‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 86 sur 276 · BREDERODE · texte numérisé non relu

BREDERODE

titeur de son frère et chasser de Hollande le duc de Bourgogne. Transféré enfin à Rupelmonde par ordre du duc, U y fut jugé et acquitté par un tribunal composé de chevaliers de la Toison d'or. Il mourut à Harlem, après un repas qui incommoda tellement les conwes que des soupçons de poison s'élevèrent.

Paul Voel, Origines , progrès et gestes mémorables des seigneurs de Brederode.

BREDERODE {François de), chef de parti d'origine hollandaise, né en 1466, mort en 1490. Les Hœksen, qui troublèrent la HoUande, le reconnurent pour leur chef. A la tête d'une flotte de quarante-huit vaisseaux, montée par deux mille Hollandais et Flamands, U fit en 1488 la chasse aux navires marchands de la côte de Hollande. Bientôt il accomplit avec un singulier bonheur un acte des plus audacieux, en s'emparant, une nuit d'hiver,*5:avec huit cent cinquante hommes, de la ville de ^Rotterdam, qu'il fût bientôt obligé de rendre au stathouder comte d'Egmont, venu pour l'assiéger au nom de Maximihen, comte de Hollande et roi des Romains. Egmont fit décapiter ceux des Hœksen qui étaient .xlevenus ses prisonniers. Parmi eux se trouvait un bâtard de Brederode. Ce dernier, qui avait eu le temps de se retirer, assaiUit, mais"^en vain, à la tête de trentehuit vaisseaux, la ville de Gorée, d'où il gagna Schouwen. Une action décisive eut enfin lieu dans le détroit de Brouwers-Haven , entre le stathouder et les'.Hœksen. Leur flotte fut battue. Deux fois blessé, Brederode fut pris, conduit à Dordrecht, et jeté dans la tour de Puttok, où il

mourut. „ ,, ,

Ersch et Gruber, Allgemeine Encyclopsedie. - P.lVoel,

Origines,progrés et gestes memorablesides seigneurs de

Brederode. t i j e

BREDERODE {Henri, comte de), mort le 15 février 1568. En 1565, il se prononça contre le parti espagnol, et, le premier, il signa le traité d'association dit le compromis de Bréda. En 1566, il présenta à la duchesse de Parme la requête qui amena l'insurrection, et , par suite, la république des Provinces-Unies. 11 mourut dans l'exil auquel l'avait condamné le duc d'Albe.

Voel, Origines, progrès, etc. „ . . .

BREDERODE {Pieire-Comeille) ,]unsconsulte hollandais, natif de la Haye, vivait à la fin du seizième siècle. Il fut longtemps ambassadeur des Provinces-Unies auprès des princes d'Allemagne. On a de lui : Novum spécimen de verborum significatione et de sententiis ac regulis juris ; Arras, 1588 ; — Tractatus de Appellationibus ; Francfort-sur-le-Mein, 1592; — Repertorium sententiarum et regularum, itemque definitionum, dictionumque omnium ex universo juris corpore collectarum ; Lyon, 1607, infol.; Francfort, 1664, in-4°; — Analysis IV librorum Institutionum imper lalium ; Strasbourg, 1634, in-8°; - Thésaurus dicttonumet sententiarum ac regularum juns ci-

OTfo;Lyon, 1685.

ADJré, Bibliotli. Belgica. - Sweert, Atlienx Belgtcx. .- Hendreich, Pandectœ Brandenburgicx.

— BREDOW 29

BREDERODE (Rhcinhard de), annalisi hollandais, de la même famille que le précédeni vivait dans la première moitié du dix-septièni siècle. On a de lui : Journal de l'ambassade e Moscovie, rédigé dans les années 1615 et 1616 la Haye, 1619, in^".

Biographie Néerlandaise.

BREDOW (Joachim-Léopold de), génér; piTissien, né en 1699, mort à Dresde le 12 jui let 1759. n se distingua dans la guerre de se| ans, pendant les campagnes de Silésie et de Bi hême. Aucun général ne sut mieux que 1 maintenir la disciphne militaire.

Archneholz, Histoire de la guerre de sept ans.

