‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 77 sur 276 · BRAVO · texte numérisé non relu

BRAVO

BRAVO (Jean), traducteur et historien espagnol, natif de Ciudad-Real, vivait dans le commencement du seizième siècle. Tl fut précepteur des enfants de l'impératrice Elisabeth. On a de lui une traduction en prose castillane du poëme latin d'Alvare Gomez, sur la Toison d'or : El Vellocino dorado, y la Historia del orden del Toison, et un livre intitulé El summario de los reies catolicos de Fernando y dona Isabel, con la tomada de Grenada y otros pueblos , que valerosamente conquistaro«; Tolède, 1546,in-4°. Ce dernier écrit est un abrégé de l'ouvrage de Luc Marinei, intitulé Obra de las casas mémorables de Espatia; Alcala, 1533, in-fol.

Antonio, Biblioih. Hispana nova.

BRAVO (Jean), médecin espagnol, natif de Piedrahita dans la Castille, vivait dans la seconde moitié du seizième siècle. Il fut professeur de médecine à Salamanque. On a de lui : De hydrophobiœ natura, causis ac medela; Salamanque, 1571, in-S"; ibid., 1576, 1588, in-4°; — In Libros prognosticorum Hippocratis Comr mentaria; ibid., 1578, in-4°; ibid., 1583, in-8°; — De saporum et odorum differentiis, causis et affectionibïis ; ibid., 1583, in-8"; Venise, 1592, in-8"; — In Galeni librum de differentiis febrium Commentarius ; ibid,, 1585, 1596, in-4°; — De curandi Ratione per medicamenti purgantis exhibitionem ; ibid., 1588, in-8°; — De simplicium medicamentorum delectu; ibid, , 1592, in-S".

Biographie médicale. — Antonio , Biblioth. Hispana nova. — Ke.stner , Medicinisches Gelekrten-Lexicon.

BRAVO (Nicolas), théologien et poète espagnol, natif de Valladolid, mort en 1648. Il fut abbé d'OJiva , de l'ordre de Cîteaux , dans la Navarre. On a de lui : une Vie de saint Benoit, poëme ; — des ouvj-ages théologiques.

Antonio, Biblioth. Hispanu nova. — De Visch, Biblioth. Scriptorum ordinis Cisterciensis.

* BRAVO ( Nicolas ), général mexicain , qui a joué un des principaux rôles dans la révolution du Mexique , naquit vers 1780. Dès le début de l'insurrection contre les Espagnols, Bravo s'attacha au parti de l'indépendance, auquel il resta fidèle jusqu'au jour du triomphe. Après la mort d'Hidalgo en 1812, il se rangea sous les drapaux de Morelos , et contribua puissamment au succès de la cause patriotique, par la victoire qu'il remporta sur le général espagnol Musiti-a. Lorsque plus tard, en 1821, Iturbide voulut faire avorter la révolution à son profit et essayer du souverain pouvoir, Bravo se joignit au général Guadeloupe-Vittoria pour combattre les projets ambitieux de l'usurpateur, et repoussa toutes les offres d'accommodement qui lui furent faites. Cette conduite lui valut la haine d'Iturbide, qui, plus fort que lui , le fit arrêter et emprisonner en même temps que Vittoria. Bravo ne recouvra la liberté que pour courir de nouveau aux armes, et assurer la chute de cet empereur d'un jour.

