‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 132 sur 200 · CLAPPERTON — CLARAC · texte numérisé non relu

CLAPPERTON — CLARAC

et préseutent des traces de débordements. Ils sont couverts de graminées, et surtout de roseaux, où se cachent des troupes d'éléphants, d'hippopotiimes et de buffles. Les eaux du Tchad sont douces, et prennent en quelques endroits le goût des herbes qui y croissent. Parmi les nombreux poissons qu'on y prend, il paraît y en avoir d'espèces nouvelles. De tout le voyage , la partie la plus remarquable, sans contredit, était celle qu'avait exécutée le lieutenant de vaisseau Clapperton. Aussi, de retour eu Angleterre, reçut-il en récompense, le 22 juin 1825, le brevet de commander ou capitaine de corvette.

On lui laissa à peine le temps d'achever sa rédaction, etil fut immédiatement désigné pour conduire, parle golfe du sultan Bénin, une nouvelle expédition auprès du sultan Bello , qui avait lémoigné le désir de former des liaisons politiques et commerciales avec les Anglais. Débarqué en novembre 1825 au comptoir de Badagh, non loin de Oueydah, il se dirigea au nord-est pour aller rejoindre la ville de Kanoli , qu'il avait visitée à son premier voyage. Il se rendit d'abord à Eyo ou Katangliâ, capitale du grand pays de YarbaJi; de là à Bousâ sur le ÎN'iger, à l'endroit même où, vingt ans auparavant, avait péri le célèbre Mungo Park;pu)5 il atteignit Kanoh, et continua sa route jusqu'à Sakatou (1), où il fut parfaitement bien accueilli par le sultan. Mais sa santé fut sérieusement ébranlée pendant ce deuxième séjour, et la dyssenterie l'emporta, le 11 avril 1827, à l'àge-de trente-neuf ans. Ses papiers, restés aux mains de son domestique Richard Lander, furent rapportés en Europe par ce fidèle serviteur, qui plus tard devait lui-même, chef à son tour d'une expédition, ajouter aux découvertes de son maître la solution défmitive de la grande question de l'embouchure du Niger. Clapperton avait parcouru, à travers l'Afrique centi'ale, la ligne itinéraire qui peut-être offre le moins d'obstacles : elle s'étend, d'une manière non con-

(1) « Le mot saccatou signifie halte, parce que celte vUle fut bâtie par les Fellatahs, après la conquête de Goubir et de Zamfra. Elle est située au confluent de plusieurs petites rivières qui se jettent dans le Niger. Ses maisons; assez bien construites, forment des rues régulières, au lieu d'être réunies en groupes, comme dans les autres villes du Haoussa. Elles touchent presque aux murs, qui furent construits par le sultan actuel, après la mort de son père, en 181S. Ces murs ont de huit à dix mètres de hauteur et douze portes, qu'on ferme régulièrement au coucher du soleil 11 y a deux grandes mosquées, y compris celle que fait actuellement construire le Goilado ; un marclié spacieux au centre de la ville et une grande place carrée devant la demeure du sultan. Les demeures des principaux habitants sont entourées de hautes murailles, renfermant de nombreux couzis et des maisons enterrasse dans le genre mauresque ; d'énormes gouttières, en argile cuite, ressemblent au premier coup d'œil à des canons. Le marché, très-bien fourni, se tient chaque Jour, du maUn au soir. Au nord de la ville est une plaine, avec quelques marécages , qui occasionnent des lièvres. C'est une de ces fièvres qui enleva le capitaine Clapperton, dans son second voyage à Saccatou."

(Ferd. Hoefer, Jfrique centrale, diasV Univers pittoresque. )

tinue, depuis Tripoli de Barbarie jusqu'à la côte de Guinée. Cette ligne, appuyée sur des observations astronomiques assez nombreuses, est un des plus beaux résultats que les voyages modernes aient procurés à la géograpliie africaine.

La relation de la première expédition de Clapperton avait été im.primée à Londres en 1 826, à la suite du récit de Denham, avec lequel elle forme un gros volume in-4°, sous ce titre : Narrative of travels and discoverïes in northern and central Africa in the years 1822, 1823, 1824; la traduction française, par MM. Eyriès et de La Renaudière, fut pubhée à Paris la lïiême année, en 3 vol. in-8°. Le journal de la seconde expédition parut à Londres en 1829, en un vol. in-4°, sous ce titre: Journal of a second expédition into the interior of Africa, from i lie bight of Bénin to Saccatoo , pareillement traduit en français par MM. Eyriès et de La Renaudière, en 2 vol. in-8° , qui portent aussi la date de 1829. [Enc. des g. du m., avec add.].

