BRENIER — BRENNUS
Corse, de 1820 à 1823, il obtint sa retraite en
Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France.
BRENivs (Daniel), théologien protestant hollandais, né à Harlem en 1594, moi-ten 1664. Il était socinien et arminien , disciple d'Épiscopius. Ses principaux ouvrages sont : Opéra theologica; Amsterdam, 1664, in-foL; — un Examen du traité d'Episcopius sur cette cpiestion : An liceat christiano magistratum gerereP dans le 2' vol. des œuvres d'Episcopius; — le Miroir des vertus des chrétiens, en flamand ; ibid.,1630, in-8°; — Compendium theologiae erasmicse; Rotterdam, 1677, in-24.
Christ, Sand, Bibliotheca Anti-Trinitariorum. — Arnold, Kirchen-und Ketzer historié. — Sagittarias, In- ';roductio ad historiam ecclesiasticam.
BRENKENHOFF { François-Balthasar
SCHOENBERG de), économlste et agriculteur allemand, né à Reidebourg, près de Halle, le 15 avril
1723, mort le 21 mai 1780. Il n'était encore que
jage du prince d'AnJjalt-Dessau, qu'il s'occupait
léjà des plus petits détails de l'économie rurale.
)oué d'un esprit observateur et d'un certain tact
)ratique, il suppléa par ces qualités aux connais-
ances préliminaires qui lui manquaient, et s'é-
eva peu à peu à de grandes vues d'économie polij ique et administrative. Par les soins qu'il donna 1 1 l'agriculture, il sauva en partie le pays d'Anhalt ! les maux de la guerre de sept ans. Appelé par ! 'rédéric H, il répara les désastres que la guerre
vait causés à la Poméranie prussienne et à la
(Ouvelle-Marche. Ce prince lui confia ensuite
administration des provinces de la Pologne,
Li'il venait d'acquérir.
Meissner, A'ie de Brenhenhoff ; Leipzig, 1782, in-S". —
rsih et Gruber, Allgemeine Èneyclopxdie. — Adelung,
ippl. à Jôclier, iextt'on.
BRENKENHOFF (Léopold) , traducteur et Icrivain stratégiste allemand, né à Dessau en
760, mort le 5 octobre 1799. On a de lui : Pa-
adoxes concernant en grande partie les théo-
jes militaires; Leipzig, 1798, in-S»; — plu-
ieurs ouvrages relatifs à l'art militaire, traduits
u français en allemand.
I Ersch et Gruber, Mlg. JUncycl. der JVissenschaften nd Kilnste.
i BRENRMANN (Henri), jurisconsulte hollanlais, né à Rotterdam vers 1680, mort en avril 1 736. Ses principaux ouvrages sont : Dissertatio \elegum inscriptionibus ; Leyde, 1705, in-4°; j- Societas litteraria, seu leges societatis a \ 3 instituendœ , ibid.; 1713, in-12 ; — Histoi'ia l 'andectarum, seu fatum exemplaris florenni; accedit gemina dissertatio de Amalfi; jtrecht, 1722, m-i° ; — Epistola ad Franc. \'esseUum; ibid., 1735, in-4°; — Pandectm ' \iris civilis auctoribus suis et libris restituti, [teciminïs loco hic prodit Alfenus Varus; imsterdam, 1709, in-S". C'est une espèce de spéj men d'un grand ouvrage que Brenkmann pré- ! irait sur les Pandectes de Justinien,Pet que la ort l'empêcha d'achever. On a fait usage des
KOUV. BIOGR. UNIVERS. — T. VII
manuscrits de l'auteur pour l'édition des Pandectes publiée par Spangenberg.
G.-C. Gebauer, Narratio de Henr. BrenhmannOi Gœtlingue, 1764, ln-4°. — Ersch et Gruber, Allgem. Encycl.
BRENNEiSEN (EnnoH-Rodolpk), jurisconsulte allemand, né à Essen en 1670, mort à Aurich le 22 septembre 1734. Il fut chancelier du prince d'Ost-Frise. Son principal ouvrage est : Histoire de VOst-Frise, et tableau de sa constitution; Aurich, 1720, 2 vol. in-fol.
Bertrara , Parerga Ost-Frisic. — Ersch et Gruber, Allgem. Encycl.