Le gouvernement provisoire qui fut établi, eu

BRAVO — BRAWE

1823, après le renversement d'Iturbide fut confié aux soins des généraux Bravo , Vittoria et Negrette. De grandes discussions s'élevèrent alors sur le choix de la nouvelle constitution; Bravo devint le chef d'un parti qui soutenait la nécessité d'un système central à l'instar de celui de la Colombie, tandis que le parti opposé demandait «ne organisation semblable à celle des États- Unis. Ce fut ce dernier qui l'emporta , et dès ce moment Bravo fut considéré comme le chef de l'opposition qui naquit avec le nouveau gouvernement; il n'en fut pas moins nommé vice-président, par suite des élections qui eurent lieu après que la constitution eut été jurée solennellement dans la capitale, le 2 février 1824. Vittoria obtint la présidence. C'est de cette époque qu'il faut dater la formation de deux partis qui faillirent vingt fois en venir aux mains, jusqu'au moment où leur rivalité éclata par de nouvelles révolutions. L'un, celui des Yorkinos, se ralliait au gouvernement, et l'autre , celui des Écossais, comptait dans son sein les personnages les plus influents de cette opposition dont Bravo était le chef, et dont les principes se rapprochaient de la monarchie constitutionnelle. Bravo était investi d'une force imposante, par son double titre de vice-président de la république et de grandmaître de la loge écossaise ; car il est bon de savoir que ces dénominations de Yorkinos et d'Écossais provenaient de différents rites maçonniques que chaque parti avait adoptés. Le 23 décembre 1827, au moment de l'ouverture du congrès, un lieutenant-colonel nommé Manuel Montano leva l'étendard de la révolte à Otumba, et fut rejoint bientôt par plusieurs officiers venus de Mexico. Bravo lui-même ne tarda pas à dései'ter son poste , pour aller se mettre à la tête des insurgés , avec lesquels il se retira derrière les fortifications de Tulancingo, à vingt-cinq lieues de la capitale. Le but des mécontents était de renouveler l'administration par des membres du parti écossais, et d'éloigner les Yorkinos, ainsi que le ministre plénipotentiaire des États-Unis, M. Poinsett, qui passait pour leur protecteur et leur chef.

Le président Vittoria envoya le général Guerreiro pour les combattre. La résistance ne fut pas longue; Bravo et Barragan, ex-gouverneur de la Véra-Cruz , faits prisonniers avec vingt-cinq autres officiers, furent conduits à Mexico, oubfiés pendant cinq mois dans les prisons , puis enfin jugés et condamnés à six ans de bannissement sur les côtes de Guatemala , avec un traitement de demi-solde. La modération de cette peine fut due au souvenir des services que Bravo avait rendus à la cause de l'indépendance. Mais les nombreuses commotions qui depuis cette époque changèrent tant de fois la face politique du Mexique, ne lui laissèrent pas même le temps d'achever son exil. A peine la défaite du parti écossais eut-elle laissé le champ libre à celui des Yorkinos, que ces derniers se partagèrent en

deux fractions, dont les chefs étaient Guerreiro, sur lequel s'appuyait le gouvernement , et Cornez Pedrazza, dont les principes sympathisaient avec ceux de Bravo. Cette fois la nation se déclara pour l'ancienne adminish-ation , et le pouvoir échut à Guerreiro, en partage avec les généraux Santa-Anna et Bustamente. Regardant sa cause comme perdue, Pedrazza s'embarqua pour le continent; mais pendant son absence, à la fin de 1829, un mouvement éclata qui renversa le gouvernement de Guerreiro , et éleva à la présidence, au défaut de Pedrazza , le général Bustamente. C'est alors que Bravo fut rappelé ; mais depuis cette époque il n'eut aucune part à l'administration du pays : on sait seulement qu'en 1830 il prit sa revanche contre Guerreiro, qui avait essayé de rallumer la guerre dans les provinces du sud. Bravo fut envoyé pour disperser les rebelles , et Guerreiro , pris les armes à la main, fut fusillé le 14 février 1831. A la fin de 1833, Bravo était encore une fois à la tête d'une petite armée insurgée contre le gouvernement, et l'année suivante il fut battu par le général Vittoria. Depuis lors, il a disparu de la scène politique , et il vit , dit-on , retiré dans une petite ville des États-Unis. [Enc. d. g. du m., avec add.]

Dictionnaire de la Conversation.

BRAVO-CHAMizo {Jean), médecin portugais, natif deSerpa, mort en 1615. Il fut successivement professeur d'anatomie et de médecine pratique à l'université de Coïmbre. On a de lui : De medendis corporis malis per manualem operationem; Coimbre, 1605, in-4°; — De capitis vulneribus liber; 1610, in-fol.

Biographie médicale. — Antonio , Biblioth. Hispana nova. — Van der Lindcn, De Scriptoribus medicis. — Kestner, Medicinisches Gelehrten-Lexicon.