Penny cycl. — Rose, :Yew biog. d'ict — Richard, Lander, Records of captain Clapperton ; Londres, IRan, 2 vol. in-8'^. — Denham, Clapperton,,Oudney, Foi/agcs rhim les parties centrales de VJfrifjue, etc. , 1, 221. — Ferd, Hoefer, Afrique centrale, dans \Vni\:ers pittoresque. p. 218, 221, et 232.

CLARA DIUIA. VoîJ. BlDlX.

CLARA B'ANDUSE, femme troubadour française du treizième siècle. Elle appartenait à la maison d'Anduse, de Sauve et d'Alais. Pierre Bermond d'Anduse, dit Pierre VI, était son père, et sa mère. Constance, était Qlle de Raiinond VI. comte de Toulouse. On a peu de détails sur Is vie de Clara ; elle n'est connue que par la chanson remarquable que lui inspira Hugues de Saint- Cyr, homme de cour aussi séduisant, à ce qu'il parait, qu'ilétait ambitieux. V Histoire Uttérain de la France a reproduit cette pièce, dont elle d traduit deux strophes; la traduction de la troi sième est due à ai. Raynouard. On trouve dans cette chanson de la grâce et de l'énergie. En voie la fin , qui en est aussi la partie la plus remarquable :

« Ne te donne pas de crainte, bel ami, que je t( trompe ou que je t'abandonne pour un autrf amant; quand cent femmes me pousseraient i cette infidélité, l'amour qui me tient en sa puissance me commande de te garder mon cœur, j( le ferai : ah ! si je pouvais dérober ma personne, tel la possède (évidemment im mari) qui n'er jouirait jamais. » V. R.

Hist. lut., XIX, 477. — Raynouard, Choix de poésiei des troubadours. — U. Vaisselle, Hist. du Languedoc.

* CLAKAC ( Charles-Othon-Frédéric-Jean- Baptiste, comte de), antiquaire et artiste, né à Paris, le 16 juin 1777, d'une ancienne famille de la Gascogne, mort en 1847. Forcé, encore très-jeune, d'éraigrer à la suite de son père, le maréchal de camp comte de Clarac, il alla achever en Suisse , puis en Allemagne , ses études, commencées à Paris. Le goût, les heureuses dispositions ou 'il montrait pour les arts, et que dé-

CLARAC — CLARAMONTE

reloppa un premier voyage qu'il fit en Italie, en lUant rejoindre son père , eussent décidé de sa rocation, si les liens de famille et les nécessités le sa position ne l 'eussent pas mis dans l'obli- '^ation de prendre du service à l'armée de Condé. Sniployé pendant quelques années comme lieu- .enant de cavalerie, le duc d'Enghien se l'attacha bientôt comme officier d'ordonnance, et il esta plusieurs années auprès de ce prince. Au icenciement de l'armée de Condé, il passa en Poogne,etrempereurde Russie lui conféra im grade lans un régiment de hussards eu garnison en Wolhynie. Ayant peu de goût pour le métier les armes, le jeune Clarac profitait de tous les oisirs que lui laissait son service pour étudier .es sciences naturelles et se Uvrer à la culture les arts» Heureusement doué pour les langues , {1 apprit à parler l'allemand , l'anglais , l'italien,, ■e polonais et plus tard le portugais. Lors de 'amnistie rendue en faveur des émigrés par le iremier consul, Clarac s'empressa d'en profiter ; 1 rentra en France, et vint poursuivre à Paris les ravaux qu'il avait commencés au milieu des ■amps. L'archéologie devint alors l'objet habituel de ses études. En 1808, forcé par la perte le sa fortune d'accepter une place sous le régime impérial, et désigné par Larcher et Sainte- Croix au choix de la reine Caroline Murât pour servir d'instituteur à ses enfants, il partit ponr Naples. Pendant son séjour dans cette ville, il rlirigea les fouilles de Pompéi, et il a consigné le résultat de ses explorations dans l'ouvrage intitulé : Fouilles faites à Pompéi (1).

En 1814,1a Restauration ramena M. de Clarac 'en France, Un instant il parut rentrer dans la 'carrière des armes; mais son goût l'entraînait jailleurs. Désireux d'aller étudier en Améuque les scènes les plus magnifiques de la nature , il accompagna M. le duc de Luxembourg dans son ambassade au Brésil ; de ce pays , il passa en Guyane, et revint en France par les Antilles. Il rapporta de ce voyage un grand nombre de dessins, qui ont formé longtemps chez lui un magmfique album destiné à être publié , mais qui ont été malheureusement dispersés après sa mort ; parmi ces dessins se trouvait la vue d'une forêt vierge des bords du Rio-Bonito qui a été gravée par M. Fortier, et que M. de.Humboldt acitée comme la reproduction laplus fidèle qu'il ait rencontrée de la végétation du Nouveau Monde. A peine de retour dans sa patrie, »M. de Clarac fut appelé par Louis XVHI à l'honneur de succéder à Visconti dans la conservation du Musée des Antiques du Louvre. Il rédigea le Catalogue des statues et bas-reliefs confiés à sa garde , catalogue dont deux éditions successives ont été rapidement épuisées, et dans lequel il a fait preuve d'une connaissance solide de la sculpture et, en général, des arts et des usages de