BRENNER ( ') , historien, vivait dans la
première moitié du dix-huitième siècle. Il entra dans les ordres, et pubha ; Histoire des révolutions de Hongrie; la Haye, 1739, 2 vol. in-4° et 6 vol. in-12.
BRENNER (ÉUe) , antiquaire suédois, né en 1647, mort le 16 janvier 1717. Il ne se contenta pas de faire des recherches sur les antiquités ; 0 s'apphqua aussi au dessin, et devint peintre en miniature de la cour de Charles XI. On a de lui : Nomenclatura trilinguis, gemina specimina colortim simplicium exhibens, quibus artifices miniatiiree picturse utuntur ;
1668, in-4''; — Thesatirus nummorum Sueco- Gothicorum ; Stockholm, 1691, in-4''; — Supplément au Thésaurus nummorum, etc., publié après la mort de l'auteur; ibid., 1731, in-4°.
Dal , Spécimen biographicum de antiquariis Suecise. — Ersch et Gruber, Allgem. Encycl. — Jôcher, Allgem. Gelehrten-Lexicon.
BRENNER (Sophie-ÉUsobeth "WEBER),'femme poète suédoise, épouse du précédent, morte vers 1730. Elle se fit remarquer par ses connaissances et ses talents pour la poésie. Le premier volimie de ses ouvrages a paru en 1713, et le second en
Ersch et Gruber, Allgem. Encycl. — Jôcher, Allgem. Gelehrten-Lexicon.
BRENNER (Henri), historien suédois, né en
1669, mort en 1732. Il accompagna Fabricius, ambassadeur de Charles XI en Perse. A son retour, Pieire T", qui était en guerre avec la Suède, le fit arrêter à Moscou, et l'y retint prisonnier jusqu'à la paix, en 1721. On a de lui : une traduction latine d'un extrait de YHistoire d'Arménie, par Moïse de Chorène; Stockholm, 1723, in-4''; — une relation, en suédois, de l'expédition de Pierre F"^ contre la Perse. On y trouve une carte exacte de la mer Caspienne et de la rivière de Daria.
BRENNUS, chef gaulois, dont le véritable nom nous est demeuré inconnu ( car brenn, en langue celtique, n'est qu'un titre générique commun à tou? les chefs), vivait au quatrième siècle avant J.-C. Il était à la tête des Sénones de l'Italie, entre le Rubicon et le Métaure, quand un citoyen de Clusium, Aruns, irrité de ne pouvoir obtenir du sénat romain la punition du pupille séducteur de sa femme, fit appel aux armes des dangereux voisins que l'expédition de Bellovèse avait don-
BREINJNUS — BRENTANA
nés à rÉtrurie et au Latium. Six ans suffirent à Brennus pour subjuguer toutes les régions entre Ravenne et le Picenum|; puis , toujours guidés par Aruns, les Gaulois mirent le siège devant Clusium. La ville étrusque implora le secours de Rome, et le sénat députa les trois frères Fabius au général ennemi. « De quel droit faites-vous la guerre aux Clusiens ? « demandèrent les ambassadeurs. « Du droit qui vous a rendus les maîtres des Fidénates, des Sabins, des Albains, desÈques, des Volsques, " répondit Brennus. Les trois Fabius se jetèrent dans les murs de la ville assiégée. Le rusé Gaulois cria à la violation du droit des gens, marcha sur Rome , suivi de 70,000 combattants ; et au confluent de l'Allia et du Tibre, à quatre lieues de Rome, rencontra les tribuns militaires avec 40,000 hommes levés à la hâte (16 juillet 390). 11 défit complètement les Romains, qui depuis lors ont placé l'anniversaire de la bataille d'Allia parmi les jours néfastes.
