‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 10 sur 200 · CHASLES · texte numérisé non relu

CHASLES

lides. Pendant les Cent-Jours, comme il n'avait pas accepté de place ni signé l'acte additionnel, il ne fut point atteint par la loi qui bannissait les régicides. Il est mort en 1826, et a laissé manuscrits des Mémoires sur la révolution.

Moniteur univers. — Arnault, Jouy, elc.,\Biogr. nom. des contemp. — Petite biog. [eonv. — Le Bas, Dictionnaire cncyc. de la France.

* CHASLES (Vicfor-Eïtphémion-Philarète), publiciste français, fils du précédent, né le 8 octobre 1799, à Mainvilliers, près de Chartres. Il entra à l'âge de quinze ans dans une imprimerie de la rue Dauphine , et fut impliqué avec son patron dans un de ces nombreux complots que vit surgir l'année 1815. L'apprenti tyi)ographe fut conduit en prison, d'où le fit sortir, au bout de deux mois, l'intervention de Chateaubriand. A cette époque il passa en Angleterre pour y achever son apprentissage. Le savant typographe Valpy, chez lequel il fut envoyé, le chargea de la réimpression des auteurs classiques. Après être resté sept ans en Angleterre, M. Chasles fit un voyage en Allemagne pour y étudier la littérature. Après son retour en France, il devint secrétaire de M. de Jouy; on prétend même qu'il n'a pas été étrangère la rédaction des Ermites de cet académicien. Dans la lutte des romantiques et des classiques, M. Chasles ne s'enrôla sous aucune bannière. Il fit mieux : les ouvrages des écrivains du Nord, dont les partisans de la nouvelle école parlaient beaucoup sans les connaître, furent étudiés, analysés et appréciés par lui ; et il est un des écrivains français qui ont le plus servi à répandre la connaissance des littératures anglaise et allemande. Sa collaboration au Journal des Débats et à la Revue des Deux Mondes lui a valu une chaire de littérature étrangère au Collège de France et une place de conservateur à la bibliothèque Mazarine. Il n'y a presque pas de publications littéraires françaises dans lesquelles ne se trouvent quelques productions de M. Chasles. La multiplicité de ses travaux aurait épuisé l'esprit de bien des gens ; elle a laissé le sien aussi vif, aussi actif que jamais. Outre sa collaboration aux diverses revues et journaux de Paris, M. Chasles a envoyé et envoie encore en Russie et aux États-Unis des coiTCspondances littéraires. Connaissant très-bien la langue anglaise, il a même écrit dans cet idiome pour les revues doulre Manche des articles de critique littéraire. De toutes les publications périodiques qui renfernvent les travaux de M. Chasles , la Revue britannique est peut-être celle à laquelle M. Chasles en a le plus fourni. On sait que ce recueil n'est pas une reproduction textuelle des articles qu'elle emprunte aux principales revues anglaises; elle les accommode au goût français, ^ et cette tâche ingrate , qui demande beaucoup ' de sagacité , a été accomplie avec succès par M. Chasles. Les articles qu'il a publiés dans les nombreux journaux ou recueils auxquels il a coopéré ont été réunis ot publiés sous le titre géné-

ral d'Études : ils forment onze volumes , dont voici la division : Études sur l'Allemagne; 1 vol.; — sur l'Amérique; 1 vol. ; — sur l'Angleterre au dix-neu&ième siècle; I vol.; — sur l'Antiquité; 1 vol.; — sur le dix-huitième siècle en Angleterre; 2 vol. ; — sur l'Espagne; 1 vol. ; — sur les Mœurs et les hommes au dix-neuvième siècle; 1 vol.; — sur le Moyen Age et les premiers temps du christianisme; 1 vol.; — sur la Révolution d'Angleterre ; 1 vol. ; — sur le seizième siècle en France ; l|vol.; — sur Shakspeare, Marie Stuart et l'Arétin; 1 vol. On a encore du même écrivain : Caractères et paysages ; 1833, in-8"; — une traduction des œuvres de Jean Paul Richter, et beaucoup de préfaces ou d'introductions à des livres français et étrangers.

Documents communiqués. — La France littéraire, supplément.

* CHASLES ( Michel ) , géomètre français, né à Épemon ( Eure-et-Loir), le 15 novembre 1793, entra à l'École polytechnique en 1812. La théorie des surfaces du second degré, qui lui doit aujourd'hui tant de belles découvertes, fut l'objet de ses premiers h'avaux , qui parurent dans la Correspondance sur l'École polytechnique, années 1813 et 1815. Jusque alors on n'avait de la double génération de l'hyperboloïde à une nappe par une ligne droite que la démonstration analytique de Monge : M. Chasles en donna , à son entrée à l'École polytechnique, une démonstration purement géométrique, qui prit aussitôt place dans l'enseignement. A la même époque), d'autres recherches le conduisaient à établir différents théorèmes dont M. Poncelet a fait usage dans son Traité des propriétés projectives des figures; Paris, in-4°, 1822. C'est dans les principaux recueils scientifiques , tels que le Journal de l'Éeole polytechnique , les Annales de mathématiques de M. Gergonne , la Gorresponânnceviathématique et physique de M. Quételet, les Nouveaux mémoires de l'Académie de Bruxelles, \e Journal de mathématiques de M. Liouville, les Comptes-Rendus de V Académie des sciences , la Connaissance des temps, etc., qu'il faut suivre la trace de M. Chasles. Ses différents mémoires Siir Vattraction des ellipsoïdes ( dans le 25* cahier an Journal de l'École polytechnique , année 1837, et dans les Comptes- Rendus de l'Académie des sciences, t. 8), et ses théorèmes généraux sur l'attraction des corj^s de /orme quelconque (Additions à la Connaissance des temps pour 1845 ) , où il apprend à construire des couches infiniment minces jouissant des propriétés des couches électriques formées à la surface des corps conducteurs;, lui donnent une place distinguée parmi les analystes ; mais c'est surtout dans les recherches de géométiie pure que nous aimons à voir son esprit généralisateur étendre tout en les simplifiant les plus importantes théories. On

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