(1) Cet ouvrage, aujourd'hui fort rare, est un recueil d'articles insérés en avril 1813 dans le journal français de Naples.

l'antiquité. H donnait en même temps plusieurs dissertations sur divers points d'archéologie , et un catalogue des artistes anciens. Mais la plus importante de ses publications a été sans contredit son Musée de sculpture, commencé en 1826, et qui n'était point encore terminé au moment de sa mort. Les trois dernières Uvraisons, rédigées sur les papiers qu'il avait laissés , par l'auteur de cet article, ont paru de 1847 à 1852. Cet ouvrage est un vaste répertoire des monuments de la sculpture antique ; les statues, basreliefs et bustes non-seulement du Musée du Louvre, mais encore des divers autres musées de l'Europe et des principales collections particulières, sont expliqués et reproduits par la gravure. Dans le but de mieux faire connaître ces collections , il avait entrepris divers voyages en France, dans la Grande-Bretagne et en Espagne. M. de Clarac avait commencé l'impression d'un Manuel de l'histoire de l'art chez les anciens, que M. V. Texier a fait paraître après sa mort (Paris, 1847, 3 vol. in-S"), et dans le premier volume duquel se trouve une nouvelle édition, trèsaugmentée , du Catalogue du Musée du Louvre.

L'Académie des beaux-arts de l'Institut de France l'élut en 1 838 membre libre. Il venait de recevoir le titre d'associé de diverses auti'es académies de l'Europe, telles que celles de Berlin , Turin, Bruxelles, la société des Antiquaires de Londres, lorsque la mort le frappa soudainement, le 20 janvier 1847.

M. de Clarac n'a été ni un archéologue trèsprofond ni un antiquaire fort sagace. On ne j>eut guère le ranger que dans la classe des amateurs distingués ; mais par son zèle, son goût, son caractère, si plein de di?sintéressement et toujours prêt à obliger, il a singulièrement contribué à répandre en France le culte de l'art antique. C'était d'ailleurs un savant modeste, sans aucune prétention, qui cherchait et provoquait les conseils et était toujours le premier à reconnaître les méprises qu'il avait pu commettre. M. de Clarac n'avait jamais été marié; sa famille s'est éteinte avec lui. Alfred Maory.

M. Alfred Maury, dans la Revue archéologique, 3« année, p. 754. — Idem, Notice sur Clarac, en tète de la Description historique du Louvre ; 2ai\s, 1853, lu-8°. — Moniteur, 1847, p. 1B8.

* CLARADiONTE ( Andrcs de), artiste dramatique, jouissait d'une grande réputation en Espagne à la fin du seizième siècle. On possède peu dedétailssur sa vie; il mourut à Murcie, en 1610. Il cultiva la poésie avec succès, et dut surtout sa renommée à une Comedia dans laquelle il mit sur la scène des événements contemporains, de façon à flatter vivement le patriotisme et l'orgueil castillans. El Negro valiente en Flandes, tel est le titre de cette pièce , dont le héros est un Africain qui combat sous les drapeaux du duc d'Albe, et qui obtient, à force d'exploits, l'honneur insigne d'être admis au nombre des chevaliers de Saint-Jacques. Il pénètre seul au mUieu du camp ennemi, s'introduit dans la tente

CLARAMONTE — CLARENDON

du prince d'Orange, et le fait prisonnier. Le plan de cette comedia est défectueux , le style parfois négligé; mais il y a de l'élévation, de la force, et l'entiiousiasme du public ne pouvait être douteux. Vincent Guerrero y ajouta plus tard une seconde partie, qui ne rencontra pas un accueil aussi empressé : les passions s'étaient calmées. Le jSegro valiente se trouve dans la Coleccion de comedias imprimée à Madrid, Valence, etc., et qui, de 1652 à 1704, se compose de 48 volumes. Ce recueil, véritable monument national et témoignage éclatant de la variété infinie du drame espagnol, est devenu fort rare, et les bibliographes les mieux renseignés n'en connaissent nulle part un exemplaire complet. __

e G. Brunet.

Documents inédits.

CLARE ( Pierre), chirurgien anglais, mort en 1784. Il fit connaître, en 1779, une nouvelle méthode pour obtenir la guérison des maladies vénériennes. Ses ouvrages ont été traduits en français par J.-D. Duplanil, sous le titre : Méthode nouvelle et facile de guérir la maladie vénérienne, suivie 1" d'«n Traité pratique de la gonorrhée, 1° d'Observations sur les abcès et sur la chirurgie générale et médicale, 3° d'une Lettre à M. Buchan^ sur l'inoculation, sur la petite .vérole et sur les abcès varioleux; Londres et Paris, 1785, in-S".

