‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 96 sur 276 · BRENTIUS · texte numérisé non relu

BRENTIUS

mand, né à Manheim en 1810. Après avoir étudié le droit à Heidelberg, il suivit le barreau de Bruchsas, de Rastadt et de Manheim. Élu député de cette dernière ville en 1846, il ne se fit guère connaître comme homme politique qu'à partir de 1848, à l'occasion d'un discours violent qu'il prononça au mois d'août dans une séance de l'assemblée nationale allemande. Devenu chef des révolutionnaires de Bade par suite de l'échec de Hecker , il excita une agitation qui le rendit redoutable au gouvernement badois en 1848 et au commencement de 1849. Il ne piit cependant aucune part aux émeutes de 1848. En 1849, il se retira de la chambre avec les autres membres de la majorité du parti radical, et défendit Struve devant les assises de Fribourg. Les événements amenés par l'assemblée d'Offenbourg portèrent Brentano à la tête de la commission de gouvernement. Mais dès lors il se prononça contre les mesures violentes, ce qui amena entre lui et le parti de Struve UJi conflit presque sanglant (5 et 0 juin). Il conserva cependant jusqu'à la fin du régime révolutionnaire la direction du pouvoir; mais une proposition faite par Struve, le 28 juin, dans l'assemblée constituante, et considérée par Brentano comme un acte de méfiance, le porta à s'enfuir, dans la nuit, à Schaffhouse ; ce qui le fit déclarer traître par l'assemblée. Il répondit, par un manifeste accusateur, à l'adresse de son ancien parti. De la Suisse, Brentano vint en France, d'où il se rendit en Amérique. Il s'y occupe, dit-on, d'affaires, et publie un journal allemand.

Conversations-Lexicon.

BRENTEL (i^rédénc), peintre alsacien, né à Strasbourg en 1586, selon Michel; et en 1580,(selon Descamps. Il eut pour élève le fameux Guillaume Bawer. Les petits ouvrages en miniature et à gouache qu'il exécuta sont d'un fini extrêmement précieux. Son dessin est pur, son coloris agréable et brillant. Eu 1638, il peignit sur vélin, pour la galerie impériale de Vienne, une Prédication de saint Jean dans un bois, avec une ville en perspective. En 1647, Guillaume, marquis de Bade, lui commanda un Livre d'heures avec quarante miniatures, dans lesquelles Brentel a réduit en petit, et avec une entente admirable, les plus beaux tableaux de Rubens, de Van-Dyck, de Wouwermans, à?.

D. Téniers , de Breughel , etc. Ce manuscrit, d'une conservation parfaite, se trouve à la Bibliothèque impériale de Paris.

Descamps, Vies des Peintres flamands et hollandais. — Catalogue (n°s 27 et 28) de la bibliothèque du baron de Heiss. — Notice en tête du Livre d'heui'es.

BRENTius (Andréas). Voij. Althamer.

BRENTius OU BRENTA {André), fittératcur et médecin italien, né à Padoue vers 1450, mort à Rome en 1483. Il fut secrétaire du cardinal Olivier Caraffa, et eut pour protecteur le pape Sixte IV. On a de lui : Caii Julii Cxsaris oratlo Vesontione belglcx ad milites habita, ivL-V. La bibliothèque de Besançon possède un

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