‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 13 sur 200 · V. ROSENWVLD · texte numérisé non relu

V. ROSENWVLD

Chàlmers , Li/e of Marij, queen of Scots. — Knox , Ilist. of reform. — Dargaud, Histoire de Marie Stuart, 1. 1. — Mignet, Histoire de Marie Stuart. — Le Laboureur, Mémoires de Castelnau. — lirantûme; Mémoires.

fiHASTELEa ( François- Gabriel-Joseph , marquis du ), antiquaire, liomme d'État belge , né à Mons, le 24 mars 1744, mort à Liège, le 11 octobre 1788 (1). Il était chambellan de l'empereur, gouverneur-prévôt du district de Binche et conseiller d'État. Membre de l'Académie des sciences et belles-lettres de Bruxelles , il enrichit le recueil des mémoires de cette pavante compagnie de plusieurs traités d'un véritable intérêt : le tome V renferme : Sitr les médailles romaines trouvées près de Casteau ( Hainaut ) ; — Sur les médailles trouvées à Rianxoels ( Hainaut ) ; — Sur la déesse Nehallenia ; — Description de quelqxies manuscrits de la Bibliothèque impériale de Vienne relatifs aux Paijs-Bas ; — Éloge de Vabbé Suger ; — la Chronique latine de Gislebert, chancelier de Baudouin V, comte de Hainaut. Du Chasteler a publié en outre : Généalogie de la maison de Chasteler; Bruxelles, 1768, in-fol., et 1774, in-8° : cet ouvrage, dans lequel l'auteur élevait la prétention d'appai'tenir à la maison de Lorraine, lui suscita des tracasseries qui troublèrent le repos de sa vie ; — Mémoire sur la question relative aux émigrations des Belges dans les pays lointains, et à leurs effets sur les mœurs et le caractère national, couronné par 'l'Académie de Bruxelles en 1778; Bruxelles, 1779, in-4".

Baron de Stassart, H/otices biographiques. — QuéiMrd, la France Jitté7'aire.

CS5ASTELEU ( Jean Gabriel-Joseph-Albert, marquis du), général belge au service de l'Autriche, fils du précédent, né à Mons, le 22 janvier 1763, mort à Venise, le 10 mars 1825. Fort jeune encore, il obtint une sous-lientenance dans le corps du génie, à l'époque do la

( 1) Etnon en 1783, comme l'Indique la lUonraphie universelle.

guerre de la succession de Bavière, en 1 778 ; |)nis il profita de dix années de paix pour visiter avec soin toutes les provinces de la domination autrichienne et se rendre familiers les dialectes en iisage dans ces différentes contrées. 11 aspirait a pouvoir faire l'application de ses connaissances acquises , et par ses talents il seconda le général Duhamel de Gerlonde pour la construction des forteresses de Josephstadt et de Theresienstadt, en Bohème. Il Se signala pendant la guerre de Turquie en 1789, et sa conduite à l'assaut du Belgrade, sous les yeux de Laudon, lui mérita la croix de Marie-Thérèse. Il obtint presqu'cn même temps le grade de major, et fut employé dans les négociations avec le grand-vizir. L'armistice lui permit de dresser la carte de Valachie, et il passa vers la lin de 1790 aux Pays-Bas avec le grade de lieutenant-colonel. Nommé colonel en 1792, et commandant de Namur, dont il venait de rétablir les fortifications, que l'empereur Joaeph avait fait raser, on lui amena le général Lafayette et vingt-deux officiers français , que le major comte d'Harnoncour avait cru devoir arrêter dans les environs de Rochefort en Ardenne, quoiqu'ils déclarassent n'être venus sur le territoire autrichien que pour y chercher un asile. Le marquis du Chasteler fit éclater dans cette circonstance des sentiments de courtoisie et d'humanité qui lui firent beaucoup d'honneur, mais qui déplurent à la cour de Vienne, dont les ordres rigoureux ne tardèrent pas à reléguer dans la forteresse d'Olmutz Lafayette ainsi que les trois autres membres de l'Assemblée constituante, Latour-Maubourg, Alexandre de Lameth et Bureau de Puzy. En novembre 1792, il eut à défendre, sous les ordres du général Moitelle, non la ville de Namur, presque démantelée et dont les portes furent ouvertes à la première sommation, mais la citadelle, qui soutint contre le général Valence quinze jours de tranchée ouverte. Prisonnier de guerre confoiToément à la capitulation , Chasteler fut conduit à Reims, où l'on eut pour lui les plus grands égards. Un cartel d'échange lui permit de rejoindre l'armée autrichienne au moment où s'ouvrait la campagne de 1793. Ses exploits dans les plames d'Altenhoven, à Neerwinden, à Famars, au siège de Valenciennes , où il re^ut sept blessures sans quitter le poste de l'honneur, lui valurent le brevet de général-major. Ce n'était plus seulement comme officier du génie qu'il servait : on le vit, à la sanglante bataille de Wattignies , charger à la tête dé la cavalerie avec une impétuosité sans égale. La campagne de 1794 le plaça sous les ordres du comte de Clerfayt, dont il seconda les opérations de manière à mériter toute sa confiance ; et au mois de novembre 1795, par sa brillante attaque des lignes do Mayence, il contribua puissamment ;\ la délivrance de ce boulevard de l'Allemagne. Charge d'une mission diplomatique à Saint-PétersIioiTi" en 179S, il fit décider la se-

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