Brennus s'avance sans obstacle vers Rome, y entre , n'y trouve que quatre-vingts vieillards patriciens immobiles sur leurs chaises d'ivoire , et met le feu à cette cité, veuve de ses habitants. Le Capitole seul, où s'est réfugiée l'élite de la jeunesse, lui oppose quelque résistance. L'armée gauloise se partage en deux corps, [dont l'un se charge d'aller chercher des vivres, mais se laisse tailler en pièces par les Ardéates que commande Camille, tandis que l'autre tantôt attend au pied du mont Capitolin l'effet tardif de la famine, tantôt essaye de hâter l'instant du triomphe par un assaut. Peu s'en faut que Brennus ne réussisse : un sentier inconnu le conduit presque dans la citadelle ; mais le cri des oies éveille Manlius , et les Gaulois sont précipités des murs qu'ils escaladaient. Peu après cependant les Romains furent obhgés de se rendre ; et, Brennus , chargé de 1,000 (ou 2,000) livi'es d'or, reprend le chemin de son pays , que ravageaient les Vénètes , forts de son absence. Peut-être aussi le découragement d'une part, de l'autre l'armée que formait Camille à Véies, le décidèrent-ils à se contenter de cette rançon. En général les Celtes, vifs et impétueux, se rebutaient vite ; et si leur premier choc était irrésistible, dès qu'il fallait user de patience, ils étaient à demi vaincus. Du reste, les Romains ne voulurent pas même admettre que Brennus les eût vaincus : Tite-Live et Florus nous montrent bien les jeunes braves du Capitole achetant l'éloignement des Sénones au prix de 1 ,000 livies d'or ; mais une contestation s'élève sur la justesse des poids fournis par les Gaulois; Brennus, posant sonépée sur le plateau, dit ce mot passé en proverbe : Vœ victis ! (Malheur aux vaincus I ) mais à peine a-t-il fait retentir l'exclamation terrible, que Camille survient, annule en sa qualité de dictateur le traité conclu sans son ordre, déclare aux Gaulois qu'il n'a que du fer et non de l'or pour ses ennemis, et remporte sur Brennus une victoire décisive. n ne resta pas môme, dit-on, un homme pour
porter la nouvelle du désastre aux Gaulois. Plu sieurs historiens n'ont pas voulu croire à la pos sibilité d'une victoire aussi complète. Polybe, D( nys d'Halicarnasse et d'autres ont partagé cetf incrédulité.
Brennus , chef des descendants de la coloni armée conduite en Germanie par Sigovèse, Iran chit, l'an 279 avant J.-C, les monts qui fermeu au sud la vallée du Danube inférieur, attaqua 1 Dardanie , et, quoique battu par Sesthène , qi périt au sein de la victoire et après quelques moi de règne , ravagea et pilla la Macédoine , se rt pandit dans la Thessalie, passa le Sperchiua l'aide d'une ruse de guerre, perdit les batailk d'Héraclée et du mont Œta , n'en traversa p;i moins les gorges des Thermopyles, grâce à ur diversion puissante qu'il fit surl'Étolie, etenfi marcha sur Delphes, dont le temple passait poi être rempli de richesses extraordinaires. L'ai mée de Brennus, en quittant la Pannonie, coni] tait, dit-on, 150,000 hommes d'infanterie ( 60,000 cavaliers. Un ouragan épouvantable li sui'prit à peu de distance de la ville sainte; et lendemain, quand les Grecs, profitant de lei désordre, fondirent sur eux, un Sauve quipcui général se fit entendre. Brennus blessé s'en poisonna. Les Étoliens, les Thessaliens, les M; liens anéantirent les débris de ce peuple armi Un corps de 20,000 hommes échappa seul, et, ; , rendant dans l'Asie Mineure, s'y fit abandonni le pays appelé Galatie, du nom des Gaulois. [En^ des g. du m.]
Tite-Live, V. — Florus. — Polybe, II. — Denys d'Hs licarnasse. — Diodore , XIV. — lanUn, XXIV. — Paus. nias, X. — Strabon, V.
BBEWT ( Nathanaël) , jurisconsulte et tr; ducteur anglais, né en 1573 à Little-Woolfon 1 dans le comté de Warwick ; mort à Londres c 1652. Il fut gardien du collège deMorton à Ov ford, vicaire général, et commissaire du diocès; de Cantorbéry. On a de lui : une traduction t anglais et en latin de Y Histoire du concile o Trente, par Paul Sarpi ; Londres, 1619, 1640 1676 : le docteur Abbot, archevêque de Canto béry, l'avait envoyé en 1618 à Venise, pour li procurer un exemplaire de cette histoire; une édition revue de la Défense de l'Égli d'Angleterre , sur la consécration et Vordim tion des évêques, par F. Mason; ibid., 162i
Biographia Britannica.