BREDOW (Gabriel-Godefroy), historien a lemand, né à Berlin en 1773, mort en septemb 1814. Destiné au ministère évangélique, il fit si premières études au gymnase de Joachimsthc De là il passa au séminaire philosophique ( Halle, qui était alors placé sous la direction ( célèbre F.-A. Wolf ; et cette circonstance le d cida à quitter l'étude de la théologie pour consacrer entièrement aux sciences philolo^. ques. En 1794 il devint membre de l'école no maie de Berlin, dirigée par Gedike; et en 179 sur l'invitation de] son ami J.-H. Voss, recte du collège d'Eutin (Oldenbourg), il y alla part ger avec lui l'enseignement delà première clas de cette institution. A Eutin, Bredow étudia 1 poètes grecs et latins, se livra à de profondes r cherches sur l'astronomie et la géographie d anciens, recherches qui devinrent bientôt & occupation favorite, et qui lui fournirent les noi breux éclaircissements sur la chronologie d ; peuples anciens qu'on trouve dans ses écri! Déjà en 1799 il publia son Manuel d'Histoi ancienne (5^ édition, Altona, 1825), qu'il suivi-e de ses Recherches sur divers points . l'Histoire de la géographie et de la chron logie anciennes. Lorsque Voss quitta Euti Bredow lui succéda dans le rectorat du ce lége, et en 1804 il devint professeur d'hi toire à l'université de Hehnstedt. Là une pi grande sphère d'activité s'ouvrit pour lui : comprit la situation où se trouvaient l'Aflemag ^ et l'Europe entière, et il commença à la retra( avec franchise dans un ouvrage intitulé Chr nique du quatorzième siècle. V Annuaire i M. Lesur est une imitation de cette publicati périodique allemande. Le patriotisme de Bre(1( et son amour de la vérité furent mal interpréb et* dès l'apparition du second volume on 1 suscita tant d'embarras qu'il s'arrêta au qi; [ trième; les volumes suivants, jusqu'à l'anrij 1831, ont été donnés par M. Venturini. Revej à ses recherches sur l'antiquité, Bredow for) t le plan de faire un exposé historique et progr. [ sif de tous les systèmes géographiques, dep' Homère jusqu'au moyen âge. Comme, pc l'exécuter, il lui faUait avant tout faire une ré j sion critique du texte des petits géographes gre il vint en février 1807 à Paris, où il recuei

beaucoup de matériaux pour ce travail préparatoire. De retour à Helmstedt, son extrême franchise et le zèle avec lequel il excita le patriotisme de la jeunesse lui attirèrent des désagréments et même des poursuites judiciaires. Par ces motifs, il n'hésita pas à accepter, en 1809, la chaire que lui offrit l'université de Francfort-sur-l'Oder; et lorsqu'en 1811 cet établissement fut transféré à Breslau , il l'y suivit. Dans cette dernière ville il fut atteint d'une maladie incurable, et mourut, après de grandes souffrances, en 1814. C'est vers cette époque que parurent ses Epistolse Parisienses, et sa Biographie de Charlemagne (Altona, 1814, in-8»). [Enc. des g. du m.]

Ersch et Gruber, Allgem. Ëncyclopœdie. — Kunlsch, I Bredow's Leben u. Schriften,- Breslau, 1816, in-8°.

^BREDSDORFF (Jacob Hometnann), philologue et naturaliste danois , né en Seeland le 8 mars 1790, mort le 16 juin 1841. U étudia la philosophie et les sciences naturelles, prit ses grades ; universitaires , et obtint en 1817 la médaUle de i l'université de Copenhague pour une question ' ie minéralogie. Subventionné par l'État, il visita ' [1818-1819) l'Allemagne, la Suisse, l'Italie et la ' France ; fut un membre des plus actifs des socié- • 'es pour la propagation de la physique et ■■ (wur Y économie rurale; et dès 1828 il professa \ la botanique et la minéralogie à l'Académie de I Soroe. Il assista comme député de Danemark, ; avec Versted et Forchhammer, à l'assemblée des ' aaturalistes à Berlin en 1828. Il s'occupa aussi f beaucoup de recherches linguistiques ; mais il reniit surtout des services à la science par ses trai laux sur la géognosie et la minéralogie des contrées [ iiverses du Danemark. Parmi ses écrits, dont la r îlupart furent disséminés dans la presse périolique, on remarque : Om Runescriftens Oprini ielse ( Du vieux alphabet des Scandinaves ) ; Cobenh., 1822; — Beggudelsgrunde of Geogno- Hien (Éléments de Géognosie ) ; ibid., 1827; — fHaandbog ver botaniske Excursiones; ibid., H834-1835; — TJdsigt over Biergsystemerni \Europa (Aperçu des systèmes de montagnes eu- [■opéennes), mémoire couronné par la Société |le géographie à Paris, 1825; — Notices rela- ^'■ives à l'Histoire de la Minéralogie en Da- ''lemark (dans le Messager français du Nord, M 825), etc. P. L. M.

