‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 81 sur 276 · BRAZIER — BRÉARD 28G · texte numérisé non relu

BRAZIER — BRÉARD 28G

*BRÉA (...), général français, né à Menton, ville aujourd'hui sarde, mort le 25 juin 1848. Après une carrière honorablement remplie , il fut lâchement assassiné près de la barrière de Fontainebleau, pendant qu'il se trouvait, en qualité de parlementaire, auprès d'une troupe d'insurgés qu'il avait reçu l'ordre de combattre. Ses funérailles eurent lieu à Nantes , et la ville de Menton a voté la pose d'une pierre commémorative sur le fronton de la porte de la maison où naquit le général, avec cette inscription : A la mémoire du général Bréa, mort au service de sa patrie, et pour l'ordre.

Moniteur universel, 1848.

BRÉARD {Etienne), poëte français, né au Mans en 1680 , mort le 24 avril 1749. N'ayant pu montrer un titre de 50 livres de rente , il ne put entrer dans l'état ecclésiastique , et se vit condamné à prendre la profession de son père, fabricant d'étamines. Mais la nature l'avait fait poëte; il étudia les auteurs anciens, cultiva la poésie latine, et traduisit divers ouvrages en vers latins. Toutes ces traductions sont perdues. Quelques fragments seulement de celle du poëme de la Religion, par Louis Racine, ont été imprimés.

p. Renouard, Essais historiques et littéraires sur le Maine ,- le Mans, 1811, 2 vol. in-12. — Barthélémy Hauréau, Histoire littéraire du Maine.

BRÉARD {Jean- Jacques), conventionnel français, né à Marennes en 1760, mort en janvier 1840. Il était vice-président du département de la Charente-Inférieure, lorsqu'il fut élu député de ce département à l'assemblée législative. Envoyé, l'année suivante, à la convention nationale, il y vota la mort de Louis XVI , sans appel et sans sursis; fut élu secrétaire le 24 janvier , président le 8 février; puis membre du comité de sûreté générale le 25 mars; enfin du premier comité de salut public le 4 avril. Il dénonça, le 16 mai, les commissaires envoyés à Saint-Domingue, Polverel et Santhonax , et les fit décréter d'accusation le 16 juillet suivant. II présida de nouveau la convention le 4 août , fit, le 7 du même mois, décréter d'accusation tous les étrangers suspects, et fut envoyé, le 25, à Brest, pour y organiser l'escadre de réserve. Il appuya, le 15 avril 1794, le décret proposé par Saint-.Just, décret dont le but était l'expulsion de tous les nobles de Paris. Cependant il prit une part active aux événements du 9 thermidor, et entra, le lendemain, au comité de salut public. Dès lors il parut avoir changé complètement de principes, et vouloir faire oublier la part qu'il avait eue aux mesures dont la Montagne avait piis l'initiative. C'est ainsi qu'il fit décréter la liberté de Polverel et de Santhonax , dont il avait été lui-même l'accusateur, et qu'il se montra l'un des plus violents persécuteurs de Maignet , au sujet de l'incendie de Bédouin. Il fut élu de nouveau , le 4 janvier, membre du comité de salut public , et appuya , le 4 mars , la proposition d'une fête annuelle en

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