* BRENTANA {Simonc), peintre italien, r en 1656 à Vérone, suivant Orlandi et Ticozz à Venise, selon Lanzi ; mort octogénaire. Re.s à neuf ans orphelin et sans biens, il s'adonr successivement à la musique et aux matiiéinat ques ; il les quitta pour se livrer à la peinhii"' qu'il apprit sans maître par l'étude des ouvrf ges de Michel-Ange, de Raphaël, du Titien et <i Tintoret. Il sut se créer un style original, malgi les emprunts qu'il fit à ces grands modèles, ressemble au Tintoret par cette ardeur qui ne li permit pas toujours de terminer avec assez ( soin; ses formes et son coloris rappellent Téco
325 BRENTANA
romaine de son temps. Ses compositions furent très-recherchées, et il dut en partie son succès à ses connaissances en anatomie et en perspective. A l'église Saint-Sébastien de Vérone, on voit de lui un Martyre de ce saint , dont la figure, savamment dessinée, est soutenue par un ange d'une grâce inexprimable. Brentana travailla jusqu'à la fin de sa longue carrière, et il avait
, quatre-vingts ans quand il peignit un saint André d'Avellino pour l'église San-Gaetano de
1 Vicence. E. B— n.
OrlandI, Abbecedario. — Lanzi, Storia pittorica. — Tlcozzl, Dizionario.
* BRENTANO ( Clément), romancier et poète
dramatique, né à Francfort-sur-le-Mein en 1777,
mort le 28 juin 1842. Il était frère de la célèbre
unie de (roethe, Bettina d'Arnim. Après avoir
Hudié à léna, il séjourna alternativement dans
•^tte ville, à Francfort, à Heidelberg, à Vienne, et
i Berlin. Plus tard, poussé par un accès de mi-
anthropie, il se retira dans l'abbaye de Dul-
f nen, au pays de Munster ; et sur la fin de sa vie
l vécut dans les mêmes dispositions d'esprit ,
[ antôt à Ratisbonne, tantôt à Munich ou à Franc-
[ art. On a de lui : Satiren und poetische Spiele
! Satires et jeux poétiques) ; Leipzig, 1800, sous
: e pseudonyme de Maria ; — Godwi oder, das
\ teinerne Bild der Mutter (Godwi, oul'Image de
■«ieiTe de la mère), sous le même pseudonyme;
l'rancfort, 1801 ; — Bie lustigen Musikanten
les Joyeux musiciens), opéra, 1803; — Ponce
e Léon, comédie ; Gœtlingue, 1804 ; — Victoria
ndihre Geschivister mit fliegenden Fahnen
nd brennender Lunte (Victoria et ses frères
t sœurs aux étendards flottants et aux mèches
I Humées; Berlin, 1804 ) ; œuvre dont le titre an-
lonce le sujet humoristique; — Universitates
^'tterarise; Berlin, 1810; — Ber Rheiniïber-
\ang, ein Rundgesang fur Beutsche ( le Pas-
■ (ige du Rhin, un rondeau pour les Allemands) ;
iienne, 1814; — Schneegloeckchen (lesPerce-
JBige) ; Hambourg, 1819 ; recueil de poésies, dont
; racheta, dit-on, les exemplaires pour les anéan-
ii' ; — Geschichte vom braven Kaspar und
^em schœnen Annerl (Histoire de l'honnête
aspard et du bel Annerl); Berlin, 1851 ; —
1 rcekel, Hinkel und Gakeleia, légende; Franc-
' |rt,l838.
Conversations-Lexicon. — Saint-René Taillandier, dans Revue des Deux Mondes.
/BRENTANO (Sop/iie ), femme du précédent, mancière allemande, née le 27 mars 1761, morte ;31 octobre 1806. Elle était delà famille Schujrt, et .épousa d'abord le professeur Mereau, ^téna, avec lequel elle divorça. Elle collabora à jrers recueils et journaux , et publia : Gedichte ioésies); Berlin, 1800; — Kalathiskos (ro- : tn) ; Berlin, 1801 ; — Amande und Eduurd
Jtre roman, en lettres ); Francfort, 1803; — \^nte Reihe kleiner Schriften (série variée de lits écrits); Francfort, 1805.
onversations-Lexicon.
\ BRENTANO (iaî<renO,révolutionnaire alle-