\ Ersiew, For/atter-Lexicon.

! BREENBERG (jBar^fto^me) , peintre et grafc/eur hollandais, né à Utrechtvers 1614, mort en I 660. Il étudia les ruines et les sites des envil'ons de Rome, et peignit surtout avec beaucoup 1 l'art et de vérité les paysages et les animaux. f^es compositions de cet artiste sont nobles, sa touche est finie. Ses petits ouvrages sont plus fstimés que les grands. Il gravait ses propres i^lessins à l'eau-forte.

Descamps, ries des Peintres flamands et hollandais. l BREEREWOOD. FOJ/. BrEREWOOD.

! * BRÉGÉ ( François-Xavier ), jurisconsulte et f'ttérateur lorrain, né au château de Pierre-Fort,

BREDOW - BREGHOT-DU-LUT 298

près de Pont-à-Mousson, le 8 novembre 1694, mort à Nancy le 31 octobre 1736. U fut destiné au barreau, et y parut avec éclat dès l'âge de vingt ans. Il fut le-.premier créateur en Lorraine des conférences des avocats, si utiles pour former les jeunes adeptes de Thémis. Faisant marcher de front l'étude des lois avec la culture des lettres et de la poésie, il obtint le titre de garde des livres de François m, duc de Lorraine; mais, loin d'arriver àlafortune, il vécut et mourut pauvre : c'est le seul signe auquel on peut reconnaître xm favori des Muses, car ses vers sont audessous du médiocre. On les trouve en grande partie dans un recueil anonyme qu'il publ^ sous le titre vague d'Amusements, Nancy, 1733, in-12, et qui se compose de morceaux de prose et de pièces de vers. Parmi les premiers, on trouve une nouvelle historique, intitulée Guerre du duc Antoine contre les Rustauds, relation assez infidèle, en stylelâche et sans couleur, de cette courte campagne qui coûta la vie à plus de vingt mille paysans Té\oltés(i).Vne Idylle sur l'absence de Son Altesse Royale, 1736, in-4'', et une Cantate sur le mariage de S. A. R. avec l'archiduchesse Marie-Thérèse, 1736, in-4Vq«i paraient ensuite, sont de froides amplifications versifiées. Les ouvrages de droit de Brégé ont mérité plus d'estime. Sa Dissertation sur le titre X des coutumes générales du duché de Lorraine, Nancy, Cusson, 1725, in-12, obtint les suffrages du barreau et d'un magistrat distingué (Bourcier de Montanna), qui considérait cet ouvrage comme « solide et instructif. » — Le traité du Retrait féodal et du Retrait lignager, Nancy, 1736, 2 vol. pet. in-4°, où une matière importante! et très-épineuse, qui avait divisé d'habiles jurisconsultes, se trouvait traitée avec ordre, netteté et précision, ne fut pas accueilli moins favorablement. Brégé ne put mettre la dernière main à d'autres ouvrages qu'il avait sur le chantier, et notamment à un Commentaire sur la loi de Beaumont, célèbre charte du treizième siècle, octroyée par l'archevêque de Reims à la ville de Beaumont, et qui a été étendue depuis à beaucoup d'autres (2). Une mort prématurée vint interrompre ces utiles travaux, et l'enleva au petit nombre d'amis que la mauvaise fortune lui avait laissés.