Quérard, la France littéraire.

*CLARE (John), surnommé le Paysan de Northamptonshire , poète anglais, né le 13 juillet 1793, à Helpstone, dans le comté de Northampton. Il fut obUgé d'aider dans ses travaux des champs son père, simple journalier, paralytique et dénué de toute ressource. Clare déplore avec une vérité déchirante le malheur d'une extrême pauvreté, dans son Address to plenty in winter. Les secours accordés au père par la bienfaisance fournirent au fils le moyen d'économiser, par des travaux du soir, une petite somme destinée à acquitter le prix d'écolage; il put ainsi apprendre à lire. Il lut alors le soir Robinson Crusoé et tous les livres qu'il parvint à se procurer. Les Saisons de Thomson éveillèrent dans le jeune homme de treize ans un talent poétique, et lui inspirèrent son chant The morning Walk, suivi bientôt de The evening Walk. En hivei', il allait deux ou trois fois par semaine dans un village voisin pour y chercher de la farine; et, revenant dans l'obscurité, les yeux fixés sur la terre, i>our tromper l'ennui de la course, aussi bien que pour chasser la frayeur, il mettait en vers les histoires de revenants que lui avait racontées sa mère. John Tournill de Helpstone, qui avait eu occasion de voir les essais dn^jeune poète, s'intéressa à son sort, et lui donna des leçons d'écriture et de calcul. Clare fit des progrès rapides, et, malgré les travaux manuels qui l'occupaient pendant le jour, il parvint sans maître, aidé seulement de quelques musiciens de village, à acquérir une assez grande ha-

bileté sur le violon ; il sut ensuite en tirer parti. Clare composa des vers où il chanta Dieu et la nature, pendant treize ans, tout en maniant lïi bêche et la serpette, et cela sans le moindre encouragement, mais pour son propre plaisir. Au mois de décembre 1818, un sonnet de Clare sur le soleil couchant tomba entre les mains du libraire Drury, à Hamford. Par ses conseils, et, comme il le dit lui-même, pour payer son cordonnier, Clare entreprit une collection de ses poésies, qui fut bientôt généralement goûtée. Les Poems descriptive of rural Ufe and scenery, by John Clare, Northamptonshire peasant, consistent en sonnets, ballades et poésies mêlées, consacrées à célébrer la vie champêtre. Un autre recueil parut en 1821, sous le titre de : the Village minstrel, and other poems, etc., 2 vol. ornés de son portrait. La simplicité, la vérité, la facilité, et surtout l'originalité, distinguent les productions poétiques de Clare. Il parvint à se créer une honnête aisance ; mais à la suite de spéculations malheureuses il perdit tout son avoir, tomba dans une profonde mélancolie, et dut être enfermé dans une maison d'aliénpji. [Eue. des g. du m.]

Conversations-Lexicon.

CLARENCE (duc de). Voy. George.

CLARENDON {Édouard Hyde, comte pe), homme politique anglais, né à Dinton, dans le "Wiltshire, le 16 février 1608, mort à Rouen, le 9 décembre 1674. H commença ses études, dans sa treizième année, à l'université d'Oxford ; il fit ensuite son droit sous la direction de son oncle, Nicolas Hyde, président àuEings-Bench. Par ses grands talents, il sut gagner sous Charles P" la confiance de tous les membres du parlement. Quand la guerre civile eut éclaté, il se rangea du côté du roi, devint chancelier de l'échiquier et membre du conseil privé. En 1644 il accompagna le prince Charles (depuis Charles H), dans l'Oe de Jersey, et il y resta deux années encore après que son compagnon de voyage l'eut quitté pour aller en France. Ce fut à cette époque qu'il conçut le plan de son Histoire de la grande rébellion. Il composa également dans l'île de Jersey les différents écrits qui ont paru au nom du roi, en réponse aux manifestes du parlement. Après la mort tragique de Charles P'', Édouard Hyde fut appelé en France par le prince Charles, et ensuite envoyé à Madi-id, pour voir s'il y avait des secours à espérer du gou- \ vernement espagnol. Il se rendit bientôt après à \ Paris , chargé de tenter mie réconciliation entre i la reine-mère et le duc d'York. Il quitta cette t capitale pour se rendre à La Haye, où Charles II i le nomma, en 1657, grand-chancelier d'Angleterre. Après la mort de Cromwell , Édouard Hyde contribua plus que personne à l'issue heu- i reuse des négociations qui firent remonter ce prince sur le trône. Il donna de grandes preuves d'intelligence et de probité en débrouillant le chaos des affaires, suite naturelle de tant de se-

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