

autres; mort à Anvers en 1640. 11 était d'une famille pauvre , qui ne lui donna aucune éducation; mais la nature l'avait fait peintre, et dès son jeune âge il reproduisait sur la toile des fleurs, des oiseaux, que sa mère vendait aux femmes de la campagne. Sous la direction de François Hais, Brauwer ne tarda pas à produire des tableaux admirables; mais le maître était rapace , il tirait bon parti des ouvrages de son élève; et Brauwer, de son côté, était volontaire, paresseux , aimant l'indépendance. Ce fut pour lui la source de toutes sortes de mauvais traitements de la part de Hais, qui, pour le forcer au travail et l'empêcher de vendre clandestinement ses compositions pour alimenter ses mauvais penchants , finit par l'enfermer dans un grenier, où il le privait de nourriture jusqu'à ce que la tâche qu'il lui avait donnée fût achevée. Brauwer, étant parvenu à s'échapper de cette prison, s'enfuit à Amsterdam, oii ses talents ne tardèrent pas à être connus. Un amateur lui ayant donné cenl ducatons d'un de ses tableaux , il ne reprit ses pinceaux que lorsqu'il eut tout dissipé dans les mauvais lieux ; ce qu'il fit toute sa vie. Vainement Rubens voulut-il le ramener à des sentiments d'honneur en l'attirant chez lui, en lui donnant sa propre table , en le logeant , l'habillant; il n'y put parvenir. Brauwer quitta son bienfaiteur pour aller finir ses jours à l'iiôpital d'Anvers. Dès que Rubens fut instruit de la fin malheureuse de l'homme dont il avait tant admire le talent, il fit exhumer son corps de la fosse de^ pauvi-es, pour lui faire des obsèques honorables dans l'église des Carmes.

Brauwer a traité de préférence les scènes dt cabaret, de corps-de-garde, défilons jouant au> cartes et se querellant. Continuellement dans de; lieux de débauche, doué par la nature d'un génit essentiellement observateur , il peignit avec unt énergie et une vérité prodigieuses l'homme du peuple dans son dernier degré d'abjection. Dans ses scènes de village, dans ses noces champêtres, il est resté au-dessous de Téniers , qu'il égale sous tant d'autres rapports et avec lequel on l'e si souvent confondu. Plus rares que ceux de Téniers , les tableaux de Brauwer , lorsqu'ils soni d'une authenticité reconnue , sont plus recher chés. Le marchand de tableaux Lebrun dit avoii , vu souvent s'élever à 3,000 et 3,600 francs des ouvrages de ce dei'nier, composés seulement d( , trois à quatre figures. On a gravé beaucoup d'à près Brauwer ; lui-même a reproduit à l'eau forte plusieurs grotesques de sa composition [Eue. d. g. du m.] nescamps, Fies des Peintres flamands.

* BRAVAIS (Auguste), astronome et marir français, néàAnnonay en 1811. Lieutenant d( vaisseau , professeur d'astronomie à la facultf des sciences de Lyon, puis professeur de pliy sique à l'École polytechnique. On a de lui : Essai sur la disposition générale des feuillet rectisériées ; Clermont-Ferrand, 1839; — sw

a7T BRAVAIS

l'Équilibre des corps flottants, thèse de mécanique soutenue devant la faculté des sciences de Lyon le 5 octobre 1837; Paris, 1840; — Mémoires sur les courants ascendants de V atmosphère; Lyon, 1843; — de nombreux )iirmoires sur des matières analogues ou autres, dans plusieurs recueils scientifiques, et notamment dans les Annales de Physique et de Chitme ; dans le Recueil des savants étrangers de PAcadémie des sciences.

BRAYAis (L.-F.), frère du précédent, a publié : Analyse dhm brin d'herbe, ou Examen de l'efjlorescence des graminées, mémoire présenté au congrès scientifique du Mans; le Mans, 1840.

Quérard , suppl. à ia France littéraire. -^ Bibliographie de la France.

*BBAVARD-VEYRIÈBES(Pa'MZ),jurisCOnSulte français contemporain, professeur de droit commercial à Paris. Il a siégé dans les dernières assemblées politiques, où il s'est fait remarquer par son initiative dans les questions commerciales , notamment celles qui avaient trait aux concordats amiables, aux faillites, etc. On a de lui : Leçons sur l'Amortissement ; Paris, 1833 ; — Examen comparatif et critique du livre III du Code de commerce , et du nouveau projet de loi sur J,es faillites et banqueroutes, adopté par la Chambre des députés; Paris, 1836,in-8'' ;

— De l'étude et de l'enseignement du droit romain,et desrésultats qu'on peut en attendre; Paris, 1837, in-8° ; — Notions préliminaires à Vexplication du droit commercial maritime ; 1838, in-S" ; — Manuel de Droit commercial ; Paris, 1839, in-8'»; — Vicissitudes et solutions définitives de la question du latin dans les co?ico!«r5; Paris, 1840, in-8°.

Jiibliorjraphie de la France. — Moniteur universel.

— Quérard , suppl. à la France littéraire.

BRAVO {Barthélémy), poète, rhéteur et grammairien espagnol, de l'ordre des Jésuites, natif deMartin-Munos, vivait au commencement du dix-septième siècle. Ses principaux ouvrages &(inX: De conscribendis Epistolis ;^m:gç>?,, 1601, in-8° ; — Cbmmentaria linguse latines ; Grenade, 1606; le même ouvrage sous le titre de : De octo partium orationis Constructione ; 1640; — Dictionarium pluriinarum vocum , quœin Ciceronis scriptis desiderantur ; Pincia, 1627, in-4°, imprimé à Saragosse en 1597, et à Madrid en 161 l,in-8'', sous le titre de T^esa^ras verborum ac phrasium, etc., et à Valence en 1605, in-4°, sous le titre de Vocabularius . Bravo a encore laissé: DeArte rhetorica; — De Prosodia progymnasmata ; — Varia poemata.

Alegarabe, Bibliot. Script. Soc. Jesu. — Antonio , Biblioth. Hispana nova.

* BRAVO (Giacomo ), peintre de l'école vénitienne, né à Trévise, vivait en 1638. Il peignit avec talent la figure et l'ornement, et fut le compagnon des travaux de Bartolommeo Orioli à Trévise. E. B— n.

Lanzi, Storia pittorica.

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