J. Lamoureux.

Chevrier, Mémoires des hommes illustres de Lorraine, t. 11.— Bibliothèque lorraine de dom Calmet.

* BREGHOT-DC-LVT { Charles ) , magistrat et littérateur français, né à Montluel ^Aiu^ en

(1) Cette relation n'est pas une traduction du p ëme de Pilladius sur le même sujet (Rusticiados libri «ex,- Metz, 1548, in-S"), ainsi que l'a cru le savant M. Begin, auteur de la Biographie de la Moselle.

(2) Une note inédite de M. Augustin Thierry, que j'ai sous les yeux, nous fait connaitre que la seule copie de la loi de Beaumont qu'on puisse considérer comme authentique se trouve au trésor des chartes (carton 207, pièce 1 ). Elle est en langue latine. Il en existe plusieurs traductions françaises , de dates plus ou moins ancieaaes, dans les manuscrits de l? bibliothèque impériale,.

1784, et nommé, en 1815, procureur du roi à Lyon, a su concilier l'étude des lettres avec les devoirs de la magistrature. On lui doit, entre autres ouvrages, une Notice bibliographique sur les éditions et sur les traductions françaises des œuvres de Cicéron, avec M. Péricaud, insérée dans le tome F' du Cicéron de M. Le Clerc; — ^3D. Essai sur Martial, ou Imitation de ce poëte, etc., l'an de Rome 2569, 1816, in-8° ; — Mélanges sur Lyon, dans les Archives historiques et statistiques du Rhône; — Lettres Lyonnaises, dans le même recueil, 1826, m-8° ; — Compte rendu des travaux de l'Académie de Lyon, etc., 1826, in-8°.

le Bas , Dict. encyclop. de la France. — Quérard, la France littéraire.

*BREGNO (Antonio), architecte et sculpteur, que l'on croit originaire de Côme,mais qui passa toute sa vie à Venise, où il travailla pendant la seconde moitié du quinzième siècle. On lui doit l'immense mausolée du doge Niccolô Trono, placé dans l'église de Santa-Maria de' Fratl, monument orné de dix-neuf statues co« lossales et de plusieurs bas-reliefs. Ces statues sont d'un beau style et pleines de mouvement; les draperies sont vraies, et dessinent bien les formes ; mais les tètes demanderaient plus de fini et d'expression. En face , dans la même église, est le tombeau du doge Francesco Foscari, ouvrage d'Antonio et de Paolo, son frère. Comme . architecte , Antonio est l'auteur de la grande façade intérieure du palais des doges, commencée en 1485 et terminée en 1500; Sansovino lui atti'ibue aussi le fameux escalier des géants. E. B— w.

Cicognara, Storia délia Scoltura. — Sansovino, Fenezia descritta. — Quadri, Otto Giorni in Venezia.

BR£GNO [Paolo), architecte vénitien , vivait dans la seconde moitié du quinzième siècle. On croit qu'il fut frère d'Antonio Bregno , en compagnie duquel il exécuta, pour Santa-Maria de' Fratl, le tombeau du doge Francesco Foscari.

Cicognara , Storia délia Scoltura.

*BBEGNO (Lorenzo), sculpteur vénitien, vivait au commencement du seizième siècle. Il fut, selon toute apparence, fils et élève d'Antonio Bregno, dont il imita le style. En 1 503, il sculpta, pour l'église de Santa-Maria de' Frati , le monument de Benedetto Pesaro. Il fit, pour Saint-Jean et Paul, la statue de Dionisio Naldi da Brisighella, mort en 1510, et deux saintes placées sur le tombeau du doge Andréa Vendrarnini. E. B— n.

Cicognara , Storia délia Scoltura.

BRÉGUET {Abraham-Louis), célèbre mécanicien français, né à Neuchâtel le 10 janvier 1747, mort le 17 septembre 1823. Sa famille, origina'rc rie Picardie et professant la religion réformée, était sortie de France lors de la révocation de l'édit de Nantes. Le jeune Bréguet à dix ans perdit son père; et sa mère s'étant remariée avec un horloger, celui-ci le prit en apprentissage; mais le jeune Bréguet n'apprit d'abord

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