BRAVO DE SOBRAMOIVTE-RAMIRES (Gaspard), médecin espagnol, natif d'Aquilar del Campo , vivait dans la première moitié du dixseptième siècle. Il fut professeur de médecine et de chirurgie à l'université de Valladolid , et médecin des rois Phihppe IV et Charles H. On a de lui : Resolutionum medicarum circa universam totius philosophie doctrinam, tomus primus; Valladolid, 1649, in-fol.; Lyon, 1654- 1662, in-fol.; — Consultationes medicœ et tirocinium practicum; Cologne, 1671, in-4"; — Operum medicinalium tomus tei'tius ; Lyon, 1674, in-fol. On a réimprimé ces trois ouvrages sous le titre de : Resolutiones et consultationes medicœ; Cologne, 1674, 3 vol. in-4°.

Biographie médicale.— Antonio, Bibliotheca Hispana nova.

BRAVO-MURILLO. Voy. MuRILLO.

BRAWE ( Joachim-Guillaume de ), poète dramatique allemand , né à Weissenfels le 4 février 1738, mort à Dresde le 7 avril 1758. Il annonça de bonne heure d'heureuses dispositions pour la poésie. Encouragé par les conseils de Lessing ; et de Weiss, dont il avait gagné l'amitié, il entra dans la carrière dramatique. Une mort pré- { maturée fit évanouir les espérances que don-

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naient les brillants essais du jeune poëte. On a de lui : Der Freigeist (l'Esprit fort), et Brutus, deux tragédies que Lessing a éditées après la mort de l'auteur.

Sclimldt, Viograph. der Dichter, part. I, p. 132. — Krsch et Gruber, Allgem. Encyclopœdie.

BRAWER. Voy. BrAUWER.

BRAT (François-Gabriel de), diplomate et écrivain français,né à Rouen en i765,mort en septembre 1832. Reçu fort jeune chevalier de Malte, il fit partie d'une expédition contre Alger. Après avoir fait sa résidence à Malte, il entra dans la carrière diplomatique sous le ministère du comte de Montmorin, et fut bientôt après envoyé auprès de la légation française à Ratisbonne. Alors la révolution arriva. Sur la recommandation du ministre de Prusse, comte de Gœrz, le comte de Rechberg, gendre de ce dernier, et ministre de l'électeur de Bavière, le chargea de plusieurs missions diplomatiques. Peu de temps après, de Bray fut adjoint, comme conseiller, à la légation bavaroise près la diète; puis il devint ministre à Berlin , et passa en 1808 , dans la même qualité, à Saint-Pétersbourg, avec des pouvoirs extraordinaires. Il fut successivement nommé conseiller intime en service extraordinaire et conseiller intime en service ordinaire; en 1817 conseUler d'État, et en 1819 membre de la première chambre des éiAts{Reichsrath), comme propriétaire des terres de Schambach, Tirsching, etc. En 1820, il vint représenter la Bavière à Paris; il y demeura jusqu'en 1827, où il passa à Vienne. En 1831, le comte'de Bray se démit de ses hautes foactionsrpour retourner enBavière,où il mourut.

Comme chevalier de l'ordre de Malte, il avait assisté au congrès de Rastadt, chargé des intérêts de cet ordre, et avait ensuite accompagné à Saint-Pétersbourg le bailli de Flachstanden. En 1807 il publia, d'abord à Berlin, la relation du voyage qu'il fit en 1801 avec Montgelas et Zentner à Salzbourg, que la Bavière venait de reconquérir, et aux salines de Hallein et de Berchtolsgaden {Voyage aux salines de Salzbourg et de Reichenhqll , et dans une partie du Tyrol; Berlin, 2* édition; Paris, 1808). A Berlin il épousa la fille du baron de Lœwenstern , jeune Livonienne pleine de mérite. Pendant son ambassade en Russie , il sut gagner toute la confiance de l'empereur, et termina toutes ses négociations à l'entière satisfaction de son souverain, qui, à cette époque-là , l'éleva au rang de comte. Son zèle pour les recherches scientifiques et statistiques , et en général pour tout ce qui avait rapport aux arts , le mit en rapports d'amitié avec les hommes les plus érudits de Riga, de Dorpat et de Saint-Pétersbourg. Son Essai critique sur l'histoire de la Livonie, suivi d'un tableau de Vétat actuel de cette province (Dorpat, 1817,3 vol. in-12), fut le fruit de ces études. Les recherches qu'il a faites sur le genre de plantes auquel on a donné depuis le nom de Braya, ainsi que son voyage à Salzbourg, sont des

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